‹ Nos bibliothèques publiques, leur situation légaleChapitre 17 sur 28 · DE LA REVENDICATION DES LIVRES · texte numérisé non relu

DE LA REVENDICATION DES LIVRES

d'hésitation ; sûr de rencontrer des acheteurs confiants, le voleur n'hésiterait pas non plus, et la certitude du gain aurait sur lui plus d'empire que la prévision de la peine.

« Voler un livre aujourd'hui, écrivait en 1858 M. Racinet à « propos d'une restitution de livres ;opérée à la Bibliothèque « Sainte-Geneviève, sous l'empire de l'inaliénabilité et de « l'imprescriptibilité, c'est s'exposer sans aucun avantage « pécuniaire à une peine correctionnelle, mais voler demain, « si la prétention de M. Solar était admise (droit à indemnité), « c'est se créer un profit certain, avec la possibilité d'éviter « la peine correctionnelle...

« Le budget devrait contenir un crédit spécial pour le (( rachat des choses volées ; il est à craindre que ce crédit « n'augmente chaque année (1)... »

(1) Racinet, Le breviarium romanunu.. de Nicolas Jenson, pp. 68 et s.

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