M. NOËL
(Dosithée-Léon-Noël Grosset, dit Léon).
Né à Paris, le 21 avril 1846. — Déb. à la Salle Beethoven dans les Trois Ivresses (1865) ; passe ensuite aux Délass.-Com. (1866) puis au Théâtre Parisien, aux Folies- St-Antoine ; revient aux Délass.-Com. (1867). Est engagé ensuite à l’Athénée (1869), à Beaumarchais (1870), au Château-d’Eau (1871), au Châtelet (1872), à l’Amhigu (1875), à Bruxelles (1874), au Château-d’Eau (1875), à Taitbout (1876) à Berlin (1877-78), aux Fol.-Dram. (1879), au l'alace-Thealre (1880), à la Gai Lé (1881-84). à la Porte-St-Mart. (1884-90), au Gymnase (1890-92), au Châtelet (1893), à la Renaissance (1895) et enfin au Châtelet (1894). Très nombreuses créations ; les dernières sont ; l 'Obstacle, Mon oncle Bnrôassou, Musotte, au Gymnase ; et les Rois, à la Renaissance.
78, rue de la Verrerie — Paris.
M. NOTÉ (Jean).
Benque.
Né à Tournai (Belgique), le 6 mai 1860. — Études au Conservatoire de Gand. 1er prix de chant. — Débute à Lille, dans Lucie (1886). Anvers (1887-89), Lyon (1889- 91), Marseille (1891-92). Engagé à l’Opéra depuis 1895. Chante tout le répertoire des grands barytons. — Q. — Médaille de sauvetage.
17, rue Chaptal — Paris.
M. NUMÈS (Armand Nunès, dit).
Boyer
Né à Paris, le 7 juillet 1857. — Élève de Bressant et de Delaunay, au Conservatoire (pas de récompense). Débute au Théâtre Saint-Laurent (rue de la Fidélité), dans : l’Amour qué’ qu'c’ est qu’ça : rôle d’un paysan muet (septembre 1872). Quitte ce théâtre en 1874. Ensuite : Beaumarchais (1874-75), Athénée (1875-77), Palais-Royal (1877-82), Gaité (1882-83), Gymnase (1883) y est depuis cette époque; dernières créations : Mme Agnès, l'Art de tromper les femmes, Mon oncle Barbassou, Famille, Pension de Famille, etc. Entre temps a repris la Jolie Parfumeuse, à la Renaissance (1892). Tournée en Amérique (1895).
6, avenue Casimir — Asnières [Seine).
M1Ie PACK (Annette-Marie, dite Nina).
Benque.
Née au Caire, le 22 juillet 1869. — Études au Conservatoire (Élève de M. Obin). Débute à l’Opéra dans les Huguenots : rôle de Valentine (18 déc. 1889). Chante l’ Africaine, Rigoletto , Ascanio , etc. ; crée un rôle dans Zaïre. Engagée ensuite à l’Opéra-Comique; chante Cavalleria rusticana , Carmen , etc. A çrcé, à Genève, la Walkyrie : rôle de Sieglinde.
17, rue de ha Rochefoucauld — Paris.
Mme P ASC A (Alix-Marie-Angèle Pasquier).
Camus .
Née à Lyon, en 1855. — Étudie le chant au Conservatoire de Paris avec Marmontel et Del Sarte. Aband. ses études pour se marier. Veuve, dcb. au Gymnase, dans le Demi-Monde : rôle de la bar. d’Ange (31 janv. 1864) : joue ensuite Héloïse Paranquet (1866), les Idées de Mme Àubray (1867), Fanny Lear (1868), Fernande (1870). Quitte le Gymnase en 1870; passe plusieurs années en Russie : y joue le répert. Rent. au Gymn. en 1876 pour créer la Comt. Romani-, crée au Vaud., Y Av. de Ladis Holski (1879) ; joue, au Gymnase. : les Braves Gens, le Mariage d’ Olympe; crée Serge Panine (1882), le Père de Martial (1883), etc. Crée la Charbonnière à la Gaîté (1884). Reprend les Danicheff, à la P.-St-M. (1885). Réparait ensuite au Gymnase.
7, rue Meyerbeer — Paris,
Mue PATORET (Juliette-Marie).
Nadar.
Née à Biard (Vienne) le 12 mars 1859. — Second prix de chant, au Conservatoire (Élève de M. Boulanger). Débute à l’Opéra-Comique, en 1885, dans Carmen : rôle de Micaela. Chante le répertoire; crée un rôle dans Plutus. Tournées en province; engagée à Besançon 1891-95.
1, rue de Lille — Paris.
Mme PATTI (Adèle-Jeanne-Marie).
Nadar (1880).
Née à Madrid, le 19 février 1845. — Premiers déb. à Page de 8 ans à Fripper-Hall (New-York); tournée en Amérique ; étudie avec Strakosch et fait son grand déb. au Th.-Italien de New-Yoï-k, dans Lucie (24 mai 59). Déb. à Londres (14 mai 61), puis saison à Madrid. Dén. aux Italiens de Paris, dans la Somnambule (17 nov. 62); y reste jusqu’en 1865 ; chante: le Barbier, la Traviata, Don Pasquale, Lincla, etc. Retourne à Madrid , puis à Londres, à Pétersbourg (1870), en Amérique et revient en Russie, qu’elle quitte en 1874 pour l’Italie. Passe ensuite en Relgique (1878), à Londres 11879) et revient à Paris pour chanter, à la Gaîté, le Barbier , la Traviata , etc. (février 80). Départ pour l’Amérique. Donne des représentations à Vienne, à Budapest et en Espagne où elle est sifflée pour la première fois (Valence, 1884). Retourne en Angleterre (épouse M. Nicolas). Grande tournées en Amérique; puis représentations de Roméo et Juliette, à l’Opéra de Paris (28 nov. 88). Nouvelles tournées en Amérique. — Q, etnombreuses décorations étrangères. Château de Craig-y-Nos — Angleterre,
M. PAULIN-MÉNIER (Jean R. -P. Lecomte, dit).
Radar.
Né à Nice, le 7 fév. 1822. — Déb. au th. Comte, joue à l’ Ambigu, à la P.-St-M., à la Gaîté. Remp. premier succès à l’Ambigu, clans les Mousquetaires (1855), puis dans la Cl. des Genêts. Joue ensuite à la Gaîté : Molière, le Courr. de Lyon (Chopart) ; à l’Ambigu : Roquelaure, l’Oncle Tom , les Cosaques; à la Gaîté : le Méd. des enfants, les Croch. du p. Martin, les Enfants de la louve, etc., etc. Joue au Châtelet. Crée Canaille et Cie. à P Ambigu (1873), la Fam. Trouillat, à la Renaiss. (1874), Joue le Juif Polonais à l’Ambigu (1877), Quat.-v. -treize, à la Gaîté (1880) : le Juif errant, à la P.-St-M., où il crée la Grande Mar nier e (1888). Depuis a, sur diverses scènes, repris plusieurs de ses principaux rôles.
