‹ Nos écoles [microforme]Chapitre 24 sur 27 · RE EE · texte numérisé non relu

RE EE

MA — 87 — | | le et k A is } . gence, sans intonaticns, sans rhythme, et avec une | pie |. absence presque complète de nuance et de couleur. di S sy C'est toujours ce recto tono, tratnant, fatigant, qui faire ennuie et qui endort. Parmi nos hommes instruits —, dc ou nos femmes instruites — , il n’y ena peut-être . | orte pas dix sur cent qui sachent lire d’une manière agré- à nérdidet able, ou au moins convenable. Et cela se comprend ; . aller on ne leur a jamais enseigné à lire, dans le véritable en sens du mot. C’est un point sur lequel nous ne raté croyons pas devoir trouver beaucoup de contradicsa À teurs.

— Quand à la parole, c’est à peu près la même chose. dis Il y à parmi les élèves une mauvaise tradition que it de-

nous n'avons pas la prétention de pouvoir faire disparaître, mais que nous signalons à l'attention de ne | ceux qui peuvent s’en occuper : c’est l'habitude de

sé de tourner en dérision ceux qui s'appliquent à parler correctement ; on se moque d'eux, aves l'impi-

3. toyable verve des enfants, on leur reproche de vouiter à loir se distinguer et de parler “en termes.” Sou- 18 ne veut malheureusement, les maîtres et maîtresses le nos donnent eux-mêmes raison, par leur exemple, à | cette détestable habitude. Si, après avoir lu, en y dire À classe, un morceau de choix, ils sont obligés d’en e et à donner une explication orale, ils retombent imméartout diatement dans leur langage ordinaire qui n’est pas toujours exempt de tout reproche. Nous avons en-

dont die | tendu, non pas une fois, mais mille fois, des maîtres,

au milieu d’une belle page—lue expressément pour

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’ former au langage élégant-—s'arrêter et crier à un. à élève : T'as parlé, toé, va t'assire su’l'p'tit banc !

Ce doux siècle n’est peut-être plus; cependant il doit encore en rester des souvenirs quelque part.

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Et il juste d’ajouter que les écoles ne sont pas les seuls endroits où l’on professe ce superbe dédain pour l’art de bien parler.

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Notre population tout entière partage malheureusement le même sentiment. (Ceux qui ont assisté, dernièrement aux remarquables conférences de Mgr Hamel à l’université Laval, sur le geste et le débit oral, ont pu s’en apercevoir en constatant le | maigre auditoire que la ville de Québec — l’Athènes | du Canada — fournissait à chacun de ces cours. Et pourtant, tout était de nature à attirer les personnes instruites: la haute réputation du conférencier, le sujet intéressant qu’il avait choisi, et surtout la manière dont il s’acquittait de sa tâche.

Mais il n’a pas pu, malheureusement, secouer notre torpeur,

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