‹ Nos artistesChapitre 9 sur 38 · M. COQUELIN CADET · texte numérisé non relu

M. COQUELIN CADET

(Alexandre Honoré-Ernest).

Otto.

Né à Boulogne-sur-Mer, le 16 mars 1818. — Entre au Conservatoire en 1864 : 1er prix de comédie en 1867 (Elève de Régnier). Débute à l’Odéon, dans Y Anglais ou le fou raisonnable (1867). Débute à la Comédie-Française dans les Plaideurs : rôle de Petit-Jean (6 juin 1868); joue tout l’ancien répertoire; démissionne en 1 87 ô - Débute aux Variétés (août 1875) joue la Guigne , Dada , le Bourreau des crânes, les Trois épiciers, le Chapeau de paille d'Italie. Rentre à la Comédie-Française (Juin 1876), joue tout le répertoire, nombreuses créations : les Corbeaux, le Député de Bombignac, Denise, lin Parisien, Chamillac, M. Scapin, Francillori, Margot, Grisélidis, Vers la joie, les Petites marques, etc, etc. Sociétaire depuis le 1er janvier 1879. — ^ — Ol'ficier du tNicham.

6, rue du Bel-Respiro — Paris.

M. COQUELIN (Jean).

Boyer.

Né à Paris. — Élève de son père, M. Coquelin aine Déb. à la Comédie-Française dans le Dépit amoureux : rôle de Gros -René (20 nov. 1890); crée un rôle dans Thermidor et dans la Mégère apprivoisée ; joue le Malade imaginaire , les Fourb. de Scapin. Quitte la Comédie-Française en même lemps que son père et fait une tournée à l'étranger. Eng. à la Renaissance déb. en nov. 1894.

6, rue de Presbourg — Paris.

M. CORNAGLIA (Ernest).

Radar.

Né à Paris, le 20 juillet 1854. Débuts au Théâtre Saint- Marcel (1856). Belleville (1857). Tournées en province (1857-69). Vaudeville (1869-75) ; crée : Un mari qui voisine, Y Artésienne. Engagé à l’Odéon depuis 1880. Joue le répertoire; a créé : le Bel Armand , la Maison des deux Barbeaux , etc, etc.

50, rue des Batignolleê — Paris.

M. COSSIRA (Émile).

B en que.

Né à Orthez (Basses-Pyrénées) en 1857. — Élève de M. Sarrau (Bordeaux). — Débute à l’Opéra-Comique dans Richard Cœur de Lion (1883). Ensuite à Gand, Anvers, Bruxelles, Lyon, Paris (Opéra : crée Ascanio), Nouvelle- Orléans, Nice, Londres. St-Pétersbourg et enfin Bruxelles (Monnaie crée : Tristan et Yseult). — Q,

Villa Tristan. — Mont-Dore ( Puy-de-Dôme ).

M. COURTÈS

Rover.

Après avoir joué sur plusieurs petites scènes, se fait remarquer à l’Ambigu par plusieurs créations, notamment V Assommoir, Nana , Pot-Bouille , le Roi de V Argent, Martyre. Crée Germinal au Châtelet (1888). Passe ensuite au Vaudeville ; crée Marquise , reprend la Comtesse Romani ; crée l 'Enfant Prodigue aux Bouffes- Parisiens (21 juin 1890).

6, faubourg Saint-Mar lin — Parts.

M. CROSTI (Eugène).

i\:é à Paris, le 21 oct. 1833. — Premières études musicales à Milan (1852-1854), puis au Conservatoire de Paris (classe de Battaille), 1er prix en 1857. — Débute à l’Opéra-Comique dans le rôle de Joconde (28 oct. 1857) : chante le Maitre de Chapelle , Jean cle Paris, Quentin- Durward. l 'Épreuve villageoise, la Fête au Village , le Nouveau Seigneur et tous les rôles de Martin; reprend le Songe d’une nuit d'été ; crée la Déesse et le Berger , Salvator Rosa, Fior d’Aliza, le Capitaine Henriot, etc. Quitte l’Opéra-Comique en 1868, pour une tournée italienne en Angleterre, puis abandonne définitivement le théâtre. — Professeur de chant au Conservatoire, depuis 1876. — I. Q.

153, avenue Malakoff — Paris.

M,nc CROSNIER (Irma, veuve Gautier).

Reutlinger.

Née à Paris, le 28 avril 1820. Élève deSamson. Débute à la Comédie-Française le 21 mai 1840, dans le rôle de Pernelle de Tartuffe. Voyages avec Rachel (rôles de confidentes) province et étranger. Interruption de quatre ans; rentrée à Belleville, matinées Ballande. Londres, Toulouse premiers rôles. A l’Odéon depuis le 1er Septembre 1873 ; nombreuses créations. Interruptioon pour les représentations de Y Enfant prodigue , aux Bouffes-Parisiens (1888) et de Ma Cousine, aux Variétés (1890). — Q.

7, rue d’Assas — Paris.

M. DAILLY (Joseph-François).

Beaque.

Né à Paris, le 3 août 1839. — Déb. au Th.-Molière (6 lev. 1860). Passe ensuite à Déjazet (1861-71), au Château-d’Eau (1871-74), à Lyon (1874), à la Renaissance (1874) ; y crée la Petite Mariée-, aux Variétés et aux Menus-Plaisirs (1877), à la Gaîté (1878). Eut. à l 'Ambigu le 1er décembre 1878: crée Y Assommoir, Nana , etc. Eng. au Châtelet en 1880; crée Michel Strogoff, les Av. de M. de Crac-, rep. Y Assommoir, etc. Eng. au Palais- Royal, en 1887; crée Durand et Durand ; ensuite à la Porte-St-Martin (1889) ; joue Ro bert Macaire. Rent.au Palais-Royal (1890); crée les Boulinard. Retourne à la Porte-St-Martin. (1891); crée les Voy. dans Paris, joue dans les div. reprises. Joue Y Héritage de M. Plumet, à l’Odéon (1893). Eng. au Gymnase (1894), rep. Nos Bons Villageois, etc. Joue Don Quichotte , au Châtelet (1895).

Au théâtre du Châtelet — Paris.

MIIe DAMAURY (Simone).

Stebbing.

Née à Angoulème, le 6 oct. 1874.. — Elève de AI. Silva in , au Conserv., et leçons de AI. Alounet-Sully. — Débute au Théâtre Alontparnasse, dans Ruy-Blas : rôle de la Reine. Engagée au Gymnase (octobre 1892), y joue Un drame parisien , Charles Demailly , etc. Quitte le Gymnase pour l'aire une tournée en France avec Famille, le Flibustier , Monsieur chasse, etc. Est engagée ensuite aux Variétés de Alarseille, puis au Th. du Château-d’Eau à Paris où elle crée Jacques l’IIonneur. Eng. au Th. de la Renaissance depuis oct. 1894.

32, rue de Maubeuqe — Paris.

M. DANBÉ (Jules).

Nadar.

Né à Caen (Calvados), le 16 novembre 1840. — Élève de Girard et de Savard. Quatre fois lauréat. Crée les « Concerts Danbé », au Grapd-tlôtel (1871). Premier chef d’orchestre au Th.-Lyrique (Gaîté) ; monte Dimitri , Paul et Virginie , le Timbre d’ Argent, etc, etc. Nommé premier chefd’orch. de l’Opéra-Comique, par décision minist. du 2 juin 1877; prend possession du pupitre le 1er septembre de la même année A monté tous les ouvrages donnés à l’Opéra-Comique depuis cette époque. - ■^î. I <.>,011. duNicham, Chev. de la couronne d’Italie, etc.

39, rue de la Victoire — Paris.

L’été, à Argelès-Gazosl.

M e DARCOURT (Juliette).

\adar.

Née à Paris. Etudie la danse de Page de 7 ans à son mariage. Débute au café-concert. Déb. aux Nouveautés dans Coco (12 juin 1878). Eng. ensuite à St-Pétersbourg. Rentre aux Nouveautés (nov. 1881) ; crée le Jour et la Nuit, le Droit d’ainesse, Y0i.se au bleu, le Château de Tire-Larigot. Quitte les Nouveautés ; déb. aux Folies- Pramatiques (6 oct. 1887) dans Surcouf ; création. Rentre aux Nouveautés en 1888 ; crée la Vénus d’Arles, Ménages parisiens. Retourne aux Folies-Dram. ; crée Juanita (4 avril 1891). Crée le Chat du Diable, au Châtelet (1893).

9, rue Laffitte — Paris.

M"c DARLAUD (Jeanne).

lit utlinger

-Née à Paris, le 25 janv. 1865. 2° acc. de comédie au Oonserv. en 1883 (Elève de M. Delaunay). Déb. au Gym. dans le Maître de Forges rôle de Suzanne (création, 15 déc. 1883). Crée ensuite des rôles dans : la Ronde du Commissaire (1884), le Prince Zilah , la Doctoresse , S apho (1885), le Bonheur conjugal (1886), la Comtesse Sur ah , Y Abbé Constantin (1887), Belle-Maman, la Lutte pour la vie (1889), Paris fin de siècle, YObstacle (1890 ), Musolte (1891), le Monde où l'on flirte , le Bon Docteur, un Drame parisien (1892), Y Homme à l’oreille cassée (1893), Dette de jeunesse , Famille , Pension de famille, etc. (1894). A joué dans les reprises : le Roman d’un jeune homme pauvre (1885), le Panache (1886), le Gentilhomme pauvre (1887), les Danicheff ( 1888), le Fils de Coralie (1892), la Servante (1895), etc.

41 bis, rue de Chazelles — Paris.

M. DARMONT (Albert).

Né à Champigny-la-Bataille, le lc0 mai 1865. — 1er ace. de tragédie, au Conservatoire, en 1886 (Élève de Wornis). Débute à la Porte-Saint-Martin, dans les Beaux messieurs de Bois-Doré ; crée ensuite Balsamo, aux BoutTes-du- Nord,puis la Grande Manière, à la Porte-St-Martin. Grande tournée en Amérique et en Australie, avec Sarah-Bernbardt. Eng. à la Renaissance, débute dans Phèdre (1891); rep. Y Infidèle-, crée Magda. etc.

Au théâtre de la Renaissance — Paris.

Mlle DARTOY (Marie-Marcelle).

l’eaque.

Née à la Nouvelle-Orléans, le 6 février 1869. — Élève de MM. Bax et Boisjolin. — Débuts à Bordeaux en 1877, comme première chanteuse légère. Engagée à l’Opéra depuis 1888, comme dugazon,a chanté tous les rôles de l’emploi : Siebel, Urbain. — Q.

15, rue Clément-Marol — Paris.

M" DECROZA (Francine Labanque, dite).

Keullinger.

