DE PAUL CLAUDEL
Convient-il de tant s'indigner à la pensée que le plus considérable des poètes dramatiques de notre temps, j'ai nommé M. Paul Claudel, n'ait encore trouvé chez nous, ni une scène, ni un public lorsque de fait, il n'a cherché ni l'un ni l'autre ? Si notre scène, si notre public ne sont pas à la mesure de son œuvre, il n'y a pas lieu de leur en vouloir. Peut-être devons-nous nous féliciter au contraire de ce que leur mesquinerie ait rejeté le poète de V Arbre ^ dès avant ses premiers essais, à cette scène imaginaire, illimitée, où sans nul souci de l'effet, a pu s'éployer son génie puissant.
On a peine à imaginer sur les planches la Jeune Fille Violaine^ la Ville ou même l'éclatant Tète d'Or. Comment prêter aux spectateurs si formidable appétit de lyrisme ? Dès que le moindre des personnages de Paul Claudel ouvre la bouche, un flot s'en échappe, un torrent de versets pleins de sens, de suc et de splendeur verbale : et ces mots sont
NOTES SUR LE DRAME POETIQUE 8i
si neufs, si apparemment spontanés, et ils semblent si peu sortir de la bibliothèque universelle où M. Annunzio puise naturellement les siens, qu'ils apportent à l'auditeur l'ivresse sans répit d'une surprise indiscontinue. On sent que le poète n'a rien, personne à ménager, ni ses ressources naturelles, ni en un autre sens, l'attention de ceux qui l'écoutent. Il tient à ignorer ses auditeurs et voilà bien là l'attitude la plus anti-théâtrale qui soit.
Est-ce à dire que dans son œuvre le lyrisme étouffe le drame et qu'au-delà des mots ici, il n'y ait pas à ressentir ce choc puissant d'événements et de caractères qui emplit d'horreur et de joie les plus hautes formes tragiques rêvées, le drame de Shakespeare, la tragédie des Grecs ? Non, nous nous refusons à croire que Paul Claudel ait élu sans raison profonde la forme du drame, quelque extension lyrique qu'il n'ait pas craint de lui donner. Si l'on veut mesurer la portée tragique de ses ouvrages, la véhémence des conflits qu'y recouvre la poésie, si l'on veut se fortifier dans l'espoir de voir un jour le dramaturge, à nu, venir exalter, rehausser la médiocre scène française, il suffit de lire Y Echange^ le plus sobre, le plus direct des cinq drames contenus dans l'Arbre. Oh ! de combien peu s'en faut-il, qu'il puisse être représenté !
Quatre personnages, pas plus, quatre protagonistes en présence. Et c'est un fait digne de remarque,
le plus frappant sitôt qu'on aborde Y Echange et d'ailleurs tous les drames de Paul Claudel ^ — que rien jamais ne s'interpose entre les principaux personnages, ni une figure secondaire, ni un confident, ni une utilité ; rien de ce qui fiicilita la tâche de nos grands classiques ; rien de ce qui supplée, chez nos auteurs en vogue, à la création poussée des caractères : cette foule de comparses croqués lestement, vivement mêlés et qui ne servent qu'à combler les vides. Au contraire du parti pris réaliste qui n'est pas toujours sans bienfaits, mais trop aisément maniable hélas ! trop docile à donner le change, nul essai d'imitation des menues contingences de la vie, — le détachement parfait du héros, dans l'atmosphère que lui-même recrée, — son isolement absolu, dans tout l'éclat de sa valeur, dans toute la hauteur de sa stature, d'où un contact direct, immédiat, constant, des héros assemblés entre eux. A l'exclusion de tous autres, les voici maîtres de leur drame, seuls dignes, seuls capables de le jouer. Et si nombreux qu'ils soient (voyez la Ville) ils occupent tous l'avant-scène ; ils semblent se disputer le tréteau. Aussi bien, dès que deux d'entre eux s'y avancent, c'est l'acier contre le silex : l'éclair jaillit.
