‹ Nos faiblesses et nos forces à l'égard de la vérité [microforme]Chapitre 26 sur 35 · NP “CRE EE ER ETES · texte numérisé non relu

NP “CRE EE ER ETES

reçu du stoliques

exempts ipérieurs s de juri- 1851).

> séparée bissimum,

a religion on de l'E.

Nemo ves-

le de tous , de manipensées et uples dans ut le fléau décembre

et les écribté définies étaut des (Lettre à décembre

bs-unes des propres au est tout le me jusqu’à D'ailleurs;il a politique

La Théocratie, messieurs, c'est, avant tont, la politique de.

l'ordre ; c’est-à-dire la poiitique fondée sur les éternels principes du droit, de la justice et du bien ; en d'au res termes, c'est la politique qui vient de Dieu qui vit de Dieu etqui mène à Dieu.

Cest la politique d'un autre temps, dira-t-on. La Théo-

cratie ! mais C’est du moyen-âge ! Ne prononcez pas ce.

mot qu'on ne trouve plus nulle part : il resouue à nos oreilles comme un loscin d'alarme !

Soit : la Theocratie est d'un autre temps. et vons avez même raison de la faire remonter au moyen-âge ; mais ce temps et cet âge, où tout était pourtant à créer, fut un âge et un temps de vie. À cette époque reculée les nations, pour la plupart, n'avaient pas de passé et elles n'étaient riche que de l'avenir; aujourd'hui les nations ont un passé, mais elles n’out pas d'avenir. Autrefois, les Pouvoirs étaient chretiens ; aujourd'hui, ils sont athées ; autrefois les natous etaient atfermies sur leurs Lâses ; aujourd'hui, toutes chancellent et périssent ; autrefois Dien était pour quelque chose dans l'Etat ; aujourd'hui on n'en veut plu:, et voilà pourquoi la Théocratie est une chose vieille, et voilà pourquoi comme un loscin d'alarme, elle résonne aux oreilles des nalions engourdies et agonisautes d’un siècle qui est un siècle de lumière, parce que les incendies dont il est le témoin projettent partout de siiistres lueurs. Et puis, après lout, un toscin d'alarme n’est pas chose à rejeter: ça a quelquefois des tons par‘iculers qui reveillent et qui sauvent eu réveillant.

Quoiqu'il en soit, la Théocratie c’est une politique de vie, une politique d'ordre, et si uous voulous vivre, nous devons reveuir à elle, comme à une source vivifiaute et regéueralice.

Je disque la Théocratie est une politique de vie,une politiqne d’ortre, etje tente de le prouver en démontrant qu’elle repose sur Les principes coustitutifs de la société. Saint Thos Mas, commenté par uu graud thévlogien, va nous être ici d'un bou secours.

« La bonté de Dieu, dit l’Ange de l’école, est expansive ou diffusive d'elle-même ; c’est pourquoi il a voulu que toutes ses créatures, sous des rapports différents et à diffé. rents dégrés, lui ressemblassent non-seulement dans leur manière d'être, mais aussi dans leur manière d'opérer : Divina bonita sui diffusiva est ; et ideo voluil ut omuix ei Similia essent, non solum in esse, sed etiam in agere (Quæst disputi.

« Or Dieu est l'Etre par soi, ou l’Etre existant en lui-mêms ét par lui-même ; afin donc que les créatures lui ressemblassent dans leur mañière d'être, il les a faites substances dérilables, car la substance n’est que ce qui subsiste par soi et en soi-même: Substantia quod per se subsistit (idem), Mais, sans l'avoir tiré de sa nature, Dieu n'a pas moins créé et fait tout ce qui existe hors de lui, et toutes jes créatures n’en sont pas moins son œuvre. Afit ‘onc que sés créatures lui ressemblassent aussi dans isu: inanière d'opérer, il les a faites causes véritables de leurs propres effets et véritables artisans des œuvres qui leur sont propres, Aussi, Dieu, où la substance infinie et incréée, et les créafures ou les substances finies et créées par lui; Dieu opérant comme causes premières, et les créatures opérant comme causes secondes, en vertu du grand privilège qu'il leur a acéordé dañs sa bonté d’être causes ; et enfiu des effets réellemeüt produits par ces causes secondes, causes par lui, mais sémblables à lui: voilà l’ensemble des êtres existants ; Ÿoilà leurs rapports essentiels, et voilà leur variété dans l'unité, et leur unité daus la variété, qui constitue l’o: la bonté et les harmonies de l’univers. Voluit ut o éssent, non solum in esse, sed eliarn in agere»

