‹ Nos hommes de lettres [microforme]Chapitre 24 sur 40 · D OR RE RE EEE RARE TRE NT LL ER · texte numérisé non relu

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176 CREMAZIE.

l’autre. De sorte qu’il n’est pas étonnant que l'ange de la poësie ait touché de son aile le front du poëte qui avait, aussi jeune, des goûts aussi prononcés pour la scène.

Outre les diverses productions poëtiques dont nous avons parlé, Crémazie a composé une ode à l’occasion du 200me anniversaire de l’arrivée de Mgr. de Laval au Canada; une élégie à la mémoire de son ami de Fenouillet, une légende indienne, et un poëme sur la mer. Ces deux dernières œuvres n’ont pas été publiées,

Créniazie fut véritablement le guide et le Mentor de cette phalange de jeunes poëtes dont nous admirons aujourd’hui les chefs-d'œuvres.

Les critiques s'accordent généralement à dire que le chef-d'œuvre de Crémazie est son ode sur Les Morts. L'abbé H. R. Casgrain eût, un jour, la bonne idée de la publier en regard de celle de Lamartine intitulée: Pensées des morts. La comparaison alors plus facile à faire, fut certainement loin d’être défavorable à Crémazie. Il est certain que si Crémazie avait mis tout le soin nécessaire à retoucher et à polir ses œuvres, il les aurait rendues encore plus parfaites ; mais il y avait chez lui pas mal de nonchalance, il lui semblait impossible de se décider à revenir sur ses inspirations poëtiques. Comme Figaro, il aimait le far-niente avec délices.

Crémazie était doué d’une mémoire prodigieuse et pouvait répéter longtemps après les avoir lues, des pages entières de ses auteurs favoris.

Au collège il ne fut jamais, comme on dit, fort en thème, et la seule récompense qu’il obtint fut un

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