‹ Nos faiblesses et nos forces à l'égard de la vérité [microforme]Chapitre 14 sur 35 · Le tort Mpar la Religion · texte numérisé non relu

Le tort Mpar la Religion

ays eb son Il a eu le IX

et du bien, s utopistes.

Loges qu’elle

La religion est ici-bas le premier et dernier mot de toutes choses.

Naguère, Messieurs, ui homme de talent, notre compatriote et membre de notre ‘“ Union,” visitait les ruines fameuses d’un monde qui n’est plus.

? Près de l'antique Liban, il y a une ville tombée, reste d'une grande gloire perdue et d’une prospérité éteinte. . No-

Caux, con- . Ja Science ‘out le livre

ns era mme

tre voyageur veut donner à son âme le spectacle de cette EE , splendeur évanouie. Que trouve-til ? Des murailles détruites, des temples en ruine, des monuments décrépits ;

des pierre:, des marbres renversés, des tronçons de colon- à |; nes, des débris de statues mutilées. Cc que je vois, se dit il, b: n'est pas normal: ces monceaux, ces fragments devaient F former jadis de superbes édifices—Voyous; considérons ÆS ;, attentivement ces pierres éparses, et cherchons quelle à 7

place chacune d'elles occupait dans larrangement primitif. Ilse met à l'œuvre ; il reconstruit, par la pensée, la } L

cité que les siècles ont réduite en poussière, L'antiquité ls Li secoue les cendres séculaires où elle git ; ses temples, ses ] palais, ses monuments, sa magnificence se relève : Balbee, BR mi étudiée, approfondie et reconstruite par le génie d'un à ?”, homme, apparait telle qu’elle fut, riche, brillante et su- 5 mé perbe! on mic

Vous m'avez compris, Messieurs, vous dites : Baïlbec, M “"€ c’est le geure huinain avec son mélange inexplicable de elle vertus et de vices, de faiblesses: et de forces, d’ignorance et #S ladi de savoir, d'erreurs et de vérités, de biens et de maux : péri Phumauité c’est un temple en ruine, c’est une ville renver- LD

sée, c’est un mystère profond, c'est une grande et doulou- À reuse obscurité. Le voyageur éclairé est la Religion dont l'infinie science explique tout, dont les éternels principes rétablissent narlout l'ordre, dont la divine morale règle tout A d'une marière admirable, dont les grands enseignements D U brisent, euun, le redoutable énigme qui enveloppe l’huma- ls 1 nité. 4

Eh bien, vous avez raison, Messieurs, etvous pouvez affir-Ë FE ner, en toute sûreté, que sans les lumières projetées par! 4 l'éternel flambeau de la religion sur l’homme et sur lp rl sphère immense où il promène sa vie,nous ne verrions ricn,Mt Le si ce n’est l’impitoyable jeu d’une amère folie. en co

Foli: de l'existence qui commence par les pleurs, qui pourMipier suit dans les larmes et qui achève par des soupirs, une vielRes 1 faite pour le bonheur ! Folie de l'intelligence qui s’élanciét L: sans cesse vers le savoir, pour retémber eternellemen là pi ici-bas dans la nuit profo:ide de l'ignorance ! Folie de Lu c:

Elle Bab r:

le cette Iles décrépits ; » colonse dit il, devaient sidérons s quelle 1t primiensée, la antiquité mples, ses » : Balbee, énie d'un aute el su-

+ Balbec, licable de norance et de maux :

jille renver- & et doulou- |

ligion dont

volonté qui, admirant, estimant et aimant le bien, fait.ile mal qu'elle méprise déteste et abhorre! Folie du cœur qui hait Dieu, vers lequel il tend par la loi même de sa vie ; folie du cœur qui fuit et repousse le frère qu'il sent le besoin de s'unir dans la sublime harmonie de l'amour! Folie mystérieuse, perversion étrange de l'âme, mélange extraordinaire de toutes les choses contraires, qui appelle l'ordre et s’abandonne si volontiers au désordre !

