LES DISCOURS DE M. THIERS
Ces discours seront un véritable cours de politique, en même temps qu’ils sonL les annales vivantes du gouvernement de Juillet, du second empire et de la troisième République.
M. Tliiers a agité, servi ses contemporains sans les lasser jamais, même par ses services; l’ingratitude envers ce génie nécessaire n’était jamais que de courte durée. On ne pouvait se passer de lui. Ses impopularités éphémères n’étaient des épreuves redoutables que pour ceux qui prétendaient à l’intérim de sa puissance. Il laissait volontiers le pouvoir; il n’en tombait jamais.
On eût dit que ses disgrâces rapides étaient des coquetteries de sa destinée. La lueur de son bon
1. Cet article fut écrit à propos (le la publication des trois premiers volumes.