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lui procurent beaucoup d’allumettes, beaucoup de tabac et surtout beaucoup d’opium et de hatchis !
Huot nous rappelle maintenant ces anciens rois fénéants de France, que les maires du palais menaient par le bout du nez et dont parle Boileau dans son Art poétique :
& Quatre bœufs atteles, d'un pas tranquille et lent, Promenaient dans Paris le monarque indolent.”
On sait le reste.
Puisse notre grand maitre de poste se promener un jour par les rues de Naint-Roch, dans un carosse tiré par six chevaux blancs! Puisse-t-il, imitant Rotschild, de Londres, y ajouter un pony que lui prêtera volontiers aujourd’hui, un certain notaire de ses ci-devant amis de la rue des Fossés, à Québec!
Huot n'est pas précisément conduit à la façon de ces rois dont nous parlons, mais il sert de balai, de torchon à ceux de ses anciens adversaires politiques qu'il a toujours représentés comme les derniers des hommes publics !
Quel triste rôle politique il joue maintenant !
Libre au cousin Philéas Huot d'admirer ce rôle et de vouloir aussi le remplir, mais la majorité des électeurs de Québec-Est lui éviteront certainement cette honte ! *
Qu'il imite le cousin Pierre comme homme de lettres, car il a, lui aussi, un beau talent littéraire, il sera admiré, applaudi et respecté; mais qu'il ne répète pas le rôle ignominieux d’intriguant de bas étage. joué actuellement par son cousin, ce Jarnac politique, car Philéas serait alors digne de Pierre.
* Ce qui, en effet, a eu lien,
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À ce dernier, il reste encore, son magnifique talent d'écrivain. Qu'il s’en serve pour créer des chefsd'œuvres. Il à maintenant le loisir, le moyen de de remplir comme écrivain, un rôle beaucoup plus noble, beaucoup plus grand et aussi beaucoup plus profitable à ses compatriotes, qu’il ne pourrait certainement le faire sur la scène politique. Comme homme public, il a joué son rôle d’abord resplendissant et plein de promesses, mais ensuite entouré d’un voile de deuil pour ses amis et ses admirateurs ; il à fait son temps sur la scène politique, qu’il se mette maintenant de cœur au travail, à l'étude, et revienne aux lettres qui le regrettent et le pleurent. Il consolerait de cette manière ceux qui, tout en déplorant ses écarts politiques, n’en estiment que d'avantage son beau talent de poëte et de journaliste d'autrefois. Qu'il se rappelle surtout que s’il veut accomplir ce qu'il caressait jadis comme le but favori de son ambition littéraire : celui de produire un chef-d'œuvre historique, il a plus ue tout autre peut-être, les moyens, les facultés et les aptitudes nécessaires pour suivre les traces des Garneau, des Ferland et des Bibaud !
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Chapeau bas et saluons, car nous voici en présence d'un des princes de la littérature canadienne ! Chauveau (Pierre-Joseph-Olivier) est né à Québec, le 30 mai,--mois des fleurs et des poëtes,—1820, et par conséquent dépasse aujourd'hui un peu la cinquantaine. Non père, originaire de la paroisse de Charlesbourg, charmant village situé à quelques milles de la cité de Champlain, était marchand, et l'un des plus considérés de la vieille capitale. Orphelin de père, dès Le bas âge, le jeune Chauveau trouva heureusement pour diriger ses premiers pas dans la vie, d’abord l’amour et les soins dévoués d’une mère tendre et vertueuse, puis l'amitié de deux de ses tantes qui l’aimèrent aussi à leur tour, comme de vénérables duègnes savent et peuvent aimer les enfants quand elles sont bonnes et caressantes, c’est-à-dire en les comblant outre mesure de petits soins et en satisfaisant de plus tous leurs caprices et toutes leurs fantaisies. Il trouva ensuite, plus tard, dans la personne de M. Roy, son grand-père maternel, et dans l’un de ses oncles, M. Hamel, des protecteurs généreux et constants. Ces deux Mentor veillèrent avec solicitude sur son enfance, et grâce à eux, le Canada eût un grand orateur et un éminent écrivain de plus.
Son enfance fut, comme il est facile de le présumer, excessivement choyée, et toute son existence s’en est nécessairement beaucoup ressentie, L’encens de la
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flatterie a du remplacer plus tard, quand il est devenu homme, les calineries dont son jeune âge et son adolescence méme avaient été entourés et bercés.
Admis dès l’âge de neuf ans comme élève externe, au séminaire de Québec, il se distingua bientôt par son aptitude et son application au travail, et surtout par ses prodigieux succès de collège. D'un esprit vif'etavide d'apprendre et de tout connaitre, il montra bientôt à ses maitres ce qu'il serait un jour. L'orateur distingué que nous connaissons et que nous avons si souvent admiré et applaudi, perçait dans le jeune séminuriste qui, à cette époque, débutait déjà d'une manière avantageuse et tout à fait brillante dans l’art de l’éloquence.