Oui, messieurs, il n’y a que la religion pour nous exgli- L quer le mystère d’une telle folie.

La religion nous montre l’homme, crée dans un état primitif de brhenr, soumis à la srande épreuve du libre arbitre, loi de son être et de sa vie. Elle nous fait assister à ce mémorable conseil dans lequel, le premier père et la première mère de l’humani.© décrètent, d’une commune voix, avec la première désobéissance, le premier désordre. Puis elle nous enseigne comment, l'ordre une fois rompu, la ma-, ladie, la souffrance et la mort ; la perversion, la malice et le.

péché ; la faiblesse, le malheur et les mnisères de toutes

sortes; l'ignorance, l'inconnu et ie mystère envahissent tout

Met nous livret une guerre si acharnée et si persistante.

BElle nous donne sur les anomalies, les contradictions et Leg

. Mab rations de notre nature, des lümières assez vives ‘1 des rinc\pes l'E à

> règle tout fe seignements k bppe l'huma

enseignements assez profonds pour nons permetire de pour- “suivre, avec sécurité, dans notre chemin la voie qui mène u bonheur, Kufin, nous parlant du plus grand concordat réalisé dans le temps, elle nous révèle sésus-CGhrist et son im-

Mnortelle Eglise, et ainsi, elle établit notre vie sur une Füse

pouvez ar ineffablo béatitude, car elle la pose alors sur le phare

rojetées pari he et sur lüf

ème de l'éternelle vérité.

Lerrions rien.l La religion, messieurs, c'est avec tout cela, bien plus

rs, qui pOur pirs, une vie . ii ï os.

e qui s'élanc/il La religion est la lumièrc de l'esprit, la flamme du cœur, ternellement#iià puissance de la conscience, la loi des mœurs, l'autorité { Folie de LU caractère, le secours de la vertu, la grâce de la sainteté.

Bncore. Elle est le fondement essentiel de la familie, la Dierre angulaire de l’état, le lien naturel et indestructible les nations !

- Parelle, Phomme se forme et se prépare au service de la j patrie terrestre ; par elle, il se forme et se prépare à la cé. À X leste patrie. \

Parelle, l'humanité entre et s'établ't, ici-bas, dans ses D € voies ; par elle, l'humanité entre et s'établit dans l’éternite fl

La religion ! mais vw’est-elle pas « l'harmonie de touts les nobies puissances. de toutes les grandes facullés de la naluïe humaine ? » w’estelle pas enfin la grande force d'attraction à5$ fa qui uni l'homme à Dieu, ia terre au ciel, le temps à l'éter-

nité de Delà dans les études religieuses une force sans pareille DS £a pour arriver à la vérité. cel

Pou: int, où en sommes-nous à cet égard ?

Je laisse le soin de répondre à Mgr. Dupanloup ; ce qu'il

: | vou dit de son pays, .ne semble convenir parfaitement äu nôtre. tou « S'il y a une chose qui parfois me ‘catriste RANCE | qué et m'alarme pour l'avenir religieux de ce pays et le salut À à re éternel des âmes, c'est do voir le peu qu'on sait, et le peu sar

qu'on fait pour savoir queique chose en réllg on ; c'est de DS hom voir tant de chrétiens ne pas comprendre la rigoureuse prir obligation que nous imposent sur ce point capital, le mal- ES font heur des temps c' ous vivons et les luttes présentes. €ro) « Je ne crainarai pas de le dire pour avoir =xperinienté D 2 la je trop souvent, il y a, aujourd’hui, parmi nous, en matière de de religion, une ignorance déplorable. J'ai rencontré souven: Splei pour ma part, nèême chez des hommes très instruits d'ail-l une leurs, même chez des personnes chrétienneset pratiquantes,s Mes de Véritables profondeurs d’ignorante à cet endroit, oil: «On ignore tont de sa religion : on ne sait rien, ou pres! relig que rien de ses enseignements quelquefois les plus essen- RUE tiels, rien de sa constitution, rien de sa lithurgie, rien al Ok ses preuves, de ses droits ; 4 son action dans lé monde ansii presque rien de ses origines, de son histoire, de l’histoirhon: même de Jésus Christ ; on ne comprend pas ses intérêts leMond plus évidents ; on est incapable de les servir et de les dédelios fendre. Et, s'il y a une chose qui paraiste superflue à b: auSpnve coup de gens irréfléchis, ut äont la pensée ne leur vienselig

