CONCLUSION
J'ai fini la tâche douloureuse et consolante que j'avais entreprise. Je n'ai pas essayé de grandir lé rôle des missionnaires dont j'ai raconté la vie» d'embellir leur caractère, d'augmenter leurs succès, d'amplifier leurs vertus, de cacher leurs soufirances, de poétiser leur vie ; je les ai montrés tels que leurs paroles, leurs lettres, leurs actes me les ont révélés.
Ce livre est à peu de chose près le tableau de la carrière apostolique telle qu'elle se présente à tous. Il contient des biographies d'évêques et de prêtres, missionnaires, professeurs, confesseurs de la foi, martyrs. Il indique le but de l'apostolat, ses combats et ses victoires.
Ce but a été dit assez haut et répété assez souvent pour que personne ne l'ignore ou ne l'oublie; c'est d'obéir à la parole du Christ : « Allez, enseignez toutes les nations. » C'est de convertir tous les hommes à la foi en Dieu, c'est de donner à tous la liberté de la conscience, la dignité de la vie, la vérité unique, en les taisant entrer dans le sein de l'Église catholique.
3i0 NOS MISSIONNAIRES.
Tel est le seul but que poursuit le missionnaire» mais ce n'est pas le seul qu'il atteint.
En travaillant pour l'Église et pour Dieu, il aide la civilisation,il agrandit, pour ainsi dire, le monde matériel, en faisant connaître de nouveaux peuples et de nouvelles terres ; il étend le monde moral, en établissant des relations entre les nations les plus éloignées ; il aide sa patrie,dont il enseigne le nom, la langue, la puissance et la gloire ; il devient l'interprète des généraux ou des ambassadeurs, explique leurs intentions, défend leurs intérêts^ p^ép^r^ et parfois conclut des traitée, et des aUiaoœs ; Jl ^# les lettr^ et les sciences, en pubj.iant des étud§^ :Çiir les mQS^rs. si^r jie^ coutumes, sur la lapgue> sur. jba g|$pgraphie,sur l'histoire des pays inconnus.
Si nou^ étudiions le passé, sans même consulter d'autres annales que celles de la Société des Missions-Étrangères, que de noms prouveraient la vérité de ces assertions ; parmi les évêques : NN. SS. Fallu, de I^a^
mothe-Lambert,Laneau, de Lionne, deBéhaine, Taberd, Lefebyre, Miche, Pallegoix, Charbonnaux, Bigandet, Theurel, Chauveau, etc. ; parmi les prêtres: MM. Gayme, Vachet, Langlois, de la Bissachère, Dubois, Duluc, Delamarre, Galy, Marc, Dallet, et tant d'autres qui ont servi, avec autant de dévouement que d'intelligence et de succès, la cause de la civilisation et celle de la science.
D'ailleurs, ne voit-on pas, dans les biographies qui précèdent, les mêmes travaux accomplis avec la même ardeur.
Mgr Croc seconde la diplomatie française, Mgr Ridtl
compose une grammaire, un dictionnaire coréen ; Algr Petitjean,iun djctiQnnaire japonais ; le:P; Pinabel^ uniç relatipn:Suj;Içjj4f^0§!;fleJP. LaigrçfFilliatrais et le P. Maçé traduisez]^ , m)^ .^teprs français en, chinois, en siamo;îs
et en annamite*i ) . \ .. . ,
Pour servir efficacement IJÊglise, k: ciyiUsatiop> ' la patrie, la sdence, les évêques et lesiprêtres passent leur ^e.dai)a!;UBQi>ffr2|^Qceei>le travidl. . , ..■■.. .
J^a .$oujffir^cer;^ r^contre .{mrU^^. ,^e..étrûi9t /le cœur (to jeune nûssiQnnajre qu^nd il douane, à sa mèri^ un dernier ^iMs^^<m^d il salue d'un dernier regard Je village natal et^d'ijinedârni^^ Pi^î^rp 1^ rivage de^ la patrie; elle l6'fr^ppe..qua^d.il: fowjbe.la terre si ardemment d^irëe qu'il vient évangéUser ; il y a les souffrances du corps, les: chaleurs torrides, les froids rigoureux,- la paiivr^^^a.MH^^ladiBi quji condafone à l'inaction cepx qui ne pèyent q\^ letraviail; il y a les caotiois, les supplices, la moptisaiiglante; il.yalessouiïraiiceçderâme, plu8 amènes- et •p]^u$nom];>re^$e^,ca];idles viennent de tous <^tés.: 4es/jBk;Bp^ ,^.t des e^pe^^is,. 4e. r.i,pgratitud,e des uns, du mépris des autres, des païens qui inault^pt» des chrétiens qui résistent, des hérétiqpes qui^ l'Qr à la main, rachètent l^s kfûf^^^ ^et d,e^ àm^s, qui se vendent oumôm^s^^o^i^.? „,,...
Avec la .^uffi*^^çe|iliy,^ le travail ; il est de tous les instants fst se présen.te sous toutes les fornies : Tétude de la langue>;}a prédication aux chrétiens et aux iuiidèies^ radnûnistratiQudes paroisses, l'enseignement des enfants, la composi.tipn des livres, les voyages à taire, les procès à dirimer^.]^ églises à bâtir, les orphelinats
ut M08 HISSIOttNAUBS.
àttstiteBT, kttsitfdMiinfaa^ éUblir/les ifaiiinirai à tmdBti Tocto ëoi fatvmai, Ik minknliiaire doit lès ftin «nais' icéi te iu fcw'Wf à pea pvèè ; pour ooDBlniira m» égliie dftMis milfe fraiM, il doit teodie la main jiuqa'en Soiôpfi.
UwrgjBat ii*68t qn^ntàe, la rmbï ert BéceuûtB, e'M eneore dn tratill d» Pàeqoérir efe delà omaerfA La jdété fondée sur llittmilfté, Péiprit d'ondMi/ U doeilité, la penAvéranee» fe lile adif et pradent aoiit les grandes Vertus dn ndssimttiÉ&féet les moyens qm, «fee la grâce de INen, toochent et ooufertisBent;
Ifads qu'importé la sûnfiranoe et qaimpi)rle fe^a* ▼allT Ne donnent-ils pas les joies'et tes pins wves etlei pins suaves queleeœur humain puisse igoAter. L'apMie ▼oit» sous ses yen et {Mtrses êoim, les coeurs se purifier, les intelligences s'élever» la charité croître» lesrftmes se sauver» les Églises se développer; il sait que la liberté est plus respectée, la vérité mieux connue» la religion plus honorée» Dieu plus adoré. N'est-ce pas assez pour que les douleurs lui deviennent l^[6res et les travaux &ciles?
De quel sentiment de bonheur, capable d'efiacer le souvenir de toutes les soufBrances» ne devaient pas éf re pénétrés et Mgr Petitjean quand il retrouvait et rec<mstituait llËglise Japonaise» et le P. Pinabel IcMnsqu'il fondait une vingtaine dechrétientés laotiennes» et le P. Garin lorsqu'il baptisait en une seule année 300 adultes et 2»700 enfants»et le P. Poirier lorsqu'il écrivaiten 1886 : « Pétais heureux dans mon nouveau district» tout marchait avec entrain» surtout il y avait autour de moi un