4, bouler, des Filles-du-Calvaire — Paris.
M. PAUL-LEGRAND Charles-Dominique-Legrand, dit).
Né à Saintes (Charente-Inférieure), le 14 janv. 1816. — Débute au spectacle Bonne-Nouvelle en 1858, au Th. des Funambules en 1859; passe ensuite au Th. du Luxembourg et revient aux Funambules, où il tient tous les rôles de Debureau. Fait un voyage à Londres en 1847 et revient à Paris aux Folies-Nouvelles, où il joue un très grand nombre de pièces, dont quelquesunes de lui; il quitte ce théâtre, passe deux ans à l’Alcazar de Bordeaux et revient à Paris, aux Délassements- Comiques, puis aux Folies-Marigny. 11 part pour Rio-de- Janeiro en 1864; y reste deux ans, reparaît à Bordeaux puis à Marseille, à Paris, au Caire, à Londres, en Russie, à Bucharest, à Constantinople, et dans plusieurs grandes villes de France. A abandonné le théâtre en 1890. — Méd. de sauvetage.
31, rue Saint-Lazare — Paris.
M. PAUL-VEYRET (Pierre-Louis).
Daireaux
Mé à Paris, le 50 juin 1875. Bachelier ès sciences. — 1er prix de comédie, à l’unanimité, au Conservatoire, en 1892 (Élève de M. Maubant). Débute à l’Odéon dans Cœur volant : rôles de Guy (15 sept. 1892), ensuite
Y Etourdi (Mascarille), le Barbier de Séville (Figaro), crée des rôles dans le Carrosse du Saint-Sacrement ,
Y Argent d’ Autrui, le Pré Catelan, etc. Débute à la Comédie-Française, dans les Fourberies : rôle de Scapin (17 sept. 1893). Joue les premiers comiques; a créé des rôles dans Cabotins, la Femme de Tabarin, Vers la joie, etc.
30, boulevard des Batignolles — Paris.
M. PÉRICAUD (Louis).
Né à la Rochelle, le 10 juin 1855. — Se préparait aux examens de Saint-Cyr, lorsqu’il débuta à Bobino (1855). Parcourt la province pendant 15 ans et revient à Paris, aux Folies-Dramatiques. Passe ensuite au Vaudeville, à Cluny, à la Porte-Saint-Martin, à F Ambigu et au Château-d’Eau, dont il prend la codirection. Revient aux Folies-Dramatiques, puis à l’Ambigu et enfin à la Porte-Saint-Martin, dont il est régisseur général. A créé quantité de rôles dans les divers théâtres énumérés ci-dessus. Auteur de nombreuses pièces. — Q.
5, boulevard Saint-Marlin — Paris.
Mlle PERNYN (Jeanne Pernin, dite Jane)
Chambon.
Née à Paris, le 2o décembre 1864. — Professeurs : Mangin (solfège), Moker (opéra-comique), Regniër (comédie). Débute en septembre 1886 au théâtre de la Monnaie de Bruxelles, dans Mireille. Saisons à Aix-les- Bains, Lyon. Pau, Bordeaux: créations : Wolfram , les Aventures d’ Arlequin. Débute à l’Opéra-Comique, dans Mignon : rôle de Philine (1894). Prêtée au théâtre de Bordeaux pour 1894-95.
92, rue La Boétie — Paris .
M. PETIT (Émile-Albert).
Nadar.
Né à Saint-Thomas (Antilles danoises), le 11 mai 1854. — Études au Conservatoire (Élève de Regnier). Débute au Châtelet, dans les Trois hommes forts. Délassements-Comiques, Athénée, Déjazet, théâtre Lafayette, Folies-Marigny, Bouffes-du-Nord, Palais-Royal, Nations, Ambigu, Porte-Saint-Martin, Folies-Dramatiques, Variétés : A crée, dans ces divers théâtres : La Glu, l’As de trèfle , Pot-Bouille, la Grande Iza, la Vicomtesse Alice, Zoé Chien-Chien, la Bonne à tout faire, etc., etc. Engagé aux Variétés.
41, avenue de Neuilly — Neuilly (Seine).
M. PICCALUGA (Albert- Alexandre).
Boyer.
Né à Paris, le 17 octobre 1851. — 1er prix d’op.-corn. et 2e prix de chant au Conserv. (1880). Pendant ses études, crée aux Concerts Pasdeloup: la Prise cle Troie , Faust , de Schumann, Lohengrin (rôle du héraut), etc. Déb. à l’Opéra-Comique en 1880; y joue le répertoire pendant deux ans. Passe aux Bouftes-Paris. en 1882 ; est prêté aux Menus-Pl. pour créer les Pommes d’or et revient aux Bouffes; joue 600 lois la Mascotte, puis les Mousquetaires au Couvent, Gillette de Narbonne, Mme Favart, etc. ; crée : Mm° Boniface, Joséphine vendue par ses sœurs, les Grenadiers, Pervenche, Oscarine, Cendrillonnette, Miss Helyett, Mme Suzette , Sainte-Freya, Mu° Carabin, etc. (A crée la Vénus d'Arles, aux Nouveautés, 1888). — - Soliste à l’église N.-D. des Victoires depuis 1874. Prof, de chant.
A Bois-Colombes (Seine).
Mlle PIERNY (Jane).
Née à Valenciennes, le 2 avril 1869. — Élève de MM. Archainbaud et Bax. Débute aux Menus-Plaisirs le 17 décembre 1887 dans une reprise de François les Bas-bleus ; reprend ensuite les Premières Armes de Louis XV, VOEU crevé et crée la Veillée de Xoces (18S8). Reprend le Royaume des Femmes , aux Nouveautés (1889). Crée P Égyptienne, aux Fol.-Dram. (1890). Reprend la Mascotte, aux Men.-Pl. (1890). Rentre définitivement aux Nouveautés: y crée la Demoiselle du Téléphone (1891), Si ni Fauvette, Champignol (1892), Bon Prince (1895), les Grimaces de Paris (1891), etc.
5, place de l'Alma — Paris.
Mlle PIERRON
(Juliette-Alexandrine-Jeanne-Caroline).
Camus.
Née à Paris, le 13 septembre 1861. — Élève du Conservatoire, pour le piano, en 1871, et pour le chant, en 1878. 1" accessit de chant (1881), 1" accessit d’opéra et 2e prix d’opéra-comique, à l’unanimité (1882). Débute à l’Opéra-Comique le 16 septembre 1882, dans Roméo et Juliette : rôle de Stéphano; y joue depuis tout le répertoire. A créé des rôles dans : Lakmé , Partie carrée , Joli Gilles, le Mari d'un jour, le Baiser de Suzon , l’Escadron volant, la Cigale madrilène , Cavalleria rusticana, etc.
