‹ Nos asiles d'aliénés [microforme]Chapitre 14 sur 17 · A PA · texte numérisé non relu

A PA

ces dernier, un mode inférieur d'assistance ; le traitement de ces infortünés est un devoir social que les pouvoirs publics ont à remplir au moyen d'agents à la fois responsables et désintéressés ; il fe devrait jamais ni devenir, ni paraître l’objet d’une spéculation.

‘Ainsi, en vertu du nouveau projet de loi, les.

départements qui ont passé des traités avec des établissements privés seront tenus, dans un délai éterminé, de constituer un asile leur appartenant, ou de traiter avec un établissement.” (Voir rapport du Dr Vallée, 1890).

Nous n'avons pas besoin d’insister davantage. Nous avons déjà montré, que les meilleures autorités sur la matière exigent que tout Ie service d’un hôpital d’aliénés soit sous la direction exclusive de l'autorité médicale, à l'exception de certains détails d'administration qui n’intéressent pas le traitement des malades. La science et l'expérience sont d'accord sur ce point. ‘Or, avec l’affermage, cette autorité absolue, cette direction exclusive, deviennent pratiquement impossibles. Et quand même ‘on écarterait, comme le dit M. Fallières, l’hypothèse d’une exploitation coupable ” il n’en reste pas moins vrai que ce mode d'assistance ne fournit pas aux malades toute la somme et la qualité du traitement auxquels ils ont droit, et ne donne que le mini-

mum des guérisons. Ici encore, les faits s’affirment.

hautement, et les raisonnements les plus subtils ne sauraient les changer.

Dee 2 D eme eanneene

nent

Page 1