Née à Marseille, en 1868. — Élève d’ismael et de M"“ Revello. Débute aux Nouveautés, dans Adam et Eve (1887). Ensuite Folies-Dramatiques : Revue (1888) ; Menus- Plaisirs : le Fétiche (1890); à Bruxelles (1890); Renaissance : la Famille Vénus (1891); Pétersbourg : tout le répertoire des grandes opérettes (1892-95), etc

51, rua Ampère

Paris.

M. DEHELLY (Émile).

Nadar.

Né à Fresnoy-le-Grand (Aisne), le 7 août 1871. — ■ 1er prix de comédie, à l’unanimité, au Conservatoire, en 1888 (Élève de M. Delaunay). Début à la Comédie-Française dans Y École des Femmes : rôle d’Horace (6 décembre 1890); joue le répertoire; crée des rôles dans Sapho, Rosalinde, le Bandeau de Psyché, Vers la joie, etc.

à la Comédie-Française — Pans

M. DELAQXJERRIÈRE (Louis-Achille) ,

Reullinger.

Né aux Loges (Seine-Infre),‘ le 2i fév. 1858. — Bach, ès lettres. Refusé au Conservatoire. Élève de M“c de Miramont Tréogate (qu’il a épousée). Débute à l’Opéra- Comique, dans le Chalet (1881); puis trois ans à la Monnaie de Bruxelles, comme ténor léger; crée: Méphislofélès, les Maîtres Chanteurs. Ensuite à Genève; une saison. Rentre à l’Opéra-Comique, dans le Barbier : rôle d’Almaviva (1886) ; chante Mignon , la Dame Blanche, la Traviata , Fra Diavolo , Carmen , l 'Ombre, le Postillon, etc.; Crée le Roi malgré lui. Quitte l’Opéra-Comique pour créer Mmv Chrysanthème, au Th. -Lyrique. Rentre à l’Opéra-Comique. — Auteur de plusieurs mélodies appréciées. — Q.

18, rue Notre-Dame-cle-Lorelte — Paris.

M. DELAUNAY (Louis-Arsène).

Pénabert.

Né à Paris, le 21 mars 1826. - lor Acc. de comédie au Conservatoire (1815, élève de Provost). J)éb. à l’Odéon le 2G nov. 1846 dans Tartuffe : rôle de Damis. Déb. à la Comédie-Française le 25 avril 1848 dans V École des Maris (Valère) le Menteur (Dorante), l 'École des femmes (Horace), etc. Reçu sociétaire le 50 mai 1850. Rôles: Fortunio, Cœlio, Valentin, Perdican. Fantasio (de Musset) tout le répert. de Molière et une grande partie du rép. d’Augier. Hernani , etc. Nombreuses créations : Maître Guérin (1864), le Lion amoureux (1866), le Fils (1867), Paul Forestier , Une Nuit d’Oclobre (1868), les Faux Ménages (1869), J. de Thommeray (1873), le Sphinx (1877) . Y Etincelle (1879), Daniel Rachat (1880), le Monde où Von s'ennuie (1881 ),Mlledu Yigean (1885), Une Rupture (1885).— Retraité depuis 1886; Prof au Conservatoire depuis 1877. — I <>. Off. de l’Etoile de Roumanie.

55, rue des Missionnaires, à Versailles (Seine-et-Oise).

M. DELMAS (Jean-François).

Bcnque,

Né à Lyon, le 14 avril 1861. — 1er* prix de chant et d’opéra, au Conservatoire (1886). Débute à l’Opéra dans les Huguenots : rôle de Saint-Bris (22 sept. 1886); chante Freyschütz , Faust , Roméo et Juliette, Aida, Guillaume Tell, Othello , etc. ; crée : la l)ame de Monsoreau (30 janv. 1888), Zaïre (28 mai 1890), le Mage (16 mars 1891), Lohengrin (16 sept. 1891), Salammbô (16 mai 1892), la Walkyrie (6 mai 1893), Thaïs (18 mars 1894), etc. — Q.

57, rue de Châteaudun — Paris.

FÆlle DELNA (Marie).

F.eullinger.

Née à Paris. — Débute à lOpéra-Comique dans Troyens : rôle de Didon (2 juin 1892). Crée Werther \’ Attaque du Moulin , Falslaff, la Vivandière , reprend Paul et Virginie , etc. (A chanté à Aix-les-Bains Samson et Pailla, la Favorite. Carmen, etc.)

4, rue Gaston de Saint-Paul — Paris.

MUo DEMARSY (Jane)

Nadar

Née à Paris. — Débute à la Gaité dans Orphée aux Enfers : rôle de Vénus (reprise : 19 février 1887); crée ensuite un rôle dans Dix jours aux Pyrénées (nov 1887); joue Cendrillon , au Châtelet (sept. 1888) ; reprend le rôle de Vénus dans Orphée , à l'Eden-Théâtre (avril 1889). Passe au Gymnase en 1890; crée Paris fin de siècle, l 'Art de tromper les femmes , Charles Demailly les Amants légitimes , Famille , etc. ; reprend le Maître de Forges , Aux Crochets d'un Gendre , etc.

3 bis . rue Legendre — Paris.

Mn‘ DENET (Gabrielle).

Reutlinger.

Née au Havre (Seine-Inférieure), en 1867. — Élève de M. Fréville, de l’Odéon. Débute à FOdéon; joue ensuite, pendant cinq ans, les pages à la Comédie- Française; puis engagée au Th. Molière de Bruxelles.

3, rue Grange-Batelière — Paris.

M. DEPAS (Fernand-Élie).

Nadar.

Né à Bordeaux, le 18 sept. 1866. — Trois ans d’étudés au Conserv. de Paris (cours de M. Got). Déb. au Th.- Libre, dans Y Amante du Christ : rôle de Judas (octobre 1888) et fait en Europe plusieurs tournées où il joue les principaux rôles du répertoire. — Déb. à l’Odéon, dans le Légataire : rôle de Crispin (sept. 1891). Crée ensuite des rôles : au Châtelet, dans la Passion ; au Théâtre-Libre, dans les Tisserands ; à l’Œuvre, dans l 'Ennemi du peuple : à la Gaité, dans Axel ; au Châteaud’Eau, dans les Bandits de Paris ; au Th. des Poètes, au Th. d’Art, etc. Eng. au Théâtre de l’Ambigu.

77 bis, rue Legendre — Paris.

Mlle DEPOIX (Julia-Marguerite).

Reutlinger.

Née à Genève, le 11 novembre 1861. — 1" aec. de comédie au Conservatoire, en 1878 (Elève de MM. Delaunay et Bressant). Débute au Gymnase en 1880; joue les Enfants: passe au Vaudeville; crée Tête de Linotte , Fédora (1882), les Affolés , les Rois en exil (1883), reprend les Invalides du mariage. Reprend ensuite le Médecin des enfants, aux Nations (1885). Retourne au Gymnase en 1887; crée la Comtesse Sarah (1887), les Femmes nerveuses (1888). Reprend la Closerie des Genêts, à la Porte-St-Martin (1889) ; crée au Gymnase Paris fin de siècle, Y Art de tromper les femmes ^1890), y rep. la Fiammina, Numa Roumestan (1891), etc., etc. Grée les Ricochets de l'Amour, au Palais-Roval (déc. 1891).

8, rue Alphonse-de-Neuville — Paris.

M. DEREIMS (Étienne).

Benque.

Né à Montpellier, le 26 avril 1845. — 1er Prix d’op.cora. au Conserv. (1875). Débute à l’Athénée, dans le Barbier de Séville : rôle d’Almaviva (5 sept. 1875). Passe ensuite à Anvers (1875), Marseille (1874-76), Barcelone (1876-77). Débute à l’Opéra-Coinique, dans Cinq-Mars (création : 5 déc. 1877). Reste deux ans à ce théâtre, y chante le répertoire. Débute à l’Opéra dans Faust (5 déc. 1879). Y reste jusqu’en 1885; crée Henri VIH, Sapko , Tabarin ; chante Faust , la Favorite , Y Africaine, Rigoletlo , le comte Ory, etc. — Depuis 1885. nombreuses tournées à l’étranger. — Q.

17, rue de Châteaudun — Paris.

MQlt DESCHAMPS JÉHIN (Marie-Blanche).

Nadar

Née à Lyon, le 18 sept. 1859. — Premières études au Conserv. de Lyon et ensuite quelques mois au Conserv. de Paris. Déb. au Th. de la Monnaie, de liruxelles, dans Mignon (sep. 1879) ; y crée Hérodiade , Méphistophêlès et SÏgurd (la nourrice). Engagée à l’Opéra- Comique, en 1885:' déb. d. Uni; N. de Cléop., joue les Dragons. Carmen ; Mignon , etc. Crée P tutus , le Hoi d’Ys, Benvenuto , etc. h’ng.’à l’Opéra, en 1891 ; déb. le 9 déc. dans la Favorite-, rôle de Léonore ; après avoir chanté le rôle de Catherine de Médicis, des Huguenots, au Centenaire de Meyerbeer (14 nov. 1891). Crée ensuite Samson et Dalila (25 nov. 1892). la Walkyrie (6 mai 1895). Chante Hamlet, le Prophète , Guillaume Tell (Edwige), Faust (Marthe), etc. — Q.

57, boulevard Bochechouart — Paris

Mœo DESCLAUZAS (Marie-Ernestine).

Née à Paris, en 1810. Entre au Conservatoire à!4ans. Déb. au Théâtre de lieiins. Passe ensuite à l’Àmbigu, au Th. du Cirque ( Héloïse et Abélard ), au Châtelet (la Poule aux œufs d’or , la Prise de Pékin , Boihomago, etc.). Tournée en Amérique (ch. le rép. d’Oflenbach et de Lecocq). Crée ensuite à Bruxelles, la Fille de Mme Angot : rôle de Mlle Lange. Vient créer le même rôle à Paris, aux Fol.-Dram.; passe au Th. Taithout, puis à la Renaissance (1877), y crée le Petit Duc, la Camarçjo, la Petite Mademoiselle , etc. Entre au Gymnase en 1885. Crée Sapho, la Doctoresse , Y Abbé Constantin, Paris fin de siècle, Musolte, etc., etc Entre temps crée YAmour mouillé, aux Nouveautés (1887). Mamzetle Pioupiou, à la Porte-St-M. (1880). Joue à la Comédie- Parisienne en 1895 et revient au Gymnase (1894).

51, boni. Bonne-Nouvelle — Paris.

Mlle DESCORVAL (Marie-Charlotte).

Nadar.

Née à Paris, en 1861. — A suivi pendant un an le cours de Régnier, au Conservatoire. Débute aux Nations (dir. Ballande). Joue Zoé Ch.-C h., la Cellule n" 7, le Duc de Kandos, etc. Eng. aux Variétés (1882) n’y a presque jamais joué. Un mois à Madrid. Eng. au Gymnase (sept. 1883 à juin 1884); joue le Petit Ludovic (la nourrice). Passe ensuite au Palais-Royal (1881-89), jo ue : le Cupidon. Durand et Durand , la Boule, le Réveillon , etc. Entre à l’Ambigu (oct. 1889) Débute dans la Policière-, a créé depuis : le Roman d'une conspiration , Devant V ennemi, le Régiment , les Gueux, Gigolette, les Chouans, les Ruffians, etc.

