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ofondéutre ils tendrir is, les , à enommes tations ronne, Dur n0S t plus n cela, t, La leur a s pour
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cela rougir de l'affection que nous-pertons au drapeau britannique.— Autres temps, autres cœurs !
Ces héroïques aventuriers ramassaient des ka. riers pour les jeter en litière à leurs chefs. Sevlement, ils se réservaient le droit de dire en commun “ nous avons roulé l'Anglais.”
A part eela, de retour à la maison, ils redevenaient simples pères de famille, aimant leur femme et chérissant leurs enfants. S’ils étaient encore garcons, un regard, un soupir de tendresse, un sourire de leur promise, ces bonnes petites choses parfumées que l’on ramasse sur le chemin de la vie, suffisaient à leur bonheur. S’ils s'enorgveillissatentt de. quelque chose, et j'en doute, c'était de la confiance qu’ils sentaient avoir méritée : sachet parfumé et bien ouaté qu’ils cachaient au plns profond du cœur. Pourtant, lorsque pour qualifier un actæ de vigueur, on disait devant eux “ C’est un coups du Nord”! je ne jurerais pas qu’ils n’éprou-. vassent un sentiment de vanité satisfaite, mais qui aurait jamais songé à leur en faire un reproche ?
Oh !‘par exemple ! il était entendu que la force physique, pour être admirée, devait s’allier aw courage et surtout à la douceur du caractère. IE était entendu aussi, que l’homme fort devait être
endurant, Ceux qui s'attaquaient à lui passaient pour des roquets, autour d’un gros chien, Un sourire de lui, disait pitié, une grimace exprimait dédain — Quitte à ceux ainsi traités de se ronger les poings de dépit. Dans tous les cas, ils se trouvalent condamnés, quand même, à subir le prestige du héros populaire.
Survenait-il un horime connu, de marque sur les cages, où qui eut du renom au Nord-Ouest, où dans un rayon quelconque du pays ; un homme portant plumet ;—homme foré lui tendait la main avec une dignité qui faisait honneur aux deux. Quelquefois, cette pression de mains faisait une alliance, d’autres fois, elle devenait une provoca-
tion, créait uns rivalité qui ne se terminait que par un combat, le plus souvent fatal pour l’un des deux rivaux. Tout jeune enfant, j'ai vu J. BR. Deschamps, de Ile Perrot — nn homme sec, ner-
veux, agile, à l'œil de feu—tendre la main pour la première fois à Vital Poitevin, un colosse de six picds et quatre pouces, ct, à ce seul contact, de la main à la main, entre ces deux hommes qui ne s'étaient jamais vus auparavant, il fat sensible À tous, qu’un lion et un tigre venaient de se rencontrer. Ils ne se dirent pas un mot, mais Deschamps fit le tour des cordonniers du village, à la
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séaient la recherche Œune. chaussure aisée. Il souffrait x, Un | de cors aux pieds. Ils devaient se battre,
primait Deschamps était un homme de six pieds et deux
> Tonger À pouces, du poids de deux cents livres ou à peu se trou- NH près. Vital Poitevin devait bien peser au moins
prostice N deux cent soixante livres. Quant à la force, elle était supérieure chez Poitevin: on yrétendait que que sur 4 l'autre compensait cet avantage par une extrème -Ouest, A agilité.
homme î Poitevin attendit patiemment son rival, penla main @ dant quatre beures, dans la cour d'un hôtel. On deux © nous a dit ensuite que les amis de Deschamps ait une M l'avaient ramené, moitié de force, moitié de con- TOVOCA- viction, à son domicile. M'est avis que Poitevin
Lit que 4 ct Deschamps n’ont pas regretté d'avoir évité cetto ’un des € rencontre, leur honneur restent sauf, de part ct
N MEME: : à 4 d'autre; mais ce jour là, et le lendemain encore, €, ner- 4 tout le village de Beauharnois fut dans un grand pour Ja émoi.
de six à Enfants, au sortir du berceau, nos méres nous , de la N ont endormis avec les contes du Petit Poncet, de quine M Peau-d'âne ou de Barbe-Bleue, comme on fait, du isible à M reste, un peu partout dans le pays; mais bien sûr, seren- M je n'avais pas huit ans, lorsque Joe Montferrant s Des- M s'installa, à plein cadre, dans mon imagination, en e, à la D ceffacant de sa personnalité nationale les formes
Fantastiques des contes de Perrault, Montferrant Ætait l’homme de mon grand-père, l’homme d’une génération de pionniers, d'explorateurs, de voyageurs hardis: coureurs, chanteurs, chasseurs, vaillants, gouailleurs et payant de leur personue au besoin,
On eût un jour, le malheur de me raconter que Joe Moniferrant s'était fait battre par un jeune
homme de Sorel, du nom de Letendre. J’en eu de la peine toui mon saoûl. On expliquait pourtant cette défaite, en disant que le grand batailleur attaqué par Letendre, s'étant pris la jambe entre deux plancons, n'avait pu faire usage de toutes ses
forces.
