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désastreux n’ont-ils pas tardé à venir montrer ce que l’on avait gagné à soustraire ainsi les hommes sans expérience au contrôle de leurs ainée dans la politique.
D'un autre côté, les ennemis de notre autonomie nationale virent, dans cette tendance de notre part à démolir la position qui nous était faite par l'acte de 1867, une preuve qu’ils réussiraient bientôt à miner complètement cette forteresse de nos droits : notre constitution locale toute entière.
Nos hommes d'Etat les plus remarquables, rélégués à Ottawa par l'abolition du double mandat, l’on vit de suite le prestige de ia lépislature de Québec baisser considérablement; et Vu entendit bientôt proclamer que les législatures locales n'étaient que de grandes municipalités. Nous avions franchi la première étape vers l’union législative. Car l’idée de cette union surgit immédiatement, comme conséquence inévitable de cet amoindrissement de n9s institutions provinciales.
Cinq années à peine se sont écoulées, et l’on ne se rappelle même plus cette solide redoute du double mandat ; et c’est à-peine si deux de nos hommes d'Etat les plus estimés, ies Honorables Messieurs Ferrie: et de Boucherville, ont pu rester là comme derniers Gébris de cette forteresse, et comme témoi-
gnage vivant des avantages considérables que nous aurions eu de confier les affaires provinciales à des hommes versés dans la politique fédérale ; et d’avoir, pour défenseurs à Ottawa, des réprésentants familiers avec ia politique locale et connaissant à fonda tous nos intérêts provinciaux.