‹ Nos filsChapitre 33 sur 70 · LE DIX-SEPTIÈME SIÈCLE · texte numérisé non relu

LE DIX-SEPTIÈME SIÈCLE

Descartes et Galilée, ces vigoureux génies, semblaient ouvrir la voie (et Talgèbre déjà donna Taile aux mathématiques). Comment donc se tra!ne-t-il ce siècle avec des moteurs si puissants, d abord horriblement malade, puis faible en sa vaine élégance et dans sa fausse splendeur?

Rien dans toute l'histoire qu'on puisse comparer à la Guerre de Trente Ans. C'est la plus laide qui ail souillé ce globe. « Quoi ! est-ce que les armées mercenaires de Carthage ou de Charlés- Quint n'avaient pas montré ici-bas tout ce qu'on peut imaginer d'horreur? » Oui. Mais Toriginalité de la Guerre de Trente Ans, c'est d'être un long calcul, d'être très-préparée par une éducation, un art de faire des monstres. DèslaSaint-Barthélemi, « coup d'Etat incomplet, » on avait travaillé ardemment et patiemment. S'emparant peu à peu des mères et des enfants, on arriva à faire des êtres spéciaux sans cœur ni tête, des automates destructeurs, admirables machines de mort (comme un Ferdinand II). De là, tant qu'on voulut, on eut, au second âge, des exécuteurs, des tueurs. Au, troisième âge, on eut des produits inouïs en histoire naturelle, un engendrement effroyable de pourritures sanglantes, impossible à nommer. Rome enfanta Gomorrhe qui enfanta Sodome, qui enfanta... Mais comment dire cela?

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