‹ Nos faiblesses et nos forces à l'égard de la vérité [microforme]Chapitre 9 sur 35 · L: ils se res- ; ne seule et À », dans une « | son chemin · texte numérisé non relu

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évolte contre 4 la voyons enfin s'emparer de l’homme et le conduire à Dieu

dont il sort, et au sein duquel ii retourne s’abimer et se con- Houdre à jamais. Etquand, à travers les douloureuses obs-

u libér ulisme et de l'éta!:

h qui soupires

b La Religions Là

Ce calcul est impie, messieurs, puisqu'il est écrit que la Religion ne périra pas ; Cependant il est profond, très-profond; car il s'attaque à l'essence même de la Religion : l'unina.

Donc, car nous venons de trouver ce que nous cherchions, la Religion, c’est le hen, c'est l'union des esprits et des cœurs, des individus et des peuples entre eux et avec Dieu.

Mais par quel secret, par quelle puissance magique, pour parler avec Lacordaire, l'homme s’unit-il à l’homme comme à un frère, puis à Dieu comme à un père ? Comment se fait-il que, s'elançant hors de sa }.rsonne ou de sa vie, il cherche un étranger, l’étreigne, se lattache et veuille se transformer et se consommer en lui? Quelle est la puissance assez forte pour se saisir de vous, de moi, et nous assujettir jusqu'à nous faire de la mort en autrui, la meilleure et première vie ?

Quand nous promenons nos regards sur le vaste univers # qui nous entoure, nous voyons une multitude de globes se mouvoir dans des orbes prescrits, sansembarras, sans rencontre fortuite et sans choc malheureux. L’harmonie qui règne partout est si admirable, qu’il semble parfois que la : multiplicité des astres n’est qu'apparente, et, qu’en réalité, l'univers n’est qu'un immense et admirable corps qui se joue } dans l'infini. Et notre intelligence, se saisissant d’une portion de la science du Créateur, découvre une loi dont elle sait le premier mot, sans en counaîle le dernier : elle nomme l'attraction !

Si nous poussons nos investigations dans le monde moral, inous voyous une force engendrer éternellement le Verbe, ciment incréé de la Trinité ; nous la voyons encore soft. citer l'Être infini à manifester sa bonté en donnant la vie à l’homme et à la femme, et en leur communiquant à tous &deux le germe pmissant d’où s’épanouit l'humanité ; nous

vurités de. la raison atfaiblie, nous sondons ces phénomènes

moraux, nous y reconnais sons une loi mystérieuse, et nous nous écrions dans un enivrement qui suffit à notre béatitude : attraction morale ! amour !

Ainsi donc, messieurs, la Religion est un lien qui unit l'homme à l’homme et à Dieu, par une immense et perpétuelle attraction qui s'appelle amour.

Mais cette loi d'amour ou de religion, en quoi consiste-telle et quels devoirs entraine-telle ?

Selon un ancien, l'amour est ce quelque chose de sublime qui inspire, transporte l’homme et en fait un dieu par la générosité, en sorte qu’il est semblable au beau par la nalure.

L'amour! Ah! c’est l'angélique anteur de l’Imitation qu'il faut ici entendre et méditer. ‘ C’est une grande chose que l'amour , c'est un très-grand bien qui seul rend léger tout ce qui est pesant, et supporte avec égalité toutes les inégalités de cette vie. Car il porte son fardeau sans en sentir le poids, et il rend doux et agréable tout ce qui est amer. L'amour est généreux, il porte à faire de grandes choses, et il excite à désirer toujours ce qu'il y a de plus parfait.

# L'amour veut s'élever et n'être retenu par aucune chose. L'amour veut être libre et dégagé de toute affection mondaine, de sorte que son affection intérieure ne rencontre aucun empèchement, qu’il ne:se laisse point jeter dans l’embarras pour quelque avantage temporel, ou abattre pour quelque perte. Ni dans le ciel, ni sur la terre, il n’y a rien de plus doux que l'amour, rieu de plus fort, rien de plus élevé, rien de plus étendu, rien de plus agréable, rien de plus parfait et de meilleur; parce que l'amour est né de Dieu, et qu’il ne peut trouver son repos qu’en Dieu.

# Celui qui aime, vole, court, et se réjouit ; il est libre, et rien ne le retient. Il donne tout pour tout, il possède tout en tout, parce qu'il se repose dans le seul qui est au-dessus de tout, et qui est l’auteur et la source de tout bien. Il ne regarde pas aux dons, mais il élève ses regards au-dessus de tous les biens, jusqu’à Celui qui les donne...

