‹ Nos alliés du cielChapitre 6 sur 47 · XII PREFACE · texte numérisé non relu

XII PREFACE

à l'Eglise en un si grand prince un puissant protecteur (i). »

Pelage IL — Pelage II écrit à la fin du vi'^ siècle à notre roi Gliildebert : « Ce n'est pas en vain ni sans une admirable disposition que la Providence a placé la catholique France aux portes de l'Italie et non loin de Rome ; c'est un rempart qu'elle ménageait à toutes deux (2). »

Saint Grégoire le Grand. — Ce grand Saint écrit à Ghildebert II : « Autant la dignité royale vous élève au-dessus des autres hommes, autant votre trône vous élève au-dessus des autres rois (3)... Ce qui est en vous plus digne d'admiration, ce n'est pas que vous soyez roi, d'autres le sont aussi ; c'est que vous soyez roi catholique, ce que les autres n'ont pas mérité d'être. Car votre foi brille au milieu des nations infidèles comme un grand flambeau dans une nuit obscure. »

Saint Grégoire III. — Ce pape donne en 740 à Charles-Martel le titre de « très chrétien » que porteront tous les rois de France : « Très chrétien fils

(i) Crescas in bonis operibns. Impleas gaudium nostrnm et sis corona nostra. Laetifica matrem tnam et esto illi in columnam ferream. Navicula nostra despuinantibus undis pertunditur. Dominum collaiidamns qui in tanto principe providit Ecclesiae qui possit eam tiieri. (Acta Sanctorum, Bolland., i* die Octobris, comment, praev. de S. Remigio, § X.)

(2) MiGNE, Patrol. lat., t. LXXII, p. 706.

(3) Quantum caeteris hominibus praecellit regalis dignitas, tantum caeteris regnis solium tuum. (Greg. Magni opéra, t. II, Epist., lib. IV, ep. vi.)

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