Ainsi, selon la pensée de Saint Thomas et de son commentateur, les créatures ressemblent à Dieu, nan-seulement dalis leur manière d'être, mais encore dans leur manière d'opérer. Elles lui ressemblent dans leur manière d'être, Car de même que Dieu trouve en lui éternehement tout ce &ivil faut pour être éternellement, les créatures trouvent en elles temporellement, Dieu le voulaut ainsi, tout ce qu'ii leur

+, D En bts © Del En de

(pañnsive alu que | à diffé.

aus leur ‘opérer :

omuit ei e (Quest

ai-MmêmMys | T'ESSEMubstancrs le par soi it (idem), \S moins outes ies 'onc que ‘ynanière s propres t propres, . les creau opérant it comme leur a acts réellelui, mais bxistants ; jété dans ie l’o:

ul 0:

son comeulement maniere re d'être, t tout ce Duvent en qu'ii leur

fant pour être temporellement ici-bas. Elles lui ressemblent dans leur manière d'opérer, car de mème que Dieu est le père, l’auteur, la cause de tout ce qui est, les créatures, Dieu le voulant ainsi, sont les causes de tous leurs effets. Un ex emple rendra la chose encore plus évidente. 1I/homme est fait à l’image de Dieu, non-seulement parce qu'il a dans son être, ainsi que Dieu, tous les éléments nécessaires à son existence finie, mais encore parre que, dans sa mamère d'opérer et, bien entendu, dans les limites finies de son action, il est, ainsi que Dieu, père, auteur et cause : 11 porte au dedans de lui-même, le germe fécond, le germe créateur de la famille et de l'humanité toute entière. Mais écoutons de nouveau.

« Or, la société n’est que l'univers en petit, ou la pensée divine, qui a produit l'univers, reproduite sous différentes formes dans les diverses réunions des étres intelligents. Dans tonte société conforme à cette pensée divine, c’est-à-dire dans toute société naturelle et parfaite, il doit se trouver une personne indépendante, y tenant la place de Dieu ow. de la substance incréée,et de la cause première ; ensuite des personnes subordonnées y jouant le rôle des substances créées et des causes secondes ; mais celles-ci doivent partager la personnalité de la personne suprême et être person: nes, elles aussi : et ces causes doiveut partager son pouvoir ou agir par des facultés qui leur soient propres, et en leur propre nom, afin de lui ressembler comme toutes les créatures ressemblent à Dieu dans leur manière d’être et dans leur manière d'opérer : Ut similia ei sint non solum in esse, sed eliamn in agerc.n

Rien de plus raisonnable, Messieurs, que cette doctrine, De mème que dans l'univers, il y a une cause première: Dieu ; des causes secondes, dépendantes de la cause première, mais jouissant, à l'exemple de la cause première, du privilège d'être causes, enfin des effets réellement produits par les causes secondes, et possèdant dans lenr rôle d'effets, dans de certaines limites, la faculté d’être et d'agir, de mêt me dans toute société naturelle et parfaite, doiveut se troü+

ver une personne indépendante, ou le Pouvoir ; des personnes subordonnées, ou le Ministère, et des personnes sur les. quelles ce ministère exerce une action immédiate, on les sujets ; afin que la société aussi soit trine el une conme Dieu est un et trine ; et qu’elle Ini ressemble par ce mode de similitude : Per modum similitudinis, comme s'exprime Saint Thomas.

« Dans la société domestique, le pouvoir suprême, c'es! le père ; le pouvoir subordonué ou le miuistère, c’est la mère; les sujets, sont les enfants.