Rencontre, avouons-le, souvent métaphysique. Nos frères par le cœur, ils portent souvent dans
' J'en excepte Tête d'Or, puissant essai d'un tout jeune homme, lourd de richesses, mais encore marqué d'influences (Eschyle, Shakespeare etc.)
l'esprit les hauts soucis de pensée de poète : la Ville^ par exemple, est un drame puissamment intellectuel où s'entre-choquent les forces de l'instinct, les découvertes de l'intuition, les volontés et les philosophies ; où règne l'obscure conscience des lois des hommes et de Dieu. Une si complexe émotion ne saurait toucher une foule d'un coup droit, théâtral, impossible à parer. Mais qu'il arrive, c'est le cas de VEchange^ que le drame propose des héros primitifs, plus limités dans leurs inquiétudes, un problème moins ardu, à quatre nombres au lieu de dix, alors la marche dramatique vers la solution nous emporte et dans toute son évidence, s'impose à nous la force intime du conflit.
Pourtant, n'attendez pas du dramaturge l'abstrait dénudement de son sujet. Non moins que les ressorts profonds, l'atmosphère même lui importe, où le drame prend vie et respiration. Pour matérialiser une ambiance, il ne compte pas sur l'artifice, toujours insuffisant de la mise en scène la plus habile ; il ne veut pas s'en remettre à un tiers. Il fera tout, et son devoir de dramaturge comporte aussi l'effort de suggestion plastique, qu'il prétend ne laisser ni au décorateur, ni à l'électricien. L'atmosphère, incluse dans le texte, sera comme une émanation de la parole, une émanation poétique, lyrique. Et ainsi que tels vers choisis ébranlent d'un écho retentissant le discours mesuré de la tragédie racinienne, ainsi dans l'œuvre de
Claudel, le lyrisme toujours présent rayonnera de la bouche des personnages, et l'air, sans cesse remué autour d'eux, les modèlera selon la vie. Louis Laine dit :
" // est dix heureSy et le soleil monte dans la force de sa cuisse.
Ce n est plus r heure ou Peau des lacs a la couleur de la fleur du pommier^
Blanc avec un peu de rose et la figure de l'enfant s'ouvre comme une rose rouge.
Mais de la gauche tu frappes les hommes avec une lumière éclatante.
Et la sueur brille sur leurs fronts etc
Les hommes d'argent, aux yeux de sourds aboient et agitent les mains.
Et la nuit ramène la volupté.
Et le dimanche ils iront aux champs rapportant des feuilles et des bouquets de fleurs jaunes.
Mais moi, je ne fais rien de tout le jour et je chasse tout seul, tandis que les rayons de soleil changent d^ endroit, écoutant le cri de V écureuil.., "
Puissance de l'évocation lyrique sur un fond de décor uni ! Un peintre oserait-il lutter avec ce verbe ? Mais quel accessoire, auprès de ces mots, ne paraîtrait superflu, ridicule ! Claudel replace en son rang la parole : elle est pensée, milieu, action: elle est tout.
Sans doute risque-t-il ainsi de prêter à ses personnages des propos imagés que lui seul est capable de tenir. Eh soit ! Ne sommes nous pas au théâtre ? dans le royaume des pires conventions ? Convention réaliste, convention lyrique, n'importe. Si loin que le dramaturge pousse le souci de " faire vrai " il ne peut pas ne pas tricher avec la vie, se moquât-il même de l'art : car rien ne doit paraître sur la scène que de significatif et la vie est étrangement inégale dans sa portée. — Si on ne consent pas à réduire l'expression théâtrale d'un débat intérieur, à une mimique passionnée qui ne vaudra qu'autant que vaut le mime ; si on accorde que tout personnage est tenu de " parler " ses sentiments les plus secrets, les plus résolument tacites, et que le théâtre ne saurait vivre sans cette transposition, — pourquoi le héros qui consent à nous dévoiler sa pensée, n'aurait-il pas la faculté, en outre, d'élucider, d'exprimer par des mots, tout l'inconscient de son être, ce poème confus de sensations, d'intuitions, de rêves, de souvenirs et de réactions obscures que chacun de nous porte en lui, ce lyrisme sourd et caché que l'émotion délivre ?
