‹ Nos ContemporainsChapitre 21 sur 25 · TRIER S · texte numérisé non relu

TRIER S

révélations, aux visitations d’un esprit imprévu.

Mais M. Tliiers n’a pas été seulement le bon sens le plus actif; il a été aussi le bon sens le plus fidèle à ses principes. On peut avoir toujours raison, en changeant de point de vue. Talleyrand avait ce mérite un peu trop calomnié. M. Thiers eut toujours raison, même en s’entêtant. Sa gloire, c’est de ne s’être jamais contredit et d’avoir eu pour alliés à la fin de sa vie d’anciens et très honnêtes contradicteurs. Invariable dans la vérité et aussi dans ses erreurs, il ne transigeait pas plus sur ses préjugés cjuesur les admirables principes dont il était le champion. Aussi ses préjugés, loin de lui faire tort dans l’estime publique, servaient à la contrôler et à l’affermir. Son honnêteté était garantie au delà de la stricte mesure, par son entêtement.

Cette grande unité dans la vie d’un homme qui a joué un rôle si considérable, en des circonstances si différentes, n’est visible que quand la mort l’a mise en perspective. Les contemporains ont trop de passion pour être équitables, c’est au delà de la lutte, qu’on juge ses adversaires et qu’on estime mieux ses chefs.

A ce point de vue, la publication de celte longue série de discours achève la gloire de M. Thiers et la couronne.

Si l’on s’en tenait aux apparences, on pourrait répéter, sans lui en faire un reproche, mais déjà comme un éloge, que M. Tliiers s’était converti à la République. Je crois que les républicains ont un hommage plus sérieux à lui rendre.

L’homme qui a toujours voulu le gouvernement du pays par le pays, n’a jamais eu besoin d’ètre converti à une des formes de cette souveraineté. Sa raison l’admettait comme une alternative, et le 3 octobre 1831, en défendant l’hérédité de la pairie, M. Tliiers disait d’une façon presque prophétique :

(' Deux majorités électives, en présence d’une seule hérédité, c’est une conséquence funeste.

» Il est vrai, dira-t-on, que ce n’est pas pousser le système à l’absurde que de le faire aboutir à la Constitution des États-Unis. Nous admettons quant à présent, dira-t-on, la royauté, mais nous n’entendons pas nous élever contre ce que pourront amener les siècles.

» Je suis convaincu, quant à moi, que, sans la pairie héréditaire, il ne nous faudrait pas des siècles pour arriver à la Constitution des États- Unis, et que, pour être 'conséquents, nous ne tarderions pas à avoir un pouvoir exécutif livré à l’élection. Il faut donc opter entre le système des

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Étals-Unis et le système anglais, éprouvé par cent cinquante années. »

Il est vrai que M. Thiers manifestait sa préférence pour le système anglais. Mais, en la manifestant, c’était beaucoup que d’admettre si facilement et sans trop d’effroi cette hypothèse d’un pouvoir exécutif dépendant de l’élection.

En 1830, la monarchie de Juillet lui avait semblé le gouvernement qui nous brouillait le moins avec l’Europe; de même qu’ après 1870, devant l’Europe ingrate et refroidie, la République semblait à l’homme d’Elat prévoyant, le gouvernement qui empêchait le mieux les divisions intérieures.

Je ne veux pas entrer dans une analyse de ces trois premiers volumes qui m’entraînerait au delà des bornes d’un article. La publication, qui commence à l’année 1830, s’arrête à l’année 1836, à la tin de ce ministère du 22 février dont M. Thiers avait la présidence.

Pendant ces six années, combien de discours merveilleux, quand il s’agit d’aligner, de faire manœuvrer des chiffres à propos de questions de douanes, de budgets, de travaux publics ! Combien de discours étincelants de verve, de fierté, quand il s’agit de répondre aux ennemis de la Révolution, aux carlistes vaincus, aux républicains impatients!

