‹ Nos faiblesses et nos forces à l'égard de la vérité [microforme]Chapitre 10 sur 35 · US · texte numérisé non relu

US

| à diverses reféune et noble comte parla de nouveau ; huit mille vo'x, ; igage et un lfgénues de partout, lui crièrent : courage ! Bientôt, des humaine est l@ MMèques, des prêtres, des laïques illustres, s’associèrent à s vertus natif lalembert, et, soit dans la presse, soit à la tribune sacrée pu “parlementaire, luttèrent avec lui ; les adhésions se mul... gmes de la FSisrent jusqu'à. atieindre plusieurs millions 1 C'en fût. onalisme et de, jes fils de l'erreur durent céder à la mul'itude ;

d, les Chefs l@Sommes de bien, qui s'étaient ralliés au parti catholique. aient pas enst France

ie et leur plu FR | 9 ? Nous fesons malheureusement le contraire. Nous laissons

fake les principes, nous nous appuyons, sans vouloir nous

titut Canadit : la Providet ÉD LE aidér en rien, sur la Provideñce, comme si la Providence

ns.le passé PO GSE;it nous sauver gratuitement. Peridant ce temps, l'er-‘!

les erreurs TR crandit, se développe, s'étend et domine peu à pet dans , sociales et h Lines!

r dans les mou | MNon-seulement, nons ne nous unissons pas aux rares cous qui offrent à la vérité trahie et bafouée, l'hommage

he réparation généreuse ; : mais nous nous tournons me contre eux.

Vest-ce pas, au moins, ce qui est arrivé tout dernièreht? En face du péril extrême qu'a couru et que court. ore la vérité catholique en Canada, n’avons-nous pas'eu vuleur de voir ceux qui avaient le droit et le devoir de ndre les ‘bons principes, se ruër avec fureur sur Ceux en face des fribunaux ou du public, ont eu le courage ageller l'erreur et de proclamer la vérilé ?

pale lutte à Mo > ?

A | année, s'est p les ces erreurs iner les intéré s par les orgas d’une grande me Mais le silerge à

onc, messieurs, si l'erreur s’est développée et affermie z NOUS, C’est que beaucoup d'hommes de bien ont failli. ur mission ; C’est que beaucoup sont restés muets, lors- | fallait parler ; c'est que teaucoup se sont retirés en imêmes, lorsqu' il fallait se sacrifier; c est que beaucoup dormi, lorsqu'il fallait veiller; c'est que beaucoup ont.

tres polémiqué , qui n’ont poil ‘isolement où s du sacerdoc4ll sions fussent à rts particuliell

eu, on le cal Jorsqu’ il fallait, combattre.

Fi À andis que l'erreur étudiait, travaillait, parlait, agiseait,: sremière fois, BSérité, endormie eï-un trop grand: nombre, laissaitofairé

dal, se contentant de. blâmer, de blâmef sans lés:r füter, 4 partisans ‘dès ‘faux principès comme si pour avoir leril

t Eyes Qi : + MAS T #34 k oi

religieuse, ii ique courage! L

droit de blâmer, il ne faudrait pas être soi-même à l'abri do à tout reproche !