Regardons-y de près. Oui, partout dans P Echange éclate la joie verbale de Claudel, dans Marthe et dans Lechy, chez Thomas Pollock, chez Louis Laine : joie, richesse communes mais, remarquons le bien, le ton de chacun est particulier. La modeste et fidèle Marthe assouplira selon son caractère Iç
dur et somptueux verset ; miss Lechy Elbernon, en bonne comédienne qu'elle est, le gonflera de déclamation factice ; il prendra dans la bouche de Laine le goût âpre de l'aventure et l'inconsistance du vain désir ; il se fera tranchant, précis, pratique comme Thomas Pollock lui-même, quand celui-ci l'adoptera. Ecoutez les versets de l'homme d'affaires :
" Faites de la monnaie !
J'ai commencé sans le sou, moi ! Mais je n avais pas de femme.
Et deux ou trois fois, d'un coup
J' ai perdu tout ce que f avais, lots offun !
Il y a de tout ici, prenez à même, vendez, mettez votre nom sur votre chapeau
Car c est ici le marché ou la vieille Europe acheté.
Ils grouillent noir là-bas et ils n ont plus assez à manger.
Allez dans V Ouest, achetez un ranch !
Faites un sillon, allant tout le jour dans le même sens et semez-y le blé, semez-y le maïs /
Le blé indien, qui a plus que la taille d'un homme, emplumé, présentant F épi énorme et aigu. Elevez une mer de cochons.
Peut-être que je me suis trompé sur vous ; vous comprenez la valeur de l'argent.
Faites de la banque, achetez pour vendre / Ou faites n'importe quoi, car un homme adroit peut faire tout.
Mais faites de la monnaie l — Bon, restez h déjeuner avec moi. . . "
Et les versets plaintifs de l'humble Marthe :
" Si tu le veux^je travaillerai pour toi.
Je ferai un champs f arracherai F herbe avec les mains y f arracherai les souches d'arbre avec la pioche et la serpe ; et je sèmerai, et f arroserai.
Et je travaillerai tant que le jour est long et le soir tu me reprocheras toutes les choses une par une.
Et je ne penserai rien là-contre et je serai devant toi comme devant quelqu'un de content et qui a mangé.
Mais tu ne me commandes rien et tu nas pas souci de moi et tu me laisses faire ce que je veux I... "
Et les versets de Lechy Elbernon sur le théâtre:
" Je les regarde et la salle tiest rien que de la chair vivante et habillée.
Et ils garnissent les murs comme des mouches jusqu'au plafond.
Et je vois ces centaines de visages blancs
Et je sais quil y a là le caissier qui sait que demain On vérifiera les livres et la mère adultère dont
r enfant vient de tomber malade
Et celui qui vient de voler pour la première fois, et
celui qui na rien fait de tout le jour.
Je nai point honte, mais je me montre et je suis toute à tous.
Ils m' écoutent et ils pensent ce que je dis : ils me regardent et j'entre dans leur âme comme dans une maison vide.
C'est moi qui joue les femmes.
La jeune fille et V épouse vertueuse qui a une veine bleue sur la tempe et la courtisane trompée.
Et quand je crie, j'entends toute la salle gémir.''
Ce qui soutient, ce qui diversifie ces strophes, ce n'est pas comme il semblerait, la force et la variété d'invention lyrique du poète, mais la solidité, la vérité des caractères par dessous. Paul Claudel prête son langage à des êtres, et ils existent davantage à mesure qu'ils s'expriment mieux ; leur drame intérieur porte la beauté de la phrase ; jamais la phrase ne les détourne du conflit.
