‹ Nos archives [microforme]Chapitre 2 sur 12 · AU. ER · texte numérisé non relu

AU. ER

Voici, selon nous, ce que le gouvernement provincial aurait à faire pour compléter, réunir, classer les archivés'et rendre les recherches faciles. La Province de Québec, représentant, dans la Puissance du Canada, ce qui fut autrefois la Nouvelle-France, il nous paraît désirable et rationnel que le dépôt principal des archivés, au moins celles se rapportant à la domination française, soit dans un des départements du gouvernement, celui du régistraire provincial, qui possède déjà les registres les plus importants, comme on l’a vu plus haut, laissant au gouvernement fédéral à compléter et réunir en un seul dépôt, les archives de la domination anglaise.

Pour rendre ces archives complètes, utiles, accessib'es et en faciliter l'étude, il faudrait :

19 Faire copier, avec la permisssion de la Société Littéraire et Historique, la série de manuscrits qu’elle possède ainsi que celle de la bibliothèque du parlement d'Ottawa, avec la permission de qui de droit ;

29 Qu'il y ait une entente et un concours collectif du gouvernement fédéral et de celui de la province de Québec, pour faire rechercher en Europe, à frais communs, par une ou des personnes compétentes, le reste des documents historiques qui se trouvent encore en Angleterre et en France ; les faire copier en double, ainsi que ceux déjà signalés et analysés par M. Brymner et M. Verreault, l’une de ces copies appartiendrait au gouvernement fédéral et l’autre au gouvernement de Québec ;

3° Chaque ‘document des séries de la Société Littéraire et Historique et de la bibliothèque fédérale étant copié séparément, ainsi que ceux à découvrir et découverts en Europe (quand ces travaux seraient terminés nous posséderions la plus belle collection d'archives historiques: de l'Amérique), faire ensuite classer par ordré chronologique

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chacun de ces documents, les réunir en volumes, et faire préparer un catalogue analytique de ces manuscrits, lequel catalogue devrait être ensuite imprimé et répandu dans le public, pour faciliter les recherches et augmenter le goût des études historiques. Nous soumettons humblement ces remarques et ces recommandations aux honorables ministres de la province, et spécialement à l'honorable T. Paquet à qui il incombe, en sa qualité de régistraire provincial, de s'occuper plus particulièrement de la question importante des archives. Nous les soumettons également aux membres de la législature afin que, le cas échéant, ils donnent aux ministres leurs concours chaleureux, si, comme nous aimons à le croire, le gouvernement, à sa prochaine session, demande un octroi spécial pour opérer ces réformes, dont l'importance et même la nécessité ne sauraient être contestées.

Enfin nous demandons aux historiens, aux écrivains, et en général À ceux qui aiment l’histoire de notre pays, de bien voulo, joindre, dans la presse ou autrement, leurs efforts aux nôtres, pour attirer l'attention de qui de droit sur cette question de nos archives, et engager le gouvernement à adopter les recommandations que nous venons de faire au sujet de nos archives historiques.

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