‹ Nos écoles [microforme]Chapitre 4 sur 27 · RARES · texte numérisé non relu

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La loi, du reste, où sètls pie HE pénale }

et pourvu que le chef de famille verse sa EE L. %

mensuelle, il est libre Fanvope ou de ne pas envoyer : ses enfants à l'école, [1 n’en est pas moins vrai que

cette obligatiou de payer une rétribution mensuelle,

est encore une raison de plus pour exiger que l'école offre le meilleur enseignement possible, En est-il ainsi ? Malheureusement, non, dans la plupart des cas. Et la raison en est facile à trouver : c'est que les instituteurs et les institutrices ont presque partout

un traitement tout à fait hors de proportion avec les

services qu’on devrait en attendre, Dans son rapport de 1884, M. le surintendant de l’Instruction publique s'exprime ainsi à ce sujet :

“ Une servante qui a $5 par mois est mieux par-

tagée que l'institutrice qui obtient de 860 à 8100 -

par an, — il y en a 1863 cette année, sans compter les religieuses. La mission de l’une n'est. pourtant pas comparable à celle de l'autre, Un instituteur qui

reçoit $290 par année — il y en a 154 — n'est pas

légal d'un bûcheron, car ce dernier obtient facile. ment $20 per mois et n'a aucun frais à prévoir, Cependant, les travaux de l’un, au point de vue ;

di social, ne sont pas À comparer à ceux de Y'autre.” 14 Ilest facile de voir que cet-état de choses ne à : pes beaucoup amélioré depuis, car, u |

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près la même moyenne de traitement: de $60 à 8100 pour les institutrices des écoles élémentaires et de $100 à 8130 pour celles des écoles mndèles ; les instituteurs, toute proportion gardée, ne sont guère mieux rétribués. Et encore, dans beaucoup de municipalités, les instituteurs et les institutrices sont obligés de fournir le bois de chauffage. À

Dans de telles circonstances, il est difficile d'exiger que l'école élémentaire produise tous les résultats désirables. Ce n’est pas, cependant, que le programme d'enseignement fasse défaut ; il est très complet dans toutes les branches : syllabaire, épellation, lecture courante, avec intonation convenable, explication des mots et des phrases, compte-rendu oral de la leçon, graramraire, écriture, dictée, traduction duns les écoles où les deux langues s'enseignent, analyse ,rammaticale, art épistolaire, composition, lecture latine, ‘arithmétique, histoire, géographie, leçons de choses, éte. Nous ne pouvons donner qu’un aperçu de ce programme qui nous paraît composé avec le plus grand soin, On le trouvera en entier dans le Code de l'Instruction publique de M. Paul de Cazes, à la page 33 du Supplément.

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