ES

ce de la » à la cé-

dans ses éternité toutes Les La naluïe attraction ps à l'éler-

s pareille

»; ce qu'il tau nôtre.

fondément 8

et le salut et le peu jun ; c'est de

rigoureuse |

tal, le malsentes.

lroit.

MA rien à

rflue à bia

: xperimenté 1 matière de # tré souvenr!

struits d’ail-M pratiquantes,s

jen, ou pres!

y plus esserr}

us le monde, de l'histoire es intérêts lesk et de les dé

e leur vienik

jamais, c'est de faire quelque chose pour sortir de cette ignorance et s’instruire sérieusement de leur religion.

Î 4 « Je le demande que peut devenir une géuération chré-

Ÿ tienne qui en est là? Ma conviction profonde est que là se trouve, pour les âmes et pour l'Eglise, une cause incalculable de faiblesse...

«ll n'y a que la foi à l’état de lumière et de flamme qui puisse faire des âmes énergiques et vaillantes, comme il en faudrait aujourd’hui.

« Plus la foi est éclairée, plus la pratique est ferme : maïs avec l'ignorance de la religion, la foi elle-mème languit et s'en va, comme un feu qui ne jette plus que de faibles étincelles, et s'éteint faute d'aliment.

«Il faut absolument fortifier, nourrir notre foi, si nous voulons qu'elle se soutienne : il faut plus, aujourd'hui surtout ; il faut la défendre, car de toutes parts elle est attaquée, et une religion qui s’ignore elle-même est pen propre à résister aux attagnes. Je dirai ici ma pensée dans toute sa rudesse : l'ignorance volontaire de la religion, dans un

B homme qui croit, est tout simplement absurde. C'est se priver de tout ce qu’il y a de plus consolant et de pius forti- (M fiant dans la religion. Tous ces biens si précieux du croyant, la sécurité dans la foi, le calme profond de l'âme, la joie de ces grandes admirations que donnent les choses dé Dieu, le bonheur de posséder la vérité, de se sentir en pleine lumière, d'avoir, ce que si peu d'hommes ont ici bas, une vie digne, gourvernéc par des convictions et non par des habitudes, une vie sûre d'elle-même dans !a bonne voie, voilà ce qu'ignoreront à jamais les hommes qui n’ont de la religion que l'écorce et nc cherchent pas à la pénétrer par une connaissance approfondie. »

On a dit: la religion est bonne pour les femmes, voulant Minsinuer par là qu'elle est indigne des préoccupations des hommes. Eh bien, je dis, moi, avec une conviction pro fonde, l'ignorance dés vérités btérnèllès, l'ignorance des Lhioses de la grâce, l'ignorance des devoirs envers Dieu, bivels les hotnmes et envers soi-même ; l'ignorance de 1 ligion enfin, est lé partage de l'être privé d'intelligence;

ta

Lo.

de raison. de volonté et de cœur, qui broute l’herbe des champs, sans jamais lever vers le ciel uu regard reconnaissant.

Sans doute la religion, qui est la vie de l'humanité, est bonne pour les femmes : elle sont la noble et charmante moitié du genre humain ; mais elle est aussi bonne pour les hommes, au moins tant qu’ils compteront comme partie | intégrante de l'humanité.

