DE L'ÉCOLE GOMUE PROPAGANDE CIVIQUE
et énergique, qui s'intéresse à Técole et à lui, le soutienne au besoin et l'aide à être juste.
Les notables dont M. Duruy composait ce conseil dans la localité, ne rassurent point du tout. Il les veut ex-fonctionnaires ou anciens militaires, autrement dit, gens faits à obéir et généralement routiniers. Je me fierais bien plus aux négociants retirés, au médecin surtout, au pharmacien, aux cultivateurs quelque peu instruits, et beaucoup plus indépendants que les marchands (souvent serfs de la clientèle, chapeau bas devant les bour- V geois) . J'adjoindrais bien à ce conseil une dame veuve et sans famille, d'un esprit ferme et sage, surtout libre des prêtres , qui mettrait dans l'école ses soins et sa maternité.
Dans TAUemagne protestante du Nord, le pasteur s'occupe fort de Técole, la domine, parfois y enseigne à certain jour, ce qui humilie le maîire. Je veux, tout au contraire, que mon petit conseil l'honore, relève sa position. Certainement ce maître, dans l'uniformité de ses fonctions, peut rarement se cultiver lui-même, et il aurait beaucoup à apprendre avec ces personnes d'expérience (telles que le médecin, l'ancien négociant qui a voyagé, etc.). C'est en amis, et d'égal à égal, que par moments ils peuvent l'éclairer en cent choses utiles, qu'il n'aurait pas le temps d'apprendre.