À seize ans, ses études classiques étaient termintes. On voit qu'il n'avait guère perdu son temps, qu'il ne s'était pas amusé à gagner des prix de paresse, et qu'il était doué d’un talent aussi subtil que précoce, Un cours complet d’études est rarement terminé à cet âge.
À sa sortie du collége, il étudia le droit, d'abord sous la direction de ses deux protecteurs et parents, messieurs Roy et Hamel, tous deux avocats distingués du barreau de Québec, et, plus tard, termina sa cléricature chez M. Stuart qu'il avait choisi comme patron dans l'étude de la loi. Disons de suite, qu'avant d'endosser définitivement la robe d'avocat, il hésita beaucoup et fut sur le point de se revêtir de celle du lévite. La tribune sacrée aurait peut-être compté un élève de Massillon ou de Bourdaloue, mais les lettres canadiennes, sinon la politique, y auraient proba-
blement perdu.
Ce ne fut qu'près avoir pris conseil du: célèbre et
savant abbé Jérôme Demers, à cette époque, supérieur du séminaire de Québec, qu'il se décida à entrer bravement dans le monde.
Jamais Canadien-Français n’a commencé sa carrière d'homme à un âge aussi peu avancé, et jamais homme public en Canada, ne parcourut aussi jeune et aussi vite les différentes étapes de l'existence publique. Voyez plutôt: terminant ses études à seize ans, il devient journaliste remarquable et remarqué à dixsept, chef de famille à dix-huit, il est élu député à vingt-quatre par le comté de Québec qui le préfére, en 1844, à l'honorable John Neïilson, un vétéran politique respecté qui avait rendu de grands services au pays et pouvait en rendre encore de plus consirables. Jamais, croyons-nous, sauf Papineau qui fut élu à vingt-et-un ans, jamais aucun autre homme public, sous l’union des deux ci-devant provinces du Bas et du Haut-Canada, ne franchit, à un âge aussi précoce, l'enceinte de l’Assemblée-Législative.
Chauveau a fait dans l’ancien Canadien ses pre- . mières armes comme journaliste et comme poête. Il se distingua en même temps par ses correspondances au Courrier des Etats-Unis dans lequel, pendant plusieurs années, il remplit le rôle de Graillardet de la presse canadienne.
Chauveau est de taille moyenne; ses cheveux sont courts, noirs et grisonnants; il a le teint pâle, les traits réguliers et même assez accentués. Son front large et proéminent, dénote le penseur dont l’esprit est toujours occupé par des pensées étrangères aux agitations du monde matériel. L'ensemble de sa figure plastique annonce le poëte, le réveur. $es yeux largement découpés, et couleur d'azur reflètent
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dans une doucereuse limpidité la bienveillance et la courtoisie. Son regard qui semble fatigué, enclin à la rêéverie, à une contemplation méditave constante, dénote plutôt le penseur que l’homme d'affaires et surtout l’homme d'action. Néanmoins, on reconnait, en le voyant, les manières distinguées du grand monde, et l’on voit de suite, que s’il est né enfant
du peuple, il a été élevé dans un atmosphère de patriciens.
Sa démarche leste, quoique lente et mesurée, donne à sa personne aristocratique un air de cour. L’étiquette semble écrite sur sa figure ou s’épanouit un sourire, pour ainsi dire, stéréotypé, dès qu'il adresse la parole à un protégé, à un solliciteur, et, surtout, à un personnage influent en politique ou bien encore à l’un de ses ci-devant électeurs du comté de Québec !
On le prendrait pour un marquis du temps de Louis XVI.
Quand il adresse la parole, soit en Chambre, soit en public, sa voix, sans être parfaite, n'est pas désagréable, mais on sent qu’elle est quelque peu forcée. Si elle était plus naturelle, elle plairait d'avantage. Il s’écoute trop parler.
S'il n’a jamais été capable Ge se former une prononciation franchement parisienne, si, en dépit: de tous ses efforts, il conserve toujours l'accent anglais assez prononcé, il possède, en revanche, à un haut degré, la verve gauloise et l'esprit français.
Il a le mot pour rire et sait le décocher avec un esprit plein de sel attique et, parfois, avec une spirituelle malice. Son plus cher ami, Cauchon, et
plusieurs autres intimes du genre de: celui-ci, en savent quelque chose.
