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mot l’on sait assez se dominer pour faire taire les révoltes, les rancœurs, l’on est
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bien près de cette connaissance de soi-même qui donne une si grande force, une
s1 entière autorité sur la direction d’une vie.
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La sérénité est donc une réelle vertu. Comme ses sœurs charité, douceur, elle
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peut s’acquérir, elle n’est nullement un don de Dieu.
Comme toutes les vertus, 1l faut s’efforcer de l'appliquer à son âme; elle est
assez belle pour ne pas être dédaignée, assez utile pour mériter l'effort de lincarné; mais 1l faut bien se pénétrer de cette vérité, quelle restera toujours inaccessible à ceux qui, n'ayant pas le courage d'entrer hardiment dans la voie des renoncements, cherchent à la faire marcher de pair avec des accommodements de conscience, avec des compromis malsains.
Ce n’est que lorsqu'une âme a mis loin d'elle tout ce qui est antithétique au devoir, qu'elle s’est tracé une ligne de conduite bien précise, bien nette, qu’enfin elle est pleinement consciente de sa mission, de ses devoirs, fermement résolue
à s’adonner à celle-ci, à remplir ceux-là coûte que coûte, qu’elle peut aspirer à
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pratiquer et à posséder la sérénité.
Cette conquête lui devient alors facile. Doucement, mais sûrement, cette vertu s acheminera vers celle qui la cherche. Mais il y aura encore des moments où il semblera à cette âme que sa conquête va lui échapper ; il existera encore des ins-
tants où elle craindra de la perdre, le rôle de la sérénité semblant être celui
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