10 bis, boulevard Bonne-Nouvelle — Paris.

M. DESJARDINS (Maxime-Julien).

Boyer.

Né à Auxerre, le 17 septembre 1863. — 1er accessit de tragédie au Conservatoire, en 1887 (Élève de Delaunay). Débuts à l’Odéon dans Britannicus : rôle de Néron, y reste deux ans, joue le répertoire : passe après au Château-d’Eau pour jouer la Conspiration du général Mallet. Engagé ensuite à l’Ambigu ; y reste quatre ans ; puis à la Porte-Saint-Martin (1893) : y joue la T)ame de Monsoreau. Monte-Cristo , etc. ; crée Napoléon, Sabre au clair , le Collier de la Reine, etc.

35, boulevard Saint-Martin — Paris.

M. DEVAL (Abel).

Gunther

Né à Albi (Tarn) le 5 sept. 1863. — Ie' acc. de trag. au Conserv. en 1889 (Elève de M. Got). Débute au Th. du Parc, de Bruxelles, dans X Etrangère : rôle de Clarkson (1889) ; joue ensuite Révoltée, Chamillac, V Officier bleu (création), Margot , la Flèche d'essai (création). Jean Baudry , le Maître de Forges, Mensonges , etc. Quitte Bruxelles en 1890, pour entrer à la Porte St-Mart. où il crée un rôle dans les Voyages dans Paris, joue ensuite les Deux Orphelines. Passe au Châtelet pour jouer le rôle de Michel Strogoff, puis Jean-Marie dans la Prise de Pékin, et Vernon dans la Fille prodigue (création). Entre entin à la Renaissance où il crée les Rois, reprend la Femme de Claude, Amphitryon , et crée Gismonda, Magda , etc.

28, rue M esta y — Paris.

M"c DEVAL

(Marguerite Brulfer de Valcourt, dite).

Reullinger.

Née à Strasbourg, le 19 septembre 18G8. — Six mois d’étudesavec Novelli. Débute aux Bouffes-Parisiens dans le Chevalier Mignon (23 octobre 1884). Passe ensuiteaux Nouveautés, aux Folies-Dramatiques, au Théâtre Beaumarchais, au Théâtre d’Applicatiou et rentre enfin aux Nouveautés (novembre 1895). A joué successivement dans ces différents théâtres : les Cloches de Corneville , V’ià V Printemps, Paris qui passe, Mon Prince , Nos Moutards, les Grimaces de Paris , etc.

5, rue Galilée — Paris.

M"‘e DEVRIÈS (Fidès Adler).

Benque.

Née à la Nouvelle-Orléans, le 22 avril 1852. Élève de son père et de Duprez. Déb. au Théâtre Lyrique dans le Val d'Andorre , rôle de Rose-de-Mai (1869). Entre à l’Opéra le 22 oct. 1872. Chante Faust, Robert , V Africaine, Guillaume, Freyschutz, Don Juan, Hamlet. Quitte l'Opéra en 1874. Y réparait seulement le 21 fév. 1883 pour la 200me rep. d 'Hamlet. Donne quelques rep. (VHérodiade et de Simon Bocc, au Th. Italien (1883-84). Tournée à l’étranger. Rentre à l’Opéra en 1885 pour créer le Cid. Crée Lohengrin à l’Eden (5 mai 1887). Après une seconde tournée à l’étranger, paraît une dernière fois «à l’Opéra et quitte la scène. — Q.

37, avenue des Champs-Elysées — Paris.

M DIDIER (Eugène).

Rcutlinger.

Né à Pernambouc (Brésil), en 1844. — Débute à la Gaîté, dans les 32 Duels de Jean Gigou (1861). Nombreuses tournées dans toutes les capitales de l’Europe, à Alexandrie, au Caire, etc. Pensionnaire des Variétés pendant onze ans. Joue la Femme à papa, la Roussotte, le Fiacre 117, Lili, la Cigale , etc. Engagé au Palais- Itoyal ; crée Fil à la patte , les Joies du Foyer, etc.

2, rue du Quahv-Septemb re — Paris.

M. DIEUDONNÉ (Alphonse-Émile- Alfred).

Nadar.

Né à Paris, le 9 janvier 1852. — Élève de Samson, I)éb. à Lisbonne en 1856. Tournée avec Rachel, en Amérique (Hippolyte, dans Phèdre, Curiace, dans Horace , etc). Eng. à l’Ambigu (1857-59), ensuite au Gymnase (1860-64), joue le répert. de Scribe; crée les pièces de Dumas, Augier, Sardou, e!c. Passe dix ans à Pétersbourg (1864-74), y joue plus de 500 pièces, avec Dupuis, Worms. etc. — Rentre au Palais-Royal (1874-75) et ensuite au Vaudeville où depuis 20 ans il a l'ait plus de cent créations. Entre temps a crée CendriUonnette, aux Bouffes, et l’Engrenage, aux Nouveautés ; crée Y Age difficile, au Gymnase (1895). —

5, rue Scribe — Paris.

M"e DOMENECH (Consuelc).

Bcnque.

Née à Montrichard (Loir-et-Cher), de parents espagnols, le 5 octobre 1866. —1er prix de piano au Conservatoire (élève de Mn,e Massart). Débute à l’Opéra le 51 juillet 1890, dans Léonore de la Favorite ; chante Hamlet, Aida, Ascavio, le Mage, Ilenry VIII. Lohengrin, Sigurd, crée Thamara. A fait la dernière saison à New-York (direction Grau Abbey).

5, rue Crélei — Paris.

Mlle DRUNZER ( Camille- Gabrielle).

Kadar.

iNée à Paris, le 50 juin 1873. — Trois ans au Conservatoire. 2' accessit de comédie en 1892 (élève de M. Got). Débute au Vaudeville, en octobre 1893, dans Madame Sans-Gêne : rôle de la princesse Elisa. A joué les pages et autres petits rôles, à la Comédie-Française pendant son séjour au Conservatoire, reprend Question d’ Argent au Gymnase (Déc. 1894). Engagée au Théâtre du Vaudeville.

50, boulevard Ilaussmann — Paris.

M DÜARD (Émile).

Benque.

Né à Paris, le 22 avril 1862. — 2e prix de comédie au Conservatoire, en 1885. (Élève de M. Worms.) Débute à l’Odéon dans le Jeu de l'amour (29 août 1885). Depuis cette époque a créé ou repris 87 rôles. Parmi les principales créations : Shylock, la Vie à deux , Vllerbager , le Roi Midas , Une page d’amour , le Ruban, les Deux noblesses , etc. Entre temps a créé Rigobert au Théâtre Cluny (1887).

127, boulevard Saint-Germain — Paris .

M. DUBOSC (Gaston).

Nadar.

Né à Paris. — Débute au Th. des Célestins, de Lyon, dans Durand et Durand : rôle de Gavanon (1889); joue ensuite pendant trois ans dans diverses villes de province; passe un an au Th. du Parc de Bruxelles et débute au Palais-Royal, dans Bébé (reprise : 12 oct. 1892) ; a repris plusieurs pièces du répertoire et créé un rôle dans le Sous-Préfet de Château-Buzard et dans les Bicochets de l'Amour.

Au théâtre du Palais-Boyal — Paris.

M. DUBULLE (Auguste-Jean).

Benque.

Né à Védrines-Saint-Loup (Cantal), le 10 juin 1858. — 1er accessit de chant et 1er prix d’opéra, au Conservatoire, 1879 (Élève de MM. Bussine et Obin). Débute à l’Opéra, dans Hamlet : rôle du roi (1879), y reste jusqu’en 1886. 1886-87 à la Monnaie de Bruxelles pour créer Philippe le Bel des Templiers ; rentre à l’Opéra en 1887. Crée Tabarin , Pairie, Stratonice , Deïdamie, Djelma; chante tous les rôles de 1" basse. — Q.

85, rue cT Amsterdam — Paris.

M. DUC (Valentin).

Benque.

iNé à Béziers, le 24 janvier 1858. — 1er prix de chant et 1er prix d’opéra, au Conservatoire, en 1885 (Élève de MM. Bussine et Obin). Débute à l’Opéra, dans Guillaume. Tell : rôle d’Arnold (31 août 1885) ; chante : la Juive, les Huguenots, le Cid, Sigurd, Aida , le Prophète, V Africaine, le Mage, etc., crée Patrie. Quitte l’Opéra en 1892. Saisons à Madrid, Lisbonne, Lyon, Marseille, Bordeaux, Bruxelles, Anvers, La Haye. — Q.

30, rue des Grès — Sèvres (Seine-et-Oise)

MHe DUDLAY

Adeline-Élie-Françoise Dulait, dite).

INée à Bruxelles, en 1859. — Entre au Conservatoire de Bruxelles, d’abord dans la classe de piano. 1er prix de tragédie (1876). Débute à la Comédie-Française dans Rome vaincue (création 27 septembre 1876). Joue tout le répertoire tragique. Crée Anne de Kerviller, les Maucroix, la Reine Juana , etc., etc. Sociétaire depuis 1885. — Q.

2, rue des Pyramides — Paris.

M. DUFLOS (Émile-Henri- Raphaël) .

Reutlinger.

Né à Lille (Nord), le 50 janv. 1858. — Essais à Beaumarchais. Après service militaire (spahis) entre au Conservât, (cl. Worms, nov. 1879). 1er prix de comédie (1882;. Déb. à l’Odéon, dans le Trésor (oct. 82). Joue en rep. à la Gaité la Belle Gab., X Abîme, Henri III et sa c. (1883) Rent. à l’Odéon (oct. 83); crée le Bel Armand, Marie Stuart, Severo Torelli, etc. Déb. à la Com.-Franç. dans Hernani ; r. de D. Carlos (nov. 84). joue le répert. Quitte la Com.-Fr. en av. 1887 pour le Vaudeville; y crée Renée , le Père, Mensonges, etc. Passe au Gymnase (1890-94) ; crée Y Obstacle, Musotte, la Menteuse, Un drame parisien, Y Homme à l'oreille cassée, Dette de Jeunesse, etc.; joue dans plusieurs reprises. (Joue en 1892 à la Porte St.-M. le rôle de Pierre des Dx. Orphel.). Rentre à la Comédie-Franç. le 19 déc. 1894, dans Henri III et sa cour. — Q.

55, avenue d'Antin — Paris.

MUe DUFRANE (Éva).

Bcnque.