Il y a dans Chauveau deux individualités distinctes : l'écrivain et l’homme d’ét: savant et l’ambitieux. Le premier pose et le « d s'écoute et s’admire. Toutefois s’il nous fau! pattre l’homme politique, devant le littérateur n. aous inclinons avec respect. Il nous est certainement bien permis d'admirer les écrits littéraires de celui-ci sans être tenu de partager les principes politiques actuels de celui-là.
Chauveau n’a pas toujours été l’homme que nous connaissons aujourd'hui. Issu des rangs du peuple, il doit honneurs, gloire et fortuné à des principes imprégnés de libéralisme qu'au début de sa carrière politique, il professa avec autant d'éclat que de succès. Toutefois, il ne persévéra point longtemps dans cette voie qu'il abandonna pour se ranger du côté du parti conservateur. Mais comme dit le
poëte :
Chassez le naturel, il revient au golop.
C’est ce qui explique pourquoi le libéralisme qu'il avait puisé, comme toute la jeunesse instruite de son temps, à l’école politique d’Aubin, a percé souvent, maloré lui, dans ses actes et ses écrits. Beaucoup de gens ont prétendu, néanmoins, que chaque fois qu'il a boudé un ministère conservateur, ça été plutôt par amour propre froissé que dans l'intérêt du bien public, des libertés populaires ou des idées libérales.
D'un autre côté il est impossible de ne pas reconnaître et admettre que le Canada n’a pas d'écrivain plus littérairement français que Chauveau. Mais quelque bien doué qu’il soit, un homme ne peut pas être parfaitement accompli. Celui-ci a un grain de
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vanité et d'amour-propre qui lui joue parlois de mauvais tours. [la été si bien accueilli, tant choyé, tant dorloté, tant encensé, qu'il s'est cru la seule étoile de première grandeur dans notre ciel littéraire, lorsqu'il est visible que beaucoup de constellations intellectuelles y brillent autant, sinon plus, que la sienne.
Il est resté avec sa gloire acquise presqu'à son début dans les lettres, tandis que ceux qui sont venus après lui dans l'arène, depuis surtout qu'il a atteint son Zénith littéraire, ont vu grandir aussi leur réputation d'écrivain.
La louange, l’encens et l'eau bénite de cour paraissent maintenant suflire à Chauveau, autant sinon plus, que la gloire littéraire. Il vise à être considéré comme ayant été un premier-ministre modèle de premier ordre, plutôt qu'un littérateur d'élite. On lui a tant dit a satiété que son gouvernement de famille, était le meilleur et le plus parfait qu'il y eut sous la calotte des cieux, qu'il y croit mordicus et cela suffit à sa gloire d’homme d'état !
L'année dernière encore, à l'inauguration de l’Acacadémie Commerciale, de Montréal, il a pris lui-même l'encensoir, et, dans une occasion comme celle-là, où la po'itique n'avait rien à faire, les assistants ont été suffloqués au milieu des nuages d'encens dont il s'entourait comme un pacha environné de mille casolettes !
Dans l'intervalle, la pauvre province de Québec sé dépeuplait à vue d'œil et était rendue à la besace. Mais qu'importait au ministres locaux puisque, suivant eux, tout allait pour le mieux dans le meilleur
130 CHAUVHAU,
des gouvernemetitst celui du népotisme qui est devenu aujourd'ui le gouvernément de mon oncle ! Qu'avionsnous à dire? Rien. Quand les pasteurs des peuples, comme Barbier appelle les gotüvernants, se font tranquillement le ventre, il faut bien que les moutons, leur laissent tirer paisiblement le vin bleu, et ne pas déranger leur digestion ministérielle en les importunant par le récit des malheurs du pays! Il faut alors dire et croire que tout est bien dans le meilleur des mondes possibles ! Et puis, comme disait Metternich : “ Après nous le déluge !?”
Ce besoin d’être continuellement encensé dont nous parlions plus haut, lui valut, un jour, une mystification assez désagréable. Feu le docteur B... voulant, en sa qualité d’inspecteur d’école, montrer son zèle, bruler un grain d’encens de cour et se grandir dans les bonnes graces du ci-devant ministre de l’Instruction-Publique, présenta, un jour, un rapport annuel des plus soignés et des mieux écrits. Il avait eu soin d’intercaler, à différents endroits de son travail, des louanges dont le parfum devait chatouiller agréablement la vaniteuse sensibilité du ministre. Bref, celui-ci trouva que le rapport était un chef-d'œuvre sous tous les points. Aussi M. l'inspecteur reçut-il sa part de félicitations dans le Journal de l'Instruction-Publique, sans compter la | | perpective d’une augmentation de salaire dans un hf avenir prochain.
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la liberté grande de critiquer ce qui lui paraissait choquer le bon sens ou la vérité,
Or, l’un des rédacteurs du journal en question, se permit de dire que le rapport du docteur B. tant vanté par le ministre de l’Instruction-Publique, était il est vrai, un chef-d'œuvre du genre, maïs avait uu grave défaut: celui d’avoir été emprunté à un éminent écrivain français !
