XVIII PREFACE
grandeurs et ses gloires les plus pures ; et toujours elle a eu lieu de se féliciter des triomphes de l'Eglise et de la Papauté. Troubler cette union traditionnelle, serait enlever à la nation elle-même une partie de sa force morale et de sa haute influence dans le monde .
« La France, Nous n'en doutons pas, comprendra sa sublime vocation qui est, avant tout, de demeurer chrétienne. Nous en avons pour garants ces innombrables institutions pieuses que Nous voyons couvrù' son sol ; ces œuvres multiples de charité qui y naissent et s'y développent avec une fécondité et une vigueur si admirables ; ces légions d'apôtres et de missionnaires qui en partent chaque jour pour se rendre dans les contrées les plus lointaines et les plus ignorées, où, par la prédication du Saint Evangile, ils propagent la vraie civilisation. Comment pom'rions-Nous ne pas regarder d'un œil de particulière bienveillance une nation où les intérêts religieux ne cessent de susciter de semblables dévouements ? Gomment ne pas reconnaître que cette nation recels dans son sein un germe de vie impérissable, un principe de salut et de régénération qui répond de l'avenir ? »
Le même Léon XIII, dans une lettre du 6 juillet 1899 adressée à l'Évêque de Marseille, affirmait la prédilection, « l'affection privilégiée », du Sacré-Cœur pour la France :
« Si l'on considère les choses et les événements qui se déroulent sous nos yeux, on peut bien dire, sans crainte de se tromper, qu'il a été dans les desseins de la divine Providence d'unir la France au Sacré- Cœur par les liens d'une affection privilégiée.