LIBÉRATRICE DU XX^ SIÈCLE
Jeanne ressuscite.
Mais son rôle n'est pas fini, car la France a encore besoin d'être délivrée. Plus redoutables que les soldats de Bedford et de Talbot, des Barbares se sont rués sur notre patrie pour la dépecer et l'anéantir. Celle qui nous a tant aimés et qui nous a jadis sauvés ne permettra pas que nous soyons vaincus. C'est absolument impossible : il faudrait ou qu'elle n'ait plus de cœur ou qu'elle n'ait plus de bras, qu'elle n'aimât plus son pays ou que Dieu ne l'aimât plus : abominable blasphème !
Elle va donc, nous en avons la persuasion et presque la sensation, nous venir en aide. En temps de guerre, ceux qui ont déjà servi la patrie reviennent sous les drapeaux, pour la servir encore et lui offrir de nouveau leur sang. Eh bien, Jeanne a entendu l'appel de sa classe, la classe du Ciel. Elle a déjà payé sa dette à son pays, mais elle est prête, comme nos réservistes, à compléter son œuvre par de nouveaux et plus beaux exploits. Nous ne la verrons pas en «orps et en âme ; nos yeux n'auront pas cette immense
joie. Mais son esprit reviendra parmi nous, et nous guidera vers la victoire (i). Mais il faut pour cela que nous suivions son programme, et ce programme elle va nous l'exposer. Voici, me semble-t-il, ce qu'elle nous dit du haut du ciel.
Il faut aimer la France.
Français, il faut aimer la France. Elle est toujours aussi chère à Dieu, aussi sacrée à mes yeux qu'aux jours de Tolbiac et de Patay. Nous ne la confondons pas au Ciel avec les hommes coupables qui usurpent de temps en temps son nom et qui mettent sa signature au bas de lois impies que son peuple subit avec douleur. La vraie France est toujours chrétienne, dévouée au Christ et à son Eglise, pépinière d'apôtres,
(i) N'a-t-elle pas déjà commencé ? Le jeudi 3 septembre, alors que les Allemands arrivés à Compiègne et à Senlis menaçaient Paris, le mot de passe donné à nos soldats fut : Jeanne d'Arc. Or, ce jour marqua la dernière avance des Allemands sur la capitale. Dès le lendemain ils commençaient à reculer vers le Sud-Est. Il avait suffi d'invoquer la Libératrice...
Verdun est, avec Nancy, Calais et Paris, la ville que les Allemands ont le plus convoitée. Or, on a trouvé dans un grand nombre de lettres écrites par des ennemis qu'ils apercevaient au-dessus de Verdun une immense Jeanne d'Arc qui semblait protéger la ville et qu'ils avaient beau tirer sur elle, ils ne pouvaient l'atteindre. Chose curieuse, la Pucelle inspirait de semblables terreurs aux Anglais du xv^ siècle; ils la regardaient comme un être surnaturel insaisissable.
On a signalé dans un grand nombre de localités ce fait pour le moins curieux : des statues de Jeanne restant debout sous des pluies d'obus alors que tout s'écroulait autour d'elles ; telles les deux statues de Reims, celle du parvis et celle du chœur de la cathédrale, intactes jusqu'à cette heure (mai 191 5).
PATRIOTISME DE JEANNE d'aRC 2a5
source de toutes les générosités, champion de toutes les saintes causes.
Il faut aimer la France. Jadis je pleurais d'amour en pensant à sa beauté. Or, elle est toujours aussi belle dans la fécondité inépuisée de ses campagnes et de son âme. Les mêmes oiseaux chantent dans ses bois, les mêmes fleurs embaument ses prairies, les mêmes idées exaltent son âme, et les mêmes prouesses étoilent son histoire.