On fut aux informations et l’on se convainquit, qu’en effet, le rapport était un plagiat que l'honorable ministre n'avait pas su distinguer au milieu des fumées d’encens qu'il contenait à son adresse !
Les grands génies ont, comme ça, souvent, de ces faiblesses, de ces distractions qui font voir qu'ils sont sujets aux mêmes errements que les simples mortels !
Nil n'était pas un littérateur délite, Chauveau brillerait encore au premier rang à cause de la célébrité qu'il a acquise comme bibliophile. Il est amateur de bouquins en général, mais surtout de pamphlets, de brochures, etc., se rattachent à l’histoire et à la littérature canadienne. $es voyages en Europe n'ont pas peu contribué à entretenir et à stimuler chez lui le goût artistique et littéraire.
Voilà pour l’homme de lettres, pour l’érudit.
Avec des talents aussi transcendants que les siens, Chauveau ne pouvait tarder à devenir ministre. Aussi fut-11l nommé solliciteur-général du Bas-Canada, en
1851 au grand désappointement de Cauchon qui se
vengea de cette préférence ministérielle en attaquant dans son journal, le favori préféré. Ce fut alors entre ces deux hommes d'état une lutte qui rappelle celle de l'aigle et du lion ou plutôt celle du bœuf et de la
| | | guépe ! Aujourd'hui encore, la guerre est mal étemte,
dE | et, maloré les apparences d'amitié extérieure, con-
| tinue à se faire sourdement. Ces deux adversaires
(ll se sont portés réciproquement trop de coups ; — | | ! Chauveau à reçu trop de taloches et Cauchon trop de
ji | coups d'épingle,—pour ne pas s'aimer comme deux de | collègues qui sont toujours prêts à s'entredéchirer à We | la première occasion! L’intérét ministériel seul a LR retenu jusqu'à présent, l'explosion publique de leur | antipathie mutuelle. Ni Chauveau voulait ou plutôt
| ï était capable d’avoir une bonne fois autant d'énergie | fl! qu'il a de talent, avant six mois Cauchon serait obligé À \ cb". de disparaitre dé la scène politique. ] l : ll Après avoir fait partie du ministère Hincks-Morin, ] I D : comme solliciteur-général du Bas-Canada pendant c ‘HSE à deux ans, il représenta en 1853 la section bas-cana- 1 1 » dienne dans le ministère en qualité de secrétaire- q qi D - provincial, poste qu'il abandonna quelques dix mois 11S plus tard pour succéder à M. Meilleur, comme surin- e EE - tendant de l'éducation du Bas-Canada.
ne, En cette qualité il a fait beaucoup, si l’on considère | l'état défectueux du système scolaire en ce pays, té | h mais, hélas ! qu'il reste donc encore beaucoup à faire ! a : 4h On lui doit l'établissement des Ecoles Normales, c’est v( RE | | vrai, mais le pays lui serait encore plus reconnaissant cd | ul s’il avait mis une bonne fois la cognée dans la forêt q | 1 d'abus criants et de défectuosités désastreuses sous d | le poids desquels fonctionne si péniblement et avec | | si peu de succès notre sytème d'éducation primaire. ki ll L'éducation n’est pas assez pratique, n’est pas assez DE 1, LIMR L adaptée à notre état de société. De plus, les livres Il ! dont on se sert dans nos écoles, ne sont certes pas tous pl
calqués pour former des hommes, des citoyens, mais pc
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biën plutôt pour ne faire que de véritables machines automatiques.
On doit avouer aussi que ies difficultés qui se présentent, sont très grandes, et qu’il faudrait un homme d'une trempe de caractère peu ordinaire pour améliorer et perfectionner l'éducation en ce pays.
Ce que les amis des lettres canadiennes voulaient, surtout, de Chauveau, c'était de le voir, une bonne fois, encourager pratiquement nos littérateurs en faisant distribuer leurs ouvrages en prix dans toutes nos écoles, au lieu d'y répandre à profusion les produits insipides de la librairie étrangère. Toutes les éditions Mame ou les romans Gaume ne valent certainement pas nos bons ouvrages canadiens, —et ils sont nombreux—pas plus sous le rapport du fonds que sous celui de la forine.
Presque tous ces livres importés au couvert si enjolivé, ne renferment, pour la plupart, que des enfantillages. Nous nous rappelons encore parfaitement, même après vingt ans, de l’indignation que témoignait feu l’illustre recteur de l’ Université-Laval, le révérend Louis Casault, lorsqu'il surprenait nn volume de Gaume entre les mains des écoliers. Il comprenait que ce n’était pas avec de pareilles fadaises
que l’on pouvait former l'intelligence des enfants du sol.
