‹ Nos invisiblesChapitre 161 sur 203 · LE DÉSIR DE BIEN FAIRE OU LA BONNE VOLONTÉ L · texte numérisé non relu

LE DÉSIR DE BIEN FAIRE OU LA BONNE VOLONTÉ L

Mais, qu'il y ait zèle excessif ou non, le désir de bien faire n’en reste pas moins une preuve certaine d'évolution, Car, quoiqu'on puisse dire et faire, et si douloureux que cela soit à constater, dès ses premiers pas dans la vie universelle (que l’on veuille bien remarquer que je ne parle pas 1e1 de vie terrestre) l’homme tout fraîchement émoulu, l’homme qui vient de laisser l’animalité derrière lui, l’homme dont les moindres mouvements recèlent encore des traces de bestialité, l'homme, dis-je, peut pressentir le bien et se diriger inconsciemment vers lui. Il ne le désire pas et ne l’apprécie encore que très imparfaitement, parce qu'il n est alors poussé vers lui que par le seul instinct, et qu'il n'y a entre celui-ei et le désir aucune espèce de corrélation. Ce n'est qu'à partir du premier degré d'évolution que l'être humain commence à sentir en lui l’aiguillon de ce désir. Mais, maladroit dans sa bonne volonté, il sy prend souvent très mal pour le mettre en pratique. L'inexpérience de la vie lui fait parfois prendre pour des réalités tangibles ce qui n’est encore que fictions. Il s'illusionne vite sur son devoir propre, se croit appelé à des missions pour lesquelles 1l n’est nullement fait; 1l néglige, au contraire, celles auxquelles 1l est apte. En un mot, il se sert aussi mal que possible de toute la bonne volonté enmagasinée dans sa conscience. et sa maladresse est parfois si grande et si néfaste qu'on en arrive à se demander s1 son désœuvrement ne serait pas plus salutaire.

Mais ceci est la conséquence fatale de notre condition d'êtres destinés au progres, en subissant pour cela une série d'expériences plus ou moins douloureuses, plus ou moins pénibles. Il n y a donc pas lieu de s’en tourmenter outre mesure, et nous pouvons dire, sans crainte de nous tromper, que, toutes les fois que nous constatons chez un être l'indifférence absolue, l'absence complète de désir de bien faire, nous sommes en présence d'un malheureux très neuf dans la vie universelle, devant qui se déroule une suite ininterrompue de vies successives qu'il aura à subir pour arriver un Jour à cet état qui est la marque indéniable d'un Esprit supérieur, et que Jj'appellerai, si vous le voulez bien, l’inaptitude de ne pas s'appliquer à bien faire.

[Il y a une énorme différence entre cette application de bien faire et le désir vague qui fait admirer chez les autres le bien qu'ils font. Le désir n’est pas suffisant pour purifier une àme, il faut des actes sérieux, décisifs. Il ne suffit pas de s’en tenir à une vague intention, ou même de posséder une tension d'esprit qui fasse désirer perpétuellement l'amélioration. Nous devons saluer avec enthou-

—— = RE TP ET : es à « Re RE EE er —

c) « D - é EE ee A

eq

mo 5 es Dette. — en ru titi plie re

D AP NE ME y A. A PR TRE | me

ON ue is. ac Simmons ON 8 Par" EE 2 ie

+ En De D © om # > x Te a ré x > = __… d EME" à .

Æi

en CT 4 Bi 1) = Ve = L ss rs = en CE e—

Page 1