« Dans la société politique. c’est le souverain, ou le représentant, quiest le pouvoir suprême ; les princes du peuples {principes populii, les chefs des tribus, des provinces, des communes et des familles, sont le ministèse, et tout ce qui est soumis à leur autorité etqui n’a pas d'autorité sur les au. tres, est le sujet.

« Dans la société religieuse, on l'Eglise, c’est dans le Souverain Pontife que réside le suprème Pouvoir, le ministère dans les Evèques et dans les Pasteurs de l’ordre inférieur, et le sujet c’est la réunion des simples fidèles.

«Daus l’économie sublime de la sagesse et de la bonté créatrice, en sa qualité de substance incréée et de cause première, Dieu, je le répête, n’absorbe pas en lui-même toutes Les substances créées et tontes les causes secondes ; mais il borne son action providentielle sur elles à leur conserver leur substantialité, pour qu’elles existent en elles-mêmes, et leurs causalité,afin qu'elles puissent agir elles mêmes,et produi:e elles-mêmes leurs propres effets.

« De la même manière dans l’ordre social, le Pouvoir suprème, qui y tient la place de Dieu dans l'univers, quels que soient sa forme et son nom, ne doit pas d’après les desseins de ce même Dieu, absorber en lui même toutes les personnes et toutes les Pouvoirs subordonnés ; mais il doit borner son action gouvernementale à leur conserver leur personnalité,afin qu'elles soient toujours elles-mêmes.et leur liberté, afin qu'elles puissent opérer par elles-mèmes. En d’autres termes, le pouvoir suprême n’a pas le droit d’en-

glon voir et le goux libre d'api n'est l'obé état muti amit Où puise et de sur l couv Ait une.

l'Egli qui d Pa cause cause.

les pe Je nité £ sonne versel dans daus :

a pou ver.

des in elle, e L'Eta besoir toujot

son- ‘lesï les me node rime

est le 1ère ;

‘epréuples COMui est >$ au:

> Souistère rieur,

bonté cause e toumais server es, et b pro-

Dir suquels s deses les 1 doit

leur et leur s. En t d’en-

glontir en lui-même, d'effacer, d'anéantir ; mais il a le devoir de surveiller, de diriger et de conserver les Personnes et les Pouvoirsqui luisont subordonnés,de s'aider d'eux pour gouverner les masses, et de les rendre, autant que possible, libres et heureuses. C’est la vraie constitution de la société d'après la pensée chrétienne, d'après la pensée divine, et ce n'est que dans cette constitution que le commandement et l'obéissance, l’ordre et la liberté, au lien de se trouver en état d'opposition et de guerre permanente, et de s'exclnre mutuellement, s'y harmonisent avec l'accord d'une parfaite amitié : Et conjurant amice.»

On commence à entrevoir quelque chose de la Th'orratie puisque uous avons une idée de la constitution des sociétés et des Pouvoirs qui les régissent. Un simple coup-d'œil sur l’organisation de l'humanité toute entière, va nous découvrir tout l'horizon théorratique.

Ainsi que Dieu, l'humanité, comme humanité, est trine et une. Sa trinité est formée de: trois personnes suivantes : l'Eglise, l'Etat et la Famille, et son unité naît de l'harmonie qui doit exister entre ces trois personnes.

Pass cette trinité admirable la personne indépendante, ou cause première, est l'Eglise ; les personnes subordonnées, cu causes secondes sont l'Etat et la Famille,par leurs chefs; pour les personnes effets, ce sont tous les .sujets.