Si vous voulez que le Canadien n’ émigre pas, faites lui aimer son pays, et pour le lui faire aimer, faites le lui connaître au moyen des livres de ses compatriotes. Il n'ÿ a pas un ouvrage indigène dont la mère la plus rigide ne puisse permettre la lecture à sa fille :
pourquoi alors cet ostracisme envers nos auteurs G
nationaux et cet engouement aussi funeste que r'dicule pour une librairie étrangère à nos goûts et à nos besoins ? |
Oui, le ci-devant ministre de l'instruction publique aurait dû décréter la protection littéraire, —il le pouvait, il le devait, c'était facile pour lui—et il aurait par là, bien mérité de la patrie.
Le nom de Mécène vivra éternellement dans le cœur des amis des lettres; et pour être un Mécène, il n’est plus nécessaire, aujo-rd’hui, d’avoir des millions : pour des hommes placés dans la sphère élevée où se trouvait Chauveau, il suffit de vouloir, pour mériter la reconnaissance éternelle d’un peuple en accordant justice et protection à ses littérateurs.
S'il n’a pas connu lui-même les luttes et les déboires du génie aux prises avec l’indigence, il en a, du moins, été souvent témoin chez beaucoup de nos littérateurs maltraités du sort et de la fortune, et qui, faute de moyens, faute de protection, se sont étiolés et se sont éteints en maudissant ce qui pouvait et ce qui devait faire, sinon leur fortune, du moins leur gloire et celle de leur pays !
Ah !'gardons-nous de ne produire que des Hégésippe Moreau, quand nous pouvons mettre l’aisancçe, sinon la richesse, au foyer de l’homme de lettres, encore plus facilement qu’à celui de l’agioteur et de l’intriguant politiques |
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Veau à une époque où notre pays se remettait à peine des commotions d'une sanglante insurrection, où les cœurs étaient encore tout attristés par le souvenir récent d'hécatombes aussi inutiles qu'iniques, et où, par conséquent, les esprits étaient peu préparés
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Lettait à rectlon, le souiniques, réparés
à goûter la voix des poëtes, surtout depuis que le peuple n’entendait plus celle de son grand et bienaimé tribun, l'honorable Louis-Joseph Papineau, l'auteur du Jour des banquiers, eût l’un des premiers, le mérite et la gloire de préparer la voie au mouvement littéraire qui, heureusement, s’accentue d'avantage, de jour en jour, en ce pays. On doit iui en tenir compte et lui en être reconnaissant.
Chauveau a publié plusieurs pièces de poësie dont les plus remarquables sont celles intitulées : L'insurreclion, Le jour des banquiers, Joies naïves, Adieux à Colborne, Albion. Donnacona.
Un souflle patriotique anime les unes publiées à une époque où se montrer hostile à l’oligarchie, exigeait plus qu'un courage ordinaire. Ses autres productions poétiques demanderaient peut-être un peu plus de lyrisme dans la facture du vers, mais elles contiennent, en revanche, dans leur négligé ingénu, un charme tout à fait exquis et délicat qui les fait lire avec plaisir malgré les graves défauts qui les déparent.
Chauveau est aussi l’auteur d’une charmante et spirituelle épitre en vers, dédiée en 1850 à M. de Puibusque. Demeurée inédite jusqu'en 1864, les directeurs des Soirées Canadiennes eurent la bonne idée de la publier dans ce recueil littéraire.
Employant tour à tour le ton serieux et le genr: badin, l’auteur donne très vertement et certes, avec droit, une leçon de géographie à Philarète Chasles et autres critiques français eusdem farinae, qui se mèlent de parler du Canada comme un aveugle des couleurs,
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Les vers sont magnifiques, la rimé riche, noble, coule de source. Les idées sont grandes, fortes, incisives et bien appropriées. Enfin, c’est une épitre dont Boileau n'aurait pas rougi de prendre la paternité, Le lecteur, nous saura gré, croyons-nous, de la reproduire ici :
“ Vous demandez un mot, un mot qui vous rappelle, Dans votre vieux Paris, une France nouvelle, Qui vous fasse rèver dans l’ardente cité, Au paisible bonheur de notre obscurité, Qui vous redise enfin, le nom de notre ville, Ses héros oubliés, Frontenac, Iberville, Juchereau, de Lévis, Bourlamarque, Vaudreuil, Ses murs qui de vos lys portent encor le deuil, Et les plaines où Wolfe et l'imprudent Montcalme, Se disputaient de Mars l’insaisissable palme.
“ À ce pieux désir d'un voyageur français Je dois me rendre et faire, avec ou sans succès, A ma muse infidèle une vive supplique.