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& L'amour veille, et même dans le sommeil il ne dort pas. 11 se fatigue sans se lasser, il est à l'étroit sans être gèné ; il * est etfrayé sans être troublé ; mais comme une flamme vive et ardente, il s'élève en haut et passe avec assurance. Celui qui aime, entend le langage d2 l'amour. C’est un grand cri qui va jusqu'aux oreilles de Dieu, que cette ardente affection d'une âme qui dit à son amour : ‘Vous êtes tout à moi, et je suis tout à vous.”

“ L'amour est prompt, sincère, dévoué, complaisant et agréable, fort, patient, fidèle, prudent, constant, courageux et ne se recherchant jamais. Car dès qu’on se recherche soi même, on cesse d'aimer. L'amour est circonspect, humb'e et droit, il n’est ni mou ni léger, ni occupé des choses £ vaines ; il est sobre, chaste, stable, tranquille et attentif à la garde de tous ses sens.

“ Celui qui n’est pas disposé à tout souffrir et à se soumettre constamment à la volonté de son bien-aimé, n’est pas digue du nom d'ami. Il faut que celui qui aime, embrasse avec plaisir, pour son bien-aimé, les choses les plus dures et les plus amères, et que rien de ce qui peut lui arriver de

… fâcheux, ne soit capable de l’en détacher.”

On me pardonnera d’avoir rapporté presque en entier ce beau chapitre : l'harmonie qu'il renferme a des notes incomparables; et puis cette harmonie, à nulle autre pareille, Jc'est l'amour, le grand et sublime amour que nous avons dit ètre la loi de la Religion.

Ne craignons donc plus de nous abandonner entièrement à l’irrésistible élan de cette flamme ardente qu'on appelle amour et qui ne consume notre existence que parce qu'elle est la loi foudamentale de toute vie.

Ah ! oui, aimons ! non de cet amour égaïsme qui tue, mais de cet amour sacrifice qui vivifie, Nous nous dévouerons à l’objet de notre amour ; nous lui sacrifierons tout ce: “que nous sommes ; nous nous oubhlierons pour ne penser qu'à notre amour ; nous cesserons de vivre pour nous, ponr vivre en lui et par lui. Nous ferons plus : comme cet oiseau

f CONFÉRENCES.

sa vie en ia livrant à ses petits ; nous mourrons à nottsmêmes, à nos désirs, à nos penchiants, à tout ce qui nous est personnel pour nous ensevelir complétement et sans réserve dans l'être aimé Car aimer, c'est mourir sans cesse à soi, pour renaître toujours à une vie et plus grande et meilleure.

Et qui faut-il aimer ? et comment ?

Dieu d’abord, se confondre en lui par le sacrifice complet de tout son être, s'abimer dans son sein avec toutes ses infirmités et ses misères ; se perdre en lui avec ses faiblesses et ses penchants divers ; s’anéantir en lui, comme le grain de la germination en terre, et mourir à tout ce qui est la nature mauvaise pour renaître à la nature régénérée, puis quand on s’est ainsi étroitement uni à Dieu, le porter, l’asseoir partout, dans la famni e, dans la société, dans l’état, batailler, combattre pour lui, afiu qu'il ait dans les institutions et dans les lois, dans les mœurs ct daus la politique, dans la marche et dans la vie de l'humanité, la place et la part qui lui sont dues, tel est, pour l’homme, le devoir de l'amour envers Dieu.

Aimer tous les hommes comme des frères, et, à ce titre, ne leur refuser jamais ni la vérité, ni la charité, ni l’exémple, ni Ja justice, ni le respect, ni l'équité, tel est le devoir de l'amour de l’homme envers l’homme.

Certes, me dira-t-on peut-être, cette théorie de l'amour est grande et belle ; mais les devoirs qu’elle impose sont dus à entendre et plux durs encorge àpratiquer: Durus est hic sermo ; et s’il faut aimer jusque-là pour être religieux, il vaut mieux ne pas l'être.

Que veut-on ? Je constate des nrincipes, et celui qui se dresse présentement devarit moi, si agréable à dire, si dur à entendre, à pratiquer, est la base prémière et essentielle de Pordre C’est le principe de la vie : il ne dépend pas de moi qu'il en soit autrement. D'ailleurs, il y a une ressour- ! ce : quand on n’a plus le courage de la vie, il faut avoir celui de la mort.

‘ Plusieurs nations européennes n’ont point agi autrement. M Frouvant trop pesant le fardeau de l'amour de Dieu et des

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hommes, elles se sont dit : Allons à la haïne et nous cesse. « rous de vivre. Nous trouverons dans le tombeau le repos que nous n'avons pus le courage de conquérir ici-bas, Seuù lement disparaissons chevaleresquement. Elles l'ont dit et "elles le fout. Hélas ! Dieu seul sait quelles ruines se pré- ) purent.

