LES ÉLÈVES
Malheureusement,quant au nombre et au choix des élèves, je regrette de constater que ces deux écoles n’ont guère progressé depuis onze ans. Encore aujourd'hui, ceux qui fréquentent les écoles de l’Assomption et de Sainte-Anne sont tous nourris et instruits gratuitement par l'Etat. Ce sont presque des enfants, dont une partie assez notable ne semble guère appelée à l’état agricole. Ce fait est anormal et mérite toute votre attention.
On ne saurait prétendre que notre population ne veut pas du tout de l’enseignement agricole, puisque, l'an dernier, des centaines d’aspirants se pressaient pour obtenir leur entrée à l'école-ferme industrielle de Rougemont. Il faut donc attribuer l'éloignement des élèves dans les écoles de Sainte-Anne et de l’Assomption au peu d'encouragement public donné aux élèves de Ja part des autorités en agriculture, et au fait que l'existence de ces écoles a été menacée constamment depuis leur fondation. On comprend que le public agricole ne saurait avoir confiance dans des institutions qu’il est toujours question d’abolir pour les remplacer pur d’autres.