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avoir le respect de l’œuvre divine, en commençant par avoir le respect de soi-
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même, c’est-à-dire en s’efforçant de dé évelopper et d’ acquérir tout ce QUI cons-
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titue le lot enviable de l’âme d’ élite, à savoir le dévouement, la bonté, l’amour du
travail, la probité extrême, Tels sont les résultats forcés de la véritable for.
Il est impossible, en effet, lorsqu'on croit en Dieu vraiment, de ne pas s appli-
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quer au soin de son âme. Je ne parle pas, bien entendu, de ces gens qui ont la , . | & o e e r e r A n sé
prétention d'avoir la foi, et qui, en réalité, ne sont que des poètes facilement
enthousiasmés, et encore plus aisément démoralisés : ; Je parle des personnes qui
croient en Dieu toujours, c'est-à-dire au milieu des vicissitudes, des ennuis de
toutes sortes.
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Abordons maintenant ce sujet au point de vue pratique. Voyons ce que l'on
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peut faire d’une vie, lor squ'elle est basée sur la er oyance en Dieu, s1 elle est susceptible d'amélioration, si elle sera meilleure pour tous ceux qui la pratiqueraient.
Voyons si, en un mot, il est utile de s’efforcer à l’acquérir, pour l’établir comme
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base de sa vie lorsqu'on ne la possède pas naturellement.
Au point de vue pratique, nulle base ne peut être comparée à celle-ci. Car, si l'homme n'appuie sa vie sur la prière, parfaitement susceptible de produire des quasi-miracles en sa faveur, tout devient incertain, brumeux et même orageux dans une existence, Mais, comme on ne peut prier efficacement qu’à la condition de croire en l'être à qui l’on adresse sa prière, il en résulte forcément qu'elle est nulle et sans effet lorsqu'on n’a pas la foi.
Je ne veux pas dire par là qu’on obtienne tout ce que l’on désire par la prière fervente et croyante. Ce serait aller contre le bien et l'intérêt de l'incarné que d'obtempérer à tous ses désirs, quelquefois fortcompromettants pour son bonheur futur, très souvent absolument dépourvus de bon sens et de sagesse. Mais 1l y à bien des cas où ces demandes sont sages, et peuvent être agréées à la condition expresse qu on y mette l’insistance et le désir voulus, insistance et désir qui ne
peuvent être que l'œuvre de la foi.
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Un autre motif doit nous engager à nous entrainer à la conquête de cette
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foi.
Sur terre tout est amertume et déception, tout est tristesse et douleur, Vivant
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ainsi en perpétuel contact avec la souffrance, l'incarné finit souvent par s aigrir,
par «ne plus avoir de goût à rien», comme il dit en son triste langage — si
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expressif parfois. Du jour où ce découragement l’envahit, 1l ne fait plus de progrès, et, dès linstant où 1] n'avance pas, il recule.
Quel stimulant lui donner alors, quel encouragement servir à son àme lassée, qui trouve que le travail est pénible, la vie odieuse, la tombe sinistre ?
La réponse est simple : c’est sur l'au-delà qu'il faut attirer ses regards, sur les perspectives de la vie astrale qu'il est bon de raviver ses yeux, en essayant de lui prouver par les démonstrations médianimiques la réalité de la survivance.
Il y a des gens qui ont le grand courage, infiniment admiré, de marcher dans
la vie sans espoir. Ils ne sont pas sujets aux défaillances, ils ne s'inquiètent pas
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de la solution de leur vie. Peu leur importe ; ils marchent droits et sereins vers
l’immortalité, à laquelle ils n’aspirent pas parce qu'ils croient ne pas croire.
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Mais ils ignorent qu'à leur insu ils ne subissent que l’'aveuglement d’une chair
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stupide, élevant entre leur passé d'Esprit et leur présent de mortel une barrière qui
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les empêche de se souvenir, mais qui est impuissante cependant à détruire l’admi-
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rable sérénité qui est le partage des Esprits déjà élevés auxquels 1l ne manque
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quelquefois qu'un mérite, celui du désintéressement complet.
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Et c’est pourquoi, l’on voit souvent de si belles âmes dans des corps matériels,
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des esprits de raison qui sont incroyants et sublimes cependant,
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Mais à ceux qui n’ont pas cette élévation, la foi reste indispensable. C'est pour-
quoi nous ne nous lasserons jamais de vous répéter : Que tous vos efforts tendent
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à la propager! Faites-la envisager non comme un don surnaturel, mais bien
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comme la base solide d'une vie!
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