Une chose digne de remarque,c'est que les libres-penseurs k conséquents ont essayé d'établir leur descendance directe du

plus laid des animaux. La secte semblait organisée pour & c cela ; mais l’indignation générale qui est restée vivante sur r cette hypothèse, ne l’a pas voulu. e Mais assez de ces considérations, et hâtons-nous d'indi- 0 quer quelques-uns des principaux ouvrages où il fant qu'un Æ& s homme du monde aille puiser les connaissances de la Re- M à ligion. nn d:

On commencera par ie Nouveau-Testament que l’on doit = cc lire, relire et méditer jusqu’ à ce qu'il soit possédé parfaite- ls ment. C'est un livre qui se recommande de lui-même à 8 nc cause de son origine divine. En tout cas, voici un témoi- Se m

gnage non suspect : «l'Evangile, dit Rousseau, dans son "8 cl: Emile, t. ITT L. 4, l'Evangile, ce livre, le seul nécessaire à M so un chrétien, et le plus nécessaire à quiconque re le serait pas, n’a besoin que d'être médilé pour porter dans l'âme l'a 2 ni mour de son auteur et la volonté d'accomplir ses préceptes. MN ga Jamais la vertu n'a parlé un si doux langage : jamais ja M 1u plus profonde sagesse ne s’est exprimée avec tant d'énergie M et de simplicité. On n’en quitte pas la lecture sans se sentir M meilleur. Voyez les livres des philosophes avec toute leur M pompe ; qu’ils sont petits aunrès de celui-là ! Se peut-ù quel ce livre à la fois si sublime et si sage sait l'ouvrage des honmes ? Se peut.il que celui dont il fuit l'histoire ne soit qu'un homme lui-même ? »

.Concurremment avec le Nouveau-Teslament, on étudierah le catéchisme ; et pour cela on userait avec profit de celui de Persévérance, par Mgr. Gaume. Get ouvrage restera, enk raème temps qué la gloire de son auteur, un chef-d'œuvre”

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de netteté, de simplicité et d'orthodoxie. Ce livre a toutes les qualités, sans avoir aucun des défauts des autres œuvres de l'illustre Protonotaire apostolique : lisons le.

Nous ne fermerons le catéchisme que pour ouvrir l'Histoire du christianisme, en prenant non pas à l’'avénement de Jésus Christ, mais au berceau du monde. Et pour cela se servir, soit d'une Bible annotée, soit d'un précis d'Histoire sainte, ou d’une Histoire universelle ; le discours de Bossuet, l'Histoire universelle de Lefranc ou de Chantrel.

Cela fait, prenous l'Histoire de l'Eglise proprement dite ; commençons par un abrégé : Drioux et L'homond, ouvrage refoudu, completé, annoté par l'abbé V. Postel, sont, dans ce genre, tout à-fait recommandables. Eusuite recourons aux ouvrages étendus et développés. L'embarras seulement sera de trouver une œuvre parfaite ; car toutes les Histoires générales et'universelles de l'Eglise sont défectueuses. Cependant, je cro:s pouvoir recommander l'abbé Rohrbacher, conime le moins imparfait et le plus utile.

L'Introduction à l'étude de la Religion, par le Père Millet, nous fera faire un pas de plus. L'histoire, les dogmes, la morale et les institutions de l'Eglise nous démontreront clairement qu’elle est ici-bas le dernier but des législations sociales et des desseins providentiels.

J'en dirai autant de l’Zatroduction à l'étude du christianisme, par Mgr. Affre. Bien que l'illustre archevèque fut gallicau, il n’a pas cessé d'être, sous plus d'un rapport, une iumière dens l'Eglise.

Un autre ouvrage qui ne manquera pas, j'en suis sûr, de nous familiariser avec la Religion, c’est Le grnd dou de Dieu, dû à la savante plume de l'abbé Monnier, Dogmes,

morale, sacrements, lithurgie, tout est là La raison et le

cæur y trouvent leur compte ; de plus, la méthode et le style sont parfaits et à la portée de toutes les intelligences.

Aux incrédules et aux croyants de Delauro-Duhez complètera nos premières études en religion ; à l'aide de preuves évidentes, d'une discussion lumineuse et d'un raisonnement solide, l'honorable conseiller de Montpellier établit que tout Homme doit être théiste, que tout théiste doit être chrétien et

que tout chrétien doit être catholique.

