‹ Nos filsChapitre 63 sur 70 · AY£MR · texte numérisé non relu

AY£MR

raient être éludés. « Mais tel a tant d'esprit ! a si bien répondu l » Fiez-vous aux épreuves écrites, et aux notes de toute Tannée. — « Mais le père de tel autre a rendu des services... » Cela ne suffit pas ; si Tcnfant ne mérite , son père n'est pas un titre pour qu'il écarte le plus digne.

Il a aussi un père, celui-ci. Et combien ce père, pauvre manœuvre peul-être, va sentir son cœur relevé, si vous vainquez dans la bataille, si Veur fant qui mérite, est envoyé par la commune à une école plus haute (celle du département).

Mais ce père, sans moyens, attaché au travail, ne peut guère Ty aider, ne peut l'y visiter souvent. Là, je me (le encore à la persévérante tutelle de mon conseil local. Que de choses manquent à un boursier ! et combien misérable est sa condition !

Les gens qui s'intéressent à lui, quile suivent des yeux, ne manquent pas d'occasion d'aller à la grande ville, de parler à ses chefs, de sorte que ceux-ci voient bien qu'il n'est pas isolé, oublié, un enfant perdu. La dame a bonne grâce en lui continuant, sans le gûter, son intérêt, l'animant et l'encourageant, lui- faisant désirer de rester ce qu'il fut à son village : le plus digne.

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