Les soins fastidieux de la chose publique, Les vieux livres jaunis, les ennuyeux papiers, Les clameurs du palais, les clients, les huissiers, Ont chassé loin de moi cette vierge craintive, Dont l'inspiration n’est que rare et furtive.
‘4 Que j'aime votre sort et le préfère au mien ! Vous suivez votre goût, vous ne gênez en rien, Vos penchants favoris, l'étude et les voyages.» Votre vie est le fleuve aux fertiles rivages,
Qui parcourt à sa guise un pays enchanteur, Reçoit maint tributsire en roi triomphateur,
Et semble avoir lui-même improvisé sa course,
La mienne est le ruisseau détourné de sa source, De ses bords tout couverts de gazon, de roseaux, Encaissé sans pitié dans d’ignobles dalleaux,
Et forcé d'accomplir un destin prosaïque, g
1 Vous avez pârcotirü toute notre Amérique, Visité tour à tour tous ses climats divers,
oblé, rtes, pitre e la nous,
CHA. EAU, icT
De la riche Cuba, la merveille des mers,
Au Canada glacé, Thulé du nouveau-monde, Le vieux Meschacébé vous a vu sur son onde, Du noble Saint-Laurent vous avez admiré, Le cours majestueux, le cristal azuré :
Vous avez vu français, anglais, yankis, créoles, Ici nos Algonquins, là bas, les Séminoles, Vous pouvez comparer l'ancien monde au nouveau! Eh, bien! qu'en pensez-vous? Tout est-il aussi beau, Au pays de Franklin qu'on vous l’a dit en France? New-York a-t-il ou non trompé votre espérance ? Nos fabuleux voisins vous ont-ils étonné ?
Voyÿez-vous quelque borne à leur prospérité ? Du Nord avec le Sud, l’éternelle querelle, Quels malheurs selon vous en germe couve-t-elle ? Leurs conquêtes sans fin sur d’antiques forêts, La nature chassée au loin par le progrês, Leurs railways, leurs canaux, leur incroyable audace, Voyez-vous tout cela sous une même face ?
Admirez-vous beaucoup leur guess républicain ? Et comment aimez-vous leur sabbath puritain ? Etendront-ils bientôt de l’un à l’autre pôle Leur drapeau constellé ? Fils de la vieille Gaule, Quel sort annoncez-vous aux enfants exilés De la mère commune ? Irons-nous dépouillés Des mœurs de nos aïeux, comme une indigne race Disparaitre sans même avoir laissé de trace ? De quel côté nous vient le plus grave danger, De notre propre sol ou d’un sol étranger ?
& Mais à Ces questions, il faudrait un volume, Aussi je compte bien que votre habile plume, Au retour du voyage en écrira plus d’un.
De trouver un auteur, qui revient de la Chine, Ou bien du Canada, c’est tout un j'imagine!
Sur nous, vous le savez, on a dit de tout temps, Les rèves les plus fous, les plus gros contresens, De nous défigurer il faudra qu’on s’arrète, Lorsque vous ferez voir au savant Philarète
Qu'il à trop ménagé l’insolent Warburton,
Dont les pointes parfois sont d'assez mauvais ton,
{ À ei ae | j, | ja fe ù à; 14 ñ M À
Qu'un critique pourrait sans trop se compromettre, Etudier la carte afin de ne pas mettre,
Dans les Etats-Unis Bytown ni Toronto,
Que Montréal n’est point voisin de Pampico,
De New-York à Boston que les Zndiens sont rares, (Ici même nos bois sen montrent très avares)
Que la terre du Sud n'eut jamais l’Yucatan,
Pour son extrémité, car c'est de Magellan
Le détroit qu'il faut dire. Avec ces variantes,
Les critiques seront bien moins hilariantes.
‘© À vos amis, surtout, de grâce dites bien Qu'on n’est point tatoué pour être canadien, Que le dernier Huron est vivant à Lorette, Qu'il a peint son portrait et que chacun l’achète, Que nous serons ici bientôt un million, De Français oubliés sous la main d’Albion, Que l’on parle à Québec un assez bon language, Semblable en bien des points au français d'un autre âge, Que tout français, chez nous, est à peu près chez lui, (A moins que du théâtre, il n’'éprouve l'ennui) Que de revoir nos gens, on se fait grande fête, Aujourd'hui comme au jour qui suivit la conquête, Que pour vous plaire, usant tous ses talents divers, Chacun fait ce qu'il peut.... même de mauvais vers!”