Il faut donc la défendre contre les Allemands. Jadis je pleurais de douleur en entendant le récit de ses souffrances que me faisaient mes Voix. Je ne vous raconterai pas celles qu'elle endure aujourd'hui, les atrocités que l'ennemi commet contre ses femmes et ses enfants : vous les connaissez. Ces choses-là étaient inconnues de mon temps, bien qu'il ne se piquât pas de civilisation comme le vôtre.
Il faut venger la France. Cette vengeance-là ce n'est pas la haine injuste qui rend le crime pour le crime : c'est la justice sereine et terrible qui châtie les coupables, qui fauche les envahisseurs et leur donne pour tombeau la terre qu'ils ont prétendu voler. C'est la justice impitoyable qui est la loi même de la guerre, et que Dieu prescrivait dans l'Ancien Testament, quand il disait aux enfants d'Israël d'exterminer ses ennemis. C'est la volonté du Seigneur. Jadis j'encourageais mes soldats à anéantir les bataillons étrangers. Soldats de nos jours, faites de même. Allez sans crainte, frappez, embrochez, tuez les Allemands, jusqu'à ce que vous les ayez boutés hors de la terre française qu'ils déshonorent. C'est votre droit, c'est votre devoir !
NOS ALLIBS DU CIKL. — i;
Il faut prier et servir Dieu.
Mais si vous voulez que Dieu vous protège il faut demander et mériter son secours.
Demandez-le par la prière. J'ai passé ma vie à prier pour la France. Oh ! comme je priais la Vierge, celle qui nous aime tant, celle qui est notre Mère et notre Reine, ô Français! Oh! comme je priais le Seigneur Jésus, celui qui s'est toujours montré notre fidèle ami, notre plus puissant allié! Oh! comme je priais les saints Patrons de la France, Michel, Denis, Martin, Remy, Charlemagne, Louis, Geneviève et Glotilde ! Ah ! ces bons saints si vous saviez comme ils s'intéressent à notre patrie, comme ils sont anxieux de notre sort ! On obtient tout d'eux quand on sait leur plaire, et le moyen le voici :
Méritez leur secours par votre vie chrétienne. Je le disais sans cesse à mes compagnons, à ce brave La Hire, à ce brave Xaintrailles, qui ont dû faire quelque purgatoire pour leurs vivacités terrestres, mais qui sont maintenant bien casés dans le paradis et si heureux de m'y avoir retrouvée après le bon Dieu ! « C'est le péché qui fait perdre les batailles. » C'est donc la piété ou la vertu qui fait gagner les victoires.
J'avais formé un bataillon d'élite avec les meilleurs de mes soldats ; je les menais à la confession, à la communion, puis à l'assaut des citadelles. Et quand leur cœur était pur comme le mien et quand nous avions reçu le pain des forts, nous nous élancions contre l'ennemi et nous étions invincibles. Priez,
communiez, soyez pieux et soyez purs, et vous serez vainqueurs. Rappelez-vous que, si j'ai été la Jeanne de la bataille et de la victoire, c'est que j'ai été la Jeanne de la prière et de l'Eucharistie.
De l'endurance!
Je sais que vous êtes braves, sans quoi vous ne seriez plus Français. Il y a un courage que je n'ai pas besoin de vous recommander, celui des brillantes offensives, des charges de cavalerie, des charges à la baïonnette. Mais ce n'est pas ce qu'il faut aujourd'hui, du moins pour le moment. Vous devez détester, comme moi, cette guerre de taupes inaugurée par les Allemands. J'aimais à ra'élancer à cheval dans la mêlée, en brandissant mon épée ou ma bannière. J'aurais détesté ces galeries souterraines et tortueuses, ces attaques nocturnes mises en honneur par ces hideux oiseaux de ténèbres, par ces hiboux de la barbarie. Notre âme à nous. Français, est une âme de clarté, qui s'envole comme l'alouette des Gaules dans la lumière du matin.
Mais il faut s'y résigner en attendant l'heure décisive ; il faut ainsi, comme vous l'a dit votre Généralissime, « grignoter » l'ennemi en attendant l'heure de le dévorer. Cette heure viendra, patience ! Bientôt nous nous élancerons de nouveau à la française, au clair soleil du bon Dieu.
