‹ Nos historiens: Guizot, Tocqueville, ThiersChapitre 7 sur 17 · irilllNOS.lHISTORlBNS · texte numérisé non relu

irilllNOS.lHISTORlBNS

fiquds), cette méthode qui lui a été^donnée:des iiiainsidq;ia destinéeû{ll's'agît-de sa.yietftolirtikiue{<Présidttiil>du^;cÛDseiI/teul?;.mar8rii8i40/' ilrc^i^ pour uùIpacha'd-Égypte^in<eUteiJe<l&u aiEfi!i(piatrlBi/;èiHni .dénl'Ëqrope(iitmais,^»^aii mettre/ 'prudedï^ét^ sage^Jei bsise ^ti >.le ^càr plabeipaq t^iunode sésuagents^iiuatrâ iaacftijaâf sadëilr è 'Lqndbesjiqùiid'ailleursi bvait étéiini serviteur ptos'-ou m6ins>ifîdèle de soD^dhefi Ce pouvoir, que le roi Louis-iRhilippe. I"ilui aienlevéj ïI<ne>'te->reU-ouvjBsà ■plu&jj<ÂlorB il cboimence à-iëcrirej sop-hÏÂtoirie/.lIrést.rap^ pelé cependaiftty-iè 24,'JK»râeril848;[iil ilçdçj- ^eBt<prâsidèiltiid)i otinseilipendantiun^ ji^iiK^ ; oiii'fleuximli'tonibej^'ftt^is: il'ffepapa£l:iiJlfi2^ie' la- 'présidenoë ' dé| la - •République y >^Uie> i^ui ^pbappe,''i.l «buspirel,' il lost enfcfioiô àMaxaft, «o'nduib ailiipont deiKehh.Xl verse alor&idep

(;UIZ0T, TOGQrKVILLK, TIIIKUS. ol

larmes abondantes, et il reprend sa plume d'historien pour ne plus s^en séparer. 11 continue son œuvre. Cependant voici que le second Empire inquiète, trouble, défie TEurope, comme le premier. Les fautes s'amassent; nous sommes en 1862, les jours de l'opposition parlementaire vont réapparaître. Thiers se dresse et frémit. Il aperçoit tout h l'heure la tribune, il y monte, mais son livre est terminé.

Je voudrais juger cet esprit et ce caractère. En vérité, lorsque je le lis, — et je le lisais encore ce matin, -r- les mains me tombent; je ne connais nulle part un bon sens aussi feichevé, une sagesse iaussi- accomplie, une raison plus droite et plus haute, et pendant be temps, à côté des; écrits je me rappelle les actes. Le caractère avait aussi des

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charmes, une bonhomie, une aisance, une familiarité, des grâces particulières.

V. — Après ces trois grands noms, il y en aurait d'autres encore. Il y aurait les contemporains, les vivants; je préfère m'abstenir. Il y aurait Mignet, Michelet, Augustin Thierry. Mais je passe, car quelques rapprochements, quelques comparaisons, des parallèles me poursuivent et me hantent. Je voudrais les dire brièvement.

Bossuet se place dans la raison divine ellemême, il rhabiteetc'est-Ià qu'il voit, qu'il expose, qu'il raconte ; les: ïépoques, les âges du monde, la suite de la religion, les empires. Guizotest son émule, son rival, avec la différence des temps; il s'installe, il siège au sein de la raison -humaine. Devant elle

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passeront les siècles, les peuples, les institutions, les événements, les phénomènes variables, contingents, mobiles.

Il va de soi que Tauteur de V Esprit des Lois se préoccupe avant toute chose des lois apparemment et des législations. Mais il est aussi un moraliste. On se rappelle dès le début tous ces principes, tous ces ressorts : la crainte, la vertu, l'honneur. Il est donc le maître de Tocqueville ; un double et même caractère les marque l'un et l'autre.

Quant à la méthode, elle présente aussi quelque ressemblance, quelque analogie; Montesquieu avait passé la Manche pour nous enseigner et nous instruire; Tocqueville a traversé l'Atlantique.

J'ai dit que Thiers ne connaissait que les ftyts et le succès. Est-ce la première fois

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qu'un grand homme, qu'un grand historien n'ait point d'autre règle, d'autre principe, ni d'autre maxime? Je me trouve transporté immédiatement au xvi*' siècle et à Florence.

Je retrouve VHistoriarum ^crijo/or, avec qui j'ai passé bien des^ heures sous les portiques des UfBzi, Machiavel. Il y a deux différences S; l'une pour le bien, l'autre pour le mal; Machiavel était un patriote, /^a/riam dileœU, a-t-on voulu inscrire aussi en: l'èpitaphe de 1877. Je ne le ^ conteste nullement. Il m'a toujours paru que » la statue tenait à son piédestal et l'aimaitj Le* piédestal iciv c'est la France. Mais » Thiers: est profondér ment spiritualiste ; là est peut-être sa gloire

i. J'en omels.àdcsseifi 11119 Iraisiènics que i< Macliiavo^ est trop ramasse ot trop concis au regard de cet infatigalde allon^'eur. >» ' : ! ■ • • '

CUIZOT, TOCQUEVn.LE, TIIIKRS.

lîi meilleure et la plus pure. Or, jVi jugé le Florentin et je répète mon jugement :

« Quant à Machiavel, en le lisant, on croit tomber du monde de Tintelligence et de la vertu dans ce monde infèriôui^ où ne se trouve plus que la vie animale, et dans les luttes incessantes, épouvantables, fatales, que s'y livrent les organisations dénuées de raison. Ce n'est plus Thomme en vérité, c'est la bote. Elles sont de Machiavel, ces maximes où il recommande au souverain « de bien faire la bête » et où, dans l'histoire naturelle , il choisit avec soin les modèles à réaliser,! îles caractères' à pratiquer.- » - ••■ i i "•''••;•• r!' ^ ..' ; .

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