Autrefois, l'artisan qui façonne et pétrit la matière, acceptait volontiers l'inégalité des positions sociales : il portait courageusement son labeur pénible, parce qu'à travers ses « sueurs fécondes et la fumée de ses ateliers fameux, il entre- À voyait l'amour chrétien, Abritant sa pauvrelé, ses mistres et ses angoisses sous les espérances que cet amour appelie, il courait au travail, comme à l’une des plus puissantes forces capables de le souder, lui, sa compagne et ses fils, à celui en qui toutes les infortunes vont se perdre pour … renailre éternellement aux béatifiques voluptés du bonheur. De même de l'homme des champs, quand il creusait "sou sillon laborieux ; de même du soldat, quand il répandait son sang valeureux pour la patrie; de même de tous les hommes : ils acceptaient la société et tous les devoirs qu'elle impose ; ils supportaient le poids du jour et de la us peine, par cet amour qui uuit l'homme à l'homme et à 1 Dieu dans les douceurs infinies de la Religion. Mais, aujourd'hui que l'on a tué l'amour dans tous les cœurs, cette belle harmonie n'existe gère plus. Le travailleur se refuse au travail et il reproche à la société les maux dont il est accablé; le soldat compte les gouttes de sang que réclame la patrie; chacun se recherche soi-même Wetne sert l’intérêt public qu'en vue du sien propre ; les “nations se ruent les unes sur les autres pour s’entre-dévorer ; les familles nationales se déchirent et les peuples, -luttant contre Les divisions civiles, inclinent de toutes parts à la ruine.

Eh bien, s’il faut l'avouer. messieurs, Ce désordre est dans l'ordre. * L'humanité est la pluralité dans l'unité,” c'est-àdire, les innombrabies existences humaines se coufondant, s'associant, s’unissant dans l'unique mouvement d'une nême vie, et en dehors de cette unité, le genre humpin ne

Wat"! ENS

pourra jamais offrir'que l’image ‘Jlugubre du chaos. Voyant la destruction, l’anéantissement, la mort s’asseoir partout, la raison éclairée ne peut manquer de se dire : IL n'y a plus de vie nulle part, parce que nulle part il n’y a plus d'unité; en d'autres termes, plus d'amour, plus de Religion !

Mäis c’est assez. La Religion n’a qu'une lei: l’amocr ;, qu’un devoir : l'amour ; qu’une puissance : l’amour ; et il est natnrel que destinés à jeter au sein du sourd malaise de nos divisions religieuses, politiques et vationales, les assises d’une indissoluble alliance, on nous ait donné pour premier mot d'ordre, celui-là même qui exprime le mieux l'union indestructible, je veux dire la Religion. Passons muintenant au second, les Lettres.

| Je prends le mot lettres, messieurs, dans son acception la ji] lus large : c’est-à-dire l’ensemble des connaissances propo- | P ge ; prop | | f

sées à l’activité intellectuelle. Or les connaissances naissent f de la vision de la vérité ; car connaitre, c’est voir ce qui est. qi D'où il ressort que la vérité est l’objet des lettres et que leur [ir ut spéculation est de rechercher, de poursuivre, de pénétrer la fl vérité, dans l'immense horizon de toutes les existences. Cela | EL étant, les lettres sont un des plus profonds besoins de l’hu- | manilé. Tous nous avons besoin des Lettres : parce que tous quil nous avons besoin de la vérité.

| fl L'homme, selon la profonde expression de Lacordaire, est fl un étre enseigné. Il est enseigné dans les choses divines et fl dans les choses humaines. De là deux ordres dans ia vérité : | Il l’ordre divin et i'ordre humain, et de là aussi deux espèces (LL de lettres correspondantes : les lettres divines et les lettres [ humaines.

L'homme, quelque pauvre, quelque ignorant qu'il soit, ne peut se soustraire à ces deux enseignements. Depuis le jour où ilcuvre ses premiers regards à la vie, jusqu’à celui où il les ferme pour la vision d’un monde meilleur ; depuis le berceau qui reçoit son premier sourire jusqu'au tombeau

du chaos.

ort s'asseoir » se dire : IL part il n’y a ur, plus de

i: l'amour; mour ; et il!

| malaise de s, les assises lé pour pree le mieux n. Passons

icception la inces propoces naissent r ce qui est.

et que leur pénétrer la tences. Cela ins de l’huce que tous

ordaire, est ; divines et 1 ia vérité :

'UXx espèces les lettres

qu’il soit, ne puis le jonr , celui où il ; depuis le u tombeau

1 qui étouffe son dernier soupir, depuis le sein de sa mère jusqu'à celui de Dieu, il trouve, échelonnées sur le chemin de la vie, ces deux lumières, ces deux lettres. Et, quoi qu'il asse, il n'empêchera pas que ces deux flambeaux ne laissent uire aux yeux de sa raison, quelques-uns de leurs mille wirayons. Voilà pourquoi, messieurs, la vérité franchit coninuellemeut l'âme de l’homme et arrive perpétuellement aux plus ignorants pour les enseigner. Voilà pourquoi l'homme est si avide de la vérité ; voilà pourquoi il la cherche loute sa vie ; voilà pourquoi il n’est heureux qu’en elle et par elle.