Faudra:t il s'arrêter là ? Non. Il faudra pénétrer plus

avaut la divine Science et, pour cel. étudier d’abord les Le apologistes du christianisme, St. Just.» St lrénée, Tertul- da lien, St. Jérôme, St. Augustin, St. Ambroise, Prudence, où Athénagore, Lactance, St. Prosper, etc ; St. Thomas, St. Bo- lui naventure ; Bossuet, Fénélon ; et parmi les contemporains, Sp pre Mgr. Frayssinous, Balmès, Mgr. Wiseman, le Père Ravi- l'a gaan, le Père Lacordaire et le Père Félix. La renommée D co: de toutes ces gloires si pures du catholicisme, me dispense su] de faire leur élege. d’indiquerai seulement deux ouvrages = ] où l'on trouvera les travaux des apoiogistes des premiers 9 pro siècles, celui de l'abbé Migne, intitulé : Chefs d'œuvres des 5 bal Pères de l'Eglise, et celui de Genoude : Défense du Christiu- Len nisme par les Pères des premiers siècles de l'Eglise. b. Q

Qu'il me soit permis de citer encore : L’Accord de la Reli- 1 lier

gion avec la fui, du P. Marin de Boylesve et les Etudes Phi 1 Rel dosophiaurs sur le christianisme, par A. Nicolas. Le Père Boylesve relcte les sophismes, apporte les preuves sur lesquelles s'appuie la vérité contraire et repond à toutes les objections les plus répandues. M. Nicolas montre le catholicisme dans toute sa beauté et'son umité. C'est un théologien et un phiiosophe de premier ordre. Je ne sache pas ! qu'un laïque ait jamais formulé, en faveur de la vérité ca: ! tholique, un plaidoyer plus éloquent. ;

J’allais oublier Les Grandeurs du Catholicisme par A. Si- M guier. L'auteur interroge la pensée, la morale, les croyances des nations les plus illustres. Il discute, il examine tous les M systèmes. Les grands hommes passent et saluent dans le ! christianisme, le flambeau de la vérité éternelle. Le Christ ? se leve et sa parole puissante et divine vient sanctionner les hommages du génie. C'est de la philosophie, c’est de l’histoire, c’est de la raison, c'est de la vérité : lisons-le.

Voulez-vous ensuile savoir quel compte faire du Protes- M tantisme, du Voltairianisme, da raticnalisme et de la libre- M pensée, pénétrons dans la polémique chrétienne, en nous attacha it surtout aux œuvres récentes, parce qu’e les répondent à tout ce que l'erreur oppose encore à la vérité.

rer plus Pour le protestantisme, contentons-nons de montionner bord les Le Protestantisme comparé au Catholicisme, écrit par Balmès , Tertul- dans le but d'empêcher cette erreur de pénétrer en Espagne, rudente, où l'influence anglaise et la plume brillante de M. Guizot s, St. Bo- lui préparaient des sympathies. Puis Le Catholicisme en nporains, MR présence des secles dissidentes. ouvrage dû à la pluie de re Ravi- l'abbé Elzaguirre et digne d'être placé à côté des œuvres snomunée contemporaines qui ont le plus victorieusement établi la dispense supériorité du catholicisme sur toutes les autres religions. ouvrages M Enfin (Catholicisme et Piotestantisme par Foiset; on a repremiers 0 proché à cet auteur d'être libéral,et on a eu raison ; c’est proeuvres des M bablement pour faire oublierce tort qu'il a publié le livre y Chrislia en question.