19, boulevard Montmartre — Paris.
TVtme PIERSON (Blanche).
Camus.
Née à Saint-Paul (île Bourbon), le 23 mai 1842. — Déb. dans un rôle d’enfant, à Rennes (1853). Entre ensuite au couvent à Besançon. En sortant, déb. à Bruxelles ; paraît à l’Odéon dans la Conscience (p. rempl. une art. malade), part pour Toulouse où l’app. un eng. puis déb. à l’Ambigu à 14 ans et demi, dans le rôle de la veuve, de GaspardoX Passe au Vaudev. ; déb. dans le Nid d'amour (lcrmai 57) : joue le Rom. d’un j. h. pauv. (58), etc. Quitte le Vaud. en 1864; passe au Gymnase; joue les Curieuses (64), N. b. Villag. (66), Grand, dem. (68), Froufrou (69), Princesse Georges (71), Dam. aux Cam. (72), M. Alphonse (73). Rent. au Vaud. en 1875; joue Fromont (76), Dora (77), Bourg, de P.-Arcy (78), Lion empaillé , Nabab (80), Rois en exil (83), etc. Déb. à la Com.-Franç., dans l 'Étrangère : rôle de mistress Clarkson (17 mai 1884) ; joue aussi les Pattes de mouche et plus, pièces du répert. ; a créé des rôles dans Francillon (87), Une Famille (90), Y Amour brode (93), Qui? (94), etc. — Sociétaire depuis 1885.
18, rue des Bassins — Paris ,
M. PLAN (Paul).
Benque.
Né à Vals-les-Bains (Ardèche) le 14 février 1859. — 1er acc. de trag. (1884), 1er acc. de com. (1885), au Conservatoire (classe de M. Maubant). Débute à l'Odéon dans les Jacobïtes (1886); puis va créer, à Bruxelles, YAff. Clemenceau, Francillon. Est ensuite engagé au Gymnase (direction Koning) où il crée : Jalousie , Bellemaman 4 la Lutte pour la vie, l 'Obstacle, Musotte , Paris fm-de-siècle, etc. Quitte le Gymnase pour suivre Koning à la Comédie-Parisienne, où il reprend la Veuve. Passe ensuite une saison à Londres et revient à Paris pour créer la Fille prodigue, au Châtelet. Retourne à Bruxelles qu’il quitte pour aller jouer le rôle de Saint-Marin, dans Cabotins, à Lyon (nov. 1894).
20, rue Ri cher — Paris.
a Fumay (Ardennes), le 12 juin 1854. - Élève de Duprez (18 mois d’études). Débute à Lyon, dans les Huguenots : rôle de Saint-Bris (1879); reste deux ans à Lyon; créé Cinq-Mars, Etienne-Marcel. Engagé par M. Lamoureux pour l’inauguration de ses concerts. Sai-
Si°n if» M?nte Carl°' Débllte à l’Opéra dans Faust : rôle de Méphistophélès (23 juin 1883). Reste dix ans à 1 Opei a, créé Sapho, le Cid, Ascanio, chante Faust cent fois et tous les rôles de basses-chantantes, et profondes a 1 exception de Bertram. Quatre saisons à Lovent Garden. Engagé en Amérique. —
16, rue de Marignan — Paris ,
M. POREL (Désiré-Paul Parfouru, dit).
Né à Lessay (Manche) en 1842. — 2e prix de comédie au Conservatoire (1862). Débute à l’Odéon en 1863; crée les Plumes cle paon , la Contagion , etc., et joue le répertoire classique. Fasse au Gymnase; déb. dans les Idées de Mme Aubray (16 mars 1867); crée le Roman d’une honnête femme , les Grandes Demoiselles , le Monde où Von s’amuse , etc. Rentre à l’Odéon en 1871 ; y crée Jean-Marie , la Jeunesse de Louis XIV , la Maitresse légitime, les Danicheff , la B. Sainara, Balsamo, Formosa, etc., etc. Devient directeur de l’Odéon, le 27 déc. 1884; quitte ce théâtre en 1892 (après avoir monté un nombre considérable de pièces), pour prendre la direction du Grand-Théâtre, qu’il abandonne en 1893, pour prendre, avec M. Albert Carré, la codirect, du Vaudeville et du Gymnase. — I. Q.
25, avenue d’Antin — Paris.
M. POUGAUD (Désiré).
Né le 24 janvier 1866. — A fait ses études pour être ingénieur. Entre au théâtre en 1885. Débute à 1 Ambigu, dans les Mystères de Paris : rôle de Tortillard ; y crée successivement: la Policière, la Fermière, l'Ogre, Roger-la-Honte, le Drapeau, la Porteuse de vain, le Régiment. Passe ensuite au Châtelet pour y créer le Trésor des Radjahs , puis a Cluny où il crée la Marraine de Charley (oc. 1894) et enfin à la Porte- Saint-Martin : le Collier de la Reine (1895).
42, houlevard du Temple — Paris,
M. PRUDHON (Charles).
Boyer
Études au Conservatoire (Élève de Régnier). Débute à la Comédie-Française dans la Métromanie, rôle de Dorante (sept. 1865); joue ensuite le Jeu de l'Amour et du Hasard, Tartuffe, et tout le répertoire. Sa première création a été Bonaparte, du Lion amoureux , a créé depuis des rôles dans plusieurs pièces, notamment dans le Monde où Von s’ennuie. — Sociétaire depuis 1883. — I. Q.
15, rue de Valois — Paris ,
M. RAIMOND (Perrée).
Nadar
Né à Caen (Calvados), le 21 mars 1850. — Un jour au Conservatoire! Débuts au théâlre Montmartre, avec Daubray, Jolly, etc. Menus-Plaisirs, Déjazet, Délassements-Comiques, Palais-Royal, Renaissance, Variétés. Rentré définitivement au Théâtre du Palais-Royal; très nombreuses créations dans ces divers théâtres : Divorçons (1880), le Mari à Babette (1881), le Truc d’Arthur (1882), Ma Camarade (1885), le Train de plaisir (1884), les Noces d’un réserviste (1885), le Bigame (1886), Ma Gouvernante (1887), Coquard et Bicoquet (1888), Paris-Exposition (1890), M. l’Abbé (1991), le Système Ribadier , M. Chasse (1892), le Veglione, le Sous-Préfet de Chât.-Buzard (1893), etc. Médaille de sauvetage.
16, rue Halévy — Paris .
M1!e RATCLIFF (Marthe-Anne).
Boyer.
Née à Paris, le 17 mars 1875. — Second prix de comédie, 1er accessit de tragédie, au Conservatoire (Élève de M. Delaunay). Débute au Gymnase, en septembre 1893, dans une Vengeance. Crée Ma gouvernante, joue Dette de jeunesse. Crée au théâtre des Poètes : Sous un chêne : rôle de Julie. Engagée au Théâtre Michel, de Saint-Pétersbourg pour la saison 1891-95.
