PREFACE XIX
« Elle vous appartient en effet cette admirable et sainte femme que Jésus-Christ a choisie tout spécialement pour propager au loin le culte de son Cœur par sa parole et par ses œuvres.
« Depuis cette époque, ce culte n'a pas cessé d'être florissant et en grand honneur parmi vous ; à tel point que, lorsque les contradictions les plus violentes se sont dressées contre lui, la piété unanime du peuple en a magnifiquement tiûomphé...
« L'avenir est bien sombre ; mais, Nous en sommes convaincu, aussi longtemps que votre pays gardera la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, et, s'il plaît à Dieu, il la gardera toujours, il aura en elle, par le fait même, un gage précieux de salut. »
« Non, non ! disait encore Léon XIII au cardinal Langénieux, en décembre 1899, la France ne peut périr. Et qui donc la remplacerait dans le monde, si elle venait à disparaître? L'Eglise a besoin d'elle. »
Pie X. — Lors de la béatification du Curé d'Ars, Pie X disait aux catholiques français accourus à Rome : « Puisque la béatification du Curé d'Ars prouve que Dieu garde sa prédilection pour la France, je vous prie de vous unir à moi dans cette conviction : bientôt Dieu opérera des prodiges qui Nous donneront la preuve que la France ne cesse point d'être la fille aînée de l'Eglise, non plus par des paroles mais par des actes. »
Il y a deux mots remarquables dans cette parole : Pie X affirme aussi, comme Etienne II, comme Léon XIII, la prédilection de Dieu pour la France ;