Quant aux sophismes, lisons Mgr. de Ségur et en particude la Reli- lier ses Réponses aux onjections les plus répandues contre la vudes Phi | s Religion, l'ouvrage du même nom par le Père S. F ‘ANCO ; . Le Père Discours sur les rapports entre la science et la religion révé-

HWée du cardinal Wiseman. L'avertissement à la jeunesse et Maux pères de famille sur les attaques dirigées contre la Religion Dir quelques écrivains de nos jours, par Mgr. Dupanlonp ; La

>s sur lestoutes les re le catho-

un théole: Î Défense de L'Eglise contre les erreurs historiques de MM. Guizot, sache pas | Augustin et Amedé Thierry, sortie de la plume de l'abbé Gonoté Mrini ; le Discours de Mgr. Pie sur les principales erreurs du

à vérité Ca: À Ù € 2 princi)

emps, discours qu’on trouvera dans les Œuvres choisies du … Msaint et savant évêque de Poitiers ; enfin La vérité catholique, ? par À. Si- par M. Nault. A l'élégance du styleaux choix des preuves scroÿances MS&t des citations, à l'abondance de l’érudition tous ces auine tous les Murs joignent l’orthodoxie des principes.

ent dans 1e M Oublions-nous La Vierge-Murie, par A. Nicolas, les Moines . Le Christ OU Occident, par le Comte de Montaiembertet les Associutions ctionner les Sy ligieuscs dans le Catholicisme, par C. Lenormant. La Mère

hic. s ; . 6 n A CT est de his sde Dieu et les ordres religieux jouent un tel rôle dans l’éco-

s-le. mmornie catholique, qu'il est vrai de dire qu’on n'aura jamais > du Protes- Mu'une connaissance imparfaite de la religion, si on ne les t de la libre- MMonuait bien.

he, en nous A} Je ne puis me résigner à fermer cette liste sans conseiller ’e les répon- Me lire encore L'Eglise Romaine, ouvrage de Crétineau Joly érité. 0 dans lequel on a, avec l’histoire des dernières attaques

dirigées contre le pouvoir temporel des Papes, les raisons q providentielles de cette institution séculaire,sur laquelle À V repose la sécurité de la puissance spirituelle ; et anssi La D V Souveraineté pontificale selon le droit catholique et le droit eu- M €! ropéen. Ge livre comptera comme l'œuvre capitale de Mgr. ce d'Orléans. C'est avant tout de la haute etsaine politique. 8 de Eu lisant ces pages, inspirées par le plus profond dévoue- ls

ment et le plus sincère amour pour l'Eglise, on bénira la DS d' divine Providence d’avoir inspiré la pensée d’untel plaidoyrr ES su en faveur de la plus nohle et, aujourd'hui, de la plus infor. SN ne tunée cau£e. Je recommande particulièrement le premier ÆS ba chapitre, où l’on verra que l’auteur croyait à l’infaillibilité, ÆS soi Je recommanderai de même les troisième et quatrième MN ne chapitres qui traitent de l'indépendance du Pape au dehors SY ne. et au dedans ; les huitième, neuvième et dixième, où il est PS qu question de Rome sans le Pape, de l'Italie et de l'Europe M sat sans l1 Papauté, Eufin, aux admirateurs quant même de MS rèt la politique anglaise, jo mentionnerai, tout spécialement, le if me

dix-ueuvième et le vingtième chapitre. D'ailleurs, c'est tout le livre qu’il faut lire, relire, méditer et approfondir stu- fs dieusement, Aujourd'hui surtout que Rome est la proie de ! l'envahisseur et qne le Pape est prisonnier dans son propre SS palais, les catholiques ont besoin de savoir ce qu'est le Pou- (8 voir lemporel et quelle est sa véritable portée religieuse et son irréfragable influence, je ne dis pas seulement euro: péeune, mais sociale et politique ; or voilà précisement ce # que lou trouvera dans le livre admirable du célèbre prélat !