3, rue Brochant — Paris.
M. REGNARD (Victor).
Stebbing.
Né à Paris, le 5 mars 1854. — Déb. au Th. de la Tourd’Àuvergne, dans la Consigne est de ronfler (1877) ; joue ensuite aux Men.-Pl. : Mmt Grégoire , le Petit Ludovic ; à l’Athénée: le Cabinet Piper lin, l’ Article 7; à Cluny : Trois femmes pour un mari (création : 579 fois) ; puis crée à Déjazet : les Femmes collantes , la Mariée récalcitrante ; à la Renaissance : Cocard et Bicoquet, Mission délicate , la Femme de Narcisse, le Brillant Achille , En scène , Mesdemoiselles, etc. ; aux Nouveautés : Champignol malgré lui , Mon Prince. Fanoche , l'Hôtel du Libre-Echange, etc. — Q. — Membre du Comité de l’Association des Artistes dramatiques.
10, rue Bochechouart — Paris.
MUe REICHENBERG (Angélique-Charlotte-Suzanne) .
Boyer.
Née à Paris, le 7 sept. 1851. — Filleule de Suz. Brohan. Entre au Conserv. en 1866; Ie' p. coméd. en 1868 (El. de Régnier). Déb. à la Coméd.-Franç. dans les Femmes sav. : rôle d’Agnès (14 déc. 1868). Joue tout le répertoire; a créé les Faux Ménag. (1869), les Ouvriers (1871), les Enfants (1872), Y Ami Fritz (1875), les F ourchambault (1878), le Monde où Von s'en. (1881), les Corbeaux (18821, les Maucroix (1885), Smilis (1881), Denise. Ant. lligaud, ['Héritière (1885), Un Parisien (1886), Franciilon, Vincenelte , la Souris (1887), Pepa (1888), Margot (1890), Mariage blanc , l’Ami de la maison (1891), Jean Darlot (1892), les Romanesques (1891), etc., etc. — Sociétaire depuis 1872. — IQ.— Doyenne des sociétaires de la Comédie-Française.
21, villa Said — Paris.
Mme RÉJANE-POREL (Gabrielle-Charlotte-Réju, dite) .
Reutlinger.
Née à Paris le 6 juin 1857. — 2° prix de comédie au Conservatoire, en 1874 (Elève de Régnier). Débute au Vaudeville dans la Revue des Deux Mondes (25 mars 1875), crée ensuite Mlle Lili, le Premier Tapis , le Verglas , les Dominos roses , le Club , le Mari d'Ida, Odette, etc. Quitte le Vaudev. en 1882 pour entrer aux Variétés où elle crée la Nuit de noces de P. L. M.passe à 1 Ambigu pour créer la Glu (1882). Crée ensuite : au Palais-Royal : Ma Camarade (1883); au Vaudeville : Clara Soleil (1885) ; aux Variétés : les Dem. Clochard
B, Décoré (1888); à 1 Odéon : Germinie Lacerteux ; Shylock (1889) ; au Vaudeville : Marquise (1889) ; arietés : Ma cousine (1890); à l’Odéon : Amoureuse-, au Grand-Théâtre : Lysistrata (1892), y reprend Sapho. Crée au Vaudeville : Mme Sans-Gêne (27 oct. 1895) Maison de poupée (1894). Tournée en Amérique (1895)! 25, avenue d’Antin — Paris.
M. RENAUD (Maurice).
Dupont.
Né à Bordeaux, en juillet 1862. — Un an au Conservatoire de Paris, sans résultat; puis au Conservatoire de Bruxelles (Élève de MM. Dupont et Gévaert). Débute à la Monnaie, de Bruxelles, dans Sigvrd : rôle du prêtre d’Odin (1885). Reste à ce théâtre jusqu’en 1890; y crée : Mait. chant., Vaiss. faut., Sigurd, Salammbô , les Templiers, Manon, Lakmé, le Roi l’a dit, etc., y chante tout le répertoire d’opéra et tout le répertoire d’opéra-comique. Engagé à l’Opéra-Comique (1890-91), crée Benvenuto ; chante Lakmé, Roi d’Ys. Débute à l’Opéra dans l’ Africaine: rôle de Nelusko (juill. 1891); crée Lohengrin , Salammbô , Deïdamie, Gwendoline, Djelma, la Montagne noire-, chante le répertoire des barytons.
9, me Brémontier — Paris.
M. RENEY (Paul).
Daireaux.
Né à Bordeaux, le 1er oc!. 1857. — Deux ans d’étucles au Conserv. de Paris dans la classe de Reynier (1873- 1875). Déb. au Vaudeville dans Une Fille d’Eve (4 sept. 1875), joue ensuite Dora , le Club , la Séparation. Est engagé à la Coméd.-t ranç. ; déb. le 8 av. 1878 dans le Test, de César Girodot, puis le Sphinx. Quitte la Com.- Franç. le 1er janv. 1883 pour entrer à la Porte-St-Mart. avec Sarah Bernhardt; joue Nana-Sahib, la Dame aux Cam., les Danicheff , Théodora, Marion Delorme, etc. En représ, au Châtelet en 1888-89 ; joue Michel Strogoff, Germinal, la Reine Margot, etc. Passe à l’Odéon en 1890; déb. dans le Secret de Gilbert e\ crée la Mer; joue Kean, Fantasio. Eng. au Grand-Théâtre (1892-95), à la Renaissance (1894), et enfin au Th. Michel de Pétersbourg (1894-95).
Au Théâtre-Michel — Saint-Pétersbourg.
M. RENOT (Joseph-Désiré).
Bergamasco.
Né à Paris, le 23 janvier 1833. — Élève de Ballande. Débute au théâtre de Belleville (1869). Passe ensuite à Déjazet (1872), à la Porte- Saint-Martin (1873), au Troisième-Théâtre-Français (1876), aux Nations (1878), au théâtre Michel, de Pétersbourg (1883-1892), à l 'Ambigu (1893). A créé sur ces diverses scènes : Y Amour et l'Argent , Chien d'aveugle , les Nuits du Boulevard, la Grande Iza , Zoé Chien-Chien , les Champairol , Claude fer , le Gentilhomme citoyen, la Nuit de Noël , Gigolette, Valmy , les Chouans, la Belle -Limonadière, les Ruffians, etc. — Dix années de professorat. — Q.
3, villa de l'Avenir — Colombes (Seine).
M. DE RESZKÉ (Edouard)
Benque.
