‹ Nos chambres hautes [microforme]Chapitre 34 sur 61 · WEST MAIN STREET WEBSTER, N.Y · texte numérisé non relu

WEST MAIN STREET WEBSTER, N.Y

St. Thomas, Aristote, Cicéron, Bellarmin, St. Bernard, Denys d'Halicarnasse, Polybe, le Dr. Swift, le Dr. Franklin, Montesquieu, Sidney, Kent, Lord Grey, Lord Althorp, May, Disraëli, etc.

Parmi ces hommes, se trouveut plusieurs des idoles de la démocratie ; et parmi les Etats qui ont sanctionné, par la pratique, le principe que nous défendons, se trouvent la plupart de ceux qui ont proclamé le plus haut les notions de liberté et d'égalité, et qui ont poussé le plus loin la pratique des idées démocratiques.

Ainsi, vous avez l'Italie actuelle, formée sous les auspices de Cavour et de Garibaldi ; la République Française actuelle, œuvre procédant de la triple inspiration ulira-démocratique de Messieurs Wallon, Thiers et Gambetta ! Vous avez la république Helvétique, le siége par excellence, le berceau de la démocratie moderne! Vous avez la Grande Bretagne, la mère des gouvernements constitutionnels ! Vous avez enfin, le gouvernement de la grande République Américaine, le type, l'idéal contemporain des républiques démocratiques ! Vous avez tous les Etats de l'Union !

Et parmi tous ces derniers Etats, dont pas une constitution n’a t pu être conçue sans que, en tête, il fut écrit un résumé Ge toutes € les formules ultra-libérales et archi-démocratiques ! sans que ] l'Etat, n'eut préalahlement adopté, à son de trompe, son

‘Bill of Rights,” quelques fois même sa ‘ Déclaration des droits de l’homme.” Vous avez, par exemple : le Vermont, inscrivant sur son Drapeau : ‘ FReEDOM AND LigerTy.” Vous avez la Virginie Ouest avec son motto : ‘* MonTaNI SEMPER LiBER1.” Enfin, vous avez la Virginie représentant sur son blason la liberté sous la forme d’une vierge Romaine, armée de la lance et du glaive, foulant sous ses pieds un roi découronné, avec le célèbre mot de l'assassin de César pour devise : ‘“ Sic SEMPER TYRANNIS.”

Certes i on n’est pas plus répubicain que cela !

Et tous £es pays ont leurs Chambres Hautes et entendant bien les garder !

N'y a-t-il pas là de quoi compenser l'exemple d’Ontario, du Honduras, de la Serbie et de la Bolivie ?

Nous avions donc ample raison de dire en commençant

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SPÉRMPPE TRAME RER

nard, que : “ Abolir le Conseil Législatif, c'était Conner à nos ins-

klin, ‘titutions le cachet d’une démocratie populacière, et descendre

May, plus bas, vers la démogagie, que n’ont osé le fuire les PéROIques : les plus dimoctatiqies”

e la ‘ À pra XII Upart ; ÉLECTION, OU NOMINATION A VIE.

se pe Il est une autre question de la plus haute importance : c’est | -celle du mode de formation des Chambres hautes.

. | Serait-il préférable, dans l’état actuel de notre société, que Pices | - les membres des Chambres hautes fussent choisis par les elle, ‘Chambres électives ? La Chambre haute fédérale ne devrait- "14e elle pas être formée de membres élus par les législatures

locales ? et les Chambres hautes locales, élues par les corps municipaux ? Ce sont là des questions qui pourraient faire le ‘sujet d’une étude séparée.

Nous nous contenterons de dire, pour le moment, que le premier de ces modes ne diffèrerait guère, dans la pratique, du mode actuel, vu que l'exécutif contrôlerait toujours la nomination par la Chambre élective, ce qui équivaudrait, presque

n'a toujours, à une nomination par l'exécutif ; et que le système utes de nomination par la couronne est plus en harmonie avec que l'esprit de nos institutions monarchiques constitutionneiles, oh le souverain étant, d’après les principes de ces institutions, nue & la fontaine des honneurs,” et les Chambres hautes ayant nca précisément pour objet de faire contrepoids aux Chambres Ver élues par le peuple.

Ice TROISIÈME PARTIE.

ec suitttresrse

ER Conditions d’infériorité faites aux Chambres

Hautes en Canada.

aÉ Les Chambres hautes sont donc une partie essentielle d’un bon système de gouvernement : nous croyons l'avoir ampleu | ment démontré. Il est donc nécessaire de les conserver :

c'est ce qui résulte évidemment de tout ce que nous avons dit t jusqu'ici.

Or de ceite nécessité résulte, pour nos hommes publics, un double devoir :

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