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Te:minons ce qui nous reste à dire sur l'étude de la reli. gion, par un conseil de d'Aguesseau à son fils. « Mon cher k fils, vous allez entrer dans le monde, et vous n'y trouverez que trop de jeunes gens qui se font un faux honneur de douter «le lout, et qui croient s'élever en se mettant au-dessus de la religion : quelques soins que vous preuiez pour éviter les mauvaises compagnies, Comme je me suis per-#f suadé que vous le ferez, et quelque attention que vous avez daus le choix de vos amis, 1l sera presque impossible que vous soyez assez heureux pour ne rencontrer jamais quelqu'un de ces prétendus esprits forts qui blasphèment ce

qu'ils ignorent. Il sera donc fort important pour vous de vous être fait de bonne heure un bou foud de religion, et de vous être mis hors d'état de pouvoir être ébranlé où même embarrassé par des objections qui ne paraissent spécieuses à ceux qui les proposent, que parce qu'elles flatteut l’orgueil de l'esprit ou la déprata’ion du cœur,

> raisons

laquelle tanssi La e droit eule de Mgr.

politique.

A dévoue- « Ge n’est pas, mon cher fils, que je veuille vous conseiller ybénirva la BR d'entrer en lice avec cetix qui voudraient disputer avec vous [plaidoyrr MR sur la religion. Le meilleur parti, pour l'ordinaire, est de plus infor. 5 ne leur point répondre, et de ne leur faire sentir son imypr'ole premier batiou que par son silence. Vous devez mème éviter avec faillibitité, We soin de paraitre vouloir dogmatiser. C'est un caractère qui quatrième MR ne convient point à un jeune homme et qui ne sert qu'à donau dehors MS ner aux hbertins le plaisir de le tourner en ridicule, et quel- 6, où il est l quefois même la religion avec lui. Mais c'est nne crande le l'Europe MM satisfaction pour un jeune honime aussi bien né que vous mème de M8 l'êtes, de s'être mis en état de sentir le frivole des raisonne-

alement, le MM ments qu'on se donne la liberté de faire contre la religion, tleurs, c'est il | et de bien comprendre que le système de lincrédulité est ofondir stu- 0 infiniment plus difficile à soutenir que celui de la religion ; Ja proie de fi puisque les incredules sont réduits à oser dire ou qu'il w’y a son propre VRR port de Dieu (ce qui est évidemment absurder,ou que Dieu est lé Pou- MR na rien révélé aux hommes sur la religion {ce qui est dééligieuse et M menti par tant de démonstrations de fait qu'il est impossible meut éuro- MR d'y résister), En sorte que quiconque a bien médité toutes cisement ce M les preuves trouve qu'il est non seulement plus sûr, mais lèbre prélat à plus facile de croire que de ne pas croire, et rend grâces à + MM Dieu d'avoir bien voulu que la plus importante de toutes

ede relie véntés fût aussi la plus certaine, et qu'il ne fût pas plus ‘Mon CDer possible de douter de la vérité de la religion chrétienne, y A OMYRrE Miqu'il l'est de douter s'il y a eu un César ou nn Alexandre. »

honneur de voilà ce qu'un illustre magistrat disait, il y a plus d'un us AVES | siècle, à son fils; et ce qu'il disait, nous pouvons le redire

de pour à llavec pi de vérité peut-être à tous les hommes de notre e SUIS PE oemps. Ce qui est sûr, c'est que si la religion n'est pas 16 VOUS AS us certaine de nos jours qu'alors, elle est plus attaquée, possible que | plus ridiculisée, plus combaitue, et, qu'ainsi. il est Lrès-imjamais quel MS ant de la connaitre à fond, si nous voulons posséder la phèment Ces ite.

X. , CI Je serai bref sur le chapitre de la théologie. J'ai déjà " traité ce sujet devant vous; et puis ce que nous venons de SN poser touchant la Religion, est applicable à la théologie qui d est la première science religieuse. n Je me bornerai à trois réflexions : el La première, que la théologie, reine des sciences par l’ex- le cellence des questions qu’elle traite et par la vaste étendue ” de l'horizon qu'elle embrasse, est la science qui satisfait le M ol mieux l'esprit humain ; car elle a à son service les trois plus | fa grands moyens de connaître que possède l'esprit humain, de savoir : le témoignage de la raison privée, le léioignage du il sens commun et celui de la révélation ou de lui parole de Dieu. 0 ‘0 le