Né à Varsovie en 1856. — Débuts en Italie. Engagé au Th. -Italien (Ventadour) en 1876 : y crée Aida , chante il Trovatore, Rigoletto, etc. ; quitte ce théâtre en 1878 et chante successivement à Londres, Milan, Turin, Gênes, Lisbonne. Revient à Paris et crée au Th.-Italien (Corti): Simon Boccanegra, Hérodiade, Aben-Hamet ; chante le répertoire. Déb. à l’Opéra, dans Faust : rôle de Méphistophèlès (13 avril 1885) ; y crée le Cid, Patrie, chante Don Juan , Roméo et Juliette, etc. Quitte l’Opéra en 1889. A fait, depuis, de nombreuses tournées à l'Étranger.
Ilôlel de l’Athénée, rue Scribe — Paris.
M. DE RESZKÉ (Jean),
Benque.
Né à Varsovie, en 1855. — Déb. à Londres (Drury- Lane) comme baryton, en 1875. Eng. au Th.-Italien (Ventadour) en 1876 ; y chante le répertoire des barytons ; fait ensuite plusieurs tournées à l’étranger et revient à Paris au Th. -Italien (Corti) en 1885 ; déb. dans I Puritani , puis crée le rôle de Jean (ténor) dans Hérodiacle (50 ianv. 1881). Eng. ensuite à l’Opéra; y crée le Cid (1885), la Dame de Montsoreau (1888) ; chante Aida, le Prophète, Y Africaine, Faust , Roméo, etc. Quitte l’Op. en 1889. A fait, depuis, de nombreuses tournées à l’Étranger.
Hôtel de V Athénée, rue Scribe — Paris .
Mrae RICHARD (Alph.-Hélène-Renée).
Benque.
Née à Cherbourg, le 12 mars 1858. — 1er prix de chant, 1er prix d’opéra, au Conservatoire; 1877 (Élève de MM. Roger, Ismaël et Obin). Débute à l’Opéra le 17 octobre 1877 dans la Favorite : rôle de Léonore. Chante la Reine de Chypre, Aida, le Prophète, Sapho, Rigotetto, l’Africaine, Samson, etc. Crée Françoise de Rimini (1882), Henry VIII (1883). Chante Margared du Roi d’Ys, à l’Opéra-Comique (1891).
Professeur de chant. I Q.
63, rue Prony — Paris,
M,le RICHMOND (Suzanne),
Boyer
Née à Paris, en 1868. — Études au Conservatoire (Élève de M. Delaunay). Débute au Vaudeville, dans Gerfaut (1886). Joue V Age ingrat , la comtesse Frédégonde. Passe ensuite à Bruxelles. Saison à Aix-les-Bains. Odéon. Engagée à l’Ambigu; y crée les Ruffians de Paris , les Deux Patries , etc.
56, rue Galilée — Pai'is.
Mm RIQUET-LEMONNIER (Marie).
Daireaux
Née à Paris, le 20 août 1850. — Débute aux Délassements-Comiques en 1870, dans les Contes de Perrault. Crée plus tard, à Déjazet : les Femmes de Paul de Koch , les Femmes qui font des scènes, etc. Passe ensuite aux Variétés, aux Folies-Dramatiques, au Palais-Royal, au Château-d’Eau, à l’Ambigu(jWmo la Maréchale : création), au Gymnase (la Duchesse de Montélimar : création). Engagée au Th. du Château-d’Eau.
48, rue de Malte — Paris.
Mme RITTER-CIAMPI (Cécile).
Boyer.
Née à Paris, en 1860. — Élève de Mmes Carvalho, Carlotta Patti et de M. Th. Ritter (chant); Regnier et M“° Reichenberg (déclamation), Ponchard (opéra-comique). Débute au Théâtre-Lyrique (novembre 1876) dans Paul et Virginie : rôle de Virginie (création). Engagée successivement à l’Opera-Comique ; à Milan, Bologne, Lisbonne, Barcelone, Marseille, Bordeaux, Liège, Païenne, etc. Chante Hamlet , Mignon , Carmen , V Étoile du Nord , Lohengrin , Fra Diavolo, etc.
Professeur de chant. Cantatrice de la Cour Royale de Portugal.
66, rue de Rome — Paris.
Mn° ROLAND (Yves-Mathilde).
Camus.
Née à Paris. — Déb. au Gymnase dans Belle-Maman (15 mars 1888). Passe ensuite à la Porte-St-Martin, puis à l’Odéon ou elle joue le classique et crée des rôles dans Amoureuse , la Mer, les Vieux Amis, etc. Est engagée après au Grand-Théâtre, crée Lysistrata ; et enfin à la Renaissance, crée Gismo?ida, etc.
66, mie Basse-cl u-Rempart — Paris.
M. ROMAIN (Romain X, dit).
Camus.
Né à Paris, le 16 janv. 1858. — Pas d’études : déb. il l’Ambigu, dans un petit rôle de la Berline des émigrés (1876). Passe ensuite à Cluny et revient à l’Ambigu où il rempl. Delessart dans Lantier, de l’Assommoir, puis à la Gaité, où il joue la Clos, des Genêts , la Belle Gab., Léonard , la Tour de Nesle; crée Quat.-v. -treize, etc. Entre au Gym.; rep. ou crée : la Camaraderie, les Mères repenties, la Comt. Sarah , le Mait. de forges. Serge Panine , le Bonh. conjugal , les Femmes nerv., M. Alphonse , etc. Chante ensuite le rôle d’Ange Piton, dans la Fille de Mmo Ang., à l’Eden. Passe au Vaud.; Crée les Ménag. paris, aux Nouveautés; les Voyages dans Paris, à' la Porte-St-M.; Gigolette, à l’Ambigu; enfin reprend M. Alphonse, à l'Odéon (déc. 1894). Actuell. sans engag.
A Brunoij ( S.-et-O .) et château de Rocquancourt (Calvados).
M. SAINT-GERMAIN (Victor-Arthur Gilles de).
Eenqne.
Né à Paris, le 12 janvier 1855. — lor prix de comédie au Conservatoire en 1855 (Cl. Provost). Débute à l’Odéon dans le Jeu de L’Amour (sept. 1855). Débute à la Comédie-Française, dans le Dépit (juil. 1854). Crée : les Ennemis de la maison , Gâteau des reines , Joconde, Marton et Frontin , les Jeunes Gens, etc. Joue le répertoire. Quitte la Comédie-Française en 1859, pour entrer au Vaudeville où il reste jusqu’en 1876, après y avoir créé plus de cent rôles; notamment dans : les Honnêtes Femmes , Marâtre, Petites Mains, Petits Oiseaux, etc. Entre au Gymnase en 1876; y crée : Bébé, Founou, Jonathan, Y Age ingrat , etc. Passe à la Comédie-Parisienne en 1882, pour créer Une Perle ; rentre au Gymnase et crée le Roman Parisien, M. le Ministre, le Maître de forges, etc. Crée ensuite : Une Mission délicate, à la Renaissance; Martyre, a 1 Ambigu; Tailleur pour dames, Pépère, à la Renaissance, etc., etc. En résumé plus de 500 créations. Engagé au Palais- Royal — Q. Vice-Prés, de l’Assoc. des artistes dram. Présid. du Caveau. 18, rue Fortuny — Pans.