228 NOS ALLrës DU CIEL
Je suis avec vous.
Croyez-vous que cette guerre à l'allemande, que cet affreux jeu de patience me plaise plus qu'à vous ? Non certes, mais je m'y fais. Je suis partout avec vous. De même qu'autrefois saint Michel m'accompagnait dans toutes mes chevauchées pour m'éclairer et me protéger, de même je vous accompagne, invisible mais agissante, en Orient comme en Occident. Je parcours notre front, des dunes des Flandres à la trouée de Belfort. Je m'arrête près de nos batteries, pour enflammer le courage de nos artilleurs et diriger leur tir. Je me glisse dans les rangs de nos braves pour les charges à la baïonnette, je leur répète ce que je disais à ceux de mon temps : « Hardi, mes amis, il faut entrer dans l'ennemi aussi loin qu'on y peut aller. » Je m'embarque sur nos cuirassés ; je soutiens nos héroïques marins et je garde avec eux la maîtrise de la mer. Je monte en avion et, de là-haut, dans la splendeur de l'azur, je jette un regard d'amour sur la bonne terre française, mais un regard terrible, accompagné de quelques bombes, sur la terre allemande. Je descends dans nos tranchées, je dis la prière et je fais le coup de fusil avec nos chei's fantassins. Je me penche comme autrefois sur nos chers blessés et sur nos mourants pour les consoler et élever leurs âmes vers Dieu. En tout, je m'intéresse à vous et je suis votre collaboratrice.
Je suis avec les Anglais.
J'étais jadis contre les Anglais. Ma pensée, ma devise était : chacun chez soi ! La France aux Français et les Anglais en Angleterre ! Et, parce que nos voisins venEiient un peu trop chez nous sans y être invités, je tâchais de les en chasser. Mais au fond je les estimais et j'aurais voulu les voir réconciliés avec la France et devenir ses alliés. Je le leur ai écrit. Je leur disais qu'un jour les Français accompliraient pour l'honneur de la chrétienté un grand fait d'armes, que Dieu m'avait révélé, et je les invitais à y prendre part.
Ce grand fait d'armes c'était une nouvelle croisade, où je devais conquérir la Terre-Sainte, et j'espérais y entraîner nos voisins d'outre-mer (i).
Cette union de l'Angleterre et de la France je l'ai souhaitée la première et je me réjouis plus que d'autres de la voir réalisée aujourd'hui. Le grand fait d'armes ne devait pas avoir lieu de mon temps : il va bientôt avoir lieu. En Orient et en Occident les armes de
(i) Cette idée d'une croisade orientale était chère à Jeanne d'Arc et devait enthousiasmer son âme chevaleresque. Ses contemporains l'avaient certainement recueillie sur ses lèvres et plusieurs d'entre eux en parlent avec détails. Christine de Pisan écrivait :
Des Sarrazins fera essart
En conquérant la Terre Sainte.
On lit dans la Chronique de Morosini une lettre écrite d'Avignon à la fin de juin 1429 où il est dit : « La glorieuse demoiselle a promis au Dauphin de lui donner la couronne de France, et un don qui vaudra plus encore ; ce sera la conquête de la Terre Sainte, et elle l'y accompagnera. » La pensée de Jeanne allait, on le voit, plus loin que son épée. Si elle ne s'est pas réalisée de son temps, nous pouvons espérer qu'elle va se réaliser de nos jours.
23o NOS ALLIÉS DU CIEL
France et d'Angleterre vont accomplir des choses prodigieuses, gigantesques, d'où sortira la plus grande gloire de Dieu.
Confiance : Tout est nôtre !
Confiance donc, Français. De grands événements sont proches. Ne croyez plus les pessimistes qui vous disent que tout est perdu. Rien n'est perdu quand on a pour soi le Sacré-Cœur et Notre-Dame. Rien n'est perdu quand on a au ciel une Libératrice plus puissante qu'elle ne l'était sur la terre.