Mais qu'est-ce donc que la vérité, puisque tel est l'objet des lettres At le plus pressant besoin de l’homme ?

* La vérité, dit un auteur dont j'estime grandement les umières, c’est la beauté et la puissance, la grandeur et la orce par essence, c’est la justice, la sagesse, la loi suprême, ordre universel ; c’est la vie, c'est Dieu. Comment donc ‘homme pourrait:l, à son aspect, ne pas tressaillir dans tont on être? comment pourrait-il ne pas aspirer à elle de toute a puissance de sa nature, puisqu'elle est son principe nécesaire et son inévitable fin ? ”

L'nomme aura heau s'agiter, il a’échappera pas à cette loi morale de sa nature ; de même que le corps ne pourrait se asser de son pain, de même l'âme ne saurait vivresaus la érité qui est sa vie.

Cependant, par une cruelie anomalie, l’homme s’est trou- 6 l’implacable ennemi de la vérité, et on l’a vu désirer la érité du fond de son cœur et la combattre avec une inomptable opiniâtreté.

æ L'histoire, qui est le iéinoin de la vérité, ne nous enseigne-

elle pas que les plns illustres victimes de la haine de homme, étaient les apôtres de la vérité, et que ce n’est w'à ce titre qu’elles ont été en butte à la persécution ? herchez une illustration couronnée dans la vérité et qui

H'ait trouvé dans le malheur et l'injustice la sanction de sa loire. Combien en trouvez-vous ? Dites 1

7 0 Vérite ! vérité religieuse ou politique, vérité intellec- Mhel'e ou morale; car multipie danstes formes, tu es une dans

ton essence, qui pourrait compter tes martyrs ? Si je te suis dans ta course à travers les siècles, je te vois briller d'abord de ton éclat le plus vif sur le berceau du monde; puis décroitre et l'ohscurcir presque entièrement ausein des ténèbresd’un paganisme sauvage. C'est l'heure de la défection ! L'Occident se meurt ; mais l'Orient agonisant te voit se lever sur le monde avec un éclat, une pureté et une force qu'on ne t'avait jemais sues, et que dix-neuf siècle: de combat ne t'ont pas encore fait perdre. Tout change alors ; tout renaît, car tu créés un mouvement de régénération uui triomphe à la fois, et de la corruptiou des sociétés caduques et de ia Parbarie des sociétés naissantes, et fait jailiir un nouvel uuivers d'un nouveau châos ! Et maintenant, qu'à force de luttes, de combats, de trahisors et d'indignités, l'Europe est parventie à obscurcir de nouvrau la lumière dont tu I<. faisais resplendir, voilà que le monde européen se trouble, s’agite et croule misérablement !

Histoire du passé, fait du présent, certitude de l'avenir ; l'homme, messieurs, combat sans cesse la vérité qui est son bonheur et sa vie. Quel peut être le mot de ce mystère ? Voici :

L'homme venait d’être créé ; une majesté royale brillait sur son front ; la candeur, l'amour, le génie, l'intelligence embellissait sa physionomie et devait l’embellir toujours, mais à une condition : Tues le chef-d'œuvre de mes mains; sôis le roi de mes œuvres, lui dit le Créateur, mais prends garde ‘ il y a là au milieu de ton domaine un être à part, un être unique, c’est la science, la Vérité. Tu n’y peux toucher maintenant ; n'ayant pas encore été confirmé dans l'inmortelle vie, tu es trop faible pour en sunnorter la splendeur. Vous savez le reste. L'homme tenta les profondeurs de la Vérité ; il voulut server le secret de l'incompréhensible, N'ayant pas voulu mourir un moment à l'iucompré- # hensible pour naître à la Vérité, il a pour toujoursété bles. "4 sé par l'incompréhensible. Depuis, pour parvenir à la véri- M4 té, il faut ce que le paganisme appelait la mort philosophique, # et ce que nous appelons, nous chrétiens, le renoncement. 4 ‘Cependant il répugue à l'homme de se soumettre à cette »

Si je te suis r d'abord de 1is décroître énèbresd'un ion ! L'Oceise lever sur ‘ce qu'on ue combat ne tout renait, ui triomphe ques et de la un nouvel , qu'à force és, l'Europe *e dont tu le, n se trouble,

de l'avenir ; té qui est son ce mystère ?

oyale brillait | l'intelligence Ilir toujours, de mes mains; , mais pretds on être à part, Tu n'y peux onfirmé dans orter la splen- »s profondeurs fincompréhen-

à l'iucompréjoursété blesenir à la véri- # rhilosophique, .

bnonCement,

mettre à cette L

grande loi du sacrifice, et il ne le fait pas. Il persiste à vouloir sonder le dernier retranchement de l'infinie Verite, et il se fait entre lui et elle uu duel terrible dans lequel l'homme, sans le savoir, sans le vouloir peut-être, devient

le persécuteur de la Vérité,

Recueillons-nous un moment. Nous cherchions le mot de | notre opposition à la Vérité, et voilà que dans ce secret nous trouvons en même temps la loi de toute vie, de toute

vérité.