Je dis, Messieurs, que la personne indépendante de l'humanité {rine et une, est l'Eglise. En effet, de toutes les personnes de cette trinité. l'Eglise et la plus noble, la plus universelle et la seule immuable. La plus noble : c’est l'homme dans sa partie la plus noble, c’est-àdire, dans sa volonté, dans son intelligence, dans son cœur et dans son âmequ'elle a pour mission d'élever, de développer, de former et de sau. ver. La plus universelle : Tandis que l'Etat n’embrasse que des individus circonscrits dans un certain espace, l'Eglise, elle, embrasse l'humanité toute entière. La plus inmuable: L'Etat change selon la diversité des lieux, des mœurs, des besoins, et des temps ; l'Eglise, au contraire, est partout et toujours la même et ne change pas. Puis l’humauité n’est

pas instituée uniquement, comme plusieurs semblent ie croire, pour fonder des empires, former des nations, élever dés monuments glorieux et marcher à la conquête du pro. grès ; l'humanité est instituée pour se sauver : elle ne doit user de la vie matérielle que pour la vie spirituelle et éter. nélle, De la vient, dans l'humanité, la p'ééminence de l'Eglise sur l'Etat et sur la Famille ; de la son droit au rôle de personne indépendante et de cause première.

Comme personne indépendante et cause première, l'Eglise, étant supérieure à la Famille et à l'Etat, a, par le fait mème, droit à leur respect et à leur soumission, précisément comme Dieu a droit à la soumission et au respect de toutes créatures.

Toutefois, qu'on ne s’alarme pas, car de même que Dieu n’absorbe pas en lui-même toutes les substances créées et toutes les causes secondes et qu'il se borne à teur conserver l'existenre et l'action ; de même aussi l'Eglise, qui tient la placé de Dieu dans l'humanité, ne doit pas absorber en elle l'Etat et la Famille. Seutinelle avancée elle doit lenr montrer la voie qui conduit à Dieu et leur laisser une action entièrement libre dans tout ce qui est purement et simplement, l'ordre domestique et l'ordre politique.

Ainsi, | Eglise n'est pas,ne peut pas être, «le Pouvoir spirituel jouissant d’une suprématie sans borues sur tous les pouvoirs temporels, empiètant sur leurs personnes et sur leurs droits politiques, et disposant en maître absolu de toutes les courônnes et de tous les royaumes. » Elle est simple ment le Pouvoir spirituel jouissant d’une suprématie absolue dans tout ce qui est du ressort des choses divines. Son domaine est proprément le domaine des âmes, comme le doiiaine de l'Etat est celui des corps,et des corps seuls ; d’où il suit que si l'Eglise n’a aucun droit sur la condiiite des choses purement politiques,de son côté, l'Etat ne peut,en aucune façün, prétendre à l'administration des choses divines, et que, lorsqu'il se trouve en face de l'application d'un principe divin datis l'écononie sociale et politique, il doit se soumettre absolument à l'Eglise.

nat Co riet fiu ; qu'e ou

nt je lever i proe doit t éterice de u rôle

ément toutes

Dieu sées et server ient la an elle " monon enement,

r spiribus les el sur de touin ple 8 abso- . Son me le d'où il choses iue faet que, ipe dimettre

Vous avez là, messieurs, toute la Théocratie, et qnant à l'organisation des Pouvoirs et quant aux rapports qui doivent exister entre l'Eglise et l'Etat,

Dans tout Pouvoir, dans l'Etat par exemple, il y a nne personne indépendante, où le roi, on qui que ce soit qui joue ce rôle ; puis des personnes subordonnées, on le miuistère, personnes ayant elles-anssi une existence et tine action ; enfiu des sujets ; et le Pouvoir suprème, ou de la personne indépendante, doit borner son action gouvrrnementale à conserver aux pouvoirs subordonnés, ainsi qu'aux sujets, ur personnalité et leur liberté ; c'est-à-dire que le roi ne dois pas être à lui seul tout l'Etat, que le ministère et les sujets doivent toujours conserver la liberté dans les li mites de leur action et de leurs attributions respectives. |

Pour ce qui regarde les rapports de l'Eglise et de l'Etat, l'Eglise à la priorité, la suprématie,et l'Etat est subordonné, mais libre aussi, comme tous les pouvoirs subordonnés, dans les limites de son action et de ses attributions propres. En d'autres termes, l'Eglise est libre, indépendante, souveraine et absolue dans les choses divines ; car tel est son domaine ; puis l'Etat est libre et independant dans les choses purement temporelles ; car tel est aussi son domaine ; mais comme il y a des milieux ou les choses temporelles se rattachent auæ choses divines, l'Etat daus ce dernier ordre de choses, doit se soumettre entièrement à l’Eglise,la seconderetl’appuyer, mais ne la gêner, ne la froisser, ne la blesser en rieu.