M. SALÉZA (Albert).
Messy.
Né à Bruges (Basses-Pyrénées), le 18 octobre 1867. — 1er prix de chant et 2e prix d’opéra, en 1888, au Conservatoire (Élève de MM. Bax et Obin). Débute le 19 septembre 1888 à l’Opéra-Comique dans le Roi d’Ys : rôle de Mylio. Engagé à l’Opéra le lor janvier 1892. Crée Salammbô , Djelma, Othello ; chante le Ciel, la Walkyrie, Sigurd, Roméo, etc. Fait deux saisons à Nice où il crée la Prise de Troie et Richard III. — Q.
111, avenue Malalioff — Paris.
Mlle SAMÉ (Françoise-Marie).
Nadar.
Née à Paris, le 21 av. 1868. — 1er prix d’op.-com. au Conservatoire (1887). Débute à l’Opéra-Comique, dans le Caïd: rôle de Virginie (28 nov. 1887); chante ensuite Mignon, YOmbre. Quitte l’Opéra-Cornique et passe au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles ; y chante : le Caïd, Mignon, Carmen, Manon, le Roi d’Ys, etc. Revient à Paris au théâtre de la Gaîté, pour créer la Fée aux Chèvres (18 déc. 1890). Chante Méphisto du Petit Faust , à la Porte-Saint-Martin (1891), crée le Cadeau de Noces, aux Bouffes-Parisiens (1893) : Cliquette aux Folies-Dramatiques (1893).
3, rue Laffitte — Paris.
M"e SANDERSON (Sybil)
Reutlingcr.
iNée àSan-Francisco. — Études musicales à Paris avec MM. Sbriglia, Gounod, Massenet et M'n8 Marchesi. — Débute à l’Opéra-Comique dans Esclarmonde (création : 15 mai 1889); chante ensuite Manon ; crée Phryné (1893;. Crée, à l’Opéra: Thaïs (1891), chante Roméo et Juliette. Entre temps a fait de nombreuses saisons et tournées à l’étranger.
46, avenue Malakoff — Paris.
Mmc SASSE (Marie).
Pierre Petit.
Née à Gand (Belgique). — Premières études au Conservatoire de Gand; élève de Gevaert; ensuite de Mme Ugalde et de Meyerbeer. Débute à l’Opéra, dans Robert le Diable : rôle d’Alice. Joue tout le grand répertoire : les Huguenots , Guillaume Tell , la Juive, Freyschulz, etc. ; crée Tannhauser (15 mars 1861), Y Africaine (28 avril 1865), Don Carlos (11 mars 1867). Retirée du théâtre. Professeur de chant. — C>.
4, rue Nouvelle — Paris.
M'le SAULIER (Jeanne).
Reutlinger
Née à Bordeaux, en 1870. — 1er prix de piano au Conservatoire de Bordeaux (1885). Elève de Mm“ Rosine Laborde pour le chant. Débute au Th. des Galeries- St-Hubert, de Bruxelles, dans la Jolie Parfumeuse : rôle de Clorinde (1889). Passe aux Variétés en mars 1891; est très remarquée dans deux revues : Paris Port de mer (1891) et les Variétés de Vannée (1892; . Engagée ensuite à la Renaissance; reprend la Jolie Parfumeuse , le Mariage aux lanternes ; crée un rôle dans le Brillant Achille. Crée un rôle dans Miss Robinson, aux Folies-Dramatiques (déc. 1892).
168, boulevard Haussmann. — Paris.
Mme SAVILLE (Frances).
W. I). Dovvney.
Née à San-Francisco (Amérique). — Elève de Mm“ Mar chesi. Débute au Th. de la Monnaie, de Bruxelles, dans Roméo et Juliette : rôle de Juliette (7 sept. 1892). Donne ensuite des représentations à Pétersbourg, Moscou, Berlin, Monte-Carlo, Varsovie ; et des concerts à Londres, Liverpool, Manchester, Birmingham, Glascow. Engagée au Théâtre de POpéra-Comique : débute dans Paul et Virginie-, rôle de Virginie (décembre 1894).
Au Th. de V Opéra-Comique — Paris.
M,ne SCRIWANECK (Augustine-Célestine).
Nadar.
Née à Rouen, le 23 juin 1823. — Elève de sa mère. Débute à Rouen dans Joseph : rôle de Benjamine. Vient à Paris, en 1843. Déb. aux Fol.-Dram. dans la Rosière des Champs-Elysées. Passe ensuite à Beaumarchais : Rosière et nourrice, Soleil de ma Bretagne ; puis au Palais-Royal en 1845 : les Beig. à la Cour , Y Amant de cœur , Y Escadron volant, etc. Commence à jouer les rôles de Déjazet avec le Vicomte de Letorière, le Code des femmes , Y Enfant du Carnaval , un Roman de pension, Gentil Bernard , Judith et Holopherne . Y Eté de la Saint-Martin, le Chevalier muscadin. Embrassonsnous Folleville , etc. Engagée en 1849 aux Variétés, puis au Palais-Royal, au Châtelet, aux Fol.-Dram. Très nombreuses créations. Professeur de déclamation.
4fi, rue Richer — Paris.
Mrae SEGOND-WEBER (Eugénie-Caroline).
Reutlinger.
Née à Paris, le 6 février 18G7. — 1er prix de tragédie au Conserv. en 1885 (Elève de M. Got). Débute à l’Odéon, dans les Jacobites : rôle de Marie (création: 21 nov. 1885) ; joue ensuite Andromaque, Michel Pauper ; crée le Songe d’une nuit d’été. Passe à la Comédie-Française ; déb. dans Hernani : rôle de dona Sol (31 août 1887), joue Andromaque , etc. Retourne à l’Odéon pour créer Caligula. Organise ensuite une tournée classique en France, puis vient à la Porte-St-Martin jouer dans les Beaux Messieurs de Bois-Doré. Crée la Jeanne d'Arc de M. Fabre, au Châtelet (27 janvier 1891).
40, rue du Luxembourg — Paris.
M. SELLIER (Henry- Alfred) .
Benque.
Né à Châtel-Censoir (Yonne) le 26 mars 1849. — Rentre au Conserv, après en être sorti line première fois sans récompense, et obtient en 1877, le 1" prix de chant et le 26 prix d’opéra. Débute à l’Opéra dans Guillaume Tell : rôle d’Arnold (11 mars 1878) ; chante ensuite Polyeucte , la Muette , les Huguenots , la Juive , Faust, etc. Crée : Aida, le Tribut de Zamora, Françoise de Rimini, Henri VIII, Sigurd. Quitte l’Opéra en 1887. Crée Salammbô au Th. de la Monnaie (1890) et revient à l’Opéra, en représentations (1891). — Médaille de sauvetage.
