II
Ce fiit seulement rers le oonunmeMMit^d'odUdMli qw Mgr VanCamélbAe apprit qoe laiefaiétinsteDiùeiit tète à Pennemi; aussitôt il eKxwjn. k leor eseomn, wiib la conduite d'an missionnidré, leP. Aùger, une petite colonne de deux cent cinquante hommes. On oonnat alors les circonstances dans lesquelles était tskoH le P. Ghatelet.
Après s'être retiré à Gày-6ia, avoir appelé à lui ses chrétiens et tout préparé pour la résistance, le Père attendit les rebelles; il n'attendit pas longtemps.
« Le lundi 24 août, raconte le P. Auger, des bandes années prenaient position sur les collines de Test et du sud. Elles y restèrent toute la journée en observation. Pendant ce temps, le Père entendait les confessions et exhortait ses chrétiens à se conformer à la volonté divine, &llût-il, à l'exemple de saint Barthélémy, dont oh célébrait la fête, donner jusqu'à la dernière goutte de son sang.
< Le 25, au point du jour, les païens, protégés contre les flèches des chrétiens par des clissages de bambous,
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s'avançaient en rangs serrés, mais lentement, à cause des lancettes que les assiégés avaient plantées en grand nombre, à la manière des sauvages, pour obstruer les abords de la place. Vers neuf heures, néanmoins, ils étaient assezprès pour mettre le feu à la haie qui entoure l'église. Dans la crainte que les fusées incendiaires dont les brigands étaient abondamment pourvus ne missent le feu à son église, le Père avait fait enlever toutes les paillotesqui en formaient la toiture. La même mesure fut prise pour le presbytère et les cases voisines, de sorte que versonze heures, les assaillants se retiraient sans avoir rien fait. Hs revinrent au bout de deux heures, portant cette fois du bois et de la paille, enlevés dans les cases du village chrétien. A l'intérieur, les assiégés tentaient de repousser les incendiaires en leur lançant des flèches et des pierres, tandis que les femmes et les vieillards puisaient de Veau pour éteindre le feu qui consumait le fragile rempart de bambous.
« Vers la nuit, l'ennemi se retira, et peu à peu les flammes s'éteignirent. Le lendemain, de grand matin, les païens attaquent avec de nouvelles recrues que leur ont fournies sept villages sauvages. Bientôt la haie flambe de nouveau, et si bien que vers quatre heures du soir, en dépit de l'eau qu'on ne cesse d'y jeter, elle présente plusieurs larges brèches.
« Toute résistance semble inutile; les chrétiens entourent le Père, lui demandent une dernière bénédiction, et se retirent dans l'église pour attendre le moment du dernier sacrifice. Puis le P. Chatelet rentre dans sa maison administrer douze à quinze blessés. Il
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praidrd ici, jef ne la ' dtfeâdrai ^xnL'^ Ep^iaêiae^ tei^ps« il> a raysuioe soas'^ la 'véraadai [son ;^l6i«^ à^ sa Kpuch^; les îajumhi^edeublent 4 m^^ iAnô^ que les>/iW jetteat à laiéto^du .^isfiâeaBaii^tai^ o€^ qui4eu£^tpIa];)0^^ la maift^^anaiitee saiMiie à 4ardérobée<, diteôté droit de la y^anda^ Rapproche doucement et plonge salace dans les flancs du Père^ qui tombe le visage contre terre; le troisième bandit le-irappe de daux'icoc^ de couperet, l'un sur le cou^ à droite, l'autre sur la nuque, et c'est ainsi que le P^ Ghatelet consomma son naartyre. »
Il avait vingt-sept ans, depuis^cinq ans il avait quitté la France et dit à sa famiUeetà ses amis un éternel adieu.' Sa nîôrt porte un cachet def tranquillité, depaVx; de résignation extraordinaire; il ne^se^défend pas,!! ne fuit pas) il reste dans sa démeure priant jusqu'au derniigr momerit; la vue des bourreaux' ne 'rémeut point, leurs insultes le lai^ent' indifférent>*r il garde cette entière et pleine possession de soi, qui est la vraie TTiarque des cœurs purs et des âmes bien trempées; sa
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dernière parole révèle le prêtre, Tapôtre toujours fort et toujours doux qui a appris la science de souffrir et de mourir à l'école du Roi des Martyrs.