Æ Oui! pour vivre à la vie, comme à la vérité, il faut le

sacrifice, le renoncement à soi. N'est-ce pas par la vertu de cette loi du renoncement, loi que l’homme peut méconnaitre, mais dont il ne secoue pas impunément le joug, que

7 depuis dix-neuf siècles le moude a été transformé ? N'est-ce

pas elle qui a, par degrés, émancipé la plèbe antique, pour

“4 en faire le peuple chrétien ? N'est-ce pas elle qui en élevant

le mariage à la dignité de sacrement, a régénéré la famille, Lpierre angulaire de la société ? : N'est-ce pas elle qui a doté le monde de la seule liberté vraie et possible ? N'est-ce point encore par la vertu de cette loi du renoncement chrétien, que du mélange d’une société qui se mourait de corruption et d’une autre société plongée dans la barbarie, le caristianisme a fait sortir cette société moderne, s: grande, si forte e:icore, malgré les cruelles épreuves auxquelles la soumet, en Europe, par exemple, l’oubli du principe qui avait été, pendant des siècles, la source de ses prospérités ? Oui! et il m'est aussi Consolant de le dire, qu’il peut m'être doux de ’espérer, c'est dans le priicipe du renoncement, qui heureusement vit encre dans les cœurs chrétiens, que les sociétés puiseront la gloire de vaincre le mal auquel il sem. ble qu'elles vont succomber ; car, comme nous l'avons tabli tout à l'heure, c'est dans ce prinripe que la Vérité, ase esseïtielle de toute vie, puisera la force de vaincre ‘erreur et d'illuminer de nouveau le monde.

Et qu’on veuille bien le remarquer, je ne parle pas seuleiment de la vérité divine, de la vérité catholique, je parle de ia Vérité, objet des Lettres; c’est-à-dire de la vérité scientifique aussi bien que de la vérité religieuse. Et je dis que

14 CO::FÉRENCES.

sans la loi du renoncement, l’omme, quelque soit son genie, ne fera jamais un pas dans le vrai.

Qu'est-ce que l’air, se demande le physicien? Il répond : c'est un gaz permanent, pesant, diaphane, invisible, incolore, inodore, insipite, élastique et très-compressible, M composé de soixante-dix-nenf parties de gaz azote, de vingt » etune de gaz oxigène et d'une très-petite qnantité de gaz M acide carbonique. Qu'est-ce que l’espace, se demande un mathématicien fameux? Cest, dit-il, une sphère dont le M centre est partout et la circonférence nulle part.

C'est très-bien répondre ! Et ce que je comprends le mieux dans ces définitions scientifiques de l’air et de l’espace, me paraît être cette impuissance en vertu de laquelle je n’y comprends rien. De ce côté-là, j'ai au moins la con- M solalion d'élever mes connaissances physiques et mathéma- # tiques à la hauteur de celles des deux savants que nous venons d'interroger ; car, je ne crains pas de l’affirmer, À jamais ni eux, ni moi, ni d’autres ne sauront le deruier mot de l'air et de l’espace. IL y a là, comme en toute chose, une obscurité impénétrable, et qui repose sur des données incompréhensibles devant lesquelles nctre raison doit se renoncer, sous peine d’être réduite à une éternelle impuis-

sance.

Nous connaissons maintenant la Vérité; nous savons ce

qu’elle est et par quel secret nous pouvons l’acquérir, que* nous reste-ii à dire sur elle ?

Une seule chose : qu'elle ne meurt pas.