En prose, on a de lui des portraits politiques très bien réussis et très estimés. Il a contribué à différentes époques, au Fantasque, au Castor, au Canadien, à l'Avenir, et au Courrier des Etats-Unis. Dans le Journal de l'Instruction Publique ses revuës mensuelles sont admirées et seraient dignes de figurer dans les meilleurs recueils littéraires de Paris. Néanmoins, souvent on y découvre les efforts d'une plume qui, bien que sure d'elle-même et arrivée à la maturité, à l'apogée de son talent et de sa gloire, cherche à embrasser à la fois trop de sujets divers qu’elle s'efforce de lier et de grouper ensemble avec force enjolivements de style qui nuisent à la souplesse, à
nes très à difféimadien, Dans le suelles Lans les moins,
e qui, urité, à erche à qu'elle ac force lesse, à
l'élasticité et à la force de la pensée de l’auteur. C’est un défaut qu'il lui serait facile de faire disparaitre en retouchant ses écrits avec plus d'attention que ne lui permet, sans doute, d'en porter, la multiplicité de ses occupations politiques.
Il s’est aussi essayé dans le roman. Comme création littéraire, Charles Guérin n'est certes pas au-dessus de la critique, mais sous le rapport de l'élégance du style, il peut soutenir la comparaison avec n'importe quel autre roman canadien. Plusieurs des tableaux de mœurs canadiennes que ce livre renferme, sont peints au naturel et avec une vérité de teinte locale sinon parfaite, du moins assez bien touchée. La scène de la Vente d'un héritage par autorité de justice, est décrite de main de maitre.
Le naturel et le coloris y sont reproduits avec une stricte fidélité de mœurs et de couleur locale.
Nous ne pouvons pas en dire autant de la scène de la Mi-Caréme qui, tout en étant assez bien réussie dans l’ensemble, offre de nombreux défauts dans les détails de la mise en scène, et, surtout, dans le d'alogue de certains personnages.
La voici, jugez plutôt :
none corne sense Donner een en eee vouese eos
“ Ecoutez donc, vous autres, savez-vous que j'avons un grand personnage dans la paroisse ?
—Quoi, c’te petite jeunessse que Jacques Lebrun a amenée de la ville? —Justement, on dit qu’il va s’marier avec Marichette. —Pas si bête, Lebrun! d’aller comme ça chercher un mari à sa fille.
—Qu'est-ce qui sait c'que c’est que c’te trouvaille que son pêre a été faire en ville ?
—Après tout, c’est p’têtr” ben rien d’bou, —Queuqu’ p'tit ocommichon !
—Queuqu’ sauteu d'escaliers!
—Queuqu’ polisson !
—L'fils de queuqu’ banqueroquier anglais !
—Queuqu’ restant de la ville.
—Queuqu’ mauvais sujet dont les parents n’savent qu’en faire!
—Queuqu’ rien qui vaille!
—J'’allons voir ça tantôt.
—Vous les avez invités père Morelle, n’est-ce pas ?
—C'est bien sûr. Faut-il pas avoir toute sorte de monde pour s'amuser comme il faut ?
—C'est Ga. S'ils pensent faire des gestes, par exemple, je promets ben que j’leu-z-en f’ront rabattre un peu.
—Soyez tranquille vous autr’, je les mettrai à leur place.
—Et moé aussi!
—Epi moé itout!
—Epi moé d'même!”.,.,....,....... sus
Ce dialogue est certainement trop forcé. L’exagération y est poussée à l'extrême. On peut parler aussi mal, peut-être, dans une certaine classe, mais
au moins, on y met plus de naturel et plus d'originalité.
Nous trouvons dans le même chapitre, la description d’une scène qui ne milite certes pas, non plus, dans cet endroit, en faveur du bon goût et de la délicatesse de l’auteur. ,
On en jugera par la lecture:
“ Les deux salles, celle où se donnait le repas, et celle où se faisait la tire, prirent bientôt l'aspect le plus gai et le plus animé. Dans l’une, c'était le choc joyeux des verres et des assiettes, les bons mots, les saillies heureuses, les bonnes vieilles histoires et les bonnes vieilles chansons du bon vieux temps. Dans l’autre, c'était les éclats de rire des jeunes garçons et des jeunes filles qui, tout barbouillés de melasse, se poursuivaient et s’agaçaient avec les longues fasses de tire, semblables à des échevaux de fils d’or et d'argent. On se poussait, on se pinçait on se jetait de la neige qu'on allait chercher dehors, on se faisait des niches de toute espèce, on se donnait des chiquenaudes et des coups à rompre bras et jambes; et plus on s’aimait, plus on se maltraitait, car c'est ainsi que l’on comprend l'amour dans nos campagnes.”
