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et de l'amour, et d’expier devant eux à force d’abnégation et de sacrifices, le mal produit par l'égoisme.
M. de Champlain venait de jeter les bases d’une société civile à
Québec. La duchesse d’Aiguil-
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à Ty
lon y expédie aussitôt des ouvriers, à ses frais, pour défricher quelques arpents de terre et y établir les fondements d'un hôpital, où
elle veut que les sauvages mala-
des et infirmes soient recueillis et
soignés, et que leurs enfants y
soient instruits dans la religion
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chrétienne. Et elle affecte immédiatement à cette fondation plus de soixante-trois mille livres de sa fortune.
Et, il faut bien se l’avouer entre nous, Messieurs, les généreu-
ses intentions de Madame d’A:iï-
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guillon seraient peut-être restées aussi infructueuses que les sacrifices de Madame de Guercheville si elle n'avait chargé que * des hommes de les exécuter.
Mais voilà que dans le même temps une jeune veuve, Madame
de la Pelleterie, se résout à venir
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consacrer sa fortune et sa vie à l'instruction des sauvages du Canada. Ces deux femmes se rencontrent, elles obéissaient à la même impulsion généreuse; elles se lient et leur action unie de-
vient une puissance.
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Madame d’Aiguillon avait obtenu des Hospitalières de Dieppe quelques religieuses de leur or-
dre, résolues à venir entreprendre