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LE CONSEIL LÉGISLATIF COUTE TROP CHE

Disposons de suite, en deux mots, de cette prétention que le Conseil coûte trop cher.

Si le Conseil est une partie nécessaire, essentielle même de notre système politique, il ne coûte trop cher que si la dépense qu’il occasion’ie n’est pas limitée par les règles d’une stricte économie.

Or, en consultant les documents officiels, nous trouvons (d'après les comptes publics de 1877-78, les plus récents que nous ayions sous la main), une dépense totale, pour le Conseil, dépense comprenant le salaire de tous ses officiers, l’indemnité de ses membres, en un mot toutes dépenses quelconques occasionnées par l'existence du Conseil, un total de $41,507.00, tandis que les dépenses de la Chambre-Basse sont, pour la même année, de $115,317.60, c’est-à-dire, de plus de trois cinquièmes plus considérables que celles du Conseil.

D'un autre côté, la dépense annuelle ordinaire de cette année-là était pour la Province, sans compter les somines affectées aux chemins de fer, de $2,514,147.30, en sorte que la dépense du Conseil représente moins de un ettro!s cinquièmes (13) pour cent de la dépense totale annuelle. L'on admettra de suite que ce n’est pas une charge excessive.

Que l’on propose de pratiquer l’économie dans le Conseil comme ailleurs, c’est parfait. Mais du besoin d'économiser, de la nécessité même de réformes radicales, conclure à l’abolition du corps, ce n’est ni logique ni raisonnable.

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