J'avais tort de m'afiliger. . Après tout, pourquoi Letendre n’aurait-il pas été aussi fort que Montferrant ? Il était Canadien-Francais, tout comme Montferrant ; nous n'avions rien à perdre dans la victoire. Ah! par exemple, si Letendre eût été Anglais ou Prussien, je n'aurais jamais consenti à Ja défaite de Montferrant.
Un autre jour, c'était Garconnette Giroux, qui lui enlevait d'un coup de pied son grand feutre, sans qu'il parût se soucier de la provocation.
Un autre jour encore, étant à Québec, il fait
[ontferrant
ame d’une
, de voya-
chasseurs, |
r'personue Quel est ton nom? demande Montforrant, en retirant sa main pantelante de la griffe de fer qui l'avait enserrée.
rencontre d’un jeune homme de dix-huit ans, qui Jui broie la main en paraissant la lui presser'amicalement.
conter que
run jeune M — Mon nom est Joe Gobeil, à votre service, J'en eu Ë Monsieur Montferrant.
nait pour- |
batailleur
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Ah! tu me connais, riposte Montferrant: c’est bien; tu es taillé en faupin : ne bois pas ef sois sage ; tu feras un homme !
Montferrant n’en restait pas moins le type du batailleur agile, fier, vaillant, galant, et partant, pourquoi ue Montit comme e dans la e eût été onsenti à
invincible et invaineu, On trouvait toujours, quelque part, daus le coin du cœur, une excuse pour ses défaites ou ses faiblesses. Homme de plaisir et de joie, avait-il une défaillance ? on prétenuait, que la veille, 1} s'était oublié au milieu de ses amis. ÆEût-il su ménager ses forces, nul ne l'aurait vaincu.
oux, qui 6 à . uoins 0; :
‘omme on se rattrapait sur ses victoires! Qui nd feutre, ape |
ae ne se rappelle les sept frères MacDonald, jureurs , de sa mort, qui lui barrtrent, un jour, le passage,
ec, il fait sur le pont de la rivière Ottawa?
24 NOS HOMMES FohTsg
Montferrant était alors foreman, ou si l’on vent, chef d'équipe dans les chantiers. Les cages, sous ‘sa conduite, dérivaiené sur la rive Est, au-dessus -des glissoires, et deux yeux noirs qui le conduiaient lui, mieux encore qu'une mère ne conduit son enfant par Les lisières, se trouvaient sur la rive “Quest. Ces lions là se plaisent à reposor leur force “aux pieds de la faiblesse. Je dis la faiblesse, mais “ge qui mène le monde n'est-ce pas la faiblesse des ‘Femmes? Avec un soupir, elles enflent les voiles du vaisseau de l'Etat; un sourire leur suffit pour :ieter le désarroi duns l'Olÿmpe; tous les dieux politiques se noieraient dans une de Jeurs larmes.
Après avoir fourni le travail du jour, Montferant résolut, à la brünante, d'aller demander des nouvelles de son cœur qu'il avait lussé sur l'autre rive,
Disons de suite, qu'à diverses reprises, séparé nent, et mê:ae deux par deux, les MacDonald avaient subi le poids du bras et la poussée du pied de Montferrant, Ils en avaient éprouvé, pendant plusieurs jours une sensibilité désagréable, quelque art ailleurs qu'au cœur, L'un des MacDonald, dit-on, prétendait que. les procédés de l'athlète canadien fort peu galants à leur égard, l'étaient par £rop, à l'égard de cctte jeune fille dont l’histoire n’a
veut, , SOUS lessus nduinduit a rive * force , MAIS se des voiles t pour dieux armes.
ntferr.des autre
iparéonald u pied dant lque nald, C Ca- & par e n’a
pas conservé le nom. Il était jaloux et la jalousie. attisée par le désir de la vengeance, lui fit entratner ses frères .a1s un acte de lâcheté.
— Montferrant aurait pu imiter Léandre, traverser la rivière à la nage, pour aller rencontrer sa belle, mais il jugea plus simple de faire un détour et de venir passer le pont au pied des Chaudières,
Arrivé là, il se trouve en face de sept hommes robustes, sept Highlanders dont quatre mesurant plus de six pieds de hauteur. Il reconnaît les MacDonald. Il est seul contre les sept qui lui barront entièrement le passage, sur le tablier étroit du pont.