Sur une plage ingrate de l'Amérique les voici tous quatre : Marthe et son époux Louis Laine, les deux pauvres : Thomas Pollock et sa maîtresse Lechy Elbernon, les deux riches ; — Laine est surveillant chez sir Thomas. Or ceux-ci ont trouvé la vie, c'est-à-dire le travail, l'or et le plaisir, tandisque ceux-là la cherchent : Marthe, une vie modeste et servile, Louis Laine, toute la vie — risque facile, honte même, succès. Comme la douce Marthe pèse maintenant à Louis Laine qui l'enleva d'Europe vers le mirage des décevantes aventures ! et qu'il est facile à la comédienne Lechy de le fasciner en passant, de s'en offrir la fantaisie ! Mais de son côté Thomas Pollock a vu Marthe : il la désire, il la veut, il l'aura ! Il faut que l'échange ce fasse, dût Sir Thomas acheter à Laine sa fçmme,
" Regardez ça ! Qu est-ce que cest que ces sous, gentleman ?
Ça
Cest la vie y ça, cest la liberté pour toujours !
Ne me refusez pas ce que je vous demanderai, je vous donnerai ce quil vous faudra.
Pensez-y jeune homme !
Je suis un homme religieux, mais si je veux avoir une chose
L'enfer ne m' arrêtera pas et je me ferai damner pour rien !
Vous êtes Louis Laine et je suis Thomas Pollock.
Ne vous mettez pas devant moi ! Car la passion d'un homme n est pas celle d'un enfant et je nai pas de temps à perdre.
Oui, quand la mort serait là ou que je sois blâmé !
Quavez-vous à vous embarrasser d'une femme.
Pour la rendre malheureuse et que vous soyez misérables tous les deux ?...
— Venez déjeuner avec moi.
— Hé !
Je vous donnerai ce qiiil vous faudra. Libre pour toujours, comprenez-vous ? "
Ah ! rien de plus tragique, à la fin de ce premier acte, où quatre destinées, du fait de leur seule rencontre se sont orientées ensemble vers le drame, que les paroles de Lechy Elbernon, anxieuse des forces en présence :
*' . . . Comme il y a une harmonie entre les couleurs^ il y en a une entre les voix.
Et comme entre les voix il y a un concert entre les âmes^ qu elles se haïssent ou s aiment.
Et nous^ tous quatre^ nous avons les cheveux noirs et cest ainsi que nous sommes réunis
Comme des ouvriers quon a loués pour travailler à à une même pièce.
Ah ! ah f
Rangeons-nous en rond comme font les enfants
Quand ils comptent pour savoir lequel sera pris.
(Elle compte.)
Akkeri, ekkeri^ ukerian Fillasi^ fullasi, etc.... "
N'est-ce pas là du drame, et du plus sobre et du plus âpre et du plus neuf? Il est lancé, suivezle maintenant dans sa trajectoire implacable.
Le second acte est rempli par trois scènes : celle de la révolte de Marthe en face du honteux marché que Louis Laine veut conclure ; celle du reniement de Marthe par Louis Laine, en présence de l'insolente et cruelle Lechy Elbernon, que l'abandon de Sir Thomas Pollock autant que son amour pour Louis exaltent :
Lechy. — " C'est bien moi que tu aimes, Louis ? Louis. — C'est toi.
Lechy. — Répète cela l C'est moi que tu aimes et non pas elle ?
Laine. — C'est toi que j'aime et non pas elle. Marthe. — Adieu ! "
Celle enfin où Louis Laine prévoit sa mort et s'abandonne à l'aventure voluptueuse et mortelle; car Lechy, elle, ne pardonnerait pas l'abandon.
