TH I EH S
avec MM. Mignet et Armand Garrel, il cherchait, dans les droits de la nation, dégagés de toute influence dynastique, une forteresse inexpugnable, d’où l’on pût tirer sur un pouvoir antinational.
M. Thiers, qui, par une erreur singulière, a banni de ses récits toute étude sur les arts et les lettres pendant la République, le Consulat et l’Empire, et qui se borne à de faibles indications, comme s’il avait craint de laisser absorber l’histoire des faits par l’histoire des idées, M. Thiers était, au début de sa carrière de journaliste, un critique d’art, de peinture, de sculpture, de littérature, aussi bien qu’un polémiste.
Je ne veux pas exagérer la portée du romantisme; mais enfin, sans forcer trop le raisonnement, il ne me serait pas impossible de montrer que celui qui, presque seul, au National, acceptait l’art nouveau, l’art vivant, l’art qui démocratisait l’histoire et qui faisait entrer plus largement l’humanité avec ses passions dans la nature et dans le drame, que celui-là devait avoir, plus que d’autres, des chances de se trouver souvent d’accord avec le flot montant.
11 est évident, qu’au premier abord, il semble inutiled’aimer Delacroix, pour être président de la République. Mais si l’on veut bien remarquer