Dieu vous prépare une nouvelle effusion de grâces. Le premier effet de cette guerre sera un renouveau d'esprit chrétien, la résurrection religieuse de la France de Charlemagne et de saint Louis. Vous consolerez par votre piété la Vierge que vos péchés faisaient pleurer sur la montagne de La Salette et qui vous a comblés jusqu'à ce jour de ses faveurs maternelles. Vous aimerez mieux le Christ qui n'a cessé de vous aimer et qui vous a donné son Cœur. Vous recevrez plus fréquemment et avec plus de ferveur la sainte Hostie, l'Hostie salutaire, que vos pères invoquaient aux jours des grandes calamités (i). Et à ces
(i) Lorsqu'en i5i3, la France était attaquée de différents côtés et en grand péril, Louis XII demanda aux évêques de faire chanter, au moment de l'Élévation, VO Salutaris. Au rapport de Grancola (Anciennes Liturgies, t. I, p. 647), la strophe fut bientôt modifiée et l'on disait :
O Salutaris Hostia,
Spes unica fidelium,
In te confiait Francia,
Da pacem, serva Lilium.
O Hostie salutaire, unique espérance des fidèles, la France espère en vous, donnez-nous la paix, sauvez la Fleur de Lis.
PATRIOTISME DE JEANNE d'aRC 23 1
bienfaits surnaturels se joindront les bénédictions de la terre.
A l'assaut des Tourelles, je criais à mes hommes : Tout est vôtre ! Je vous le dis encore. Oui, nos villes et nos cathédrales bombardées retrouveront leur splendeur : elles seront nôtres ! Oui, nos campagnes ravagées retrouveront leur paix divine : elles seront nôtres ! Oui, nos colonies menacées retrouveront leur sécurité : elles seront nôtres ! Oui, nos colonies volées nous feront retour, arrondies de quelques autres : elles seront nôtres ! Oui, nos cinq milliards nous reviendront et avec leurs intérêts composés : ils seront nôtres. Oui, l'Alsace et la Lorraine reverront flotter nos trois couleurs : elles seront nôtres ! Oui, notre terre bénie secouera la vermine étrangère, et, purifiée au vent de la victoire, reprendra ses limites naturelles de l'Océan au Rhin : elle sera nôtre, bien nôtre et pour toujours !
Ainsi soit-il.
Il a été dans les desseins de la divine Providence d'unir la France au Sacré-Cœur par les liens d'une affection privilégiée. (Lettre de Léon XIII à l'évêque de Marseille, 6 juillet 1899.)
Mes biex ciiers Frères,
Silencieuse et douce, elle glisse sans bruit dans la paix du cloître entre sa cellule et la chapelle. Le monde ignore Marguerite-Marie et elle ignore le monde. Plongée dans les pensées éternelles, elle ne vit que de l'Eucharistie et du Sacré-Cœur et elle peut dire, avec l'Apôtre, que toute sa conversation est dans le ciel. Elle écoute ses voix, comme l'autre, sa grande sœur du temps passé, et elle leiu* répond. Et ce sont des voix d'anges, de séraphins, de saints et de saintes, et surtout la voix du Bien-Aimé, la voix du Crucifix, la voix du Tabernacle. Des bruits d'en haut, des bruits d'ailes, oui ! Des bruits d'en bas, des bruits de batailles, jamais !
Comment dès lors pourrions-nous parler de son
patriotisme? Est-ce que ce mot n'implique pas des préoccupations terrestres au-dessus desquelles elle plane ? Peut-elle avoir un autre amour que celui du Christ qui l'occupe tout entière ?