Née en Belgique,* en 1837. — 1er prix de chant au Conservatoire de Bruxelles : étudie ensuite avec MM. Salomon et Obin. Débute à l’Opéra dans la Juive : rôle de Rachel (16 mai 1880), chante les Huguenots , le Prophète. Bon Juan, le Tribut de Zamora, Robert le Diable, Y Africaine, Henri VIII, etc. Crée Tabarin (1885). Quitte l'Opéra en 1889, y rentre en 1891.

Allée de V Eglise — au Raincy ( Seine-et-Oise ).

M,lc DUHAMEL

(Bibiane-Augustine, dite Biana).

Nadar.

Née à Rouen, le 9 mars 1870. — Joue tous les rôles d’enf. à Rouen, dès l’âge de quatre ans! Débute à Paris, au théâtre de la Gaité, dans le Petit Poucet (1885). Entre au Conservatoire, deux années d’études; 2eacc. de coin, en 1888 (Élève de M. Delaunay). Engagée à l’Odéon, joue le répertoire. Prêtée par l’Odéon aux Bouffes- Parisiens pour y créer le rôle de Phrynette dans Y Enfant prodigue. Débute dans l'opérette, aux Bouffes- Parisiens, dans Miss Helyett (12 novembre 1890) qu’elle oue 800 fois de suite. Crée ensuite Sainte Freya et Madame Sujette.

Aux Bouffes-Parisiens — Paris.

M. DDMÉNY (Camille)

Shapiro.

Né à Paris. — Prend quelques leçons de Landrol. Débute à l’Odéon dans Henriette Maréchal : rôle du Monsieur en habit noir (5 mars 1885). Sept ans à l’üdéon; crée Numa Roumestan, Egmont , la Vie à deux , Germinie Lacerteux, Amoureuse, etc., reprend le Fils de famille. Prêté à la Porte Saint-Martin pour créer la Tosca. Passe ensuite trois ans au Théâtre- Michel, de Saint-Pétersbourg (tous les rôles de Dressant). Eng. au Gymnase ; déb. dans le Fils de Famille (déc. 1894). — Q.

1G5, boulevard Haussmaim — Paris.

M. DUPEYRON (Ferdinand-Hector).

Benque.

Né à Bordeaux, le lOnov. 1861. — Etudes au Conserv. de Paris (classes de MM. Boulanger et Obin). — Débute à Nîmes, dans la Juive : rôle d’Eléazar (1887); chante les Huguenots, Guillaume Tell, etc. Passe ensuite à Toulouse, à Athènes et à Bruxelles où il crée Cavalleria rusticana, fait beaucoup de reprises et joue tout l’ancien répertoire et le répertoire moderne, y compris Wagner. Engagé depuis 1891 à l’Opéra, où il chante le répertoire.

30, rue La Bruyère — Paris.

M. DUPREZ (Gilbert-Louis).

Benque.

Né à Paris, le 9 nov. 1806. — Études à l’école de chant de Choron. Déb. à l’Odéon le 5 déc. 1823, dans le Barbier : rôle d’Alinaviva : chante Don Octave du Don Juan de Mozart. Déb. à l'Opéra-Comique dans la Dame Blanche : rôle de Georges (15 déc. 1828) et part presque aussitôt après pour l’Italie où il crée ses plus beaux rôles : Inès de Castro , Lucie , etc. Déb. à l’Opéra dans Guillaume Tell : rôle d’Arnold (17 av. 1837); chante ensuite Robert , Guido et Ginevra , la Favorite , la Beine de Chypre , etc. Représentation de retraite en. 1849. Reparaît aux Italiens, le 9 janvier 1851, pour soutenir sa fille Caroline qui débutait dans Lucie. — Auteur de plusieurs ouvrages se, rapportant au Théâtre. Professeur, directeur de l’École qui porte son nom. —

40 , rue Condorcet — Paris.

M. DUPUIS (Joseph-Lambert, dit José)

Nat], ir.

Né à Liège (Belgique), le 18 mars 1853. — Débute au lliéàtie de Liège. Vient à Paris en 1851; débute au théâtre Bobino, puis aux Folies-Nouvelles (1857) et à Déjazet où il joue avec la directrice : M. Carat (1860). Engagé au théâtre des Variétés depuis 1861 ; y a créé et repris une quantité de pièces; notamment la Belle- Hélène , Barbe-Bleue , la Grande-Duchesse , les Brigands, la Périchole , la Vie Parisienne, les Sonnettes , la Petite Marquise, les 50 millions de Gladialor , les Charbonniers , Ni niche. Lili , la Cigale, la Femme à Papa , la Boussotte, le Grand Casimir, Décoré, Monsieur lielzij, etc., etc. Entre temps a créé la Famille Pont-Biquet au Vaudeville, où il a repris également l’Ingénue et les Sonnettes. — I. Q.

Au théâtre des Variétés — Paris

M. DUQUESNE (Edmond).

Nadar

Né à Angers (Maine-et-Loire), le 25 février 1854. Pas de professeur. Déb. au Gr.-Th. du Havre (1876). Ensuite Toulouse, Nancy, Nantes, etc. Bruxelles (Th. du Parc). Paris: Gymnase (crée Sapho), Ambigu (cr. Martyre ). Porte-St-Martin (rep. le Bossu, la Mais, du Baiy, Latude, la Dame de Montsoreau) . Eng. au Vaudeville: crée Mmt Saris-Gène , rôle de Napoléon, et joue Maison de Poupée. Entre temps a fait une tournée à Vienne, Pétersbourg et Londres, avec Coquelin. A créé Blanchard, dans Pauline Blanchard, avec Sarah- Bernhardt; repris avec elle Fédora et la Tosca.

9, rue de Constantinople — Paris.

M“e DURAND-ÜLBACH (Émilie).

Nadar

Née à Paris, le 7 octobre 1857. — Élève de Mlle Poinsot et de Mme Colonne. — Déb. au Conc. Colonne dans la Captive (22 nov. 1885) y chante ensuite Marine et des fragments de Samson et Dalila. Donne des représentations à Bordeaux, Lille, Poitiers, Dijon, Orléans, Genève, etc. Crée Margared, du Roi d'Ys, à la Monnaie de Bruxelles (fév. 1889), chante aussi Hamlel, la Favorite , Lohengrin, Aida , etc. Passe ensuite à l’Opéra; chante Aida , Rigoletto, etc., puis abandonne la scène. — Professeur de chant.

11, boulevard Rochechouart — Paris.

Mlle DUX (Fanny-Emilienne).

Camus.

Née à la Ricamarie (Loire), le 28 nov. 1874. — 1ers prix de tragédie et de comédie au Conservatoire, en 1891 (Élève de M. Got). — Débute à l'Odéon, dans Britannicus: rôle de Junie (1er sept. 1891); joue le répertoire; crée Mariage d’hier , Vercingétorix, etc., reprend Rhadamisie et Zénobie, la Conjuration d’Amboise, le Lion amoureux , Chartes VII chez ses grands vassaux , etc.

14, rue de Condé. — Paris.

Mlle EAMES (Emma)

Née à Pékin (Chine), où son père était ministre des États-Unis. Fait ses premières études musicales à Portland, puis à Boston et enfin à Paris, chez Mra0 Marchesi. — Débute à l’Opéra, dans Roméo et Juliette : rôle de Juliette (13 mars 1889) ; crée Zaïre (28 mai 1890). Quitte l’Opéra pour faire de nombreuses tournées à l’étranger.

A Neiv-York — ( États-Unis ).

Mllc ELLEN-ANDRÉE (Hélène-André, dite).

Nadar.

Née à Paris, en 1862. — Élève de Landrol. Débute au Palais-Royal, y joue les rôles de genre: ensuite aux Variétés, aux Menus-Plaisirs, à la Renaissance, à Déjazet et enfin au Théâtre du Parc, de Bruxelles (rôles de Mmos Chaumont et Réjane). Engagée à Bruxelles pour 1894-95.

72, rue Rodier — Paris.

MUe ELVEN (Suzanne).

Débuts au Th. du Palais-Royal, y reste deux ans ; crée plusieurs rôles : notamment Césarine. des Petites Godin. Débute à l’Opéra-Comique dans Lakmé : rôle de miss Rose (déc. 1891) ; joue ensuite : Mignon (Frédéric), Carmen (Mercédès), les Dragons de Villars (Rose Friquet), Y Amour médecin (Lisette), la Flûte enchantée (Papagena). etc. Crée le rôle de la Bohémienne dans Kassya et le rôle du vicomte Jean, dans le Portrait de Manon. Doit créer un rôle dans la I iuernica et dans le Légataire universel. — Q.

28, place Saint-Georges — Paris.

M. ENGEL (Pierre-Emile).

Benque.

Né à Paris, le 15 février 1847. — Quatre années d’études a 1 teole Duprez. Deb. au Théâtre-Parisien dans ia Jeanne ?re ^*uPrez (1865), puis aux Fantaisies-Parisiennes (1866). Voyage a la Nouvelle-Orléans (1868). Après plus ann. de prov. est eng. à la Gaité (dir. Vizentini), déb. dans (lira Ida, ch. le Barbier, rempl. Capoul dans Paul et Virgmie Passe ensuite à l’Op.-Com., déb. dans la Dame Blanche (6 sept. 1877), ch. le rép.,créc les Noces de Fernande. Quitte l’Op.-Com. en juillet 1879. De 1879 à 1885, chante le rep. italien à l’étranger. Passe à la Monnaie de Bruxelles (1885-1889); y crée les Templiers, Jocelyn , la Walkyme, Gwendoline, Bichilde, etc. Depuis cette époque a fait de fréquentes apparitions à Paris ; sauve la lecette un soir à l’Opéra en remplaçant, dans Lucie, M. Cossira subitement indisposé ; chante Béatrice et Benedict à l’Odéon (mai 1890) : crée le Bêve, à l'Opéra- Comique (1891), Thamara (au pied levé) à l’Opéra (1891), etc., etc. Engagé à Genève (189i-1895). Chante au Concert-Colonne le Cycle Berlioz.

31, rue Victor-Masse — Paris,

M. ESCALAÏS (Léonce-Antoine).

Albert.

Né à Cuxac-d’Aude (Aude), le 9 août 1861. — 1er prix de chant, lerprix d’opéra, au Conservatoire de Toulouse. Entre au Conservatoire de Paris en 1881. 1er prix de chant, 2e prix d’opéra (1883). (Élève de MM. Crosti et Obin). Débute à l’Opéra le 12 octobre 1885, dans Guillaume Tell : rôle d’Arnold. Chante la Juive, Robert , les Huguenots, T Africaine, Sigurd, le Mage, Samson. Crée Zaïre. Saisons à Lyon et à Marseille. Engagé au Grand-Théâtre de Marseille pour 1894-95. — Q.

11, boulevard R eau séjour — Paris.

1, rue d'Armény — Marseille.

M. FAURE (Jean-Baptiste).

Reutlinger (1875).

