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174 CREMAZIE.
choses ? Comment enfin, ne pas lui témoigner un peu d’indulgence, malgré sa culpabilité sur un rapport tout à fait étranger aux muses ?
Qui voudrait croire qu'une chanson aussi peu révolutionnaire que celle-là, ait failli faire éclater une sanglante émeute dans la ville de Champlain ?
Un jour, il y a de cela, à peu près quinze ans, quelques amateurs annoncèrent une représentation dramatique pendant laquelle devait être chantée la célèbre chanson du Drapeau de Carillon. I] y avait alors à Québec, un certain capitaine Kirk, retiré. du service militaire, qui publiait dans cette ville, à cette époque, la Gazette Militaire. En apprenant que le fameux chant national de Crémazie était annoncé sur l'affiche, il prit feu et fit si bien, qu'il réussit à mettre la papulation britannique en fureur. À tel point, que le colonel du régiment alors en garnison à Québec, un certain colonel Munro, militaire fort rogue et très peu conciliant sous le rapport du british feeling, fit défense de répéter ce chant qui donnait tant sur les nerfs de messieurs les Anglo-Saxons de Québec, ou sinon que la bande du régiment ne jouerait pas au théâtre |
Les Canadiens-Français ne voulaient pas accéder à une proposition qui comportait une insuite au caractère national; cependant, vu les circonstances où l’on se trouvait, les esprits refléchis et pacifiques réussirent à faire biffer du programme l’inoffensive mais malencontreuse chanson.
Il est bien probable que pareille chose n'arriverait pas aujourd'hui.
Ce capitaine Kirk s’enrôla plus tard dans l’armée
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