De Monsieur Panneton
Le premier, protonotaire, le second, député protonotaire des Trois-Rivières ;
006. Du régistrateur de $t. Hyacinthe, afin de mettre à sa place un instrument docile pour les besoins d’une prochaine slection.
Nous nons arrêtons à cinquante !
Le temps et l’espace nous manquent pour Coniinuer ce numérotage des méfaits du gouvernement Jolv.
Nous aurions pu ajouter :
La tentative corruptrice de vendre, moyennant finances affectées au fonds électoral, la charge de régistrateur des Trois- Rivières ;
La tentative, noblement repoussée! d'induire, par l'offre d'une position très-lucrative, le député de Champlain, à résigner son mandat et laisser le champ d'honneur, au moment de la bataille ;
Le partage arbitraire et injuste, dans un but de fraude électorale où pour favoriser des amis, des charges de régistrateur de Chambly, de Nicolet, l'abolition du journal de l’Instruction publique, la destitution de Mr. Bourgouin, avocat du revenu,
e feu Michael Cailey, prévôt des incendies, le fait d'avoir retiré des mains de Mousieur Lacoste, l’une des lumières du
vince le système d'éducation libérâtre, laïque et obligatoire des.
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Barreau, la cause des droits sur les assurances, au grand détriment de la Province, etc. etc.
mes Nous n’en finirions pas. Nous laissons au lecteur à conjus- tinuer cette lugubre nomenclasure..…….
% dre XII.
blée LE CONSEIL A SAUVEGARDÉ LES DROITS DU PEUPLE. tait Tel est, pour 18 mois de règne, le bilan des œuvres polities- ; ques et de l'actif constitutiounel de ce gouvernement ! un Et vous allez prétendre que le Conseil Législatif était obligé | d'approuver tout cela ? Vous dites que, parce que les auteurs iles de cet état de choses se crampornaient illégalement au pouvoir, malgré que, trois fois, ils eussent été laissés en mincrité par le ; vote même de l’Assemblée populaire et parceque, par des moyens inavouables, ils avaient trouvé moyen ue n'être pas des toujours battus, grâce au vote prépondérant dun orateur indigne, il fallait que le Conseil laissât ainsi fouler aux pieds sa FE] toutes notions d'honneur, d'honnéceté, de justice, de saine adine ministration ! tous les droits bien entendus de la nation ! Que dis-je, il aurait fallu même que, mentant à sa conscience, ‘ trahissant son devoir et parjure à son serment, il eut sancnu- tionné tout cela! proclamé que tout cela était bien! et eut donné, aux violateurs de la loi et de nos droits, les crus de perpétuer indéfiniment cet état de choses !
A la Chambre populaire appartient la distribution en détail af- les fonds du trésor ; c'est vrai !
se Mais ce trésor, il ne s'ouvre qu'au moyen d’une triple clef. j'une esi aux mains de l’Assemblée ; une autre, en la posfre session du Lieutenant-Gouverneur, et la troisième, c’est la eo Chambre haute qui l’a sous sa garde.
de Moyen ingénieux! précaution très-sage pour assurer un emploi judicieux des deniers publics!
20 Maintenant, voilà un gouvernement, en minorité réelle, qui ar à viole journellement la constitution, met la loi de côté, dépense La des sommes énormes dont l'Assemblée populaire n’a pas auto- 5 ke risé l'emploi ; ;: dont la Chambre haute a même défendu la dé- He J pense ! Et parce qu’une majorité factice de une ou deux voix, u
que vous savez très-bien ne pas représenter la majorité réelle
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de la Province, approuve cela, vous dites qu’il faut que le Conseil approuve!
Et parce que ces violateurs ! parce que ces dilapidateurs du trésor ont subrepticemer! amené l’Assemblée à livrer sa clef, contre la volonté du peuple, il fallait, dites-vous, que le Conseil, lui aussi, livrât sa clef? Et parce qu’il s’y est refusé, vous dites qu'il a violé les droits du peuple! Mais dites donc plutôt que c’est lui qui les a sauvegardés !
Seul, dites-vous, le peuple a droit, par ses représentants, de voter les subsides !
O:, vous concéderez au moins, au Conseil, le droit de sauve-
garder ce droit du peuple ! c’est précisément pour cela qu’il a été créé.
Seul, le peuyl2 a droit d'accorder ou de refuser les subsides!
Soit ! |
Mais s’il arrive qu'au moyen de ruses, de manipulations, de fraudes quelconques, il se trouve, dans la Chambre des représentants du peuple, une voix, deux voix de contrebande ! deux voix illégales changeant la majorité ! n'est-il pas vrai qu’alors ce n’est plus le peuple qui vote les subsides? Le vote réel du
. peuple les refusait ; mais deux voix frauduleuses interviennent,
qui travestissent le sens du verdict populaire ; qui traduisent en un: out! le Non! voté par le peuple!
Or, c’est exactement ce qui est arrivé. A toute proposition du gouvernement Joly ayant l'effet de le maintenir au pou-
voir, qu'avaient ordonné Trois-Rivières et Chicoutimi ?
À Turcotte, Trois-Rivières avait ordonné de voter NON!
À Price, Chicoutimi avait ordonné de voter No!
Ces deux mandats n'étaient donnés qu’à cette condition.
Tous deux trahissent leur mandat et votent our!
Le Conseil est là, il voit cela ! Gardien des droits du peuple, il dit: Je sais que le peuple a dit : Non! Eh bien! il faut que le peuple ait justice! J’ai, d’après la constitution, le droit d'annuler ce out frauduleux ; je le fais !......
Et vous dites que le Conseil trahit les droits du peuple!
Voilà l'action du Conseil. Voilà la question nettement posée entre notre Chambre haute provinciale et ses accusateurs.
Qui ôsera donc la condamner ?
Qui Ôôsera venir devant le peuple, demander d'’abattre ce
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rampart inexpugnable, derrière lequel ont été si bien abrités les droits du peuple ?
Sera-ce surtout à la voix des violateurs de ces droits, aux cris de rage et de dépit arrachés à l'ennemi par l'impuissance où il s’est trouvé d’escalader ce rampart, que le peuple va en décréter la démolition ?
Nous ne le croyons pas!
Mais, dit-on, le Conseil est inutile ; il ne fait rien ! Les membres sont tous des médiocrités politiques ! Et puis, le maintien de ce corps coûte trop cher, pour les moyens de la Province.