Saint Thomas nous a servi pour la première thèse, celle de l'organisation des Pouvoirs; laissons-le confirmer mainteuaut notre thèse sur les rapports de l'Eglise de l'Etat.

« Si l'homme, dit l’Ange de l'Ecole, pouvait par ses forces naturelles parvenir à sa deruière fin, ce serait au roi à l'y conduire. Car dans l’ordre huinain, le roi étant le supérieur le plus élevé, à lui seul appartiendrait de diriger à la fiu suprême tout ce quiest au-dessous de lui. C'est ainsi qu'en tout et partout nous voyons celui qui préside à la fin ou à l'usage d'uue chose diriger ceux qui preparent les

moyens néressaires pour arriver à cette fin, L'homme de mer dirige le constructeur de navire ; l'architecte dirige le maçon ; le chef des armes dirige l’armurier.

« Mais l’homme ne pouvant, par des vertus purement humaines, parvenir à sa fin, qui est la possession de Dieu, il en résulte que ce n’est pas une direction humaine, mais une direction divine qui doit l’y conduire. Le roi à qui cette direction suprême appartient est celui quin est pas seulement homme, mais Dieu en mème temps, Nocre-Seigneur Jésuis-Christ, qui, faisant les hommes entants de Dieu, les conduit au céleste royaume.

« Afin que les choses temporelles et les choses spiritu. elles ne fussent pas confondues,cette direction a été confiée non aux rois, mais aux prêtres, et surtoucau souverain pré. tre, le successeur de Saint Pierre, le care de Jésus-Christ, le pontife romain,à qui tous les rois du pe'vle chrétien doivent être soumis, comme au Fils méme de Dieu. Tel est l'ordre que Dieu a établi afin que le moins se rapporte au plus, que linférieur soit subordonne au supérieur, et qu'ainsi tous arrivent à leur fin. »

Et encore, « chaque royaume n’est qu’un navire dont le roi est le pilote et tous les royaumes chrétiens réunis comme une imposante escadre, dont chaque bâtiment doit, pour arriver au port se rattacher au vaisseau amiral, qui est le royaume visible deJésus-Christ ou l'Eglise,dont le souverain poutife est le pilote. Si maître qu’il soit sur son navire, chaque pilote n’est pas indépendant. Afin de rester dans l'ordre, il doit toujours manœuvrer d’après les signes de l'amiral de manière à diriger son bâtiment vers le terme final de la navigation. A ce titre chaque roi est obligé de pourvoir au salut éternel de son peuple, soit en ordonnant ce qui peut le procurer, soit en défendant ce qui peut l'empêcher. C'est le Pape qui lui fait connaître l’un et l’autre : de même que c’est l'amiral qui donne des ordres aux capitaines et qui dirige l’escadre. »

Je pourrais, Messieurs, ajouter à ce témoignage du plus grand théologicn, le sentiment de tous les Pères, les deci-

sion:

[y pas :

quit Et je fére cour mod dans et la livre pas !

tend lesai nous cher vre poli

Ai semi allu: Etn déra où 1

Je Thé.

qui, fusi d'au ies victi saire pren à ce

lui c

« soph tiqu:

ne de lirige

‘ment Dieu, , mais à qui s seuœnenr U, les

iritu onfiée n prè.