Les catholiques ont reproché aux membres de l'Institut de propager des principes condamnés par l'Eglise ; et, eux, M catholiques, qui ont la conviction des principes contraires, ils n'ont pas même eu le courage de les défendre ! Les catho. liques accusent les libéraux de séparer l'Eglise de l'Etat, et eux ne veulent rien faire pour amener l'alliance de ccs deux Bi saints pouvoirs! Quatre ou cinq catholiques combattent M pour tous, et les autres ies regardent faire, comme si ve n n'était pas de tous qu’il s'agit. Ainsi en était-il de la lie de À 1 Bohême : elle suivait les grandes armées, pillait, vivait de | la guerre et ne la faisait point. à Quoi ! les libres penseurs, les gallicans, les libéraux, lesw à hommes plitiques seraient tenus de sacrifier leurs idées Les a plus chères, de compromettre leur influence, de jouer leur existence politique ; et nous chrétiens, nous catholiques, = œ nous n’aurions qu’à les regarder faire, qu’à juger de leurs "#1 coups, etqu'à nous exposer à rien ! Mais ce serait là, comme : le disait Montalembert, avec qui j essaie de parler depuis un“ moment, la plus sanglante des injustices, si ce n’était la plus Hi ridicule des illusions! Et c'est quand le Christ, trahi et} bafoué, est indignement chassé de partout comme un ! imposteur et un malfaiteur ; c'est lorsque, couvert d'opprobe et abreuvé de scn sang dont on ne veut pas, le Christ, comme un misérable mendiant, s’en va glanant çà et PL quelques âmes miraculeusement échappées au naufrage M & universel, ue nous l’abandonnons lâchement, et que nous L lui discu: uans la contention de notre amour : Seigneur, VA ‘ vous saves bien que je vous aime ! Mais ce n’est pas là seule-Mk ment une trahison, c’est un maudit blasphême ! Cependant nous prions, nous nous confessons, nous com-M munions ; comme si la Religion n’était qu'un ensemble de pratiques "extérieures, qu’une odieuse grimace, qu’un jeu dérisoire ! \ Voulez-vous savoir, messieurs, quelle :est la Religionh vraie, la prière réelle, traduite en langage usuel, des catho-Ë liques qui gardent la neutralité sur le vaste champ de br taille de la vérité ? Ecoutez! d:

sc ar ge ve

Notre Père qui étes aux cieux ; et il faut bien, si vous Ôtes “encore quelque part, Seigneur, que vous soyez dans ces de l'Institut "fégions reculées du zénith, puisque les hommes vous ont lise ; et, eux, Mhassé de partout ici-bas.

ontraires. ils M: Que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que 1 Les catho- MiBorre volonté soit faile en la terre comme au ciel ; si toutefois , de l'Etat, et MiBela peut se faire sans coup férir ; car quand à nous, nous e de ccsdeux @inions la paix et la tranquilité, et nous serions désolés s combattent "avoir à déserter votre cause, Seigneur, si son maintien exicomme si ce MBeait le moindre acte de courage. il de la lie de M: Donnez nous notre pain quotidien ; ajoutez-y des plaisirs : ait, vivait de Mflanem et circenses ; ei si le tout est d'une mastication facile, d'une digestion prompte et aisée, soyez persuadé, Seilibéraux, les eur, que nous n’en laisserons pas même perdre les miettes leurs idées les "8: Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons, Seide jouer leur 1 neur, à ceux qui vous insultent, qui vous méprisent et vous ; catholiques, #Mensent.

juger de leurs Ne nous induisez point en tertation ; autrement, ennemis ait là, commeM@ue nous sommes, Seigneur, de toute résistar +, nous ler depuis un M@bandonnerions bien vite la partie, et c'en serait fait de nous. n'était La plus "Muis, délivrez-nous du mal ; en ayant soin pourtant de ne hrist, trahi etu int, Seigneur, nous arracher à nos habitudes de dissipat comme un “Mlôn, de paresse, de plaisir et de volupté. couvert d'op-"Minsi soit-il ; arrangez-vous, Seigneur ! Amen; sauve qui pas, le Christ, M@ut 1 Alleluia ! 1!

nant çà et à SNNe me reprochez pas, messieurs, cette ironie amère. au naufrage Mile est au fond et dans la réalité même des faits, et je ne t, et que nousMisignale que pour proclamer que telle ne doit pas être la eligion de “l’Union Catholique.” Certes, je le dirai avec un légitime orgueil, si “ l'Union

1e à l'abri de

el tholique ” n’a pas été tout ce qu’elle devait être, elle a bns, nous com irtant, par quelques-uns de ses membres, prouvé plus ensemble d

ine fois, qu’elle renferme dans son sein des âmes grandes,

ùs grandes que les malheurs du temps où elles sont con-

‘dimnées à vivre.

