XIV INTRODUCTION
qui pouvait éclairer ses descendants sur l'administration de sa fortune, les mœurs du temps oii il avait vécu, les faits de la vie publique auxquels il avait pris part. La collection des procès-verbaux ou, comme on disait, des Conclusions du Prieur de la Sorbonne, jointe à celle des procès-verbaux du Procureur, constitue le plus considérable des livres de raison que l'ancienne France nous ait légués, et il n'est pas de document qui nous introduise plus à fond dans l'histoire de la Sorbonne.
J'ai passé à les dépouiller de longues heures, le matin, avant le commencement de la journée de travail, cherchant à en retrouver l'âme : depuis qu'ils avaient été transportés aux Archives nationales, c'est-à-dire depuis un siècle, en est-il un seul qui eût été ouvert'? J'aurais voulu effacer toute trace de cette enquête laborieuse; mais je ne pouvais me dispenser de faire connaître par des références ou des extraits les textes inédits
thelmonl, vid. folio ultimo. Ei folio ullimo de la première partie il est écrit de la main du copiste : AV/o Joannes Bapiisln Berijhiehnont, amanuensis Sorbotiicus, apud Dominiim Traverse liniearium invico Sanclo-Jacobseo coinmorans, e.vtracliim illnd ex liegistro Prioriim Sorbou.-c, pro curis vigilaiilissimi Domini Procitratoris Domûs Bridclle, Priore Dignissimo Domino Mailhelard, perfeci die Sabaltii vicesimâ quartâ mensis seplembris, anno Domini millesimo septingcntesimo sexagesimo octavo, in Sorbona. Au dos le volume porte : Liber Priortim ab anno 1G86 ad annum 1756 exclus. C'est un titre erroné pour la seconde date comme pour la première.
' On me permettra de remercier ici tous ceux qui m'ont prèle pour ces recherches une aide si efficace : à la Bibliothèque nationale, M. L. DeUshî et M. Mortreuil; à l'Arsenal, M. de Bornier; à la Mazarine, M. de Caussade; à la Bibliothèque de l'Université, M. Châtelain; aux Archives, M. le directeur Servois et M. Félix Rocquain ; je ne saurais assez reconnaître ce que j'ai trouvé de dévouement et de lumières dans cette hospitalière maison.
IMUUDLCTION.
sur lesquels reposent des vues que je crois nouvelles. L'ajouterai-je : j'aurais cru manquer de respect à nos aïeux qui en toute chose, on le verra, se piquaient d'une exactitude scrupuleuse, si je leur avais interdit, pour ainsi dire, d'être jugés sur pièces. Je les ai donc laissés parler, même en latin, dans les notes et les appendices, et j'espère qu'on me pardonnera ce zèle de la Maison.