ihrist, n doiel est rte au ur, et

ont le , com- , pour est le yerain avire, r dans de l’a- > final pource qui êcher, mène et qui

| plus s deci-

sions des conciles et lesenseignements infaillibles des Papes. I! y faudrait des in-quarto D'ailleurs, à quoi bon? N'ai-je pas suffisamment établi que si le Césarismr est la politique qui tue, la Théocratie est la politique qui vivifie ? Je lecrois. Et je crois encore avoir atteint le principal but de cette con. férence, celui de prouver que la politique est une force secourable pour arriver au vrai. En effet, comme la politique moderne est imbue de principes faux etsubversifs ; comme dans l’a & 1e de l'Etat, mille conflits existent entre l'erreur et la vérité ; comme partout dans la sphère de la société se livre un comhai terrible entre Bélial et Jésus-Chrit, n'est-il pas nécessaire, si nous voulons savoir de quel côté est l'étendard de la vérité, d'étudier les vrais et bons principes sue lesquels repose l’ordre social ? Comment donc éviterionsnous l'erreur et embrasserions-nous la vérité, si nous ne cherchions pas à démêler la vérité de l'erreur et à poursuivre celle-ci jusque dans les plus secrets replis de la scieuce politique et sociale ?

Ainsi c’est prouvé, la politique approfondie, étudiée sérieusement doit être comptée parmi les forces vives qui peuveut allumer en nous le divin, le céleste flambeau de la vérité. Et nous devous nous hâter avant de passer à d’autres cousidérations, d'indiquer quelques-unes des sources vivifiantes où nous devrons aller. puiser cette science.

Je vous ai déjà dit, daus ma troizième conférence, que la Théologie est une science, indispensable, pour tous ceux, qui, de près ou de loin, s’occupe de politique et que la confusion qui règne, aujourd’hui, an sein des Etats, n’a point d'autre cause que le peu de connaissances théologiques chez les gouvernants, les législateurs rt les légistes. Ma conviction est encore la mème ; voilà pourquoi je crois nécessaire de poser la Théologie comme la base essentielle et première de la Politique ; et afin de douner plus de force à ce conseil, je l’appuirai d’un témoignage considérable, ce-

lui de M. Laurentie.

« Quiconque, dit ce profond génie, sait un peu de philosophie et d'histoire a appris qu'il n’est pas de question puiitique qui ne soit dominé par une question religieuse ?

« Ainsi la question politique de l’Europe contempnraine est une question d'unité générale ; si les Etats ne forment pas entre eux comme un seul Etat, ils périront tour à tour par la force dominante de la révolution moderne, lquelle, en même temps qu’elle est dissolvante par son principe, se développe sous une loi de solidarité universelie, et par conséquent centuple sa puissance contre des pouvoirs qui w’auraient rien de commun, pas même l'instinct de la défense,

« L'unité politique est donc l'intérêt capital de l'Europe, car c’est la condition de sa vie. Or, l’umité politique se snbordonne de toute nécessité à l'unité religieuse ; là où les E'ats se séparent par la croyance, il est infaillible qu'ils se séparent aussi par l'intérêt ; et la révolution elle-même, qui vit d'athéisme,sent bien que,si l’Europe était catholique,elle aurait par là même une force invincible de résistance contre les partis ravageurs qui la menacent de destructions toujours nouvelles.

«C'est pour cela que toute œuvre théologique qui tend à l’unitéreligieuse de l'Europe est une œuvre profondément politique, et à part l’intérèt que nous prenons à des questions d’Eglise, nous avons, même au point de vue le plus terrestre, une puissante raison de suivre les conirovérses qui ont pour objet de faire tomber des malentendus entre les nations chrétiennes, les plus dignes de vivre dans la mêine foi et d'embrasser ls mêmes autels. »

Si l’on cherche maintenant dans quels termes les codes cv ss et politiques des nations se trouvent avec la céleste Epouse du Christ, on verra de nouveaux et nombreux motifs d'apprecier la politique aux clartés de la ‘lhéolozie Depuis Les jours de Luther et de Louis XIV, les lézishus et les leuislateurs ont volontairement ou involontairement mé connu,dans leurs codes,plusieurs des principes du droit divin et froisse, blessé les droits imprescriptibles de l'Eglise. Pour ne parler que des gouvernements et des législations catholiques, combiea en compte-t-on qui sont restés fidèles à l’Eglise. Est-ce la France gallicane ? Est-ce l'Italie révolutionire ? Est-ce l'Autriche qui a déchiré son Coucordat ?