t la Religion” Sans parler de ceux de nos membres qui défendent, dans el, des catho-M journaux, les principes de l’Encyclique et du Syllabus

champ de ba | bL864, que dire de cet avocat des droits de l'Eglise et des

ce, qu'un jeu

principes-ultra-montains: dans une cause à jamais célèbre ? Rome l’a glorifié ; les hommes de bien lui ont voué leurs hommages, et ‘l'Union Catholique” lui consacre le culte de son admiration reconnaissante. Hélas! le gallicanisme l’a persécuté et rejeté. comme un serviteur inutile de la vérité et du droit. L'Union Catholique l’a su, et'elle ne l'a pas vengé par une solennelle-et vigoureuse protestation ! Pour. ! quoi ?

Parce que si :“ l’Union Catholique” a: ses forces, elle a aussi ses faiblesses. Et elle a ses faiblesses, parce qu’elle n’a point encore réalisé sa mission dans le degré convenable. Je dis dans le degré convenable, et j'appuie à dessein sur cette expression.

Sans doute, ce que nous faisons ici chaque Dimanche, est bon, très-bon, il le faut continuer. Cependant, ce n’est pas assez,.il faut faire plus.

Si je ne me trompe, messieurs, n’avons nous pas. découvert tout à l'heure, dans la Religion, l'Amour ; dans les Lettres, la Vérité, et comme. alliance de ces: deux saintes choses, l'amour de la Vérité pour soi et pour les autres ?

Et bien ! ce que: nous fesons. tous. les. Dimanches, c’est une partie de l’amour de la Vérité pour nous. Quant à l'amour de la Vérité pour les autres, nous ne l'avons. pas dans le degré convenable, puisque, à part les honorables exceptions dont j'ai parlé il y a un instant, il ne s'est rien produit dans “ l'Union Catholique ” pour faire triompher la Vérité au dehors.

Heureusement, ce qui ne s’est pas fait jusqu’à cette heure, va se faire désormais.

Tous nous sommes unanimes à le dire : les constitutions de notre Union ont besoin d'un plus grand. développement,

Oui ! nous développerons les:constitntions de notre soci- ! été, de telle façon que la jeunesse, rayonnante d'immortalité ! et d'espérance quise presse dans rotre sein, puisse: ouvrir | son cœur et son intelligence à l’amour de la Vérité.

Nous déciderons que pour entrer dans notre jeune batail- # lon, il faut être <srmement résolu à combattre le bon com- | bat : comuattre au! dedans contre la nature viciée, contre *

mais célèbre ?

nt voué leurs acre le culte de allicanisme l’a ile de la vérité le ne l'a pas

station ! Pour- :

s forces, elle a arce qu’elle n’a convenable. Je sein sur cette

rue Dimanche,

ant,ce n’est pas |

ous pas. décou-

our ; dans les | s: deux saintes :

* les autres ?

imanches,.c'est 1ous. Quant à ne l’avons pas les honorables il ne s'est rien re triompher la

u’à cette heure,

es constitutions

développement, :

s de notre soci-

e d'immortalité | ; puisse Guvrir .

Vérité.

re jeuné batailré le bon: com- > viciée, contre

les passions mauvaises, contre la paresse intellectuelle,

| contre la raison orgueilleuse ; combattre au dehors contre “le mal, contre l'irréligion, contre la haine.

Nous n’enrôlerons sous notre étendard que les amants et les apôtres de la Vérité ; de la vérité religieuse, de la vérité politique, de la vérité morale, de la vérité scientifique, de

la vérité sociale.

Mais, afin de nous rendre plus facile l’accomplissement d'aussi saints devoirs, que ferons nous ?

Il ne m’appartient pas de le décider ; cependant, s’il m'est ci permis d'émettre une opinion, je dirai que ce sera en se ormant en comités pour l'étude des différentes questions qui

intéressent l'humanité.

Ces comités répondraient aux trois ordres de vérités con-

Anues, savoir: les vérités purement divines. celles dites purement humaines, et celles qui, par leur nature, touchent

aux deu. premières. Un bureau particulier, formé.du noy-

-des.comités, proposerait les sujets d'étude, qui devront

ètre approfondis dans le courant d'un mois.

| Toute question, ainsi soigneusement étudiée, serait enuite exposée dans:soa vrai jour à tous les membres.