Non seulement, dit une note que je ne sais à qui attribuer, M mais dontle sens profond frappera tout le monde, non-seulement la vérité ne peut cesser d’être en soi, mais elle ne peut M cesser d’être non plus au sein de l'humanité. Le grain de M froment, =nfoui dans le sol, ne s'y décompose que pour se M multiplier en de nombreux grains de blé qui sortent bientôt de son tombeau. Aucune chose ne s’anéantit dans la nature; chacune renaît de sa destruction et ne fait jamais que se. transformer. Combien mieux le principe de toutes choses doit-il se retrouver plus vivifiant encore après cette mort apparente ; combier mieux la vérité, crucifiée sous la forme #8

que soit son 4 de l'homme au sommet du Golgotha, devait-elle se reproduire sous mille formes diverses pour pénétrer de proche en ? Il répond : La proche l'humanité entière, arriver jusqu’à nous à travers >. invisible, les âges, passer à nos neveux jusqu'à la consommation des | ompressible, %. temps, el régner ensuite, toujours immuable, toujours anote, de vingt 4 bre et toujours nouvelle, dans les pRAJon dans de l’éterautité de gaz | L nité, Non, non, la sollicitude du Père n'est pas tame; les demande un Ë » éternelles lois ne sont point en défaut. et le mystère de ère dont le ## mensonge et d’iniquité devait se traduire pour nous en trésor de science et de justice. Car, la miséricorde du Sei- L " gneur est fermement établie sur nous, et sa vérité demeure à toujours, quoique puissent faire nos passions. Oui ! la vérité demeure. Ouvrons plutôt nos yeux et scruu de laquelle Mons un moment dans l'horizon des Lettres, ce qui reste enmoins la COn- M core de vérités fermes dansleur voie. Dans les Lettres divines et mathéma- Môus noramons d’abord un Dieu éternel, en trois personnes, its que NOUS ke rendant perpétuellement dans le Ciel un témoignage de l’affirmer, Minefrable de vie, d'intelligence et d'amour; puis la création nt le deruier Me l'univers, l'élévation primitive de l'homme à une desn toute chose, inée surnaturelle, sa chute; et, par suite, le vice de notre ir des données origine ; l'économie de l’Incarnation, de la Rédemption, de raison doit S€ Ma Grâce, de l'Eglise ; enfin l'existence d’une autorité rnelle impuis- Méniaillible pour conduire l'homme à la vérité. Dans les Lettres humaines, qui pourrait compter les principes reconnus et reçus comme des vérités fondamenfales ? Qu'il nous suffise de mentionner les vérités philosohiques, morales, poiitiques ; celles des Mathématiques, de a Chimie, de la Physique; celles encore de l’Astronomie, de la Littérature, des Arts, de la Physiologie et de la Géoloie ; les vérités sociales et historiques. enfin toutes les vériés qui sont ici-bas le domaine de l'intelligence de l’homme. Telles sont les Lettres, messieurs. Et nous ne remplirons as notre fin, si nous ne parvenons à produire leur alliance

vec la Religion : alliance qui est notre troisième mot ?

ordre.

omprends le air et de l’es-

ous savons ce ’acquérir, que »

nde,non- seuleais elle ne peut , Le grain de se que pour se sortent bientôt dans la nature; jamais que se » toutes choses rès cette mort e sous la forme ®

Après ce que nous avons dit de la Religion et des Letes, l'alliance proposée n’est plus un problème.

Pour allier la Religion et ies Lettres, il nous suffira, aprés ! avoir élevé notre Religion à la hauteur de l'amour, et Les 1 Lettres. à la hauteur de la vérité, de confondre, dans nne seule et mème passion, dans une seule et même vie, amour et la vérilé ; c’est-à-dire : aimer la Vérité.

Nous aimerons la Vérité ; nous l’aimerons d’abord pour nous-mêmes.

Nous la chercherons partout, afin de la posséder toute entiere. La Vérité sera lélue de notre amour. Nés pour vivre des spéculations intellectuelles et morales, nous nous eni10lerous sous le noble etendard de la Vérité, afin de la suivre pas à pas dans sa marche difficile ! .

Nous lui consacrerons le printemps, l’eté, l'automne et même l'hiver de notre vie! ‘4

Nous oublierons, ou plutôt, nous mépriserons les plaisirs, les divertissements, les houneurs, les richesses, pour lever # les yeux et chercher partout dans la mesure de notre exis- # tence, au ciel ou sur la terre, la Verité, objet de notre ! amour | |

Nous la chercherons le jour, nous la chercherons la nuit; é nous la demanderons au present et au passé, à l’homme et À à Dieu même! 3

Nous la chercherons dans le silence de notre cœur et de # notre iutelligence, dans le repos de notre esprit et de notre | âme. Les bruits du dehors empècheront p'ut-être notre voix d'arriver jusqu'à elle. Eh bieu! nous ferons en nous un $ silence encore plus profond, et, nous eloiguant de tout tu-# multe, nous élèverons vers elle la clameur de notre de} désolee !

Nous la demanderons encore à la Science ; elle nous o1-# vrita ses profondeurs uirystérieuses, ous dévoilera ses pru-ÿ digieux secrets et nous communiquerà des choses dunes beauté et d’uue richesse étonnantes.