Bsr-e pagn qui ?

verez Dieu.

rieur et, à « l'Egli gislal soun que | sans droit c:pe est u mette des € les su toute:

vin e s'est évèqi vienn se crc Le anom prince rance on les bien, qu’ell glise produ sociét préci En teurs

aine nent tour elle, è, se con- V'auelse, l'ope, > sil 1 les ls se >», qui e,elle Contions

tend ment ques- > plus 'erses enlre ns la

codes éleste X 1110louie ts et t mé divin Pour ‘athoà l'Eutiondat ?

Bv-ce la Belgique, nagnère encore si libérale ? Est-ce l'Espague livree aujourd'hui à tant de principes pervers ? Estqui ? Bat-ce quoi ? Cherchez partout et partout vous trouverez des gouvernements sans foi et des législations sans Dieu. Ici, les gouvernements déclarent qu'ils sont supérieurs aux Papes ; là que les prètres sont des officiers civils et, à ce litre entièrement dépendants de l'Etat ; ailleurs que l'Eglise n’a pas le droit d'acquérir et de posséder ; des législations enseignent que l’immunité de l'Eglise et des persounes ecclésiastiques a tiré son origine du droit civil et que la puissance ecclésiastique ne peut exercer son autorité sans la permission de l'Etat ; d'autres refusent à l'Eglise le droit de s'affirmer comme la seule vraie, et érigent en principe la liberté des cultes ; celles-ci disent que le mariage est un simple contrat, décrètent le mariage civil et per. mettent le divorce ; celles-là abrogent les lois protectrices des comnunautes religieuses et se permettent même de les supprimer et de les piller au profit de l'administration; toutes, en un mot, ne tiennent pas plus compte du droit diviu et des principes catholiques, que s’ils n’existaient pas. Il s'est mème rencontré des gouveruements pour prescrire aux évêques de faire certaines prières. Et dire que ces lois provieuneut de légistes et de législateurs qui se disent et qui

se croient peul-élre catholiques !

Le fait est que l'ignorance est pour beaucoup dans cette anomalie et cet arbitraire. Il y a dans les codes tels et tels principes gallicaus ; on les accepte résolument, dans l’ignorance où l’on est qu'ils sont opposés au droit catholique et on les applique de la même mauière qu’on les accepte. Ou bien, on crée des lois sans savoir, sans soupçouner même qu’elles sont en opposition directe avec les droits de l'E glise ; et c'est ainsi que l'absence des lumières théologiques produit infailliblement daus les loiset, par suite, dans les sociétés, ces sourds malaises et ces déplorables conflits qui précipitent les nations dans un abîime de malheurs.

En Canada où la foi est encore si vive et où les législateurs sont, en général si franchement dévoués, ce n'est pas

le mat précis, soumis à l'Eglise, n'avons-nous pas dans quel. ques unes de nos lois des empiètements sur les droits de l'Eglise ? Certainement. Dira-t-on que ce fait est dû à la mauvaise volonté ? Non. Jusqu'à ce jour du moins, à part de rares exceptions, nos hommes publics ont fait preuve d'un bon vouloir trop admirable pour qu'il soit permis de leur adresser un tel reproche. Ce qu'il faut dire, car telle est bien la vérité, c'est que étant depuis lougtemps infusés dans les lois qui ont servi de bases à nos codes et de guides à nos législateurs, le gallicanisme et le libéralisme ont péné. tré chez nous furtivement, pour ainsi dire,et comme à l'insu. « Nous avons, je le vois bien.sucé le gullicanisme sans le savoir, avouäit dernièrement un de nos hommes politiques et des plus dignes, et nous le servons sans le vouloir ; qui donc nous délivrera de cette plaie cancérense ?

Ce qui nous délivrera, Messieurs, du gallicanisme e! de toutes les autres erreurs politiques, c'est l'étude de la Théologie. Cette divine science nous fera connaître les droits de Dieu et ceux de l'Eglise ; elle nous tracera une ligne de démarcation eutre les deux pouvoirs et,plaçan hacun dans sa sphère et dans ses aitributions, elle not scurera la pleine harmonie des choses divines et humaines.