Va-t’il reculer ? Son agilité bien connue lui permet d'échapper à ses ennemis. Il n’a du resto que quelques arpents à faire pour rejoindre ses hommes campés sur les bords de la rivière ; il lui suffirait même de pousser un cri d'appel’ pour les faire accourir.… mais on pourrait dire que Joe Montferrant a eu peur ! Plutôt la mort qu’une pareille faiblesse !
Arinés de bâtons, les sept frères s’avancent sur Jui, en vociférant et hurlant de rage : ils le tiennent cnfa à leur merci,
Au lieu d’intimider Montferrant, ces cris l’excitent. En deux tours de bras, il arrache une perche des garde-fous, et la faisant tournoyer audessus de sa tête, il s’élance sur ses adversaires qu'il frappe à tuc-gaule, qu'il terrasse, renverse, À et fait rouler sous ses pieds, avant qu'ils aient pu ; l’atteindre d’un seul de leurs coups. Il n’en reste qu'un debout, sur les sent, le plus jeune, qui s’était rejeté en arrière devant l'attitude fulgurante de Montferrant, et qui lui demande grâce, 4
Grâce ? C’est bien, dit Montferrant, va dire à ta mère que Montferrant est un brave cœur et un brave homme, avant d’être un homme brave, 1 ce dont elle ne doutera pas, en voyant comment. tes frères sont équipés. J'aime de beaucoup mieux | pardonner que me venger. Tes frères se relève- | | ront tout-à-l’heure, car, je n'ai voulu que les. | étourdir, lorsque j'aurais pu les assommer de plein droit. Quand ils seront debout, qu'ils viennent nr'offrir Ja main, je serai leurami. Bonsoir Archer!
et dis à ton frère Duff, quand il reviendra à lui, que ZLætilia ne saura pas un mot de ce qui vient, ]
de se passer.
De fait, les MacDonald revenus de leur étourdissement, surent reconnaître les procédés généreux du pugiliste canadien et lui vouèrent une amitié
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l'ex- ) une 1 ausaires verse, À nt pu | | reste ni g'é-
arante
dire à eur et 4 brave, 1
nent tHieux elèveue les
plein ennent 1 cher ! À à lui, vient
étonrcreux
qui ne se démentit jamais. Dans mon enfance, on citait cet épisode de la vie du vaillant lutteur, comme le combat de Montferrant, contre ‘ La Bête & Sept Têtes.”
C’est encore quelque part sur les rives de lOttawa (car Montferrant a vécu les trois quarts de sa vie dans ces régions) qu'on montrait dans une taverne, la marque du pied de Montferrant qu'il avait imprimée, à une hauteur d'environ huit pieds.
. [1 faut vous dire, que non moins prodigue de son argent, que de sa personne et de son sang, Montferrant se plaisait à payer la traite, ou si vous voulez des tournées, à ses gens. Vous concevez qu'avec des dispositions aussi larges, sa bourse ne suffisait pas toujours à sa générosité, et qu'il lui fallait user assez fréquemment de son crédit. Partout où il était connu, on s‘empressait de lui faire table ouverte, parceque sa parole valait de l'or.
Toutefois, un jour, il se trouva dans l'embarras. Une taverne nouvelle se rencontre sur sa route.
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Or, il était de tradition, au loin, que Montferrant ne passait devant aucune auberge, sans payer la traite à tout son monde.
“ Diable de taverne ! se dit-il: j'ai dépensé mon dernier écu chez Roussel, croyant bien qu’il faisait frontière, ÆEntrons tout de même : à défaut d'argent, je paierai d’audace, “ Entrons, mes amis, crie-t-il à ses gens, au nombre de quinze à vingt : entrez vous réjouir une dernière fois à ma santé avant de pénétrer au cœur du bois, entrez ! ”
Une jeune femme, de vingt-cinq à vingt-six ans, au plus, coiffée de deuil, une veuve, tenant une enfant de trois ans par la main, pas dépérie le moindrement du monde dans les larmes, pas confite dans la douleur la jeune veuve ; souriant au contraire, faisant accueil de mots harmonieux, quoique sans suite, harmonieux, parcequ'ils se jouaient sur les plus belles dents du monde, des notes que Chopin eût voulu toucher ; — et les sourires donc devant ce baiu grand homme si fier, avec tant d'œil et d’une allure si imposante.
11 y eût des rondes et des rondes encore. C'était à la santé du chef, À celle de la Belle Veuve, ” à celle de lenfant, l'ange de la maison : santé au succès de lhivernage -— “ santé à lheureux re-
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