Nous la demanderons à la Théologie, qui est presquek toujours l’œuvre d'hommes inspirés : elle nous dira lai vérilé sur Dieu, sur l’homme, sur tout; elle nous inoudet a de la plus g graude lumiere qu’il y ait en ce monde!

suffira, après umour, et Les re, dans nne vie, l'amour

d'abord pour

osséder toute à ur. Nés pour orales, nous # a Vérité, afin # Il :

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Nous la demanderons à la Philosophie : Elle: nous éléve-

“ra au-dessus de la sphère ordinaire et elle nous placera dans une région élevée, d'où nous contemplerons magnifique-

ment la vaste étendue et l’affinité secrète des objets de la onnaisssance humaine !

Nous la demanderons à l'Histoire : elle développera, sous

nos yeux, la vie des nations, des empires, des siècles, du

genre humain. Par elle, nous conuaitrons l’action de Dieu sur le monde,et nous aurons, d’une manière certaine, la mesure des forces de l’homme pour lui-mème. Par elle, nous serons initiés au grand secret de la vie’et aussi dela mort; car elle ons dira ce qui élève et établit, comme ce jui détruit et renverse ; en un mot, elle nous appropriera

Ala vérité que les siècles portent dans leurs flancs !

Nous la demanderons à PHistoire Naturelle, à la Physi-

que, à la Chimie, aux Mathématiques, à la Politique, à Economie, nous la demanderons à toutes les sciences, à putes les lettres, qui la recèlent dans leur sein !

Enfin, nous la demanderons au Christ. ILest la sagesse oute entière. Comme Dieu, il porte toute la sagesse divide ; comme homme, toute la sagesse humaine. Mais de némequ'il n’y a en Lui qu’une seule personne, il n’y a ussi en Lui qu’une seule sagesse, la sagesse pure etsimple. t cette sagesse, toute haute, toute sage, toute, profonde u’elle soit, nous est accessible par plus d’un côté. Car, en üutre que le Christ s’est fait tout à tous, il affirme qu’il est à porte, la voie, la vie de la Vérité. Allons donc au Christ. ‘ Sans doute, tout cela nous coûtera cher; et il nous faura verser bien des sueurs laborieuses, répandre-bien des armes amères, avant que de nous unir à la Vérité. N'imorte : divi nunc coepi; nous nous mettrons à l'œuvre. Nous bmprons avec la nature perdue, pour suivre la nature sau- 8e, avec la raison orgueilleuse pour suivre la raison soulise. Nous romprons avec nos goûts, nos habitudes, nos Jœurs, nos préjugés, nos apathies. Nous ferons taire les lille voix des vaines pensées, des désirs inquiets, des pasons mauvaises. Nous ferons plus ; nous briserons, s’il le t, avec notre temps, sue siècle ;.toutes choses qui peu-

vent être des empêchements et des obstacles invincibles if ' nos divines noces avec la Vérité. "2 Ah! Oni ! aimons la Vérité; sacrifions lui tout. Mouron en elle et pour elle, pour vivre en elle et pour elle ; et notre âme réfléchira la Vérité, comme les ondes nures de nos bel 44 les rivières réfléchissent, les rayons du soleil. à Nous aimerons aussi la Vérité pour les autres; nous con sacrerons notre vie à la faire triompher dans les âmes des hommes, nos frères. Une fois que nous aurons allié en nous l'amour et la Vérité, nous serons naturellement amenés# réaliser cette alliance chez les autres. ( Con.me ces globes qui répandent forcément dans leuw orbe , la lumière dont ils sont pénétrés, nous ne pourrorss jamais garder captive, dans nos étroites poitrines, la vérils devenue notre possession. Nous sentirons le besoin 08 la communiquer à ceux qui l'ignorent ; de la faire miel connaître à ceux qui n’en ont qu’une idée imparfaite, de M défendre contre ceux qui l’attaqueut, et surtout de la vel ger contre ceux qui l'insultent.

Permettez-moi de conclure, Messieurs, en tirant quelqu réflexions pratiques des principes que nous venons de po

Au milieu des agitations politiques et religieuses où & Canadiens catholiques vivent depuis quelque temps, À s'interrogent avec anxiété sur les causes du mal qui les à vore et dont les progrès, lents et longtemps libres, se sd tout à coup révélés par tant de haine de la vérité et a justice. :

Ce n’est pas qu'avant cette époque, les doctrines qui nent de s'affirmer dans le procès Guibord et dans d'auil questions, n’existaient pas. Non, comme ces volcans quix retiennent longtemps les torrents de leurs laves, qu 'añnhl se grossir de pierres, de scories, de cendres, et d’être plus 4 ribles, depuis longtemps ces doctrines étaient au seink l’Institut, et dans l'esprit de la portion gallicane relat ment petite de notre population, et dans une certaine

- se de nos politiques.