16, rue de la Paix — Paris.
M. SILVAIN (Eugène-Charles-Joseph).
Boyer.
Né à Bourg (Ain), le 17 janvier 1851. — 2e prix de tragédie au Conserv. , en 1876 (Élève de Regnier). Débute chez Ballande en sortant du Conservatoire. Passe à la Coméd.-Franç.; y déb. le 7 mai 1878, dans Phèdre: rôle de Thésée ; joue tout le répertoire classique ; a créé des rôles dans Daniel Rochat, Garin (1880), les Maucroix, Une Matinée de contrat (1883), la Bûcheronne (1889), Grisélidis (1891), Par le glaive (1892), la Femme de Tabarin (1894), etc. A repris Œdipe-Roi, Antigone, etc. Sociétaire depuis 1883. — I Q. — Professeur au Conservatoire.
22, avenue La Lauzière — Asnières (Seine).
Mœo SIMON-GIRARD (Juliette- Joséphine).
Née à Paris, en 1860. — 1er acc. de com. au Conserv. en 1876 (cl. de Régnier). Déb. aux Fol.-Dram. dans la Foire Saint-Laurent : rôle de Garlinette (création: 10 fév. 1877) ; crée ensuite : les Cloches de Corneville (19 av. 1877), Madame Favart (1878), la Fille du Tambour-major (1879), le Beau Nicolas (1880), les Poupées de l’Infante (1881), Fanfan la Tulipe (1882), la Princesse des Canaries (1885) ; reprend Jeanne, Jeannette . (1881). Passe aux Nouveautés en janv. 1885 ; y crée la Vie mondaine. Rentre aux Fol.-Dram. pour remplacer Mlle Ugalde dans les Petits Mousquetaires ; crée ensuite la Fauvette du Temple (17 nov. 1885). Joue la Chatte Blanche , au Châtelet en 1887, puis passe une année en Relgique. Rentre à la Gaité en 1888 ; y reprend le Grand Moqol, la Fille du Tambour-major : crée le Voyage de Suzetle (1890). Passe à la Renaissance; y crée Mlle Asmodée (1891), la Femme de Narcisse (1892) ; reprend la Jolie Parfumeuse (1892). Retourne aux Fol.- Dram. pour créer Miss Robinson 11892). Engagée aux Rouffes depuis 1895: y a créé: Mlle Carabin, les Forains, Toledad , la Duch. de Ferrare, etc.
Au Th. des Bouffes-Pai'isiens — Paiis.
M. SIMON-MAX (Nicolas-Marie).
Reutlinger.
Né à Reiras (Marne), en oct. 1855. — Études musicales à Reims. Déb. aux Folies-Dramatiques le 9 sept. 1875 clans Anatole de Quillembois ; y crée les Cloches de Corneville , la Fille du Tamb.-maj., Mme Favart, la Princ. des Canaries , le Beau Nicolas, Fanfau la Tulipe, la Fauvette du Temple , etc., reprend la Fille de M,a • Angot , Jeanne, Jeannette , etc. Passe ensuite au Châtelet, à la Gaité, aux Bouffes-Parisiens, à la Renaissance; crée dans ces divers théâtres : Mlle Asmodée, la Femme de Narcisse , le Voyage de Suzette ; reprend la Jolie Parfumeuse , le Grand Mogol , etc., etc. — Directeur-fondateur de la Prévoyance théâtrale. Chansonnier.
10, rue de Montholon — Paris.
MUe SIMONNET (Cécile-Virginie).
Benque.
Née à Lille, le 4 mars 1865. — Entre au Conservatoire en 1882 après avoir obtenu à Lille le brevet sup. et le 1er prix de chant. Sortie en 1884 avec 1er prix de chant et 1er prix d’opéra-comique (Élève de M. Bax). Débute à Monte-Carlo en janvier 1885 avec Pasdeloup. Débute à l’Opéra-Comique le 10 sept. 1885, dans le rôle de Lakmé, après le départ de M110 Yan Zandt. Crée le Mari d’un jour, le Signal (1886) ; Proserpine (1887), le Roi d’Ys (1888), Dante (1890), le Rêve (1891). Joue tous les principaux rôles du répertoire : Mignon , Mireille , Préaux-Clercs. , Traviata , Flûte ench., Philémon , etc. Chantait Mignon , le soir de l’incendie. Représentations à Nice, Aix-les-Bains, Londres (Covent-Garden). Engagée au théâtre de la Monnaie de Bruxelles, pour 1894-95.
1, rue d’ Hauteville — Paris.
10, place de Louvain — Rruxelles.
M“c SISOS (Catherine-Raphaële).
Benque.
Née à Paris, le 15 août 1860. — 1er prix de coraéd. au Conserv. en 1878 (Elève de MM. Pressant et Got). Déb. à l’Odéon dans la Fontaine des Beni-Menad (création), et dans Agathe, des Folies amoureuses (21 sept. 1878). Reprend le Voy. de M. Berrichon , la Fausse Agnès (1879), la Belle Affaire, les Enf. d’Edouard (1881), Y Honneur et V Argent { 1882); crée Voltaire chez Houdon (1880), Jack, le Kiephte.YInst. Sainte-Catherine { 1881). Joue à St-Pétersbourg (1882-83). Reprend, au Vaudev., le Plus heur, des trois ; crée Y Amour (1881), Clara - Soleil (1885). Rentre à l’Odéon; crée Huma Rôtîmes tan, Beauc. de bruit pour rien (1887), Y Aveu (1888), Révoltée (1889) ; rep. Fanny Lear, Y Artésienne (1889). Passe au Gymnase ; crée YObstacle (1890), Musotte (1891), le Monde où Von flirte, la Menteuse, Ch. Üemailly (1892), les Amants légitimes (1893); rep. Huma Roumestan (1891), le Maître de Forges (1892). Inaugure la Comédie- Parisienne (50 déc. 1893); dit le Prologue et joue la Veuve. Joue à Marseille (sep. -déc. 1894). Crée M. le Directeur, au Vaudeville (1895).
5, rue de Douai — Paris.
MUe SOREL (Cécile).
Née à Paris, le 7 septembre 1872. — Prend des leçons de M. Delaunay. — Débute à l’Éden-Théàtre dans la reprise d’Orphée aux Enfers (1889); passe ensuite aux Variétés, puis au Vaudeville : crée des rôles dans Flipote, les Draines sacrés, Madame Sans-Gêne (la reine de Naples), etc.
48bi% boulevard Haussmann — Paris.
M. S0ULACR0IX (Gabriel- Valentin).
Benque.