Combien de magnifiques leçons d’histoire à tout propos, quand il s’agit d’établir les bénéfices delà paix et de combattre les illusions de la guerre !

Le 5 janvier 1883, répondant à Berryer et parlant de l’arrestation de la duchesse de Berry. M. Thiers jugeait d’abord le parti légitimiste. Qui oserait dire que ses foudroyantes paroles ont perdu leur actualité ?

« Oui , s’écriait l’orateur, celte dynastie est étrangère pour la France, non pas depuis vingt à trente ans, mais depuis plus d’un siècle. Depuis plus d’un siècle, elle a cessé d’être associée à nos mœurs, à nos désirs, à nos vœux; elle s’en est, au contraire, éloignée; elle s’est enfermée dans un palais, au milieu de désordres de toute nature, pour y maudire le génie de la France et ses progrès. Betrouvanl quelques vertus sous Louis XVI, c’est cependant encore sur l’étranger qu’elle s’est reposée.

» La France a commis une grande faute; elle lui a rendu des titres en lui infligeant des malheurs épouvantables. Ces titres sacrés du malheur, c’est encore par l’étranger qu’elle les a fait valoir.

» Quinze ans lui ont été donnés pour rentrer dans nos mœurs, dans notre esprit, pour se rapatrier, en quelque sorte, avec nous; elle est restée

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étrangère à nos avances ; elle a fini par un parjure.

» Qu’elle reste donc dans le sein de l’étranger, qui est plus sa patrie que la France. Ce n’est pas nous qui la lui avons faite; mais c’est la destinée des Stuartsquia été, qui sera toujours la sienne. » Il faudrait pouvoir citer tout ce discours, frémissant de colère patriotique et éclatant d’une mâle raison qui soulevait la Chambre.

On parlait' -de renvoyer la duchesse de Berry devant un tribunal ordinaire. M. Thiers répondait :

« On ne juge pas les princes; dans les temps de barbarie ou de passions politiques, on les immole ; dans les temps de générosité, de civilisation comme le nôtre, on les réduit à l’impuissance de nuire. Toutes les formes judiciaires ne sont, il faut l’avouer, que de l’hypocrisie. C’était une hypocrisie que le jugement de Charles Ier; c’était une hypocrisie que celui de Louis XVI; c’était une hypocrisie que la commission militaire qui jugea le duc d’Enghien dans la prison du château de Vincennes. 11 n’y a pas de jugement pour les princes, et, je le répète, dans les temps de barbarie, on les immole, et dans les temps de civilisation on les réduit à l’impuissance de nuire. »

Ne sent-on pas là, avec la ferme raison de

l’homme d’Etat, la philosophie de l’historien de la Révolution française ?

Ce bon sens, auquel M. Thiers voulait rester fidèle, il en était fier; il s’en vantait naïvement, et un jour, félicitant M. Odilon Barrot qui avait dit une chose raisonnable, il lui répondait avec une bonhomie maligne (je 6 mai 1834, à propos de la censure dramatique) :

« Vous en êtes partisan, et cela fait honneur à votre bon sens. Un homme de gouvernement doit avoirdu bon sens. C’est la première qualité politique, et, quand on a le bonheur d’en avoir, il faut une seconde qualité : c’est le courage de montrer qu’on en a. Dans le temps où nous vivons, ce que je dis là a une grande portée. »

M. Calmon signale comme des chefs-d’œuvre de l’éloquence française les discours prononcés par M. Thiers, en mai 1834, sur la loi des associations, en décembre de la même année sur la crise ministérielle qui venait de finir, ses réponses au duc de Fitz-James et à Berryer dans la discussion sur l’indemnité américaine en 1835, son improvisation sur l’alliance anglaise en 183G. M. Calmon pouvait, sans flatter la mémoire qu'il admire, augmenter la liste. Il n’v a presque pas de discours où la passion patriotique, en se mêlant à la

discussion des faits, ne communique soudainement à M. Thiers cette perfection du style, qu’on ne lui reconnaît guère d’habitude, mais qu’il possède pourtant, sans la pousser jamais jusqu’à la virtuosité littéraire. Il lient à rester dans la prose ; mais son bon sens en s’enflammant le rend parfois sublime, sans qu’il s’en aperçoive.