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Ces ébats grotesques sont loin d’être généralement admis dans toutes les familles canadiennes, et c’est fort heureux, car si nous devons avouer que les
jeunesses dans les faubourgs de nos villes et dans
beaucoup de campagnes, s’y livrent quelquefois avec ardeur, à la Suinte-Catherine, le jour du Mardi-gras, ou à la Mi-Caréme, il faut dire aussi que ce sont des divertissements qui devraient disparaitre complètement et n'être pas décrits De plus, ce genre d'amusement fait exception dans nos mœurs. (C’est un accident.
En revanche, la description d'Ux coup de nord-est que l’on rencontre dans un autre chapitre, est un modèle d’exactitude descriptive ; seulement le style n'est pas irréprochable, il s’en faut de beaucoup. La phraséologie trop uniforme, devient monotone et fatiguante. Cependant comme modèle de genre descriptif, cet extrait, quoiqu'un peu long, mérite d’être cité. Aux yeux des Canadiens et surtout, des Québecquois, le nord-est a acquis une renommée presqu'aussi redoutable que le wistral pour la Provence, le séroco pour Naples, ou le simoun pour les Arabes.
& C'est pour le district de Qu'hec, un véritable fléau que le vent de nord-est. C’est lui qui pendant des semaines entières, promène d’un bout à l'autre du pays les brumes du golfe. C'est lui qui au milieu des . journées les plus chaudes et les plus sèches de l'été, vous enveloppe d’un linceul humide et froid, et dépose dans chaque poitrine le germe des catarrhes et de la pulmonie. C’est lui qui interrompt par des pluies de neuf ou dix jours, tous les travaux de l’agriculture, toutes les promenades des touristes, toutes les jouissances de la vie champètre. C’est lui qui, durant l'hiver, soulève ces formidables tempêtes de neige qui interrompent toutes les communications et bloquent chaque habitant dans sa demeure. C’est lui, enfin, qui chaque automne préside à ces fatales bourrasques, causes de tant de naufrages et de désolations, à ces
ouragans répétés et prolongés qui à cette saison rendent si dangereuse la navigation du golfe et du fleuve Saint-Laurent,
“ Dès qu'il commence à souffler, tout ce qui dans le paysage, était gai, brillant, animé, velouté, gazouillant, devient terne, froid, morne, silencieux, renfrogné. Un ennui, un malaise décourageant pénètrent tout ce qui vous touche et vous environne. Bientôt des brumes légères, aux formes fantastiques, rasent, en bondissant, la surface du fleuve, Ce n’est que l'avant-garde de bataillons beaucoup plus formidables, qui ne tardent pas à paraitre. Alors vous chercheriez en vain un rayon du soleil, un petit coin de ce beau ciel bleu, si limpide, qui vous plaisait tant. Surun fond de nuages d’un gris sale, passent rapides comme des flèches, ces mêmes brumes, qui se succèdent avec une émulation, une opiniatreté désolante. On dirait tantôt la blanche fumée du canon, tantôt la fumée noire d’un bateau-à-vapeur. Tantôt elles dansent comme des fées capricieuses, aux vêtements d’écume, sur la crête des vagues, tantôt elles passent dans l’air d’un vol assuré, comme d'immenses oiseaux de proie.
ww" Quelquefois leur vitesse semble se ralentir, elles paraissent moins nom-
mn" breuses; déjà vous croyez entrevoir en quelques endroits une lumière
à que vive, comme celle du soleil, vous apercevez même à la dérobée quelque 4 , chose de bleuâtre qui ressemble au firmament, vous vous dites que les ÿ brumes s'épuissent, que vous allez bientôt en voir la fin: vous vous F trompez, elles passeront toujours. Le golfe en contient un inépuisable EL
M réservoir.
Une journée mausade, quelquefois deux, s’écoulent ainsi. Puis vient une pluie froide et fine, qui va toujours en augmentant, jusqu’à ce qu’elle se transforme en véritable torrent, poussée qu’elle est par un vent impétueux. Tout le jour et toute la nuit, et souvent plusieurs jours et plusieurs nuits, ce n’est qu'un même orage uniforme, continu, persévérant Pendant tout le temps que la pluie tombe comme dans les plus grandes averses, la fureur du vent se maintient à légal des ouragans les plus terribles. Il scmble que le désordre est devenu permanent, que le calme ve pourra jamais se rétablir. Cependant cela cesse; mais alors recommence l’ennuyeuse petite pluie froide, plus désagréable et plus mal saine que tout le reste. Enfin, un bon jour, sur le soir, éclate une épouvantable tempête : ce n’est plus le vent du nord-est seul, tous les enfants d’Ecole sont conviés à cette fûte assourdissante. C’est ce que l’on nomme le coup du revers. Cela termine et complète la neuvaine du mauvais temps”...
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Chartes Guerin est un roman ou plutôt ce que les Anglais appellent a novel, maïs le novel de Chauveau est beaucoup trop considérable, Publié dans le but
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