Né à Moulins (Allier), le 15 janv. 1850. — Suit les cours du Conservatoire (1845-1852). Débute à l’Opéra- Comique clans Galathée : rôle de Pygmalion (20 oct. 1852) ; double Battaille dans presque tous ses rôles ; crée le Pardon de Ploërmel (Iloël : 4 avril 1859). — Passe à l’Opéra; débute dans Pierre de Médicis : rôle de Julien (14 oct. 1861); chante le répertoire: Guillaume, les Huquenots , la Favorite, Moïse, Don Juan, etc. Crée la Mule de Pedro (1865), l 'Africaine (1865), Hamlet (1868), Faust (1869). Chante à Londres et Pétersbourg pendant la guerre de 1870-1871. lientre à l’Opéra en 1872, y chante le répertoire jusqu’en 1876; à cette époque quitte l’Opéra et entreprend plusieurs tournées à l’étranger. Depuis, a souvent chanté dans les grands concerts. — Nommé professeur au Conservatoire en 1857. Auteur cl’un ouvrage : La Voix et le Chant (1886). — Q. Commandeur de Charles III, chevalier d’Isabelle, SS. Maurice et Lazare, Medjidié, Christ, etc., etc.

52 bis, boulevard Haussmann — Paris.

M. FEBVRE (Frédéric).

Boyer.

Né à Paris, le 20 fév. 1835. — Débute dans les théâtres de banlieue (1850). Passe ensuite au théâtre du Havre (1850-1851), à l’Ambigu (1851-1852), à Beaumarchais (1852-1851), à la Porte- St-Martin (1851-1855;, à la Gaité (1855-1857), à l’Odéon (1857-1861), au Vaudeville (1861- 1866); a résilié à l’amiable dans tous ces théâtres avant l’expiration de ses engagements. — Débute à la Comédie- Française le 19 sept. 1866, dans Don Juan d'Autriche : rôle de Philippe II; estnommésociétairele50aoùtl867. et se retire en 1895, après avoir créé 30 pièces , repris 29 pièces modernes et joué 10 pièces du répertoire. — Durant sa carrière M. Febvre a créé 98 rôles et en a repris 86 : il a joué 671 actes et interprété 95 auteurs (voir Frédéric Febvre ; chez Alcide Picard, éditeur, Paris). — Afè. I Q. Commandeur d’Isabelle (avec plaque), du Medjidié, de la couronne de Roumanie, de Takovo, officier de 4 ordres et chevalier de 8 ordres étrangers.

20, rue Saint-Fiacre — Paris.

M. FENOUX (Jacques-Marie).

Benqr.e.

Né ou Havre, le 25 avril 1870. — lor prix de Iragéd.e, l"r prix de comédie au Conservatoire, en 1893 (Élève de M. Mau liant). Débute à l’Odéon dans Vercingétorix rôle de Vercingétorix (octobre 1893) ; joue Don Juan (V Autriche, les Femmes savantes, le Ciel, le lits naturel, etc.: crée Yanihis, les Deux Noblesses, l tancée Célimène aux Enfers, Pour la Couronne , elc. Engagé à la Comédie-Française en sortant du Conservatoire, à partir du 1er juin 1811.

5, rue Gay-Lussac — Parts.

M. FÉRAUD (Auguste-Léon).

Né à Nice (Alpes-Maritimes) le 29 avril 1864. — 1er prix de chant et 2e prix d’opéra-comique au Conservatoire de Toulouse (1892). 1er accessit d’opéra-comique au Conservatoire de Paris (1893). Débute à Genève dans Roméo : rôle de Capulet (octobre 1893), chante les Huguenots , le Chalet , etc. Débute à l’Opéra-Comique, dans Mignon : rôle de Lothario (26 septembre 1894).

108, rue Saint-Honoré — Paris.

M. DE FÉRAUDY (Marie-Maurice).

Camus.

Né à Joinville-le-Pont (Seine) le 2 décembre 1859. - 1er prix de comédie au Conservatoire, en 1880. (Élève de M. Got). Débute à la Comédie-Française dans Amphitryon : rôle de Sosie (17 octobre 1880). Joue b' répertoire; crée les Corbeaux, le Député de Bombi- ( jnac , Chamillac , Raymonde , Pépa, Camille, une Famille, F Article 231, VAmi de la maison, Y Amour brode, Cabotins, Vers la Joie, etc. Sociétaire depuis le 12 janvier 1887. — Q. — Professeur au Conservatoire.

3, rue de Richelieu — Paris.

MUo FÉRIEL (Marie-Ange).

P.euthnger

Débute au Vaudeville dans une reprise de Je dîne chez ma mère (1er janv. 1891), joue ensuite la Petite Fadette et crée un rôle dans la Famille Pont-Biquet (janv. 1S92). Crée ensuite la Statue du Commandeur. au Théâtre d’ Application et joue cette même pièce aux Nouveautés (7 mars 1892). Passe au Gymnase (1893-1894), y joue plusieurs rôles. Joue Cabotins , au théâtre des Célestins, de Lyon, avec M. Coquelin aîné (déc. 1894).

72, boulevard Flandrin — Paris.

Mme FILLIAUX (Paulette).

Clément Maurice.

.Née à Paris, le 15 décembre 1870. Élève de M'"' Mauras. Débute à la Gaité, dans de petits rôles (1895) Deprend ensuite dans les Cloches cle Corneville le rôle de Germaine qu’elle joue 210 fois (1893-1894). Crée le Baiser d'Yvonne , à Déjazet, puis joue Phrynelte, à l'arisiana. Engagée au Théâtre de la Gaité.

6, rue de Belfort. — Paris.

Mlle FLEUR (Laure).

Ogereau

Née à Madrid. — Débuts à l’Odéon, dans Rodogune (17 avril 1890) : joue ensuite Horace (Sabine). Passe à la Porte-St-Martin ; crée le rôle d’Octavie dans Cléopâtre (23 oct. 1890). Engagée à l’Ambigu, en 1894; crée les Chouans (Marie de Verneuil), les Ruffians de Paris (Barberine), etc. P»evient à la Porte-St-Martin; crée la Comt. de la Motte-Valois dans le Collier de la Reine (janv. 1895).

23, rue Godot-de-Mauroi — Paris.

M. FORDYCE (Arnold- Jules).

Camus

Né à Paris, le 3 juin 1868. — 1er accessit de comédie au Conservatoire, en 1890. (Élève de M. Got.) Débute à l’Odéon, dans la Critique de l'École des femmes : rôle du marquis (1891) ; joue le Dépit amoureux , Y Épreuve, V Argent d'autrui , etc. Crée à la Bodinière : Paris chez soi , Paris-Forain , Paris-Bazar, etc. Engagé au théâtre du Palais-Royal (a débuté dans Nounou).

56, rue de Provence — Paris.

M. FOURNETS (René-Antoine).

Benque.

Né à Pau, le 2 décembre 1838. — 1er prix de chant et 1er prix d’opéra, au Conservatoire, eu 1884 (Élève de MM. Boulanger et Obin). Débute à l’Opéra-Comique dans Roméo : rôle de frère Laurent (décembre 1884). Chante tout le répertoire de basse; crée le Chevalier Jean , Maître Ambros, le Roi d’Ys, Egmont, E liguer rancle, Dimitri. Débute à l’Opéra dans Faust ; rôle de Méphistophélès (octobre 1892) ; chante tout le répertoire : crée Samson et Dalïla. — Q. Médaille de sauvetage.

58, rue Larochefuucauld — Paris.

M. FUGÈRE (Lucien).

Né à Paris, le 22 juillet 1848. Élève de Ragueneau. Débute au concert Ba-ta-clan (mars 1870). Engagé aux Bouffes, déb. le 23 janv. 1874, dans la Branche cassée . Joue ensuite : Mme l’Archiduc , les Hannetons , la Créole la Boite au lait, les Mules de Suzette, etc., etc. Passe ensuite à l’Opéra-Comique; y débute le 9 sept. 1877 dans les Noces de Jeannette : rôle de Jean. Joue le Barbier, le Pré-aux-Clercs, les Dragons , Bornéo , Y Ombre , les Diamants, Cinq-Mars, Manon, les Noces de Figaro , la Flûte ench., le Méd. malgré lui et tout le répertoire. A créé les principaux rôles dans la Taverne des Trabans, Y Amour médecin, Joli Gilles, Plutus, la Basoche, Pkryné, la Vivandière, etc. — Q.

26, avenue Trudaine — Paris.

M. FüGÈRE (Paul).

Liébert.

Né à Paris le 25 janvier 1851 . — Elève de M. Péricaud. Débute au Château-d’Eau, dans le drapeau tricolore <1877), y crie ensuite la P'tiote , Hoche. Passe à l’Amt>igu ; y crée le Fils de Porthos, Roger la Honte , la Porteuse de pain , la Policière, etc., reprend les Mystères de Paris (Cabrion). Est engagé ensuite à la Gaîté ; y crée : le Pays de l'or, la Fée aux chèvres, le Talisman, les Bicyclistes en voyage-, joue dans les reprises : les Cloches cle Corneville, Surcouf, Rip.

78, rue de Dunkerque — Paris.

M. GAILHARD (Pierre).

Bcrque

Né à Toulouse, le l6r août 1848. — 1ers prix de chant, d’op.-com. et d’opéra, au Gonserv., en 1867. Débute à l’Opéra-Comique dans le Songe d’une Nuit d’été : rôle de Fais la ff (4 déc. 1867) ; chante le Chalet , le Toréador , Mignon , etc. Passe à l’Opéra en 1872; débute dans Faust : rôle de Méphistophélès ; chante les Huguenots (S. -Bris), Don Juan (Leporello), Freyschutz (Gaspard), Harnlet (le roi), etc. Crée l’Esclave (WA), Jeanne d’Arc (1876), la Reine Berihe (1878), Françoise de Rimini (1882) ; reprend Sapho (1884), etc. Nommé co-directeur de l’Opéra, avec M. Ritt, en 1884; monte Tabarin , Sigurd, le Cid, les Deux Pigeons , Patrie , Roméo, la Tempête, Ascanio, le Mage, Lohengrin, etc. Se retire à la lin de!891. lors de la nomination deM. Bertrand. Redevient codirect, en 1893; monte la Maladetta, la Walkyrie, Thaïs, Othello, la Montagne Noire, etc. — Ch. III. méd. d’honneur, etc.

13, Villa Chaptal — Levallois (Seine).

M. GALIPAUX (Félix).

Nadar.