Ces trois volumes arrivent dans un moment propice. La République fondée s’organise; elle a au pouvoir des hommes nouveaux, d’une incontestable bonne volonté, d’une expérience qui ne peut encore se passer de conseils et d’enseignements. Qu’ils lisent et qu’ils méditent ces trois volumes. Ils y verront, à chaque page, les efforts d’un homme fidèle à la Révolution, mais rebelle aux injonctions des révolutionnaires quand même. Qu’il s’agisse d’amnistie, de révocations de fonctionnaires carlistes, de programmes ministériels, M. Thiers dit franchement, nettement, éloquemment, ce qu’il veut, tout ce qu’il veut, et refuse toujours de s’engager ou de flatter ceux qu’il ne saurait satisfaire.

S’il est remonté si souvent au pouvoir, c’est qu’il n’a jamais fait une concession pour s’y maintenir. Nous l’avons vu, jusqu’à la fin de sa vie, laisser la place à ses rivaux et à ses ennemis,

quand il se voyait exposé à la partager au détriment, je ne dis pas de sa conscience, mais de la liberté pleine et entière de ses convictions.

Je crois aussi qu’un autre enseignement se dégage de ces discours d’un grand historien, et j’éprouve quelque confusion à le noter, tant il me paraît naïf et évident : c’est qu’on ne fait ni de la bonne politique, ni de la bonne éloquence, en s’isolant de l’histoire, en faisant table rase du passé, en se jetant éperdument dans l’avenir, sans autre conseil que son utopie, sans autre lumière que son ambition, dût-elle aboutir au génie.

M. Tliiers a appris, avant d’enseigner; car gouverner c’est enseigner, sinon ce n’est rien que la jouissance du pouvoir. Mais la science ne suffit pas; il faut y joindre cette bonne volonté humaine qui vivifie la raison.

On a comparé souvent M. Thiers à M. Guizot. Ils ont été rivaux de puissance, de talent, presque égaux de savoir. La postérité mettra désormais entre eux une grande distance.

M. Guizot fut un homme funeste, je dirais à son parti, si on pouvait le classer, mais à toutes les causes qu’il a défendues. Son austérité couvrait l’intrigue; sa résistance ameutait les passions. Il prenait l’entêtement de son orgueil pour du cou-

rage, l’amour de la domination pour la fidélité à des principes. Il a débuté par l’apostasie, il a fini sur des ruines, et dans l’intervalle il a promené sur les hauteurs des lieux communs historiques, politiques, philosophiques, son dédain de l’humanité et son infatuation vide.

Sa vanité sonore n’a pas même laissé dans ses livres un monument, un conseil qu’on puisse offrir comme enseignement aux hommes d’Etat du présent et de l’avenir. 11 n’a pas même eu le mérite de se contredire en théorie.

Quelle différence avec M. Thiers, qu’on prenait pour un révolutionnaire, et qui n’a jamais poursuivi que le même but pratique : creuser un lit à. la Révolution, pour la régler sans la refouler, liquider les crises suscitées par des brouillons solennels.

C’est que M. Thiers avait au suprême degré ce qui manquait à M. Guizot, la fibre chauvine, la bonne humeur française, par-dessus tout, le culte du bon sens qui a été le génie de nos plus grands hommes, depuis Molière jusqu’à Voltaire, pour ne citer que deux noms.

JULES GRÉVY

SOUVENIRS

Quand j’ai publié cette esquisse de M. Jules Grévy, il n’était plus président de la Chambre; il n’était pas président de la République.

