RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS
Nous l'avons déjà dit, cette étude est nécessaire- ; ment bien incomplète ; pour traiter le sujet dans tous ses détails, il nous aurait fallu écrire la matière d’un
* fort volume. Cependant nous nous sommes efforcé d’en toucher toutes les grandes lignes et d'en déve- . lopper les points les plus importants.
Nous avons vu comment, dans ce siècle surtout où le savoir compte tant, le progrès d’un peuple dépend en grande partie de la qualité de ses écoles, et que, par conséquent, il faut donner autant que possible, à tous les enfants, non pas seulement l'enseignement, mais l’enseignement la meilleur et la plus pratique. Or, pour arriver à ce résultat, il est nécessaire d’améliorer la position de l’instituteur, de lui faire un état convenable dans la société, de lui donner l’importance, les privilèges et le rang auxquels il a un droit incontestable, afin qu'il s'attache à sa profession et qu'il y consacre tout son temps et tous ses soins.
“ Le titre d’instituteur, dit l'honorable M. Mercier esi un titre de noblesse : il devrait être suffisant pour conférer celui d’électeur, . Vous placez un jeune homme instruit dans une maison d'école, dans une académie ou dans un collège; il est en pension ou habite une maison exempte de contributions, et, comme il ne paye pas de loyer, il est exclu de l’électorat. C’est une anomalie qu’il faut faire disparaître. Celui qui est digne d'élever des citoyens est digne de l'être lui-même, Relevez le maître, vous relèverez l'école.”
Nous avons traité des trois degrés de l’enseigne-
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ment: primaire, secondaire et supérieur. Nous avons:
M deraandé la proscription des méthodes routinières et l'établissement des méthodes nouvelles et pratiques. Pour les couvents surtout, nous avons réclamé un ent* seignement qui soit plus en rapport avec le genre de vie que la jeune fille devra mener plus tard, dans le rd monde.
k Quand à l’enseignement supérieur, nous n'avons ,*. £ L pas tranché nous-même la question ; nous l'avons # fait traiter par des voix plus autorisées que la nôtre.
Nous n'avons parlé que brièvevent des écoles normales, parceque l'excellence et l'utilité de ces institutions sont admises partout. Les écoles (les arts et métiers et les classes gratuites du soir, établies pour le bénéfice des personnes que leur travaux retiennent pendant la journée, ont également eu une part légitime de notre ettention.
La question de l'hygiène a été largement traitée. Elle embrasse un grand nombre de points : construc- *
tion des bâtiments et dépendances ; travail et repos ;
récréations et punitions ; congés ; gymnastique ; jeux ; ! promenades ; hygiène intellectuelle qui forme des ire “ telligences fortes, des cœurs virils et des caractères s pur trempés. ; pe Il y a cependunt encore sur ce sujet quelques points que nous avons réservés, pour leur donner une position plus saillante. C’est d’abord la place que l'on : assigne aux dortoirs, dans les pensionnats, et l'encombrement que, dans certains endroits, on y laisse
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or sans doute les deux incendies qui ont eu
s le lieu dans deux pensionnats de jeunes filles, aux Etats-Unis, il n’y a pas bien longtemps, et par l’un ons désquelles plusieurs jeunes pensionnaires ont perdu ons la vie, Le même malheur peut arriver ici, car le tre. même danger nous menace à chaque instant ; ce nor- danger est peut-être encore plus grand, à cause de la sti- rigueur de notre climat, et des feux qu’il faut entre- 8 et | tenir, l'hiver, pour le chauffage de nos internats. Dour | Nous nous sommes bien souvent demandé pourrent quoi on n'établirait pas dans les étages supérieurs, légi- | les classes, les salles de récréation, les réfectoires, les cuisines, bref, toutes les chambres où l’on ne séjourne , que pendant la clarté du jour, pour réserver aux itée. ! , :
Nes: - dortoirs et aux salles d’étuds les pièces du rez-deù chaussée qui ouvrent sur le sol même? Cela pourie rait compliquer légèrement le service peut-être ; mais
il y aurait moyen de faire disparaître cet obstacle in. signifiant en se servant d’ascenseurs, comme on le fait dans un grand nombre de logis modernes. Dans tous les ces, il s’agit, ici, de protéger la vie humaine, et il faut y pourvoir, même en s'imposant quelques sacrifices, N’attendons pas, comme c’est notre hab:tude, que le mal soit arrivé pour songer aux moyens de le prévenir. Dans les maisons particulières, le . même péril né'se présente pas puisque le petit nom-
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