RICHMOND
J'ai visité l’école de Richmond pour la première fois l'hiver dernier ; j'y suis retourné récemment et j'ai visité toutes les parties de cette exploitation : les vieilles terres, les terres neuves, les défrichements et la forêt. Malgré
toutes les difficultés par lesquelles cette école est passée, c’est encore celle dont l'avenir me paraît le plus assuré, et la raison en est que les cultivateurs des environs en reconnaissent maintenant l'utilité, au point qu'ils y envoient leurs jeunes gens en bon nombre. Non seulement toutes les bourses offertes par le g vuvernement sont prises par des élèves compétents, mais encore on y voit, pendant l’hiver,un bon nombre d'élèves temporaires, qui suivent assidûment les cours d'agriculture. Et cependant la culture n’y est certainement pas plus avancée que dans nos deux autres écoles et tout le sytème suivi encore aujourd'hui est à l’état de transition. Ce qui n’empêche pas que les cultivateurs des environs, que j'ai rencontrés en bon nombre lors de la convention d'industrie laitière tenue à Richmond l’hiver dernier, m'ont paru unanimes à dire que le sytème suivi à l’école mérite l’approbation générale. De fait, les progrès déjà réalisés sont frappants, et l'existence utile de cette école ne saurait faire de doute, du moment que les promoteurs acquerront la confiance que leur œuvre sera soutenue dans l’avenir. Le directeur de l’école m’assure que les capitaux qu'il croit nécessaires aux améliorations foncières, pour en faire un établissement de premier ordre ne feront pas défaut, à Richmond, du moment qu’il ne sera plus question d'abolir nos écoles actuelles pour les remplacer par d’autres, et qu’une garantie à cet effet leur sera donnée par le gouvernement. M. Ewing attend avec hâte cette garantie pour commencer des travaux importants.