‹ Nos alliés du cielChapitre 10 sur 47 · XVI PREFACE · texte numérisé non relu

XVI PREFACE

perdre le dévouement à Dieu et à r?]glise ; là l'Eglise a toujours conservé sa liberté ; la foi chrétienne y a toujours conservé sa vigueur ; bien plus, pour les défendre, rois et peuples de France n'ont pas hésité à répandre leur sang et à se jeter dans de nombreux périls...

« Nos prédécesseurs les pontifes romains, considérant la suite non interrompue de si louables services, ont dans leurs besoins pressants recouru continuellement à la France, et la France persuadée qu'il s'agissait de la cause non d'un homme, mais de Dieu, n'a jamais refusé le secours demandé ; bien plus, prévenant la demande, on l'a vue venir d'elle-même prêter le secours de sapuissance à l'Église en détresse...

« Aussi Nous est-il manifeste que le Rédempteur a choisi le béni royaume de France comme l'exécuteur sx^écial de ses divines volontés ; il le porte suspendu autour de ses reins en guise de carquois ; il en tire ordinairement ses flèches d'élection, quand, avec l'arc de son bras tout-puissant, il veut défendre la liberté de l'Eglise et de la foi, broyer l'impiété et protéger la justice. »

Boni/ace IX. — En iSgS, Boniface IX écrit à Charles VI cette phrase vraiment extraordinaire, la plus élogieuse, la plus hardie qui ait peut-être été dite de la France :

« Entre l'Église, tendre mère, et vos j)ères, ses fils très chers, il exista toujours une union indissoluble. Elle fut telle, à s'en rapporter à l'histoire, que ni l'Église sans eux, ni eux sans l'Église, n'entre-

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