Il reviendra à Marthe, à son amour grave et fidèle; Lechy Elbernon le pressent; sa jalousie enveloppe à la fois Thomas Pollock, et Louis, et Marthe ; elle se vengera de tous trois. Peu importe qu'au dernier acte elle use de moyens un peu mélodramatiques pour ruiner Thomas par un incendie, pour tuer Louis dont elle attache le cadavre sur un cheval en liberté, — cela est défi à la mise en scène rien de plus. Il reste le pardon de Marthe, l'ivresse inspirée de Lechy, et le grave dialogue sur lequel se conclut le drame, entre Marthe et Thomas Pollock : trois scènes, toutes trois admirables.
Marthe. — Thomas Pollock, pensez-vous que la vie ne vaille que d'être gaspillée ainsi ?
Thomas Pollock. — Que voulez-vous que je réponde. Je ne sais plus rien.
Je pense que la vie de chacun a son prix pour les autres.
Marthe. — C'est votre avis ? Pensez-vous que la vie des autres ait son prix ?
Thomas Pollock. — Oui.
Marthe. — Prenez :
C'est pour avoir cet argent un moment dans sa poche qu'il vous a livré sa femme
Et sa propre vie.
Reprenez cela ! Cest h vous.
Thomas Pollock. — Douce amère, quel que soit le mal que je vous ai fait^ pardonnez-moi. "
J'ai tenu à citer aussi ces phrases excessivement simples, où se montre, dépouillée, la rare qualité de l'émotion ; elles s'enchaînent sans gaucherie aux plus riches, aux plus apparemment ornées ; elles ne paraissent que plus fortes et plus directes à côté. Grâce à elles, a-t-on compris que l'intérêt principal d'un tel drame n'est pas surtout lyrique, mais psychologique d'abord ? que cette psychologie évitant la dissertation rétrospective, la patiente dissection, cherche au contraire les occasions de réaction les plus frappantes, et affronte les êtres avec un cynisme parfait ? Dans l'attaque, dans le développement des scènes agies, quelle décision, quelle franchise, quel mépris des transitions habiles, des petits moyens ! Niera-t-on la puissance du lien tragique ? Et par ailleurs quelle complexité dans le bloc imposant, indissociable de chaque caractère ! quelle découverte sur le monde, derrière chacun d'eux ! Ils sont individuels et généraux ; comme la monade ils reflètent l'univers dont il font partie; ils apportent sur le théâtre beaucoup plus que leur être propre et leur être propre n'en souffre pas. J'aurais peu de peine à montrer que Laine représente l'esprit d'aventure et de fantaisie.
Thomas PoUock l'esprit de réalisme et d'action, Lechy, le démon du plaisir et du désir insatiable, Marthe, l'ange de la durée, du sacrifice et du fidèle amour — mais ils sont d'abord Laine, Lechy, Thomas Pollock et Marthe. Le poète les exhausse, mais ne les masque pas.
Ce drame, mais il suffirait de l'alléger de deux tirades pour qu'il se ruât sur la scène où tend toute sa frénésie ! Ah ! qu'il vienne bientôt donner à nos auteurs la nécessaire leçon d'héroïsme qui relèvera leurs visées ! Qu'il nous montre enfin des héros, — j'entends des hommes semblables à nous, mais plus grands, dans la vertu ou dans le vice ; plus simples dans les gestes, mais plus complexes dans l'esprit : solidement établis sur la terre, mais dominant de plus haut l'horizon, et parlant une langue aussi modeste parfois, mais plus belle : des personnages de tragédie en un mot. La comédie bourgeoise n'est pas tout le théâtre, et le drame néo-romantique ne saurait suffire éternellement à notre appétit d'idéal. Si nos directeurs ignorent que nous possédons aujourd'hui un grand tragique, capable de renouer la tradition hellénique par dessus nos classiques mêmes et de communiquer au théâtre de France une vitalité qu'il ne connut jamais, puisse l'un d'eux être amené à feuilleter sans partipris y Echange — et, s'il ose, à le jouer \
' M. Paul Claudel, depuis l'^lrAr^, a publié deux drames : Tartage de Midi et l'Otage ; sans coupure aucune, l'Otage pourrait être représenté.