‹ Nos invisiblesChapitre 162 sur 203 · D LOUER · texte numérisé non relu

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siasme chez la pauvre créature tombée le premier éveil de ce désir du bien, parce qu'il n’est autre que son premier petit pas dans le bien. Nous devons nous garder de eroire aussi que ce désir est suffisant, car là, plus qu'ailleurs, il faut aller plus haut, voir plus loin.

La différence entre le désir et la bonne volonté est aussi considérable que celle qui existe entre désirer et posséder. Pour que ce désir arrive à un résultat appréciable, il faut qu'il y ait union étroite avec la bonne volonté, qui ne se contente pas de vagues soupirs à l'adresse du bien, mais s'efforce par tous les moyens possibles d'atteindre ce bien, de prendre contact avec lui par de fréquents attouchements, jusqu’au jour où l'âme assez forte sent qu'elle est désormais incapable de vivre sans le pratiquer, sans en respirer l'atmosphère vivifiante, sans en envelopper tous ses actes, sans faire émerger vers lui toutes ses aspirations.

RENAN

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