. -Né à Furael (Lot-et-Garonne), le 11 déc. 1855. — Etudes au Conserv. de Toulouse (4 premiers prix), puis au Conserv. de Paris, 2es p. de chant et d’op.-com. (1878). Déb. à la Monnaie de Bruxelles, dans Mireille (5 sept. 1878), y chante tout le répert. ; y crée le Timbre (V argent , Joli Gilles , Jean de Nivelle , les Maîtres chanteurs, etc., etc. ; quitte la Monnaie et déb. à l’Op.-Com. dans les Drag. de Villars : rôle de Bellamy (25 sep. 1885); chante tout le répert. ; a créé des rôles dans Plutus, Egmont (1886), 1 ’Escad. volant de la reine (1888), la Basoche (1890), les Folies amour. (1891), Falslaff (1894), etc. — Quitte l’Op.-Com. etrep. Rip à la Gaîté (1894). — I. Q — Of'fic. du Nicham. — Méd. de sauvetage.
20, rue Vintimille — Paris.
Mlle SUBRA (Julia).
Née à Paris, en 1866. — Élève de Mme Mérante. Débute à l’Opéra, dans Hcimlel (fête du Printemps) 1882. Danse Coppelia , le Fandango, les Deux Pigeons , le Cid, Françoise de Rimini; crée Henri VIII. Patrie, [Sapho, la Dame de Montsoreau, Namouna, les Jumeaux de Bergame, la MaladeLla , etc.
49, avenue d’Antin — Paris.
Mlle SUGER (Louise Schachinger, dite).
Stebbing.
JNée à Neuilly (Seine), le 27 avril 1869. — 1er accessit de comédie au Conservatoire en 1892 (Élève de M. Maubant). — Déb. au Grand-Théâtre dans Lysistrcita (1892), joue Athalie (1895); passe ensuite au Vaudeville; y crée un rôle dans Madame Sans-Gêne (1895); puis au Gymnase; rep. le Chapeau d'un horloger (déc. 1894), joue dans Maison de powpée , au Vaudeville (1895), etc.
Au Théâtre du Gymnase — Pans.
M,lc SULLY (Mariette).
Nadar.
Née en Belgique, en décemb. 1874. — Fait d’abord ses études pour l’obtention du brevet supérieur, puis aborde le théâtre. Débute au Casino de Nice dans l’emploi des secondes chanteuses, passe ensuite à Monte- Carlo puis à Bucarest où elle joue Irma, du Grand Mogol. Engagée aux Bouffes-Parisiens, déb. dans les Forains (création : 1894), crée ensuite le Bonhomme de Neige, au même théâtre; puis chante Miss Helyetl, aux Menus-Plaisirs. Est enfin engagée à la Gaité, on elle reprend le rôle de Kate dans Bip.
Au Théâtre de la Gaité — Paris.
Mlle SYLVIAC (Marie-Thérèse).
Camus.
Née à Bordeaux, le 50 juill. 1865. — 1er accessit de comédie au Conservatoire, en 1887. Joue poursesdébuts plusieurs pièces, au Théâtre-Libre. Reprend l’Assommoir, aux Menus-Plaisirs (1892) ; crée au Palais-Royal un rôle dans les Maris d'une divorcée (1892); à l’Ambigu, un rôle dans Gi galette (1895) et un rôle dans les Chouans (1894).
46, rue La Bruyère
Paris.
Mllc SYMA (Rose).
Née à Lyon, le 31 mai 1870. — 2° prix de comédie au Conservatoire, en 1890 (Élève de M. Worms). Débuts à l’Odéon dans le Philosophe sans le savoir et dans V Artésienne : rôle de l’Innocent (1890). Joue Y Honneur et l'argent , les Femmes savantes , Tartuffe , le Malade, la Vie de Bohême, le Barbier de Séville, le Fils naturel , Britannicus , l’Héritage de M. Plumet, etc. etc. Crée Mariage d’hier, le Ruban, les Deux Noblesses, Célimène aux enfers , etc.
92, rue de Clérg — Paris.
M. TAFFANEL (Claude-Paul).
Pierre Petit.
Né à Bordeaux, le 16 sipt. 18U. — 1ers prix de flûte, d’harmonie, de fugue et de contrepoint, au Conservatoire de Paris (Élève de Dorus et Reber). Flûtiste solo de l’Opéra et de la Société des concerts du Conservatoire, en 1871. Fondateur de la Sté de musique de chambre pour instr. h vent, en 1879. Chef d’orchestre de l’Opéra en 1890. Élu chef d’orchestre delà Société des concerts du Conservatoire, en 1892. Professeur de flûte, au Conservatoire, en 1893. — f- 1 fl-
8, avenue Gourgaud — Paris.
M. TAILLADE (Paul-Félix-Joseph).
Né à Paris, en 1826. — Études au Conserv., en sort en 1817 et déb. à la Comédie-Franç. Passe ensuite à la Gaité (48), Cirque (50), Ambigu (52), Cirque (56), Gaité (58), Ambigu (59), Porte-Saint - Martin (59), Odéon (63), Ambigu (64), Odéon (67), Châtelet (69), Odéon (69), Porte-Saint -Martin (70), Ballande (70), Glunv (71), Ch. -d’Eau (72), Odéon (73), Porte-Saint-Martin (73), Châtelet (75), Porte-Saint-Martin (76), Gaité (81), Porte-Saint-Martin (82), Odéon (83), Ambigu (83), Nations (85), etc. A fait de nomb. créations et rep. quantité de pièces du vieux répertoire : Mahomet, Marceau, Bonaparte , Reine Margot, Marie Stuart, Ch. du Mont Saint-Bernard , Tour ile Nesle, Louis XI, Richard III, Macbeth, Rocambole , Roi Lear, Brame de la rue de la Paix, Luc.-Borgia. Mich.-Pauper , Erynnies, Marie T ad or , Deux-Orph., Quatre-Vingt-Treize, Cromwel, Vingt Ans après , Exilés , Othello, Caligula , l’As de Trèfle, etc. Crée Tibère à Caprée (Porte-Saint-M. 1894), Pour le Drapeau (Ambigu, 1895). Auteur de plusieurs drames. Au théâtre de T Ambigu — Paris.
M. TARRIDE (Abel- Anatole).
Stebbing.
Né à Niort, le 18 avril 1865. — 2° prix de comédie au Conservatoire, en 1889 (Élève de M. Delaunay). Débute au Vaudeville, le 22 novembre 1889 dans les Respectables : rôle de Fontaine ; joue la Comtesse Romani. Tête de Linotte , etc. Passe aux Nouveautés; crée la Demoiselle du Téléphone , le Petit Savoyard , la Vertu de Lolotte, Nini Fauvette , la Bonne de chez Durai, Fanoche, Champignol, Son secrétaire , Mon prince , les Grimaces de Paris, etc. A créé de nombreuses pantomimes; à Londres : la Statue du commandeur . Engagé aux Nouveautés. Prêté aux Folies-Dramatiques pour créer la Perle du Cantal (mars 1895).