Oui, elle le peut, car l'amour de Dieu n'est pas en opposition avec les autres amours qui s'imposent à notre conscience et à notre cteur. On peut même dire qu'il en est le germe et qu'il les contient éminemment. Or, l'amour de la patrie rentre dans cette catégorie, comme nous le dit saint Thomas. Le patriotisme est une vertu naturelle qui, dans une âme chrétienne, peut et doit s'élever, sur les ailes de la grâce, jusqu'à l'ordre surnaturel. Marguerite-Marie ne peut manquer à ce devoir.
Sans doute son patriotisme n'a pas l'impétuosité et l'exaltation tout humaines qu'a le nôtre, surtout dans les jours troublés que nous traversons. Il ne présente même pas la vivacité de sentiment et l'activité extérieure qui distinguent celui d'une Geneviève et d'une Jeanne d'Arc, mêlées par leur mission aux plus grands événements politiques de leur temps. Il est calme, tout intérieur, mais profond et môme agissant.
Cependant il n'y aurait peut-être pas lieu de le distinguer de celui de la pluj)art des saints et des saintes de France, s'il ne présentait un caractère particulier qui ne se retrouve que chez un petit nombre d'entre eux. Son patriotisme est comme le reflet et la manifestation de l'amour de Notre-Seigneur pour notre pays.
Messagère d'une révélation divine qui doit être pour nous si avantageuse et si glorieuse, on sent, à son accent, qu'elle est heureuse de s'acquitter de ce rôle et de contribuer ainsi au bien de la France. Son cœur tressaille de l'amour patriotique le plus
vif dans les pages où elle nous offre de la part du Christ le di*apeau qui doit nous rendre victorieux.
Mais, quel que soit son amour, c'est la mission même de la Bienheureuse Marguerite-Marie qui doit la rendre chère à tout coeur français. Cette mission rappelle celle de son illustre sœur Jeanne d'Arc, bien qu'il y ait entre elles une grande difféi*ence. La mission directe de la Pucelle est de délivrer sa patrie de la domination étrangère : c'est un bienfait temporel et immédiat. C'est aussi un bienfait surnaturel, car, par là, elle doit raviver au cœur de la France le sens de sa vocation chrétienne et l'amour de son roi Jésus-Christ, et c'est même la fin principale que Dieu se propose en nous envoyant la Libératrice ; mais ce bienfait spirituel est comme la conséquence de l'autre, et doit éclore de notre reconnaissance.
C'est l'ordre inverse, semble-t-il, qu'on observe dans la mission de la Bienheureuse Marguerite-Marie. Ce sont avant tout des grâces surnaturelles que la dévotion au Sacré-Cœur nous apporte. Elle ne nous promet qu'ensuite les biens de la terre. Mais ceux-ci sont les corollaires de la grâce et ne sont pas déterminés d'une manière précise et absolue comme ceux dont Jeanne d'Arc fut l'instrument. Jeanne est envoyée pour bouter l'étranger hors de notre territoire : son programme contient nettement la délivrance d'Orléans et la victoire de Patay. Les victoires que nous donnera le Sacré-Cœur sont au contraire conditionnelles, elles dépendent de la ré^jonse que nous ferons à ses promesses et de notre fidélité envers lui.
Il reste que, dans la pensée divine, la mission de Marguerite-Marie est, comme celle de Jeanne d'Arc, en dehors de sa portée universelle, une source d'im-
menses bienfaits pour notre patrie. La Bienheureuse est donc pour nous une bienfaitrice et même une libératrice à bien des égards.
Mais pour comprendre son rôle dans toute son ampleur, il est utile de nous rappeler le grand cycle patriotique et religieux dont elle est le centre, le développement historique de la dévotion au Sacré-Cœur dans notre pays. Ce développement a trois phases : avant la Bienheureuse, c'est la préparation de cette dévotion ; avec elle, c'en est la révélation ; après elle, c'en est l'épanouissement magnifique. Marguerite- Marie se tient debout au milieu de ce cycle glorieux, vivant ostensoir de l'amour divin dont les rayons enveloppent notre nation et en font, suivant le mot de Léon XIII, la nation privilégiée du Sacré-Cœur.