Né à Cordeaux, le 12 déc. 1860. — Prix de violon el de solfège au Conservatoire de Bordeaux. 1er prix de comédie au Conservatoire de Paris (1881). Débute au Palais-Royal (crée le Mari à Babette , etc.) Est prêté à la Renaissance, y reste 4 ans, crée quantité de pièces. Revenu au Palais-Royal crée les Boulinard, etc. Signe au Vaudeville; crée Famille Pont-Biquet , le Prince d’Aurec, M'"° Sans-Gêne ; Pension de famille, au Gymnase ; M. le Directeur , au Vaudeville, etc. En dehors du théâtre se multiplie dans les salons; grand succès de monologues, invente le monomime. Est l’auteur de presque tout son répertoire. A fait jouer plusieurs pantomimes et monomimes sur les principales scènes de genre. A publié de nombreux monologues et récits : Galipettes . etc. — Q.

6, rue Mayran — Paris.

Mme GALLI-MARIÉ.

Nadar (1875).

Née à Paris, en 1840. — Élève de son père le ténor Marié. Débute à Rouen dans la Favorite : rôle de Léonore (1861). Débute à Paris dans la Servante Maîtresse : rôle de Zerline (18 août 1862) ; crée Lara , le Capitaine Henriot (1864), Fior d’Aliza , Mignon (1866), Robinson (1867), la Petite Faclette (1869), Fantasio , Don César de Bazan (1872). Quitte l’Opéra-Comique en 1872. Tournées en province et Belgique (1873-1874). Rentre à l’Opéra- Comique en 1875 ; crée Carmen (3 mars 1875), Piccolino (1876), la Surprise de l’Amour (1877), etc. Quitte de nouveau l’Opéra-Comique pour faire des tournées en province et en Italie. Réparait à l’Opéra-Comique dans Mignon, Carmen, les Dragons en 1884-1885, et quitte définitivement le théâtre.

12, rue de Milan — Paris.

MUe GALLOIS (Germaine).

Radar.

Née à Paris, le 28 février 1869. — Élève de Mme Paravicini. — Déb. au Th. des Nouveautés dans Adam et Ève; passe ensuite à la Renaissance ; crée un rôle dans Isoline (1888), reprend Giroflé-Girofla ; puis au Châtelet, à l’Ambigu, à la Porte-Saint-Martin: crée les Voyages dans Paris, Napoléon. Reprend la Vie Parisienne aux Variétés, et crée un rôle dans V Enlèvement de la Toledad et dans la Duchesse de Ferrare aux Roulfes-Parisiens (1894-95) où elle est engagée pour trois ans.

boulevard Magenta — Paris.

M. GANDUBERT (Gabriel-Hippolyte).

Carbini.

.Né à Toulouse, le 5 fév. 1859. — Lauréat du Cons. de Toulouse. lor prix de chant, 2e prix d'opéra-comique au Conservatoire de Paris. Débute à la Monnaie de Bruxelles dans le Chalet : rôle de Daniel (11 oct. 1885); crée les Templiers, Saint-Mégrin, Richilrle ; reprend Fidelio. Passe ensuite à Saint-Pétersbourg, Lisbonne, le Caire. Rouen (crée le Printemps ) : Bordeaux (crée Mlle Colombe), Marseille (crée Tai-Tsoung) , Toulouse, Pau, le Havre, Aix-les-Bains, Royan, Nice, etc.

48, rue des Marti/rs — Raids.

M. GARNIER (Philippe-Etienne).

Né à Paris, le 18 novembre 1861. — 1er prix de trag. et 2e prix de com. au Conserv., en 1881 (Elève de Régnier). Débute à la Comédie-Française dans Britannicus : rôle de Néron (“20 octobre 81), joue ensuite : le Cid , Horace, le Supplice d'une femme, les Rantz.au, Mlle du Vigean, Mlle de la Seiglière, etc. Quitte la Comédie-Française et entre à la Porte-Saint- Martin pour créer Justinien, dans Tkéodora (26 décembre 84) et ensuite Ilamlet (27 février 86) ; joue aussi Louis XIII, dans Marion Delorme. Passe ensuite au Châtelet pour créer Lantier, dans Germinal (21 avril 88), puis à l’Odéon, où il crée Caligula (8 novembre 88). Rentre à la Porle-Saint-Martin, pour créer Marc-Antoine, dans Cléopâtre (23 octobre 90). Reprend Michel Strogoff , au Châtelet (21 novembre 91). llentre enfin à la Porte-Saint-Martin (5 décembre 93), crée Napoléon, Séjan, de Tibère à Caprée-, reprend Monte-Cristo, etc. A créé le Christ, dans la Passion, de Haraucourt.

25, rue Manoury — Colombes [Seine).

MUe GÉLABERT (Maria-del-Buen-Consejo- Concepcion-Antonia-Anselma) .

Reutlinger.

Née à Madrid, le 21 avril 1857. — 1er accessit d’opéracomique au Conservatoire, en 1876. (Élève de M. Mocker.) Débute aux Folies-Dramatiques dans Jeanne, Jeannette et jeanneton (1876) crée les Cloches de Corneville , M'»e Favart, etc. Passe à la Renaissance, crée la Jolie Persane ; à la Porte-Saint-Martin; à la Gaîté, crée le Grand Mogol;aux Bouffes-Parisiens, crée Gillette de Narbonne. Rentre à la Gaîté, crée le Voyage de Sujette, le Pays de l'Or, etc.

7, rue de Naples - — Paris.

Mlle GÉRARD (Marie-Louise-Lucy).

Née à Lyon (Rhône), le 2 juin 1872. — Débute à la Renaissance clans Isoline (déc. 1888), puis entre au Conservatoire (cl. de M. Got); en sort en 1890 avec un 2e accessit de comédie. Crée un rôle dans Gigolette, à l’Ambigu (25 nov. 1892). Crée au Gymnase : Y Homme à l’Oreille Cassée (15 avril 1893), Pension de Famille (28 oct. 1891), etc.

48, rue Per go lèse — Paris.

Mlle GERFAUT (Jeanne-Valentine de Maria).

Stebbing.

Née à Bordeaux, le 21 déc. 1858. 2" prix de coin., 2eacc. de trag\, au Conservatoire, en 1879. (Élève de M. Got). Débute au Vaudeville dans les Deux veuves et Tête de Linotte (1882). Crée les Rois en exil (Colette). Saisons à Londres, Turin, Milan. Joue Mlle de Belle- Isle , le Gendre de M. Poirier , Froufrou , X Étrangère, Numa Roumesian, etc. Crée ensuite à l’Ambigu: le Roi de l'Argent. Engagée à l’Odéon depuis septembre 1891. Joue le répertoire, reprend M. Alphonse, le Fils naturel, etc.

22, rue Montaigne — - Paris.

M. GERMAIN (Poinet-Alexandre, dit).

Né à Paris, le 17 juin 1847. — Débute au Théâtre- École de la Tour d’Auvergne (1865). Débute aux Folies- Marigny, dans Zut au berger! (1864); y reste jusqu’en 1869. Château-d’Eau (1869-72). Variétés (1872-90), crée de nombreuses pièces et prend plusieurs congés pour jouer au Châtelet, aux Bouffes et aux Folies-Dramatiques. Tournées en Amérique et en Russie avec Judic. Menus-Plaisirs. Nouveautés depuis 1891; nombreuses créations : la Demois. du Téléphone , Champignol , Mon /h ■ ince , F Hôtel du Libre-échange, etc.

A Lagny ( Seine-et-Marne ).

M. GIBERT (Étienne).

Benque

.Né à Jonquières (Gard), le 3déc. 1859. — 2e prix de chant et 1er acc. d’opéra au Conserv. (Élève de MM. Crosti et Obin.) Débute à Rouen, le 4 novembre 1887 : la Favorite, Fmist, Lucie , etc. Engagé à l’Opéra-Comique en 1889. Crée Esclarmonde , Dante, Enguerrande, Kassia et Cavalleria. Chante Lakmé, le Roi d’Ys, Dimilri et Richard. Engagé à l’Opéra le let octobre 1893, chante Y Africaine, Lohengrin, la Walkyrie, etc.

61, boulevard Saint-Michel — Paris.

M. GIRAUDET (Alfred- Auguste).

Né à Étampes (Seine-et-Oise), le 28 mars 1845. — Élève de François del Sarte. Déb. à Boulogne-s. -Mer dans Faust : rôle de Méphistophélès (1866). Déb. au Th. -Lyrique impérial, dans le même rôle (1867). Chanle à Bordeaux le répertoire des les basses d’opéra (1871-72), le même répertoire, en Italie (1S73-74). Rentre à Paris, au Th.-ltalien (1874) et à l’Opéra-Comique (1875); y crée Cinq-Mars (o av . 1877); chante Philémon, la Flûte ench., Ilaydée, Mignon, Roméo , V Etoile du Nord, le Val d’Andorre, etc. — Entre à l’Opéra en P 80; y chante les Huguenots , le Prophète, l’ Africaine, la Juive, Aida, llamiet, etc.: crée Françoise de Rimini (14 av. 1882). Quitte l'Opéra en 1883. — Professeur au Conservatoire depuis 1888 — 1 Q. OIE du Nicham.

\0,rue du Conservatoire — Paris.

M. GOBIN (Charles-Constantj.

Nadar

-Né à Paris, en 1811.— Dcbule au théâtre Montmartre en 1N60 ; passe aux Délassements en 1862, aux Douttes- Parisiensen 1865, au Palais-Royal en 1867, aux Variétés en 1868, au Château-d Eau en 1871, à la Porte-Saint- Martin en 1875, au Châtelet en 1880, aux Folies-Dramatiques en 1885, et enfin aux Variétés en 1891. A créé sur ces diverses scènes : le Ménétrier de Saint-Vast. les Bergers, les Jolies filles de Grévin , la Belle Hélène ,

les Brigands , Forte en g . , la Patte à Coco, le

Royaume des Femmes, la Queue du Chat, les Deux Orphelines, les Étrangleurs de Parts, Peau d'Ane. le Prêtre, la Poule aux Œufs d'Or, Fanfau la Tulipe, Surcouf, la Fauvette du Temple, YQEuf rouge , la Fille de Fauchon. Coquin de Printemps, le Pompier de Justine, etc., etc.

5, boulevard des Filles-clu-Calvaire — Pari'.

M. GOT (Edmond-François- Jules).

Boyer.

Né à Lignerolles (Orne), le 1er oct. 1822. — Études au lycée Charlemagne. 1er prix de comédie au Conserv. en 18 13 (Élève de Provost). Ensuite un an de service milit. cavalerie. Débute à la Comédie-Française dans les Héritiers : rôle d’Alexis (17 juil. 1844). Nommé sociétaire le 50 juin 1850. Joue tout le répertoire. Crée la Tour de Babel, le Duc Job, le Fils de Giboyer, les Effrontés, Maître Guérin , Mercadet, le Gendre de M. Poirier, Y Ami Fritz, les F ourchambault , les Rantzau, Denise, le Roi s'amuse, Y Étrangère , le Flibustier, Y Article 231, Cabotins, Vers la Joie, etc. (Pendant son séjour à la Comédie-Française a créé, par autorisation spéciale, Contagion, à l’Odéon). Quitte la Comédie- Française le 51 janv. 1895. Nommé profess. au Conserv. en 1877 ; prol'ess. honoraire en 1894. — I Q. Chev. Franç. -Joseph, etc.