Je n’ai rien à modifier de l’estime que j’avais pour l’homme. Quant aux restrictions qu’on peut attendre, à propos d’un chef de gouvernement, peut-être en y regardant de près, les trouveraiton implicitement contenues dans l’éloge.

Celte physionomie très calme, volontiers silencieuse, clôt la série de portraits qui a commencé par la peinture d’une autre physionomie taciturne mais trouble.

Il y a tout un cycle palpitant de notre histoire, tout une phase d’espérances trahies, d’épreuves

douloureuses, d’efforts héroïques, de protestations sublimes, et aussi de confiance, nouvelle entre ces deux présidents, entre ces deux silencieux.

« Le silence est d’or », dit un proverbe arabe. Oui, sur la bouche d’un homme qui n’a jamais menti, en se taisant; il est de plomb sur la bouche qui n’est close que pour dissimuler le parjure.

L’antithèse est facile entre Louis-Napoléon Bonaparte et Jules Grévy.

PORT HAIT

Dans la matinée du 29 juillet 1830, quand le lourd soleil qui chauffait les grandes dalles faisait éclater les cœurs, des élèves de l’École polytechnique, l’épée nue à la main, parcouraient le faubourg Saint-Jacques, frappant du pommeau de leur arme les contrevents des hôtels garnis, et criant : « A nous, l’école! »

A ce cri, les étudiants descendaient, emportant leurs livres pour faire des cartouches, et couraient à la place de l’Odéon transformée en arsenal. Une heure après, une armée sortait de la place; mille combattants environ, étudiants, ouvriers, élèves de l’École, bourgeois, avec des tambours et des drapeaux tricolores, se dirigeaient au pas de charge vers la rue de Babylone, pour s’emparer de la caserne.

Cette troupe héroïque avait, parmi ses chefs les

plus hardis, le jeune Charras portant son chapeau au bout de son épée; et, parmi ses soldats, le jeune Grévy, volontaire de dix-neuf ans, qui défendait le droit parce qu’il l’étudiait et l’aimait, et qui s’engageait au service de la liberté, parce qu’il avait apporté, des montagnes du Jura, un cœur libre, une volonté ferme, une âme haute et inflexible.

Quand la bataille fut finie, Jules Grévy retourna à l’école, acheva son droit, se fit inscrire au barreau de Paris, et conquit bientôt une place importante parmi les défenseurs ordinaires du parti républicain.

Après la déplorable affaire du 11 mai 1839, il fut l’avocat de Philippet, un des complices de Barbés. Il défendit également, lors du second procès porté pour la même cause devant la Cour des Pairs, Guignot, qui fut condamné à quinze années de déportation.

Les événements de 18-48 satisfirent sa raison. Nommé commissaire du gouvernement provisoire dans le département du Jura, il sut faire respecter la République, en respectant les partis contraires; modéré, mais inflexible dans sa modération, il gagna l’estime de ses ennemis, et accomplit l’œuvre plus difficile de garder jusqu’au bout

JULES GRÉVY

la confiance de ses amis; il fut et resta prophète dans son pays.

La presque unanimité des suffrages (65 150 voix) l’envoya à l’Assemblée constituante dont il devint un des vice-présidents. Membre du comité de la justice, il vota toujours, en toute chose, pour les solutions les plus nettes, les plus positives, se gardant des enthousiasmes dangereux et des défaillances stériles.

Son fameux amendement, si discuté, si réprouvé alors et si regretté aujourd’hui, qui fut, en 187 1 , la base môme du pouvoir consenti par toutes les opinions, au profit ou au détriment de M. Thiers, son amendement donna la mesure de ses sentiments théoriques, en même temps que la hauteur de ses pressentiments. 11 est bon d’en rappeler le texte :

« Art. 41. L’Assemblée nationale délègue le pouvoir exécutif à un citoyen qui reçoit le litre de président du conseil des ministres.

