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chercher pour lui et lui prêter tels lÎTres qui peuvent élever son esprit , — sans le faire bel esprit, — et le fortifier dans sa voie.
La décoration de l'école, les cartes qui en couvrent et en égayent les murs, les globes si utiles, les papiers et crayons pour faire des cartes, les modèles de dessin, etc., tout cela dans nos communes pauvres demande l'attention du conseil, telles petites cotisations. Quelques couleurs, utiles aux cartes, mettraiqit le comble à la joie des enfants.
Mais ce que je demande bien plus, ce que je considère comme un très-haut devoir, et le premier de tous, c'est qu'assistant souvent aux leçons, par une observation discrète, on distingue, on pressente les enfants méritants, qui réellement seront les fils de la commune, encouragés, aidés, pour arriver à un degré supérieur d'instruction. C'est là que la justice est difficile à maintenir, parfois contrôle maître même. Ménageant les coqs du village, il pourrait être bien tenté de croire que le plus digne est a un enfant bien-né, le fils d'une bonne famille, » celui de M. le notaire, ou celui de M. le maire, de tel ancien fonctionnaire « qui fait bien honneur au pays. » Je suis sans préjugés; je vois que les bonnes familles oni souvent des enfants délicats, affinés. Mais la sève presque tou-
DE L'ÉCOLE GOMU^ PROPAGANDE aVIQUE. 405
jours manque. Leurs pères Tont d'avance épuisée.
D'autre part, ce n'est pas la forte race grossière à son premier degré qui donne l'enfant en question. Mais parfois au second, le fils du rude travailleur apporte avec la force entière d'une race toute nouvelle, Télincelle de Vingeguo. Ce n'est pas tout maître d'école qui saura voir cela. Mais les hommes de laci et d'expérience, la sage dame surtout dont je parlais, le sentiront Irès-bien. Celle surtout qui n'a plus de famille, de partialité maternelle, verra bien par le cœur, distinguera sur son banc la modeste petite créature (fille ou garçon, n'importe), et, sans parler se dira : « La voici. »
S'agit-il d'une adoption? Non pas expressément. Les fils adoptifs, trop certains de leur sort, deviennent aussi mous que les fils. Avouons-le, l'hérédité a de nos jours des effets pitoyables. Pour éteindre un enfant, il suffirait de l'adopter.
Retenez votre cœur. Que l'enfant ne se sente pas trop soutenu et designé. Qu'on le suive de près et sans mollesse, lui montrant seulement que, s'il continue, persévère, on le 'mettre à même d'apprendre davantage, même d'être envoyé à une école supérieure. C'est au jour décisif que sans détour on agira pour lui. Comment? En mettant bien au jour les titres solides qu'il a, et qui pour-