11, rue de Boulainvilliers — Paris.

Mlle GRANDJEAN (Louise-Léonie).

Nadar.

Née à Paris, le 27 septembre 1870. — 2e prix d’opéra et 1er prix d’opéra-comique, au Conservatoire (1895). — Débute à l’Opéra-Comique dans le Pré-aux-Clercs : rôle d’Isabelle; crée ensuite Falsiaff , etc.

15, avenue Victoria — Paris.

M1Ic GRANIER (Jeanne)

Nadar. fl

Née à Paris, en 1852. — Élève de Mm6 Ëarthe-Band< ™ rali avec qui elle travaille l’opéra-comique et surtou la musique italienne. Débute à la Renaissance où un soir elle est appelée à doubler M,,,e Théo dans la Jolie < Parfumeuse. Crée ensuite Girofle (nov. d 87-4), la Marjolaine , le Petit Duc , Janot, passe au Gymnase pour reprendre les Premières armes de Richelieu ; retourne à la Renaissance: crée Ninelta, Mme le Diable, Belle Lurette, Fanfreluche. Crée ensuite aux Variétés : Mlle Gavroche ; aux Bonites : la Béarnaise ; à la Gaité : la Cigale et la Fourmi ; aux Nouveautés: les Saturnales. Reprend à l’Eden-Tbéàtre : la Fille de.Mme Angot, le Petit Duc , Orphée aux Enfers ; aux Variétés : la Belle Hélène, Barbe-Bleue, la Grande-Duchesse ; etc.; crée la Fille à Cacolet. Mme Salan, etc., etc.

88, avenue de Wagram — Paris.

M. GRAVIER (Jules).

Boyer.

Jé à Chalon-sur-Saône, le 6 août 1842. Y— Débute en 33 au théâtre Montparnasse; passe ensuite à Beaumarchais (1866), au Théâtre de Belleville (1866-69), à 4a Gaité (1869), au Château-d’Eau (1876-84), à l’Ambigu (1884-90) et enfin à la Porte-Saint-Martin (1890). Principales créations et principaux rôles • Hoche (Hoche), Kléber (Kléber), la Casquette au père Bugeaud (Durozel), Pierre Vaux (Pierre Vaux), les Mystères de Paris (le Chourineur), Roger la Honte (de Noirville), le Régiment (Colonel de Cheverny), le Bossu (Lagardère), la Maison du Baigneur (Pontis), le Collier de la Reine (le Portugais), etc., etc.

Au théâtre de la Porte-Saint-Martin — Paris.

M. GRESSE (Léon).

Lumière.

Ne à Charolles (Saône-et-Loire), le 22 juillet 1845. Élève de MM. Novelli, Croharé, Marietti et Chappuis. — Débute au Havre dans le Chalet et la Fille du régiment. Ensuite à Toulouse, à Paris (Opéra, puis l'héâtre- Lyrique), à Bruxelles, à Londres et de nouveau à Paris (Opéra), où il est engagé depuis le 6 mai 1885. A créé dans ces divers théâtres : Dimitri , le Bravo , V Aumônier du régiment , Gilles de Bretagne , Méphistofélès , Sigurd , la Walkyrie. Othello , la Montagne noire, etc. A chanté comme basse-chantante tous les principaux rôles d’opéra-comique et les basses-tailles de grand opéra. — Q ; Chevalier du Mérite Agricole.

Marly-le-Roi ( Seine-et-Oise )

M. GRIVOT (François-Antoine).

.Né à Paris, en 1856. — Débute au théâtre Montmartre; passe ensuite au théâtre des Batignolles, aux Délassements-Comiques, rue de Provence (crée le Royaume des Femmes . etc.), au Vaudeville, place de la Bourse (16 créations, dont la Famille Benoxlon, les Brebis galeuses , etc.), à la Gaité (crée Orphée aux Enfers, le Roi Carotte , le Voyage dans la lune), à la Renaissance, aux Boulfes-Parisiens, au théâtre du Caire, aux Variétés (crée le Voyage en Suisse ), au théâtre Lyrique et enfin à l’Opéra-Comique (crée Jean de Nivelle, les Contes d'Hoffmann , Galante aventure, la Nuit de la Saint-Jean , Y Amour médecin, Joli Gilles. Diana, Manon, etc.; chante le répertoire). — Q.

68, rue de Rivoli — Paris.

M GUITRY (Lucien-Germain).

Boyer.

Né à Paris, le 15 déc. 1860. — prix de tragéd. et de coméd. au Conservatoire, en 1878 (élève de Monrose). Déb. au Gymnase, dans la Dame aux Cam. : rôle d’Armand Duval (1er oct. 1878). Crée l 'Age ingrat (1878). le Fils cle Coralie (1880); reprend la Comtesse Romani (1879), Andréa (1880). Quitte le Gymnase en 1881; passe plusieurs années en Russie où il joue tout le répertoire. Entre à l’Odéon, en 1891 : y reprend Amoureuse , Kéan. Passe au Grand-Théâtre en 1892; y crée Lysistrata, Pêcheur d'Islande, rep. Sapho ; puisa la Renaissance en nov. 1893; y crée les Rois , Izeïl, Gismonda , etc., rcp. Amphitryon.

28, plaoe Vendôme — Paris

M. GUY (Georges-Guillaume).

Stebbing

Né à Paris, le 3 mai 1839. — Débute au Th.-Lyrique cle la rue Taitbout, dans Y Écossais de Chaton (1878K Passe ensuite aux Folies-Dramatiques où il reste trois ans, puis au Th. Cluny où il crée Un lycée jîe jeunes filles. De retour aux Folies-Dramatiques, il crée un rôle dans Boccace et dans la Princesse clés Canaries. Passe ensuite deux ans en Amérique (tournée Grau), puis une saison à Lyon (Célestins). Est engagé aux Nouveautés ou il crée des rôles de second plan dans V Amour mouillé i, la Lycéenne, les Délégués, la Grande vie , etc. Passe à la Henaissance pour la reprise (Y Un lycée de jeunes filles, puis va créer les 28 jours de Clairette , aux Folies-Dramatiques. Revient aux Nouveautés créer Champignol et retourne aux Folies pour créer Patarcl et O, Cousin-Cousine , la Fille de Paillasse , etc. Est ensuite engagé aux Variétés où il joue Mamzelle Nitouche, Chilpéric , etc.

48, boulevard Magenta — Paris.

M. GUYON (Charles-Alexandre).

Dagroii

Né à Paris, le 6 juillet 1851. — Débute à l’Eldorado en 1873. (Service militaire octobre 1875 — oct. 79.) — Engagé à Beaumarchais (1880-81). débute dans Madeleine-Bastille (revue où il imite Saint-Germain).. Engagé ensuite au Chàteau-d’Eau (1882); crée Cassen-Museau; passe quelque temps à Déjazet et débute à Cluny le 11 janvier 1881, dans Trois femmes pour un mari (rôle d’André; création); reste à ce théâtre jusqu’au 50 juin 1886. Entre aux Folies-Dramatiques en septembre 1886; y reste huit ans et crée une vingtaine de pièces, parmi lesquelles : Paris en général , Coquin de Printemps, Surcou f, VOEuf rouge , Juanita. Miss Robinson, les 28 jours de Clairette , Cousin-Cousine, la Fille de Paillasse, etc. Engagé nux Nouveautés en sep tembre 1894; débute dans les Grimaces de Paris crée l’ Hôtel du libre-échange .

Au théâtre des Nouveautés — Paris.

Mlle HADAMARD (Zélie).

Reullinger.

Née à Oran (Algérie). — ■ 1" accessit de tragédie (1865) ; 1er prix de comédie (1806) au Conservatoire (Élève de Beauvallet). Débute à l’Odéon en novembre 1866 dans Y Épreuve : rôle d’Angélique. Un an à l’Odéon. Tournée en Europe avec Ravel. Quatre ans en Amérique du Sud. Retour en 1876. Bruxelles, Paris 1879; théâtre des Nations : crée Camille Desmoulins; puis Porte-Saint- Martin: Ambigu (reprise de la Vie de Bohême : rôle de Mimi). Retour à l’Odéon; nombreuses créations. Débute à la Comédie-Française le 15 septembre 1886, dans Andromaque ; crée un rôle dans Thermidor : joue Bajazet, Zaïre, Œ lipe , Horace, ïîamlet et tout le répertoire. — Q.

5 rue Molière — Paris.

Mme HADING

(Jeannette Hadingue, dite Jane)

Née à Marseille, le 25 novembre 1861. — Paraît à Marseille à l’âge de trois ans, dans la Poupée, du Bossu. Engagée successivement au Palais-Royal, à la Renaissance, au Gymnase, au Vaudeville, à la Porte-Saint- Martin et à la Comédie-Française. Crée la Chaste Suzanne, Bérengère et Anatole , Y Ange bleu , la Jolie Persane , Belle-Lurette , Autour du Mariage , le Maître de forges, le Prince Zilah, Sapho , la Comtesse Sarah, le Député Leveau, le Prince d’Aurec, P Impératrice Faustine; reprend dans ces divers théâtres : Hélo'ise et Abellard, la Petite mariée, la Petite Mademoiselle, YOEil crevé, Froufrou, Nos intimes, Thérèse Raquin, les Effrontés, Y Aventurière, etc. Engagée au Gymnase.

9, boulevard de la Saussaye — ( Neuilly-sur-Seine ).

M. D’HARCOURT (Eugène).

Pierre Petit.

Né à Paris. — Premières études au Conservatoire de Paris (classes de MM. Savard et Massenet); puis au Conservatoire de Berlin où il obtient le Diplôme de Maturité artistique. Déb. en 1876, comme violoniste, dans une messe exécutée à Bruxelles. Directeur-fondateur des Concerts éclectiques populaires. Auteur d’un recueil de mélodies, de deux ballets, deux symphonies, deux quatuors pour cordes, une messe, plusieurs pièces d'orchestre et quelques morceaux de musique religieuse.

43, rue de Maubeuge — Paris.

Mlle HARTMANN (Louise- Julie-Marthe) .

Reuliinger.

Née à Vitry-Ie-Croisé (Aube), le 17 mars 1874. — 2e prix de comédie (1890) et 1er accessit de tragédie (1891) au Conservatoire (Élève de M. Delaunay). — Débute à l’Odéon dans la reprise de Kenn : rôle d’Anna (10 oct. 1891), reprend les Erinnyes (24 fév. 1892), joue le répertoire, etc.

Au Th. national ch l’Odéon — Paris.

Mne HÉGLON (Meyriane).

Reutlinger.

