‹ Nos faiblesses et nos forces à l'égard de la vérité [microforme]Chapitre 21 sur 35 · TÉ · texte numérisé non relu

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partie de la nature, qui s'ouvre à nos expériences, elles ont pour objet de considérer les corps, non pas sous un point de vue particulier et seulement comme de simples éléments du globe, mais sous le point de vue le plus général, pour reconnaître lenrs propriétés communes et les pheroinènes complexes qui résultent de lerir action réciproque.

Elles conservent le nom de sciences naturelles propremeut dites, quand elles nt pour but de connaitre les qua lités ou propriétés particulières à certaines classes d'êtres matériels.

Lorsque les sciences naturelles décomposent les corps pour en connaître les éléments ou les principes constitutifs, elles s'appellent shëmie. La chimie est la science de tout ce qui est relatifanx corps simples ou élémentaires.c'est-à dire, aux Corps qui présentent invariablement les mêmes caractères, de quelque manière qu'on les divise Les corps composés sont au contraire des agrégations de plusieurs éléments combinés de diverses manières et réunis en raison de leurs affinités naturelles. Orces corps se présentent à l'observation sensible sous divers modes. Les uns sont à l'état de fluide, d'autres à l'état de liquide, d’autres enfin à l'etat solide ; et la science s’est divisée en raison de ces différentes modifications que présente la matière.

La science qui fait connaître les qualités et les propriétés des corps fluides, ainsi que les lois générales qui les regis sent, a recu le nom de gazologie On appelle Aydroloyie celle qui étudie les qualités et les propriétés des corps liquides et qui assigne aux phénomènes qui s'y produisent leurs causes et leurs lois. La divisions des corps soldes en inorganique, organisés et vivants, a pour conséquence une division anologue de la science mème qui s'occupe de lPétude de ces corps. La Connaissance des solides irorganiques est du domaine de la minéralogie ; celle des végélaux et des corps organisés est l'objet de la botanique ; eteufin, celle des animaux où des étres vivants est l'objet de la zoologie, qui se subdivise en autant le branches qu'il y a d'espèces d'êtres vivants dans la nature.

Mais ces diverses hranches de la science donnent elles. mêmes naissance à une multitude de sciences instrumen. tales on d'application, qui fournissent à l'homme les moyens d'approprier lès vérités connues à ses besoins, où par lesquelles il peut savisfaire l'instinct de la conservation et qu développement organique.

Or, si l'on considere, dit l'abbé Gerbet, l’ensemble des arts qui se rapportent à l'entretien de la vie organique, on verra qu'ils se classent en arts conservateurs, arts défenseurs et arts réparateurs. Dans ces diverses catégories nous classerons l’agriculture, et tous les arts accessoires par lesquels l'honime se procure les aliments el met ses organes en rap. port avec les subtances et les fluides propres à les fortifier : l'architecture, et tous les arts mécaniques par lesquels il se garantil contre linconstance et lintempérie des saisons, soil en se préparant une demeure commode et agréable, soit en se procurant les vêtements qui lui sont nécessaires ; la métallurgie, qui lui fournit les instruments avec lesquels il agit sur les autres matières, et sans lesquels il n’exercerait aucune puissance sur la nature ; puissance de destruction, ayant pour objet de dompter les animaux et de les faire servir à ces besoins ; puissance de conservation, tendant à se défendre lui mème contre les attaques de ses semblables, lorsqu'il subit cette triste loi de la guerre, qui svmble ètre uue des nécessités de la nature huinaine; la pharmacie et la chirurgie, par lesquelles il répire les aitérations produites dans son organisme par les maladies ou les bles: sures, et fait servir à l'entretien de la vie les moyens mème de destruction. Or ces deux divisions de la médecine em- Lrassent dans leurs recherches presque toutes les sciences naturelles, et empruntent à chacune d'elles des principes et des lois dout elles puissent faire l'application à l’art de guérir.

Ainsi la médecine se rattache d'une part à la botanique par la connaissance des formes extérieures et des proprielés intimes des plantes, et à la zo0/ogie par celle de tout ce qui éoustitue là vie orgauique dans les êtres animés. Mais la

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zoolngie se divise elle-mème en deux branches principales : « L'anatomie examine la charpente de l'organisme, puis la science cherche à connaitre les propriétés et la nature des éléments de l'organisme ; et lorsqu'enfin, appuyé, sur tou. tes ces données, on embrasse le système des fonctions et du jeu des organes, la science expérimentale des êtres vivants est contituée sons le nom de physiologre.

«Mais la médecine ne se borne point à considérer les êtres dans nn état d'altération matérielle; pour découvrir les moyens de les ramener a leur état normal, on du moins de les en rapprocher, Comme être organisé, l'homme est l'objet d’une physiologie toute spéciale, Si la vie organique modifie en lui, comme daus les autres êtres vivants, les lois de la nature brute, elle est à son tour modifiée par la vie spirituelle, en même temps qu'elle réagit dans de certaives limites sur les phénomènes intellectuels, comme l'indique particulièrement ce qu'il y a de vrai dans les observations de la science qu'on appelle phrénologie. Aïnsi la physiologie de l'homme touche à deux mondes ; elle tient d'une part à La physique, et de l'autre à la psycho'agie.

Cette observation de M. l'abbé Gerbet est énergiquement confirmée par ces paroles de M. Laurentie : La physiologie n’a sou caractère réel de science, que dans cet ensemble d'aperçus où l’homme se voit comme une intelligence servie par des orgaues ; Platon avait dit: comme un esprit à qui un cvrps obéit ; et Bossuet : comme une substance int'llig'nte née pour vivre dans un corps. Qu'elle ne voie que Piutelligence et elle sort de l'humanité ; qu'elle ne voie que les organes et elle meurt dans la poussière et le néant, »

Une autre espèce de corps, les globes célestes sont l’objet d'une science particulière qui prend le nom d’astrononue, lorsqu'elle se propose d'expliquer les phénomènes où appareices célestes, et de reudre compte de tous les mouvements des grauds corps qui gravitent dans l’espace et celui de cosmographie, lorsqu'elle enseigne la structure, la forme, la disposition et le rapport de toutes les parties qui composent l'uuivers.

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