‹ Nos grands médecins d'aujourd'huiChapitre 40 sur 51 · SACRÆ VOLUCRES · texte numérisé non relu

SACRÆ VOLUCRES

O Strophes qui chantez en nous, Strophes ailées, Vous êtes les oiseaux des poètes divins ;

Et les vieux maîtres morts, inconscients devins. Avaient compris d’un coup vos larges envolées!

Tyrtée avait au cœur un Aigle, l’Aigle roux.

Qui monte droit vers le Soleil, buvant l’espace,

Et qui perce d’un trait le nuage, et qui passe Fier, et pressant la foudre entre ses deux genoux.

Comme un vol d’Alcyons planait l’âme d’Orphée, Mollement, fièrement, tristement, tendrement ; Fleur superbe, bercée au bleu du firmament. Plainte exquise d’amour par le rythme étouffée.

Si douce que la Nuit venait, comme un Paon noir, De ses ailes voiler le chanteur et la lyre.

Tandis qu’autour erraient les Lions, sans rien dire. De leurs pieds de velours foulant l’ombre du soir..

Si, comme le bruit en a couru dans les cénacles littéraires, les vers ci-dessus sont du professeur Renaut, il faut avouer que ce diable d’homme est doué d’une bien merveilleuse façon, pour être en même temps un poète de cette envergure, et le grand savant que l’on sait.

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Professeur Ch. RICHET

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