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restent étrangères ni à notre littérature, ni à nos arts ? S'il y a là un effet d’hérédité nationale, n’y a-t-il point aussi un effet d'éducation nationale ?...…
“ Cormme l'avis des étrangers, pour les choses qui nous regardent, est toujours intéressant, nous ajouterons que, selon M. Fornelli, “ parmi les élémens “# qui ont le plus contribué à faire de la France la “ nation la plus littéraire du monde entier, il faut “ placer son enseignement classique, avec cette “ direction constamment littéraire...
‘ Comment donc comprendre, en son esprit le plus intime, notre littérature nationale, comment surtout maintenir cet esprit en l'élargissant toujours sans le dénaturer jamais, si on n’y fait pas revivre toujours l'esprit antique et l'esprit chrétien, combinés avec les caractères originaux de notre race ? ”
Nous voudrions pouvoir disposer de plus d’espace afin de citer encore quelques extraits de ce beau travail, dans lequel la question qui nous occupe est traitée à un point de vue si élevé. Ceux de nos lecteurs qui voudraient le lire en entier le trouveront dans le cahier de la Revue des Deux Mondes du 15 août dernier (1890).
M. Jules Simon, du reste, exprime à peu près les mêmes idées :
“ Il y a des années que cette situation préoccupe tous les esprits, et il n'existe que deux moyens d'en
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sortir : supprimer l'étude des Jangues anciennes, ou la modifier.
“ Je dis sur le champ que ce serait un véritable crime que de la supprimer, on même d’en diminuer l'importance ... Ce n’est pas à titre de curiosité historique et comme objets d'érudition que nous voulons les maintenir dans le programme commun ét en faire la base de tonte instruction libérale ; c'est parce que les civilisations grecque et romaine sont la forme la plus parfaite du développement de l'esprit humain, et qu'on ne saurait renoncer à les étudier dans leur propre langue, et à recevoir directement, de tant de maîtres incomparables, les plus häutes lecons...….
“ Nous sommes bien d'accord sur cela, et la conséquence inévitable, c’est qu'il faut enseigner les langues anciennes aussi bien que par le passé, en moins de temps, par d’autres moyens.”
En résumé, il n’y a qu’un seul avis au sujet du maintien de cet enseignement ; mais on n’est pas d'accord sur la manière dont il doit se donner. Nous avons dit déjà que nous n’avions pas la prétention de trancher la question, Nous avons donné la manière de voir de plusieurs personnes compétentes : aux intéressés de tirer leurs conclusions et d’en faire leur profit.
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