Née à Bruxelles, le 21 juin 18B7 (origine danoise). — Elève de M",e Marie Sasseetde MM. Barbot, Tequi et Obin. Débute à l’Opéra dans Rigoletto (novembre 1890). Chante Signrd, Aida, la Walliyrie, Samson et Dalila, crée Djelma, Othello, la Montagne noire (a donné des représentations de Simson , à Toulouse et d 'Aida, à Bordeaux).

41, boulevard Maleshe bes — Paris.

M. HIRCH (Isidore).

Né à Paris, le 29 mars 1868. — Premières leçons do MM. Talbot et Saint-Germain. Entre au Conservatoire, (classe de Worms) en sort en 1889, avec le 1er prix de comédie. — Débute au Gymnase (après avoir joué aux Nations, à Déjazetet au Théâtre d’Application, pendant son séjour au Conservatoire) dans la Lutte pour la vie (51 octobre 1889); joue successivement : Paris fin de siècle , 1 Art de tromper les femmes , Dernier amour , le Député de Bombignac, les Crochets d'un gendre, 1 Homme à l oi cille cassée , Charles Demailly , un Drame parisien , Mon oncle Barbassou , etc, etc. Entre temps a joué, au Vaudeville : le Gendarme, et au Théâtre Moderne ; Mme Pygmalion (pantomime).

20, passage Jouffroij — Paris.

Mlle HIRSCH (Mélanie).

Née à Paris, le 15 octobre 1865. — Entre à l’Opéra à l’âge de 8 ans. Élève de Mme Mérante et de M. Hansen. Très remarquée dans Françoise de Himini, où elle remplace M110 Fatou (1882). Panse ensuite dans Henri VIII, Freyschütz , le Prophète , Salammbô , etc. Double M"8 Subra dans Hamlet et Coppèlia ; et M118 Mauri dans le Cul , la Maladetta, etc.

53, rue de Cliâteaudun Paris.

Mme HONORINE

(Honorine-Marguerite Camous, dite).

i\ée à Nice (Alpes-Maritimes), le 10 décembre 1833. — Débuts à l’École de danse de Marseille (1843). Fait ensuite des tournées en province, en Italie et vient à Paris. Débute au Palais-Royal dans la Poule aux œufs d'or (1864) : crée la Vie parisienne , les Pommes du voisin, etc. Passe ensuite aux Variétés, puis à F Ambigu; joue les Deux orphelines (la Frochard), Monte-Cristo, Nana, etc.Entreà la Porte-Saint-Martin ; reprend Monte- Cristo (1894).

3, boulevard Saint-Martin — Paris.

M/ HUGUENET (Félix).

Nadar.

Né à Lyon, le 10 mai 1858. - Élève de Caudeilh. Débute à Saint-Étienne, dans la Tour de Nesles : rôle de Philippe d’Aunay. Lnsuite à Paris : Menus-Plaisirs, Renaissance (crée la Femme de Narcisse, le Brillant Achille ), Talais-Royal (crée le Véglione) ; Bouffes- Parisiens (crée MHe Carabin , les Forains, l’Enlèvement de la Toledad, la Duchesse de Ferrare, etc.). Engagé aux Bouffes-I’arisiens jusqu’en juillet 1896.

65, rue de Courcelles — Paris

M. I MB ART DE LA TOUR (Georges).

Né à Paris, le 20 mai 1865. — Ie' prix de chant, au Conservatoire, en 1889 (élève de M. Bax). Débute à Genève, dans les Huguenots : rôle de Raoul (1890), y crée Wmkelried, Werther , la Walhyrie, etc. ; quitte le Grand-Théâtre de Genève en 1893. Débute à l’Opéra- Comique dans Carmen : rôle de José (19 sept. 1894).

166, rue de Grenelle — Paris.

M"e INVERN1ZZI (Joséphine-Peppa).

Reutlinger.

Née à Milan. — Fait ses études de danse à la Scala, puis à l’Opéra de Paris, avec Mme Dominique et M. Mérante. Actuellement première mime à l’Opéra; y a créé plusieurs rôles, dans la Farandole , le Tribut de Zamora, etc. Joue les premiers travestis : Franz, dans Coppélia ; l’Amour, dans Sylvia , etc. En dehors de l’Opéra, a joué avec succès plusieurs pantomimes : Colombine par donnée, le Collier de Saphirs , etc. Aréthuse (à Monte-Carlo), etc.

5, rue Balzac — Pans.

Mme ISAAC-LELONG (Adèle-Victorine)

Nadar.

Née à Calais, le 8 janvier 1854. — Élève de Duprez. Débuts au théâtre Montmartre (représent, patriotique) dans les Noces de Jeannette (1870). Engagée à la Monnaie de Bruxelles (1872-73). Débuts dans le Pré-aux- Clercs. Débute à l’Opéra-Comique dans la Fille du régiment (1873); y reste peu de temps. Est engagée à Liège, puis a Lyon. Rentre à l'Opéra-Comique dans YÊtoile du Nord (16 avril 1878) ; chante Haydée, Galathée , Roméo et Juliette , le Domino, les Noces de Figaro , Mignon , Carmen , le Caïd, etc. Crée les Contes d'Hoffmann. Sauve un jour la recette chez Pasdeloup en chantant à la fois, dans le Déluge, le rôle de Villaret et le sien. Passe à l’Opéra' : débute dans le rôle d’Ophélie (24 sept. 1883). Chante Faust, Guillaume, Robert, etc. Rentre à l’Opéra-Comique (sept. 1885) ; crée Egmont, le Roi malgré lui , etc. Quitte l’Opéra-Comique en 1888. Quelques représentations en province. A chanté à la millième de Mignon. — O.

76, boulevard Magenta — Paris.

M. ISNARDON (Jacques).

Boulé.

Né le 15 février 1860. — 2e prix de chant et Ier prix d’opéra-comique, au Conservatoire, en 1884 (Élève de MM. Bax et Ponchard). Débuts à l’Opéra-Comique, dans Diana (1885). Passe ensuite à la Monnaie de Bruxelles; chante les Con tes d'Hoffmann, 1 a Roi l'a d.it,Lakmé, etc. à Londres (Covent-Garden) : chante les Maitrcs chanteurs (version italienne); à Monte-Carlo: chante le Pilote, le Médecin malgré lui , etc. ; à Milan : chante Manon (version italienne). Rentre à l’Opéra-Comique (sept. 1894). — Auteur d’un ouvrage : le Théâtre de la Monnaie.

5, place Saitii-Michel — Paris.

M. JÉROME (Henri).

Né à Monplaisir (Rhône), le o avril 1860. — Lauréat du Conservatoire de Lyon; entre ensuite au Conservatoire de Paris (classe de M. Crosti) où il obtient le 1er prix de chant et le 2° prix d’op.-com. (18s8). Débute à l’Opéra, dans le rôle de Faust (11 oct. 1888). Reste à ce théâtre jusqu’en 1891. Passe ensuite au Gr.-Th. de Bordeaux, où il chante les Huguenots, Y Africaine, la Favorite, le Prophète, etc.; y a créé Esctarmonde e t Y Attaque du Moulin. Quitte Bordeaux pour entrer à l’Opéra-Comique où il débute le 15 novembre 1891, dans les Pêcheurs de perdes.

90, rue de Rivoli — Paris.

M. JOUMARD (Joseph).

Eug. I’irou.

Né à Bordeaux, le 1er mai 1831. — 1er prix de comédie et 2'”8 prix de tragédie (rappel), au Conservatoire en 1870 (Elève de Régnier). — Débute à la Comédie-Française, dans le Dépit Amoureux : Eraste (juin 1871), joue ensuite de nombreux rôles du répertoire; crée le Testament de César Girodot (Célestin), etc. Passe au Vaudeville en 1876 ; y crée ; Dora, le Club, Mariages riches, les Bourgeois de Pont-Arcg, etc. Entre ensuite aux Nouveautés (1879); y crée : le Parisien, les Parfums de Paris, Paris en Actions. Engagé au Châtelet pour créer Jolivet dans Michel Strogoff (17 novembre 1880). Part pour la Russie, en 1883; en revient en 1893 et rentre au Châtelet pour créer le Trésor des Radjahs (Cabassol): .joue ensuite Dagobert, du Juif Errant. Passe enfin à la Porte Saint-Martin (1894); reprend les Mousquetaires (d’drtagnan) ; crée Sabre au Clair (Col. de Vandière), le Collier de la Reine, etc.

4, rue de l’Entrepôt — Paris.

Mme JUDIC (Anne-Marie-Louise).

Reutlinger.

Née à Semur (Côte-d’Or), le 18 juillet 1850. — Un an au Conservatoire (cl. de Regnier). Débute au Gymnase, dans les Grandes Demoiselles (1867). Eldorado (1868). Tournées en Belgique (1870). LiEe (1871). Rentre à Paris : Gaîté (1871), le Roi Carotte. Folies- Bergère : Ne ni chatouillez pas. Bouffes (1872) : la Timbale , Petite Reine , Branche cassée, M™<> V Archiduc, etc. Variétés (1876) : crée Docteur Ox. Charbonniers , Niniche , la Femme à Papa,\a Roussotte, Lili, Mamzelle Nitouche, la Cosaque, la Noce à Nini, la Japonaise, etc. Reprend la Périchole , la Belle Hélène, la G'ancle-Duchesse, le Fiacre 117, le Grand Casimir. A l’Éden-Tliéàtre : la Fille de M™ Angot. Après plusieurs tournées à l’étranger et quelques représentations aux Menus-Plaisirs, à 1 Eldorado et à l’Alcazar d’Été rentre aux Variétés dans Lili (1894), reprend Nilouche, Femme à Papa; crée le Rieuse. Eng. au Gymnase ; crée Y Age difficile (1895) — Décorée à Constantinople par le sultan (1892).

5, rue cl’ Éprémesnil — Chalou ( Seine-el-Oise ).

Mme KRAUSS (Gabrielle-Marie).

Née à Vienne (Autriche), le 21 mars 1842. — Études musicales au Gonserv. de Vienne (élève de Mme Marchesi; déb. à l’0péra de Vienne dans Guillaume Tell : rôle de Mathilde (1860); chante le Prophète, Robert, la Flûte, Tannhauser , Lohengrin , etc. Passe plusieurs années en Italie et déb. à Paiis au Th. -Italien en 1868; y chante Freyschutz, Fidelio, etc. Déb. ensuite à l’Opéra; chante la Juive, Freyschutz , les Huguenots , Y Africaine , Bon Juan, Faust, etc., etc., crée Polyeucte (1878), Aida (1S8U), le Tribut de Zamora (1881), Henri VIU (1885), Patrie (1886) : rep. Sapho (1881;. Quilte l’Opéra en 1887. Depuis s’est vouée au professorat et n’a plus chanté que dans les concerts. —

169, boulevard Haussmann — Paris

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