‹ Nos alliés du cielChapitre 14 sur 47 · XX PREFACE · texte numérisé non relu

XX PREFACE

puis il annonce de prochains prodiges en faveur de la fille aînée de l'Église. Cette phrase a l'allure d'une prédiction. Ces prodiges ne semblent-ils pas se réaliser en cette année 191 5 ?

Mais voici un autre discours plus solennel et d'un accent prophétique émouvant. Il fut prononcé au Consistoire du 29 novembre 191 1, lors de la remise de la barrette à treize cardinaux ; il s'adressait aux cardinaux français :

« Que vous dirai-je à vous, maintenant, chers Fils de France, qui gémissez sous le poids de la persécution ? Le peuple qui a fait alliance avec Dieu aux fonts baptismaux de Reims se convertira et retournera à sa première vocation. Les mérites de tant de ses fils qui prêchent la vérité de l'Evangile dans le monde presque entier et dont beaucoup l'ont scellée de leur sang, les prières de tant de Saints qui sont pressés d'avoir pour compagnons dans la gloire céleste les frères bien-aimés de leur patrie, la piété généreuse de tant de ses fils qui, sans s'arrêter à aucun sacrifice, pourvoient à la dignité du clergé et à la splendeur du culte catholique, par-dessus tout les gémissements de tant de jpetits enfants qui, devant les tabernacles, répandent leur âme dans les expressions que Dieu môme met sur leurs lèvres, appelleront certainement sur cette nation les miséricordes divines. Les fautes ne resteront pas impunies, mais la fille de tant de mérites, de tant de soupirs et tant de larmes ne périra jamais.

« Un jour viendra, et Nous espérons qu'il ne tai^dera guère, où la France, comme Paul sur le chemin de

Page 1