Les doctrines sont faites pour l'application; elles tendent sans cesse à passer dans les faits. Si on les laisse grandir, out. Mouron#se développer dans l'ombre, elles se fortifient et, bientôt, relle;etnot@evienanent d'irrésistibles réalités Ne cherchons pas 1res de nos bel ailleurs les causes du malaise qui pèse aujourd'hui sur nous, ‘J bavouons franchement qu’il y a chez nous plus de coupales qu'on ne le croit.

Îl aurait fallu combattre le mal dès sa première appariion ; on ne l’a pas voulu, on ne l’a pas fait Quelque+hmhes dévoués l’ont tenté, il est vrai, mais ils n’ont pas ête se-

1 oudés et leur zèle, trop isolé, n’a pu suflire. ment dans leuk

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Trop longtemps, la mlupart de ceux qui, par leur position Mriale, étaient appelés à servir leur pays dans les grands mplois et à aider leurs semblables, ont servi leur égoïsme rien de plus. Trop longtemps, ils ont cru que la Vérité buvait se passer de leur service. Aussi qu’est-il arrivé ? est arrivé ce aui arrive et ce qui arrivera toujours sous telles circonstances:

LL. terrain des bons principes est resté presque désert, @b tandis que les enfants du bien, perdus, pour la plupart, “ns la paresse intellectuelle, ensevelis dans la boue de leur n tirant quelque térêt particulier, ou enchaînés par la peur ou le respect s venons de POSE nain, dormaient le sommeil des Jâches et des traitres, les religieuses OÙ Î4& de l'irréligion consacraient leurs veilles à édifier la elque temps, % bylone de l'erreur et du mal.

du mal qui les (4 ’exagère peut-être ? Et ma parole, gonflée d'amertume, ps libres, Lai s ne d'inquiétude, lance probablement à la face de plu- > la vérité et ‘4 urs des miens, un reproche injuste ou trop sévère. Hélas, non! Je n’exagère pas, et, malgré les angoisses ht mon cœur déborde, je ne suis ni trop sévère ni in-

doctrines qui vi rd et dans d’autf ces volcans quil s laves, qu'afin# s, et d'être plus staient au seinh gallicane relati une certaine (

Car enfin, l’école de l’Institut avait-elle attendu le pro- -Guibord .pour énoncer ses principes anti-religieux ? avait-elle pas, depuis longtemps, enseigné, à chaque ocsion favorable, que l'Eghse est intolérante et tyrannique, lelle est ennemie. du progrès et des sciences et que le pps est venu, pour les peuples libres, de briser avec elle.

Le porte-étendard de cette école souvent et à diverses re## prises, n’avait-il pas, avec une hi.vileté de langage et un 1188 lent incontestable, proclamé que la raison humaine est |.484 seul moyen d'arriver à la Vérité et que les vertus natu% relles sont seules nécessaires au salut ? j

Est-ce que, après avoir substitué aux dogmes de la Fos et de la vertu chrétienne, le dogme du Rationalisme et dé

Nâaturalisme, et bien avant le procès Guibord, les Chefs l4 ‘ plus considérables de la libre pensée, n'avaient pas enseg gné une histoire aussi fausse que leur théologie et leur pl

losophie étaient erronées ? è

Pour saper la vérité catholique, l'Institut Canadicà n’avait-il pas, depuis longtemps, fouillé dans:le passé poid en retirer, les unes après les autres, toutes les erreurs res gieuses, politiques, morales, philosophiques, sociales et hÿ toriques que les siècles ont vues s'accumuler dans les mont ments de la pensée humaine ? Æ

Est-ce d'aujourd'hui que l'autorité épiscopale lutte à Mo tréal, contre les prétentions du gallicanisme ? "1

Cependant. à part la haute autorité ecclésiastique quelques âmes généreuses, qui, avant une année, s'est pus" senté pour lutter, par les Lettres, contre toutes ces erreur

Certaines vues politiques, tendant à ruiner les éntérés conservateurs ont été, il est vrai, combattues par les orgar dévoués à ces principes. Un livre même d'une grande Bi bileté, “ Le Rougisme en Canada, ” a paru. Mais le silenss qui s’est fait trop tôt autour de ces polémiques, à paral® le bien qu’on en pouvait attendre. D'autres polémiqw sur des points plus importants, ont eu lieu, qui n’ont oi atteint entièrement leur but, à cause de l'isolement où les a laissées. Il aurait fallu que des rangs du sacerdoc4 des classes libérales, de nombreuses adhésions fussent À nues appuyer vigoureusement ces efforts particuliell revêtus d'üne’ telle sanction, ils auraiènt eu, on le cal preud, une force sans parëille. F

Quand Moñtalembert réclama, pour la première fois, ! | face de son malheureux pays, la liberté religieuse, tl "voix s'elevèrent pour saluer cet acte d'Héroique courage.

1 CONFÉRENCES, Ac

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