Dijà, des polémiques importantes, des controverses opportunes signalent à l'attention des hommes sérieux le besoin d'examiner de près l'orthodoxie de nos lois ; le combat se fait sur toute la ligne ; chacun des combattants défend sa cause avec une ardeur, une intrépidité admirable ; les principes contraires sont mis en présence, les arguments divers se croisent, un peu rudement peut-être, mais, nwimporte, ils se croisent, ils s’entrechoquent ; la {umière ne peut tarder de se faire, et comme, au foud, tous, je crois, désireut le triomphe des vrais principes, tous finiront par se ranger sous l’étendard de la religion, qui est et qui restera, j'eu ai l’invincible certitude, la forteresse, le rempart de notre nationalité.

J'ai indiqué,en leur place, les ouvrages de théologie qu'un homme du monde peut étudier avec profit ; il est inutile

de l jour clésr relle.

giqu tout

sur sauv Recu sorte conn tu'el espèc

2 nim mou

Po

dern

de D Exun Ecrit, dabl

Ce

erret parti sera diseu

tre Ï ( Pa causé Intér lAngl Dupa La Cl l’'abbe éditic M. de

quel.

ts de | à la | part "et ve lis de ‘telle Fusés uides péné.

l'insu.

avoir, et des D NOUS

e! de héoloits de ne de 1 dans era la

es Ople beombat défend e ; les ments n'ime put , désipar se estera, de no-

qu'un inutile

de le faire de nouveau. Je me contenterai d’ajonter, aujourd'hui, le Père Bianchi; son Traité de la puissance ecclésiastique dans $es rapports avre les souverainetés trmporelles, traduit en Français par une plume non woins theoiogique que savante, est ne œnvre de premier ordre et surtout riche en lumière ; Suarez, surtout son Cominentaire sur sant Thomas; il y a là des principes qui sufliraient à sauver la politique, si la politique voulait ètre sauvée ; les Recueils des actes pontificuux. des Conciles, l'Encyclique de 1864 et par-dessus tout le $S abus. Plusieurs éprouvent une sorte d'inquiétude lorsque le Syllabus s'offre de leur faire connaitre les principales erreurs du temps, rieu de plus natu‘el ; quelque malade qu'on soit, on ressent toujours une espèce de répulsion en face du remède capable de guérir ; n'importe il faut prendre le médicament, si l’on ne veut pas mourir.

Pour ce qui est de l'étude propre de la politique moderne, le Césarisme, de Mgr. Geme, les œuvres politiques de Donoso Courtés, le Pouvoir Portique du Père Ventura, les Examens sur la liberté de l'Eglise, par Mgr. Parisis, et les Ecrits politiques de M. le Viconte de Bonald sout recoimmandables à plus d’un titre.

Cependant, comme le libéralisme catholique est la grande erreur du temps, ou devra s'attacher d'une manière tonte particulière, à connaître à fond une telle question ; ce qui sera toujours possible si on se donne la peine de lire, en le discutant, ce qui a été écrit de plus sérieux et de plus illustre pour ou contre cette doctrine.

Parmi les écrivains les plus autorisés qui ont plaidé la cause libérale catholique, je signalerai de Montalembert ; ses Intérêts catholiques au 19ème Siècleet son Avenir Politique de l'Angleterre ; le Comte de Fulloux, son Parti Catholique; Mgr. Dupanloup, se deux ouvrages : La pacification Religieuse et La Convention du 15 Septembre et l'Encyclique du 8 Décembre ; l'abbé Godard, Les Principes de 89, seulement la derniére édition, puisque la première a eu les honneurs de l'/ndez ; M. de Decker, Quinze ans ; Mer: Ketteler, Liberté, Autorité,

Dons Dngrenmagetiee Te Es

arm es re À pe ” P Due, NÉ os PR" En

na Æ-qé ES ar Les sn: Ar dés 7 5e

D er se

Et

Page 1