Le témoignage de la raison privée. Le théologien, s'il n’a 3 | pas toujours le dernier mot des vérités qu'il énonce, a ce: ! pendant l'évidence de ces vérités et il les définit, les expli- M que, les commente et les résout d’une manière rationnelle, À 4 Sans doute le théologien ne comprend pas tout ; puisqu'il & rencontre souvent le surnaturel ; cependant il connais tout, 4 À mème le sursaturel qu’il ne peut comprendre, parce qu’il & at lui suffit pour connaitre, de savoir qu'une chose est, sans! qu'il lui soit nécessaire de savoir en même temps, comment MM} elle est. Li

Le témoignage du sens commun. La théologie n’est pa l'œuvre d’un, de deux ou de trois hommes seulement; pai M plus que celle de tel ou tel siècle. Elle est l'œuvre d’une M multitude d'hommes ; et quels hommes ? des savants, des! saints, des génies immenses, des intelligences colossales, des # esprits considérables qui tous s'accordent sur les questions ! fondamentales de la science elle-même. |

La révélation. En effet, c’est sur la parole de Dieu même que la théologie s'appuie pour poser ses principes. En sorte que c'est sur l'autorité divine que repose les fondements es. sentiels de cette divine science.

: l'est donc naturel que celui qui cherche la oi à fasse de la théologie sa première étude.

Eu deuxième lieu, la théologie, n’est pas, comme on semble le croire ordinairement, une science particulière au saccrdoce. Elle est avant tout une science propre et essentielle à tout homme, par cela même qu'étant homme, il a des rapports avec Dieu. Tous nous avons besoin de connaitre Dieu : parce que tous nous avons Dieu pour principe et pour fin ; tous nous avons besoin de connaitre les lois et les devoirs que Dieu nous impose ; parce que tous nous sommes soumis à ces lois ; parce que tous nous sommes MS obligés à ces devoirs De mème que l'Univers ne peut faire un pas dans l’espace infini sans rencontrer la lumière ; de même l’homme rencontre partout Dieu,d’où il vient et où il va.

L'homme isolé, l'homme individu naît de Dieu qui l’en voie, vit de Dieu qui le soutient et meurt par Dieu qui le rappelle pour l’'éternelle haine ou pour l'éternel amour.

L'homme famille, l'homme nation, s'élève, dure et finit par Dieu qui ne lui fait une place dans la limite du temps,

) qu'afiu qu'il rende à l'Eternel l'hommage de la louange et de l’adoration.

L'homme genre, l'homme univers n'a commencé et ne se continue que pour célébrer le cantique d'actions de grâces à travers les siècles. Aussi ne s'achèverait-il que quand la

grande voix des âges remplis, comme le cygne expirant, aura fait entendre son plus beau chant. Ce sera le chant de l’union, la note de l’indicible harmonie : un seul trou- Peau, un seui pasteur ; c'est-à-dire l'humanité n'ayant lus qu'un seul symbole, qu'un seul code théologique. Pusque, par tous les côtés, l'homme tend vers Dieu, par

savants, des tous les côtés aussi, il réclame les lumières de la théologie olossales, des qui est la science de Dieu comme principe et fin de toutes les questions choses.

Mais,et c'est la troisième et dernière réflexion que je veux > Dieu même vous offrir, l'homme, les nations, le genre humain se sépapes. Eu sorte Brent de plus en plus de Dieu, dont ils ignorent ou méconndements es- 8 Bnaissent et les lois et les droits.

… Le rationalisme gagne de plus en plus du terrain chez vérité, fasse Lies individus ; or le rationalisme, qui déifie la raison hu-

Onaine, est la négation de l’autorité divine.

J'ai déjà venons de ologie qui

es par l’exte étendue satisfait le s trois plus À it humain, \oignage du a parole de

jen, s'il n’a once, à Ce | t, les expli- # rationnelle, à ; puisqu'il M onnait tout, . parce qu’il M

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ie n’est pas lement; paÿ M œuvre d’une #

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