LE DÉSIR DE BIEN FAIRE OÙ LA BONNE VOLONTE
Le désir de bien faire n’est autre que la manifestation d'une aspiration qui pousse la créature vers son but suprème, en dépit de toutes les objurgations du mal qui l’incite au contraire à s'éloigner de ce but.
Parfois ce désir ne se fait sentir dans une àme que comme un vague murmure à peine définissable.
[l y a des individus qui sont incapables d'analyser leurs désirs. Ils sentent S1mplement que telle chose doit être exécutée et que telle autre doit être négligée, et ils exécutent cette chose louable et négligent cet acte mauvais, sans comprendre un seul instant quel est le mobile qui les a poussés à agir ainsi.
Chez d'autres le désir de bien faire se manifeste par un souci constant de rechercher toujours ce qui peut être tenté pour remplir le mieux possible les devoirs sociaux et moraux, les actes qui constituent le tissu d’une vie. Dans cet ordre d'idées, il y a des âmes qui confinent au scrupule exagéré, et qui arrivent ainsi dans la recherche du mieux à un résultat fort minime, si on le met en paral-
lèle avec le mal déployé, et cela tout simplement parce que, là encore comme
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ailleurs, 1l y a eu excès dans la recherche du bien, et que, pour quelque motif
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que ce soit, cet excès reste toujours le plus grand ennemi de notre progres
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