Puis, quand il adviendrait, ce qui arrive trop souvent, u'un principe vrai en religion, ou en quoique ce soit, serait ttaqué par les hommes, les Sociétés, les Instituts, les jourbaux, le bureau choïsirait dan: les comités spéciaux, un ou

…. des membres pour combattre l'erreur, et rétablir, par la pu- Pbiicité, la vérité méconnue ou outragée.

Toutefois, cette lutte se ferait avec amour et charité. bien ue vigoureusement; c’est à-dire qu’en attaquant les erreurs, nous respecterons les personnes. Ce serait le contraire de e qui a été le plus généralement pratiqué jusqu'ici On ’est attaqué aux personnes de préférence aux erreurs.

Aussi les erreurs sont restées et les personnes de même ;

ar elles avaient eu le bon esprit de se dérober sous leurs erreurs.

: Nous étudierons encore nos mœurs et les différents beins: du: pays, nos tendances bonnes où mauvaises, les

remèdes à nos maux et les secrets de nos forces. Par là, nous exercerons sur notre patrie, une grande et heureuse influence.

Sera-ce tout? Non.

Nous nous appliquerons surtont à deverir des chrétiens dévoués, intrépides, forts, saints et d’un courage sans bornes.

Ainsi nous réformerons les mœurs domestiques, nous inspirerons les vertus sociales et nous préparerons des miracles inespérés de restauration intellectuelle morale, et religieuse.

Ainsi, la jeunesse, qui ne demande pas mieux que de vivre, voyant quel germe de vitalité possède ‘ l’Union Catholique,” viendra se jeter dans son sein pour s'y former et y puiser les vertus et les lumières dont le monde a aujourd’hui un si profond besoin.

Ainsi “ l’Union Catholique ” deviendi4 uw. vrande école à laquelle se rattacheront, en Canada, tuus ies vrais chrétiens et les vrais citoyens ; une école qui pourra même, si elle le veut, obtenir les services, les hoinmages et la reconnaissance de tont ce que le monde catholique renferme d'amants et d’apôtres de la Vérité.

Pour accomplir toutes ces choses, il faudra nous immoler à chaque instant : nous le ferons.

IL nous faudra faire des sacrifices de toute sorte ; sacri-

fice de temps et de plaisir pour étudier ; sacrifices pécuniaires pour nous procurer ce qu’il nous manque d'ouvrages modernes, de salles, etc.; sacrifice de la peur, de la crainte, du repos, du respect humain, pour luiter avec co: ‘7e «t profit contre le torrent de l'erreur et du mal oui dé : ent de toutes parts.

Tous ces sacrifices, nous les accomplirons généreusement.

Epris de l'amour de Dieu, des hommes et de la Vérité, nous mourrons en nous-mêmes à tout, afin de renaître à tout et à tous.

Nous nous sacrifierons à notre but, afin de l’atteindre | x heureusement, Û

Par là, ‘ l'Union Catholique ” deviendra un grand arbre, aux fortes et nobles tiges ; un arbre qui sera l'honneur et

ces. Par là, et heureuse

les chrétiens sans bornes.

es, nous insis des mirarale, et reli-

eux que de l'Union Gay former et de a aujour-

-rande école s vrais chréra même, si et la recon- ‘enferme d’a-

nous imimi0-

sorte ; sacriices pécunie d'ouvrages e la crainte,

B CO: “ie Ab ai lé: ‘snt éreusement.

de la Vérité, à renaître à

e l’atteindre

grand arbre, l'honneur et

la gloire du Catholicisme et du Canada, par la force de son tronc, l'étendue de ses rameaux, la richesse et la fraîcheur de son feuillage ; un arbre enfin, dont la superbe tête se dorera et s’illaminera magnifiquement aux rayons du so: Jeil de la Religion et des Lettres !

Page 1