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Cet inconnu, il résolut de le cofinaîtte ! :
Analyÿsant la position, il se dit: “Au fond de “tout cela, qu'y a-t-il? De la peur, de la lcheté. “ Après tout, les Irlandais sont des hommes “ comme nous, un peu plus habiles au bâton et au “ caillou, mais vien‘ moins nombreux ét moins ‘ tenaces que es Canadiens. ÆEt ‘puis les Cana- “ diens sont des Français comme moi; il'y va de “ notre honneur, Allons! soignons la position. ”
De ce jour-là, Castérat eénseigna gratuitement, à qui voulait apprendre, la boxe, la savate gt le bâton. Comme il montrait à tous son but, “ à bas les Irlandais, * et que chacun en avait. au ‘cœur, de ce. but, les disciples abondèrent et ils apprirent. Ils apprirent si bien que.... mais R'ARUGIpARe pis sur les événements. ;
On sait, combien généreasement nous aceueil:
lîmes les Irlandais arrivant au Canada. Poussés par la famine et par: la détresse, ils abordèrent nos
‘rives, les mains tendues et demandant secours.
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‘CASTERAT , 179
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Nous leur avons pressé les mains, des deux nôtres, et'nous leur avons ouvert nos cœurs. A leur misère vint s’adjoindre le choléra, la peste. Nôtro générosité grandit avec leur malheur, Jamais frères ne firent plus pour des frères. La religion, chez nous, ajoutait au sentiment et à la sympathie naturelle, Après l’homme, le chrétien sut encore faire son devoir et il y mit tout le zèle, toute l’affection du catholique aidant ses. corréligionnaires, C'est le malheur-des Irlandais de ne nous avoir
pas-assez bien compris, comme CRT et comme catholiques. pre | |
Toutefois, ést-ce moins un reproche que j adresse à ces généreux enfants de la race celtique, qu une éfiékio historique que je fais en passant, car les circonstances et notre “position “politique d alors donnent l'entière explication de cette anomalie.
Les Irlandais, venant ici en nombre, formèrent ca et là, des groupes, qui prirent, de suite, une certoine consistance politique et sociale. Ils nous trouvèrent divisés; Anglais contre Canadiens, lüttant, qüi pour: la) suprématie, ‘qui pour la liberté, Les Anglais avaiént 44 force! politique, l'appui de
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la iétropole: ét la disposition dé ‘nos capitäûx et des leurs!" Ils parlaient 1e même langage que les émigrés, un langoge trop ignoré parmi nous et que le peuple, en général, détestait souverainement.
Ces émigrés étaient pauvres, avaient besoin de travail pour vivre. Le gouvernement ordonna des entreprises considérables, et les entrepreneurs, constructeurs et autres, tous des Anglais, ÿ employèrent des bras irlandais. Ainsi liés par leurs besoins matériels à la cause des Anglais, il n’hésitèrent pas à prendre leur part, dans nos querelles politiques ou intestines, et le premier coup une fois porté, ils devinrent nos ennemis jurés.
Irlandais et Canadiens sont pourtant faits pour s'entendre, se comprendre et s'aimer. Le cœur domine également chez eux, Même origine, même tempéramment, même condition politique et même religion, tout semble concourir. à, les rallier, à les pousser dans la même voie, à les fondre en une même unité, Les Irlandais le sentent mieux aujourd’ hui, et.à, mesure qu ‘ils. font souche. parmi nous, qu'ils apprennent: notre langue OIL que. nous apprenons la leur, l'entente per se rétablit, les préjugés tombent;-les sympathies s'éveillent, etilya tout lieu de croire que les deux cours
“n'était pas oisif, ce jour là.
d’eau; um instant opposés et, refoulés Jun par
+ 13 CGASTEBAT. .
J'autre,, couleront, bientôt. oh een dans, le même.lit.,