« Art. 43. Le président du conseil des ministres est nommé par l’Assemblée nationale, au scrutin secret et à la majorité absolue des suffrages.

» Art. 45. Le président du conseil est élu pour un temps illimité. Il est toujours révocable. »

M. Grévy, sans faire uniquement au candidat

visiblement désigné pour la présidence, l’honneur de le redouter comme un plagiaire du 18 brumaire, sentait les coups d’Etat, au fond de cette loterie de l’appel au peuple. Sa prudence voulait écarter la tentation du crime; et, dans un beau mouvement d’éloquence, il s’écriait :

« Etes-vous bien sûrs que dans cette série de personnages qui se succéderont tous les quatre ans au trône de la présidence, il n’y aura que de purs républicains prêts à en descendre? Êtes-vous sûrs qu’il ne se trouvera jamais un ambitieux tenté de s’y perpétuer; et si cet ambitieux est le rejeton d’une de ces familles qui ont régné en France; s’il n’a jamais renoncé expressément à ce qu’il appelle ses droits; si le commerce languit, si le peuple souffre; s’il est dans un de ces moments de crise où la misère et la déception le livrent à ceux qui masquent, sous des promesses, leurs projets contre la liberté, répondez-vous que cet ambitieux ne parviendra pas à renverser la République? »

Ce langage raisonnable étonnait alors comme une déraison. L’Assemblée parut scandalisée du radicalisme de l’amendement.

On craignait que cette précaution ne fût un défi trop violent aux partis monarchiques; on suppo-

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sait qu’il fallait ménager les transitions, et ne pas faire franchir un pas trop considérable à ce peuple, tout à la fois si jeune et si vieux, si facile aux chimères, si fidèle aux routines.

D’ailleurs, le suffrage universel, qui avait brisé les écluses, semblait s’être répandu sur la France comme un débordement du Nil. Que de choses ne devait-il pas féconder! On n’avait pas fini de s’en étonner, de l’admirer. LamarLine souriait à ses profondeurs et provoquait du pied son écume. Le poète, qu’un amour nouveau embrasait, se retrouvait avec la République, au bord d’un nouveau lac, immense comme l’humanité. La vision des flots, la menace même de la tempête suscitaient l’extase de son génie aventureux et l’orgueil de son courage.

M. de Tocqueville qui n’était pas revenu poète de l’Amérique, et qui, moins sentimental alors que M. Billault, refusait à la République de 1848 le droit d’être une révolution sociale, M. de Tocqueville perdait sa réserve en parlant du suffrage universel et conjurait l’Assemblée de remettre avec conliance au peuple français l’élection du premier magistrat de la République.

Quant à M. Dufaure, ministre actuel de l’amendement Grévy, il le combattait alors avec une dia-

lectique qu’il n’a pas épuisée, el dont il utilise aujourd’hui les restes pour le défendre. Il ne redoutait aucun conflit entre l’élu de la nation et l’Assemblée; mais il trouvait, au contraire, périlleuse et impuissante cette présidence déléguée qu’il croyait à la merci d’une coalition parlementaire.

Il est curieux de relire ces hautaines paroles contre un président du conseil, qui, n’étant pas certain de garder l’appui de la majorité, serait exposé à abdiquer son autorité entre les mains de ceux qui l’en auraient revêtu, ou à faire ce que font les faibles, et, au jour venu, à devenir violent contre ses dominateurs.

Lamartine, que la nostalgie de l’infini emportait vers l’inconnu, eut un mot d’une réalité superbe :

« Le pouvoir, dit-il, dans les Républiques, est dans la popularité, ou il n’est nulle part. »

Je ne veux retenir de ce grand discours que cette grande parole. Quelle consécration éclatante n’a-t-elle pas reçue, dernièrement ? N’a-t-on pas vu la popularité d’une ombre faire pâlir devant le rayonnement de la gloire et de l’estime l’autorité officielle d’un pouvoir vivant, sans popularité?

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